Excelsior Athlétic Club de Roubaix

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EAC Roubaix

Logo du EAC Roubaix
Généralités
Nom complet Excelsior Athlétic Club de Roubaix
Noms précédents EC Tourcoing (1922-1929)
Excelsior AC (1929-1935)
E Roubaix-Tourcoing (1935-1945)
E Roubaix (1945-1948)
CO Roubaix-Tourcoing (1948-1970)
Roubaix Football (1977-1990)
SCO Roubaix (1990-1996)
SCO Roubaix 59 (depuis 1996)
Fondation 1922
Disparition 1948
Statut professionnel 1932-1945
Couleurs Vert et blanc
Stade Parc des Sports
Siège 71 rue du chemin neuf
59100 Roubaix
Championnat actuel Promotion d'honneur régionale (PHR) Nord-Pas-de-Calais
Président Drapeau : France Christian Paccou
Palmarès principal
National[1] Coupe de France (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

Excelsior est le nom d'un club de football français, situé dans la ville de Tourcoing, puis de Roubaix, qui opéra entre 1922 et 1948. Le club participa aux championnats de la Ligue du Nord, et aux championnats de France professionnel et amateur de la 3FA/3F. Le titre Excelsior athlétic club de Roubaix sera donné au Club olympique Roubaix-Tourcoing, entre 1970 et 1977; ce dernier club évolue actuellement, au cinquième échelon régional (PL), sous le nom de Stade club olympique de Roubaix 59.


Historique[modifier | modifier le code]

Fondation (1922-1932)[modifier | modifier le code]

L'association Excelsior Club de Tourcoing est déclaré à la Préfecture, le 16 mai 1922[2]. Son siège est situé boulevard Industriel à Tourcoing. La société est affiliée à la Fédération Française de Football Association cette même année[3], sous le numéro 2549[note 1]. En mai 1929, le club déplace son siège à Roubaix et change son titre en Excelsior Athlétic Club[4]. Il en profite pour récupérer le stade Amédée-Prouvost, un an après la disparition du Football Club de Roubaix[5],[note 2], son ancien propriétaire.

L’Excelsior gravit les échelons du District Terrien, pour arriver en 1925 en série B (deuxième niveau régional), puis la saison suivante en série A, la première division régionale (rebaptisé division d'honneur en 1930), de la Ligue du Nord. Le club n'y brille pas particulièrement, mais progresse d'année en année, pour terminé la saison 1931/32 à la quatrième place[6]. Le club est largement aidé par les établissements Charles Tiberghien de Tourcoing et par le groupe Prouvost. Avec de tels atouts, les joueurs de talent comme Marcel Langiller ne tardent pas à migrer vers Roubaix et les résultats s'en ressentent. 16e de finaliste de la Coupe de France en 1929, 32e de finaliste la saison suivante, l'Excelsior atteint les quarts en 1931 en écartant notamment le C.A. Metz, le Stade raphaëlois et Le Havre. Roubaix est finalement éliminé par les Parisiens du Club français, futurs vainqueurs de l'épreuve.

Professionnalisme (1932-1945)[modifier | modifier le code]

Emmené par son actif directeur sportif Édouard Edrennes, et mis en appétit par ses récents résultats, 1/8e de finaliste de la Coupe de France 1932, le club demande et est autorisé à utiliser des joueurs professionnels dès 1932[7], comme son grand voisin, le Racing Club de Roubaix[note 3]. L'Excelsior AC est l'un des 20 clubs à prendre part au premier championnat de France professionnel. Recrutant l'excellent Écossais David Bartlett (32-34), l'Excelsior se maintient en Division Nationale jusqu'à la guerre sous la houlette de MM. Griffiths, Dedieu et Davidovitch, sans jamais jouer les premiers rôles. Son meilleur classement enregistré est une cinquième place en 1933-34.

La Coupe de France permet, en revanche, au club roubaisien d'enrichir son palmarès. En 1933, l'Excelsior retrouve les voisins amateurs du Racing Club en finale de l'épreuve. Emmené par le capitaine Langiller et ses deux Britanniques (Barlett et Payne), l'Excelsior s'impose 3-1. Le retour des joueurs à Roubaix rassemble plusieurs dizaines de milliers de supporters à la gare. De plus, le public du stade Amédée-Prouvost est désigné par l'amicale des Joueurs Professionnels de Football comme le « public le plus sportif de France ».

L'un des plus spectaculaires joueurs ayant évolué sous le maillot de l'Excelsior est l'Autrichien Heinrich Hiltl. Cet attaquant possédant une frappe de balle exceptionnelle qui faisait des ravages en particulier sur coup franc, était pourtant très critiqué à Vienne ; on lui reprochait alors ses velléités à tirer de trop loin. Devenu Henri Hiltl, c'est sous le nom de « Monsieur Hiltl » qu'il entre dans l'histoire du club (biographie en allemand). Autres étrangers s'illustrant à l'Excelsior : le Belge Gaston Plovie, les Écossais John Donoghue, John Baker Muir et Alexander Mc Lennan, l'Autrichien Josef Hanke, le formidable Hongrois Jenö Kalmar, le Yougoslave Ivan Petrak et le fameux Franco-Argentin Helenio Herrera. Cette liste est loin d'être exhaustive. Celle des joueurs français de grand talent ayant évolué durant les années 1930 à l'Excelsior est tout aussi impressionnante et copieuse. Citons simplement ici à la volée Delmer, Gabrillargues, Scharwath, Lietaer, Secember, Desrousseaux, Gauteroux, Rodriguez, Dhur et Rose, tous internationaux.

À la fin de la saison 1934/35, des négociations ont lieu entre l'Excelsior AC, le RC Roubaix et l'US Tourcoing en vue de réalisé une entente des équipes professionnelles. Les joueurs pros des trois clubs passeraient à l'EAC qui se nommerait Excelsior de Roubaix-Tourcoing[8]. Adopté par l'UST, le projet est rejeté par le RCR[9]. L'entente pro UST/EAC ne durera le temps d'une unique saison (1935/36), mais l'EAC gardera son nouveau titre d'Excelsior de Roubaix-Tourcoing[10].

Toujours présent sur la scène du football durant le second conflit mondial, le club participe au championnat de France amateur en 1943/44, dans le groupe A (Flandre)[11]. Dès la libération, l'Excelsior retrouve sa section professionnelle, pour une saison 1944/45 décevante, avec une 11e place, sur 12, en zone Nord, du dernier championnat de guerre.

La fin (1945-1948)[modifier | modifier le code]

Pour la saison suivante, les sections professionnelles des clubs de Roubaix et Tourcoing sont réunis sont l'égide d'un nouveau club : le Club Olympique de Roubaix-Tourcoing, créé et affilié à la FFF[12] sous le numéro 17078[note 4], en 1945. La section amateur de ce club est issue de l'Union Sportive Roubaisienne[note 5], dissous à cette occasion[13].

Trois ans plus tard, en juillet 1948, l'Excelsior, qui est devenu simplement Excelsior de Roubaix, fusionne avec le CO Roubaix-Tourcoing et le RC Roubaix sous le numéro d'affiliation 62[note 6] et le titre de Club Olympique Roubaix-Tourcoing[14].

Le CORT et la suite (1948-1977)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Club olympique Roubaix-Tourcoing.

En juillet 1970, c'est la dislocation définitive du C.O.R.T.; celui-ci change de titre pour prendre celui de d'Excelsior Athlétic Club de Roubaix[15]. Robert Verrue est nommé à la présidence. Sous la houlette des entraîneurs Marcel Desrousseaux et Pierre Cnude, Roubaix est champion de la Ligue du Nord en 1970, promu en CFA et se maintient ensuite quatre saisons en D3 avant de connaître la relégation en 1975 sous la conduite de J. Schmidt. Le président Hollestelle démissionne, M. Isabel lui succède. Albert Dubreucq hérite du poste d'entraîneur.

Nouvelles fusions (1977-1996)[modifier | modifier le code]

Le club reste l'Excelsior AC jusqu'en 1977 avant d'adopter le nom de Roubaix Football à la suite de la fusion[16] avec le Sporting Club Roubaisien[note 7]. Ce pari est celui de Me Maillard, porté à la présidence. Promu en D4 en 1978, en D3 en 1981 puis en D2 en 1983, la progression roubaisienne est étonnante. Les deux dernières montées sont à mettre au crédit de l'entraîneur Tony Gianquinto, ex-pro lillois.

Seul point noir dans cette renaissance, les stades roubaisiens, jadis réputés parmi les plus modernes du pays, croulent sous le poids des années. Le Vélodrome est inadapté au football, mais reste incontournable car le Parc Jean-Dubrule est vétuste et fermé, tandis que le fameux stade Amédée-Prouvost a été rasé.

D'emblée flanqué de la lanterne rouge, Roubaix semble un peu tendre pour tenir le choc en D2. À la recherche d'un premier succès, les hommes de Gianquinto en signent trois consécutifs (12e à 14e j.) permettant à Roubaix de quitter la zone de relégation. Mais cette période ne dure qu'une semaine. La Coupe de France est également catastrophique avec une élimination dès le 7e tour par Évreux (D3). L'avenir financier du club semble hypothéqué d'autant qu'en fin de saison le public roubaisien se signale par son absence. Cela s'explique notamment par le spectacle proposé sur le terrain et les très pénibles conditions d'accueil au Vélodrome de Roubaix. Ils sont à peine 300 pour assister aux adieux roubaisiens à la D2 le face à Guingamp (1-1).

Privé de nombre de ses meilleurs éléments au cours de l'été 1984, et malgré la fidélité de Tony Gianquinto, Roubaix reste en Division 3. Fin avril 1987, alors que Roubaix croise encore dans les basses eaux de la zone de relégation, Gianquinto est remercié. Son vieux complice Thierry Denneulin lui succède alors qu'il reste six matches pour sauver la tête du club en D3. Le choc psychologique n'opère pas et Roubaix est relégué.

En 1990, le club devient le Stade Club olympique de Roubaix après fusion avec le R.S. Roubaix, ex-Stade. Promu en D3 en 1992, puis 5e à ce niveau l'année suivante, on croit un temps au renouveau du football de haut niveau à Roubaix sous la conduite de Boumediene Belhadji. Mais les résultats deviennent vite moins brillants. Le S.C.O.R. ne survit pas, lorsqu'en cours de saison 1995-96, le maire de Roubaix ne renouvelle plus son aide.

Liquidation judiciaire et nouveau club (depuis 1996)[modifier | modifier le code]

Logo du Stade Club olympique Roubaix 59

À la suite du dépôt de bilan le (), le tribunal d'instance de Lille prononce le la liquidation judiciaire du SCO Roubaix qui n'achève même pas sa saison en Division 3. Les adieux roubaisiens ont lieu dès le 9 décembre (16e journée) au stade Dubrulle-Verriest. Au coup de sifflet final, un vibrant « Ce n'est qu'un au revoir mes frères » est entonné par un millier de fidèles.

En 1996, un club est recréé sous le nom de SCO Roubaix 59. Celui-ci évolue pour la saison 2012-2013 en Promotion d'Honneur Régionale (neuvième division), après avoir été champion de Promotion de Ligue (dixième division) au terme de la saison 2010-2011.

Structures du club[modifier | modifier le code]

Noms du club[modifier | modifier le code]

Historique des fusions et changements de nom de l'Excelsior AC Roubaix

 
Excelsior de Tourcoing
(xxxx-1928)
 
 
 
Football Club de Roubaix
(xxxx-1928)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Excelsior Athlétic Club de Roubaix
(1928-1945)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Club olympique Roubaix-Tourcoing
(1945-1970)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Excelsior Athlétic Club de Roubaix
(1970-1977)
 
Sporting Club de Roubaix
(xxxx-1977)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Racing Stade de Roubaix
(1964-1990)
 
Roubaix Football
(1977-1990)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Stade Club olympique Roubaix
(1990-1996)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Stade Club olympique Roubaix 59
(depuis 1996)
 
 

Stades[modifier | modifier le code]

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès de l'Excelsior AC Roubaix en compétitions officielles
Compétitions nationales Compétitions régionales

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Entraineurs[modifier | modifier le code]

Belhadji Boumedienne

Joueurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En avril 1947, suite à la grande réforme des numéros d'affiliation, ce numéro sera changé en 867, dans la cinquième série (club libre).
  2. Le Football Club des Sports de Roubaix est affilié à la 3FA en 1919, il change de titre en 1923 (Bureau Ligue du Nord du 03/01/1923) en Football Club de Roubaix.
  3. 4 clubs de la Ligue du Nord sont «autorisés», le 4 avril 1932 : RC Roubaix, Excelsior AC, Olympique Lillois et Amiens AC. Le RCR, comme les autres clubs de la ligue du Nord, sauf l'EAC, démissionnera du Groupement professionnel en juin 1932 (Commission du Professionnalisme du 18/06/1932). L'OL reviendra sur cette décision en juillet (Bureau Fédéral du 01/08/1932), juste après l'admission du SC Fivois (Bureau Fédéral du 22/07/1932).
  4. En avril 1947, suite à la grande réforme des numéros d'affiliation, ce numéro sera changé en 1312, dans la cinquième série (club libre).
  5. L'Union Sportive Roubaisienne est affilié à la FFFA en 1919, sous le numéro 125 (série 1). L'association ne sera déclaré à la préfecture qu'en 1922 ! (JO no.117 du 30/04/1922).
  6. Le RC Roubaix rejoint la FFFA, en 1919, avec le numéro d'affiliation 140 (série 1); en avril 1947, suite à la réforme, le club ce verra attribuer le nouveau numéro 62 (série 5), qui sera transmis au CORT, et successeurs, après fusion.
  7. Affilié le 02/08/1948, avec le numéro 10410 (cinquième série), la Jeunesse Ouvrière Municipale Roubaisienne change de titre en Sporting Club Roubaisien, le 02/07/1955.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. Journal Officiel de la République Française - 65° année - no.147 du 31/05/1922 p.5690.
  3. Bureau de la FFFA du 15/05/1922 - Football Association et Sports d'été ; 4° année ; 3° série ; no.138 du 19/05/1922 p.1755.
  4. Bureau de la FFFA du 03/06/1929 - France Football no.278 du 14/06/1929 p.2926.
  5. Bureau de la FFFA du 17/07/1928 - France Football no.235 du 27/07/1928 p.2488.
  6. Classements : Ligue du Nord - Football no.132 du 09/06/1932 p.2.
  7. Bureau Fédéral du 04/04/1932 - Football no.123 du 07/04/1932 p.9.
  8. Vers une entente «pro» Excelsior-Roubaix-Tourcoing - Football no.283 du 13/06/1935 p.5.
  9. L'Excelsior de Roubaix-Tourcoing est né, le Racing continue seul... - Football no.284 du 20/06/1935 p.6.
  10. Bureau Fédéral du 12/08/1935 - Football no.291 du 15/08/1935 p.7.
  11. Football : le championnat amateur - Tous les Sports, 4° édition, no.111 du 04/09/1943 p.2.
  12. Bureau du 02/07/1945 - France Football no.5 du 15/07/1945 p.3.
  13. Bureau du 10/09/1945 - France Football no.9 du 15/09/1945 p.2.
  14. Bureau Fédéral du 16/07/1948 - additif - France Football no.126 du 18/08/1948 p.4.
  15. Conseil Fédéral du 03/07/1970 - France Football Officiel
  16. Conseil Fédéral du 06/08/1977 - France.Football.Officiel no.1630 du 14/09/1977 p.6.