Union nationale des footballeurs professionnels

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Union nationale des footballeurs professionnels
Image illustrative de l'article Union nationale des footballeurs professionnels

Sigle UNFP
Sport(s) représenté(s) Football
Création 1961
Président Philippe Piat
Siège Paris
Site internet Site officiel Portail des footballeurs Professionnels par l'UNFP

L'Union nationale des footballeurs professionnels ou UNFP est un syndicat créé le 16 novembre 1961 par deux footballeurs, Eugène N'Jo Léa (alors jeune diplômé en droit), Just Fontaine, et un juriste, Maître Jacques Bertrand. C'est le principal syndicat de footballeurs professionnels français. Son président actuel est Philippe Piat. Il partage la présidence avec Sylvain Kastendeuch.

L'UNFP organise, avec RTL et L'Équipe, un trophée élisant chaque mois le meilleur joueur du championnat de France de L1 et avec France Football et Eurosport l'équivalent pour le championnat de France de L2.

L'UNFP organise également chaque été, et ce depuis l'été 1990, des stages d'entraînement pour les joueurs étant en fin de contrat et qui n'ont pas retrouvé de club.

Le dernier bureau fut élu le 15 décembre 2008.

En 2011, l'UNFP regroupe 93 % des joueurs professionnels évoluant en France[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les « footballeurs esclaves »[modifier | modifier le code]

De l'adoption du statut professionnel, en France en 1932, à la fin des années 1950, la situation du footballeur professionnel français est médiocre. La situation est d'ailleurs comparable dans le football anglais ou dans les sports professionnels américains. Les dirigeants ont alors sous contrat les joueurs à vie, et les transferts sont du seul fait des clubs. De plus, les salaires sont médiocres. Après quinze ans de carrière, l'international Thadée Cisowski ne touche que 400 francs par mois en 1961, soit 20 % de plus que le SMIC. Les clubs n'hésitent d'ailleurs pas à minimiser même les salaires de leurs plus fameux joueurs au nom du principe qu'aucun club n'a répondu favorablement à une mise sur le marché des transferts. Ce marché des transferts est évidemment fictif car les prix demandés y sont extravagants. Ce fut notamment le cas pour le Sedanais Thadée Polak, dont le salaire est réduit au minimum syndical l'année suivant la victoire en Coupe de France.

En mars 1961, Eugène N'Jo Léa, joueur lyonnais qui prépare alors son doctorat en droit, lance l'idée de former un syndicat des joueurs dans le mensuel Football magazine : « Même les patrons sont organisés ! Oui, tout le monde est organisé, sauf le footballeur professionnel, qui en est malade. » N'Jo Léa ne reste pas au stade des idées, et il pense d'abord partir sur la base d'une association type 1901, mais sur les conseils de l'avocat Jacques Bertrand, qui a déjà en charge les cyclistes et les journalistes sportifs, il s'oriente vers une forme syndicale qui prend corps entre la fin de l'année 1961 et le début de l'année 1962. N'Jo Lea préfère en devenir le premier secrétaire général et laisse la présidence à Just Fontaine.

Dès juin 1962, l'UNFP livre son premier combat contre le Groupement pour obtenir une réforme du régime de retraite des joueurs pros. Le Groupement ne veut rien savoir, et l'UNFP lance un appel au boycott de la rencontre internationale France-Angleterre du 27 février 1963 afin d'obliger la FFF à prendre parti dans le conflit. Certains joueurs de Valenciennes et du Stade français ne suivent pas l'appel au boycott, et le mouvement échoue. L'UNFP n'obtient aucun résultat jusqu'en 1964.

Les premières réformes[modifier | modifier le code]

En 1963, Raymond Kopa, excédé par l'immobilisme des dirigeants, fait des déclarations qui font mouche : « Les footballeurs sont des esclaves ». Il hérite d'une suspension de six mois et est désormais mal considéré par la presse, tout comme les présidents Just Fontaine (1961-1964) et Michel Hidalgo (1964-1969). Kopa devient alors vice-président de l'UNFP, et met tout son poids dans la balance pour obtenir des réformes.

Le Groupement reconnaît enfin l'UNFP comme syndicat légitime et le 27 novembre 1964, la première convention collective est paraphée par le Groupement et l'UNFP, réformant notamment le régime de retraite. L'ère des réformes peut s'ouvrir.

Le problème le plus délicat est celui du contrat à temps. La commission pour traiter cette question est formée dès 1965, mais le fameux contrat à temps n'entre en application en France qu'en juillet 1969. Entre ces deux dates, mai 1968 et l'introduction de la publicité sur les maillots des joueurs sont deux étapes importantes. Le siège de la FFF où une banderole « le football aux footballeurs » barre la façade est ainsi occupé par des joueurs en mai 68.

Le contrat à temps est toutefois une avancée significative, et l'équipe dirigeante de Michel Hidalgo laisse la main à celle de Philippe Piat après ce succès.

De l'esclave au mercenaire[modifier | modifier le code]


Les représentants[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Ressources[modifier | modifier le code]

  • cotisations des joueurs
  • 1,09 % des droits télévisés de la Ligue 1[1] soit 7 millions d'euros en 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Wahl et Pierre Lanfranchi, Les footballeurs professionnels des années trente à nos jours, Paris, Hachette, 1995 (chapitre : « L'UNFP et les restructurations », p. 177-185, notamment)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le syndicat des joueurs de football en forme pour ses 50 ans », La Croix, p. 19, vendredi 29 novembre 2011.