Excelsior Athlétic Club de Roubaix

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EAC Roubaix

Logo du EAC Roubaix
Généralités
Nom complet Excelsior Athlétic Club de Roubaix
Noms précédents CO Roubaix-Tourcoing (1944-1970)
Roubaix Football (1977-1990)
SCO Roubaix (1990-1996)
SCO Roubaix 59 (depuis 1996)
Fondation 1928
Statut professionnel 1932-1944
Couleurs Vert et blanc
Stade Parc des Sports
Siège 71 rue du chemin neuf
59100 Roubaix
Championnat actuel Promotion d'honneur régionale (PHR) Nord-Pas de Calais
Président Drapeau : France Christian Paccou
Palmarès principal
National[1] Coupe de France (1)

L'Excelsior Athlétic Club de Roubaix est un club de football français qui opéra entre 1928 et 1945 puis de 1970 au , sous d'autres noms. En 1996, il dépose le bilan et un nouveau club est créé sous le nom de Stade Club olympique Roubaix 59. Ce dernier évolue lors de la saison 2012-2013 en championnat de Promotion d'Honneur Régionale (PHR) de la Ligue du Nord-Pas-de-Calais, soit au neuvième niveau de la hiérarchie du football en France.

Histoire du club[modifier | modifier le code]

Fondation (1928-1932)[modifier | modifier le code]

L'Excelsior Athlétic Club de Roubaix est fondé en 1928, suite à la fusion du Football Club de Roubaix, alors en promotion d'honneur, et de l'Excelsior Club de Tourcoing, club de division d'honneur. Ce rapprochement est rendu nécessaire par le fait que l'Excelsior de Tourcoing se retrouve sans stade.

Le « nouveau » club nordiste dispose d'emblée de deux atouts majeurs. Le stade Amédée-Prouvost, inauguré en septembre 1927, est l'une des plus belles enceintes de la région pourtant riche en installations sportives de pointe. Le club est également largement aidé par les établissements Charles Tiberghien de Tourcoing et par le groupe Prouvost. Avec de tels atouts, les joueurs de talent comme Marcel Langiller ne tardent pas à migrer vers Roubaix et les résultats s'en ressentent. 16e de finaliste de la Coupe de France en 1929, 32e de finaliste la saison suivante, l'Excelsior atteint les quarts en 1931 en écartant notamment le C.A. Metz, le Stade raphaëlois et Le Havre. Roubaix est finalement éliminé par les Parisiens du Club français, futurs vainqueurs de l'épreuve.

Passage au professionnalisme et victoire en Coupe de France (1932-1944)[modifier | modifier le code]

Emmené par son actif directeur sportif Édouard Edrennes, et mis en appétit par ses récents résultats, 1/8e de finaliste de la Coupe de France 1932, le club devient professionnel dès 1932, contrairement à son grand voisin, le R.C. Roubaix. Recrutant l'excellent Écossais David Bartlett (32-34), l'Excelsior se maintient en Division 1 jusqu'à la guerre sous la houlette de MM. Griffiths, Dedieu et Davidovitch, sans jamais jouer les premiers rôles. Son meilleur classement enregistré est une cinquième place en 1933-34.

La Coupe de France permet, en revanche, au club roubaisien d'enrichir son palmarès. En 1933, l'Excelsior retrouve les voisins amateurs du Racing Club en finale de l'épreuve. Emmené par le capitaine Langiller et ses deux Britanniques (Barlett et Payne), l'Excelsior s'impose 3-1. Le retour des joueurs à Roubaix rassemble plusieurs dizaines de milliers de supporters à la gare. De plus, le public du stade Amédée-Prouvost est désigné par l'amicale des Joueurs Professionnels de Football comme le « public le plus sportif de France ».

L'un des plus spectaculaires joueurs ayant évolué sous le maillot de l'Excelsior est l'Autrichien Heinrich Hiltl. Cet attaquant possédant une frappe de balle exceptionnelle qui faisait des ravages en particulier sur coup franc, était pourtant très critiqué à Vienne ; on lui reprochait alors ses velléités à tirer de trop loin. Devenu Henri Hiltl, c'est sous le nom de « Monsieur Hiltl » qu'il entre dans l'histoire du club (biographie en allemand). Autres étrangers s'illustrant à l'Excelsior : le Belge Gaston Plovie, les Écossais John Donoghue, John Baker Muir et Alexander Mc Lennan, l'Autrichien Josef Hanke, le formidable Hongrois Jenö Kalmar, le Yougoslave Ivan Petrak et le fameux Franco-Argentin Helenio Herrera. Cette liste est loin d'être exhaustive. Celle des joueurs français de grand talent ayant évolué durant les années 1930 à l'Excelsior est tout aussi impressionnante et copieuse. Citons simplement ici à la volée Delmer, Gabrillargues, Scharwath, Lietaer, Secember, Desrousseaux, Gauteroux, Rodriguez, Dhur et Rose, tous internationaux.

Intermède du CO Roubaix-Tourcoing et redémarrage de l'Excelsior (1944-1977)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Club olympique Roubaix-Tourcoing.

Toujours présent sur la scène du football durant le second conflit mondial, l'Excelsior est décapité par la réforme du colonel Pascot qui raye Roubaix de la carte du football professionnel d'un trait de plume. Dès l'été 1944, l'Excelsior retrouve sa section pro, puis rejoint le CO Roubaix-Tourcoing après une saison 1944-45 décevante avec une 11e place sur 12 en zone Nord du dernier championnat de guerre.

En 1970, le club retrouve son identité propre suite à la dislocation définitive du C.O.R.T. Robert Verrue est nommé à la présidence. Sous la houlette des entraîneurs Marcel Desrousseaux et Pierre Cnude, Roubaix se maintient cinq saisons en D3 avant de connaître la relégation en 1975 sous la conduite de J. Schmidt. Le président Hollestelle démissionne, M. Isabel lui succède. Albert Dubreucq hérite du poste d'entraîneur.

Nouvelles fusions (1977-1996)[modifier | modifier le code]

Le club roubaisien reste Excelsior jusqu'en 1977 avant d'adopter le nom de Roubaix Football suite à la fusion entre l'Excelsior et le Sporting Club de Roubaix. Ce pari est celui de Me Maillard, porté à la présidence. Promu en D4 en 1978, en D3 en 1981 puis en D2 en 1983, la progression roubaisienne est étonnante. Les deux dernières montées sont à mettre au crédit de l'entraîneur Tony Gianquinto, ex-pro lillois.

Seul point noir dans cette renaissance, les stades roubaisiens, jadis réputés parmi les plus modernes du pays, croulent sous le poids des années. Le Vélodrome est inadapté au football, mais reste incontournable car le Parc Jean-Dubrule est vétuste et fermé, tandis que le fameux stade Amédée-Prouvost a été rasé.

D'emblée flanqué de la lanterne rouge, Roubaix semble un peu tendre pour tenir le choc en D2. À la recherche d'un premier succès, les hommes de Gianquinto en signent trois consécutifs (12e à 14e j.) permettant à Roubaix de quitter la zone de relégation. Mais cette période ne dure qu'une semaine. La Coupe de France est également catastrophique avec une élimination dès le 7e tour par Évreux (D3). L'avenir financier du club semble hypothéqué d'autant qu'en fin de saison le public roubaisien se signale par son absence. Cela s'explique notamment par le spectacle proposé sur le terrain et les très pénibles conditions d'accueil au Vélodrome de Roubaix. Ils sont à peine 300 pour assister aux adieux roubaisiens à la D2 le face à Guingamp (1-1).

Privé de nombre de ses meilleurs éléments au cours de l'été 1984, et malgré la fidélité de Tony Gianquinto, Roubaix reste en Division 3. Fin avril 1987, alors que Roubaix croise encore dans les basses eaux de la zone de relégation, Gianquinto est remercié. Son vieux complice Thierry Denneulin lui succède alors qu'il reste six matches pour sauver la tête du club en D3. Le choc psychologique n'opère pas et Roubaix est relégué.

En 1990, le club devient le Stade Club olympique de Roubaix après fusion avec le Stade, ex-R.C. Roubaix. C'est un peu le vieux C.O.R.T. qui reprend vie. Promu en D3 en 1992, puis 5e à ce niveau l'année suivante, on croit un temps au renouveau du football de haut niveau à Roubaix sous la conduite de Boumediene Belhadji. Mais les résultats deviennent vite moins brillants. Le S.C.O.R. ne survit pas, lorsqu'en cours de saison 1995-96, le maire de Roubaix ne renouvelle plus son aide.

Liquidation judiciaire et nouveau club (depuis 1996)[modifier | modifier le code]

Logo du Stade Club olympique Roubaix 59

Suite au dépôt de bilan le (7 décembre 1995), le tribunal d'instance de Lille prononce le 11 janvier 1996 la liquidation judiciaire du SCO Roubaix qui n'achève même pas sa saison en Division 3. Les adieux roubaisiens ont lieu dès le 9 décembre (16e journée) au stade Dubrulle-Verriest. Au coup de sifflet final, un vibrant « Ce n'est qu'un au revoir mes frères » est entonné par un millier de fidèles.

En 1996, un club est recréé sous le nom de SCO Roubaix 59. Celui-ci évolue pour la saison 2012-2013 en Promotion d'Honneur Régionale (neuvième division), après avoir été champion de Promotion de Ligue (dixième division) au terme de la saison 2010-2011.

Palmarès[modifier | modifier le code]

  • Vainqueur de la Coupe de France : 1933.

Différents noms du club[modifier | modifier le code]

Anciens joueurs[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.