László Bölöni

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László Bölöni
Laszlo Boloni.jpg
Situation actuelle
Équipe Drapeau du Qatar Al-Khor (entraîneur)
Biographie
Nationalité Roumanie Roumanie
Naissance (61 ans)
Lieu Târgu Mureș, Roumanie
Taille 1,76 m (5 9)
Période pro. 1970-1992
Poste Ancien milieu de terrain
Parcours junior
Saisons Club
1967-1970 Drapeau de la République socialiste de Roumanie Chimica Târnăveni
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1970-1984 Drapeau de la République socialiste de Roumanie ASA Târgu Mureș 458 (84)
1984-1987 Drapeau de la République socialiste de Roumanie Steaua Bucarest 097 (24)
1987-1988 Drapeau : Belgique Racing Jet Bruxelles 011 0(0)
1988-1989 Drapeau : France US Créteil 021 0(4)
1989-1992 Drapeau : France US Orléans 081 (11)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1975-1988 Drapeau de la République socialiste de Roumanie Roumanie 108 (25)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1992-1994 Drapeau : France AS Nancy (adjoint)
1994-2000 Drapeau : France AS Nancy-Lorraine 38 %
2000-2001 Drapeau : Roumanie Roumanie 54 %
2001-2003 Drapeau : Portugal Sporting Portugal 49 %
2003-2006 Drapeau : France Rennes 41 %
2006 Drapeau : France AS Monaco 18 %
2007-2008 Drapeau : Émirats arabes unis Al-Jazira Club 47 %
2008-2010 Drapeau : Belgique Standard de Liège 52 %
2010 Drapeau : Émirats arabes unis Al-Wahda 0 %
2011 Drapeau : France RC Lens
20112012 Drapeau : Grèce PAOK Salonique
2012 Drapeau : Qatar Al-Khor
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 6 juin 2012

László Bölöni, né le à Târgu Mureș, est un ancien footballeur roumain, désormais entraîneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Devient l'un des meilleurs joueurs roumains[modifier | modifier le code]

Issu de la minorité hongroise de Roumanie, László Bölöni commence des études de dentiste[1] avant de s'investir pleinement dans le football. Il débute sa carrière en 1970 dans le club de Târgu Mureș, sa ville natale. Milieu défensif de devoir, pilier de la sélection nationale roumaine (pour laquelle il joue à cent huit reprises), il marque l'histoire de son équipe, qui ne crève cependant pas l'écran en Roumanie, n'atteignant au mieux que la deuxième place du championnat. Après avoir disputé plus de quatre cent-cinquante matches à Târgu Mureș, Bölöni rejoint en 1984 les rangs du Steaua Bucarest, où il s'impose à nouveau immédiatement comme un joueur indispensable. Au sein d'un effectif doré, comprenant des joueurs comme Miodrag Belodedici ou Gavril Balint, il remporte trois titres de champion de Roumanie mais surtout la Coupe d'Europe des clubs champions en 1986, devant le FC Barcelone.

Retombe dans l'anonymat en Europe de l'Ouest[modifier | modifier le code]

Début 1988, Bölöni peut enfin quitter la Roumanie pour tenter sa chance à l'étranger. Mais à plus de trente-quatre ans, il n'intéresse plus les grands clubs européens et doit se contenter de signer au Racing Jet de Bruxelles. Il rejoint ensuite la France pour jouer en deuxième division à Créteil puis à Orléans, où il met fin à sa carrière.

Entraîneur[modifier | modifier le code]

En 1992, Bölöni met fin à sa carrière de joueur pour devenir entraîneur. Il débute à Nancy en tant qu'adjoint d'Olivier Rouyer, avant de prendre la tête de l'équipe première en 1994. Bölöni restera près de six saisons à Nancy, alternant remontées en Division 1 et descentes en Division 2. Éphémère sélectionneur national de la Roumanie, il part en 2001 entraîner le Sporting Portugal, avec qui il devient champion du Portugal et où il fera émerger Cristiano Ronaldo. En 2003, Bölöni est de retour en France où il prend en mains le Stade rennais. Le club sort de plusieurs saisons sans éclat, dans le deuxième moitié de tableau de la Ligue 1. L'équipe fait d'énormes progrès et enchaine des séries très bonnes et d'autres mauvaises tout en grimpant au classement. Il se classera 9e en 2004, 4e en 2005 (le meilleur classement ex æquo de l'histoire du club) et 7e en 2006. Mais malgré ce bilan intéressant, ses méthodes sont critiquées par plusieurs joueurs.

Le , il signe à l'AS Monaco pour deux saisons, mais il est mis à l'écart dès le 23 octobre, victime du début de saison catastrophique du club de la principauté.

Le , il signe à l'Al Jazira Abu Dhabi (Émirats arabes unis) pour un an et demi. Le , il rate le titre lors de la dernière journée de la Ligue UEA en réalisant un match nul dans le match pour le titre contre Al Shahab : 0-0 mais il mène le club à la seconde place du championnat des Emirats arabes unis, soit la meilleure place du club depuis 5 ans lors de sa première année à la tête de l'équipe. Il est alors pressenti pour revenir en Roumanie à la tête du Rapid Bucarest où l'attend un contrat de 3 millions par an pendant 3 ans mais le président du club refuse de verser les 9 millions d'indemnités en cas de licenciement.

Le , il signe un contrat d'un an en tant qu'entraîneur principal du Standard de Liège (Belgique) où il remporte déjà une Supercoupe de Belgique contre le rival RSC Anderlecht.

Le , il est élu entraineur de l'année 2009 (Belgique), et une semaine plus tard, le , il remporte le titre au terme d'un double test-match contre Anderlecht, avec qui il a terminé à égalité de points (77) au terme de la saison régulière. Cette saison-là, il permit au Standard de tenir la dragée haute au Liverpool FC au 3e tour préliminaire de la Ligue des champions (battus à la dernière minute des prolongations), puis éliminer Everton FC au tour préliminaire de la Coupe UEFA, avant de battre le FC Séville, le Partizan Belgrade et la Sampdoria en phase de poules. Il sera finalement éliminé par Braga en 1/16e de finale.

Sous sa houlette, le Standard a rehaussé son niveau de jeu et a permis à la Belgique de redorer son blason européen après plusieurs années de déclin.

Le , le Standard de Liège annonce officiellement la prolongation du contrat du Roumain pour la saison 2009-2010. Si le championnat ne lui apporte que peu de satisfaction, László Bölöni permet au Standard de réaliser un parcours honorable en Coupe d'Europe. En décrochant la troisième place de sa poule de Ligue des champions comprenant Arsenal, l'Olympiacos et AZ, il qualifie le club pour l'Europa League, mais le , suite aux mauvais résultats du club en championnat, le Standard annonce la résiliation à l'amiable de son contrat et de celui de son adjoint Joaquim Preto. Bölöni est remplacé jusqu'à la fin de la saison par Dominique D'Onofrio.

Il signe en mai 2010 avec le champion d'Asie en titre, le Al-Wahda, avant d'être licencié trois mois plus tard et seulement deux matchs de championnat (une victoire et une défaite).

Le 2 janvier 2011, il signe un contrat avec le RC Lens, afin de remplacer Jean-Guy Wallemme qui a fait part de sa volonté d'être désengagé de la responsabilité de l'équipe professionnelle. Il aura pour objectif de sauver le RC Lens de la descente en Ligue 2[2] mais il échoue. Il est démis de ses fonctions et remplacé par Jean-Louis Garcia qui était l'entraîneur du SCO d'Angers cette saison.

Après ce licenciement, il paraphe un contrat de 2 ans pour le club du PAOK Salonique[3]

Le 24 juin suite à son départ du PAOK Salonique il s'engage en faveur du club qatari de Al-Khor où il a paraphé un bail d’un an.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Élu footballeur roumain de l'année en 1977 et 1983

Entraîneur[modifier | modifier le code]

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Munier, AS Nancy Lorraine - Histoire d’un club - Au fil des saisons depuis 1935, Éditions Serpenoise, 2010 (ISBN 978-2-87692-747-6)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laszlo Bölöni avait les crocs sur npds.stade-rennais.net, le 20 avril 2005.
  2. Laszlo Bölöni aux commandes RC Lens.fr, 2 janvier 2011
  3. Bölöni a signé au PAOK Salonique