Raymond Goethals

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Raymond Goethals
Raymond Goethals 1977.jpg
Raymond Goethals, 1977
Biographie
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Naissance 7 octobre 1921
Lieu Forest (Belgique)
Décès 6 décembre 2004 (à 83 ans)
Lieu Forest (Belgique)
Poste gardien de but, entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
1941-1949 Drapeau : Belgique Daring Bruxelles
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1941-1949 Drapeau : Belgique Daring Bruxelles - (-)
1949-1952 Drapeau : Belgique Racing Bruxelles - (-)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1956-1957 Drapeau : Belgique RFC Hannutois
1957-1959 Drapeau : Belgique RS Waremme FC
1959-1966 Drapeau : Belgique K Saint-Trond VV
1968-1976 Drapeau : Belgique Belgique
1976-1979 Drapeau : Belgique RSC Anderlecht
1979-1980 Drapeau : France Girondins de Bordeaux
1980-1981 Drapeau : Brésil São Paulo FC
1981-1984 Drapeau : Belgique Standard de Liège
1984-1985 Drapeau : Portugal Vitoria Guimarães
1985-1987 Drapeau : Belgique Racing Jet de Bruxelles
1987-1989 Drapeau : Belgique RSC Anderlecht
1989-1990 Drapeau : France Girondins de Bordeaux
1991-1992 Drapeau : France Olympique de Marseille
1992-1993 Drapeau : France Olympique de Marseille
1994-1994 Drapeau : Belgique RSC Anderlecht
1 Compétitions officielles nationales et internationales.

Raymond Goethals, né le 7 octobre 1921 à Forest en Belgique, mort le 6 décembre 2004 des suites d'un cancer, est un entraîneur de football belge. Il a notamment mené l'Olympique de Marseille à son titre de champion d'Europe en 1993, devenant ainsi le premier et le seul entraîneur à remporter la Ligue des champions avec un club français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Raymond Goethals, surnommé « Raymundo », « Raymond-la-science », « le sorcier belge » ou encore « le magicien », est l'entraîneur belge de football le plus titré. Il est aussi connu pour son franc-parler, son phrasé et son style rappelant le personnage de Columbo.

Avant d'être entraineur, il commence comme gardien de but dans les années 1930 avec le club bruxellois du Daring Bruxelles, puis rejoint après la guerre le Racing Bruxelles. Il raccroche les crampons en 1952.

Il effectue alors une carrière d'entraîneur, débutant au RFC Hannutois, puis au RS Waremme FC, avant d'avoir ses premières grandes réussites au Saint-Trond VV où il finit vice-champion de Belgique en 1966, avec des moyens dérisoires[2].

Il est nommé à la tête de l'équipe nationale belge en 1968, qu'il réussit à qualifier deux ans plus tard pour la phase finale de la Coupe du monde de football[3]. En 1972, toujours sous sa direction, les Diables rouges terminent à la troisième place du championnat d'Europe[4]. La sélection nationale a joué 44 rencontres sous sa direction[5].

Revenant ensuite au football de club, Raymond Goethals succède à Hans Croon pour conduire le club bruxellois d'Anderlecht en finale de la Coupe européenne des vainqueurs de coupe en 1977, avant de remporter la compétition l'année suivante, en 1978, au Parc des Princes, en infligeant un cinglant 4-0 à l'Austria Vienne. Après des passages en France (où il relève une première fois les Girondins de Bordeaux, qui domineront ensuite le football français des années 1980 sous la direction d'Aimé Jacquet) et au Brésil, il revient en Belgique prendre en main les destinées du Standard de Liège, qu'il mène au titre de champion de Belgique en 1982 et 1983, et offre aux supporters une finale européenne (défaite 2-1 par le FC Barcelone), la seule de l'histoire du club.

En 1984, il est impliqué dans une l'affaire de corruption Standard de Liège - Waterschei de la saison précédente et doit démissionner[6].

En 1987, il retrouve la capitale belge et le club d'Anderlecht, et conquiert deux Coupes de Belgique. Les Girondins de Bordeaux, se trouvant en crise, rappellent une nouvelle fois Raymond Goethals en 1989 ; il obtiendra avec ce club la deuxième place du championnat de France mais sera licencié l'année suivante.

En 1990, Raymond Goethals est appelé à Marseille par Bernard Tapie en vue de décrocher la première Coupe d'Europe d'un club français. En 1991, l'Olympique de Marseille échoue de justesse en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions après la séance des tirs au but, face à l'Étoile rouge Belgrade. Il obtient cette année-là le Banc d'or, trophée récompensant le meilleur entraîneur européen. En 1993, il remporte avec l'OM la finale de la Ligue des champions face au Milan AC, accomplissant par là le plus haut fait d'armes de sa carrière.

Il meurt le 6 décembre 2004, à l'âge de 83 ans, des suites d'un cancer[7]. L'hommage vibrant qui lui fut rendu tant à Anderlecht qu'au Standard ou à Marseille était à la mesure de son palmarès[8]. En 2005, un autre hommage lui est rendu par Philippe Moureaux en baptisant Tribune Raymond Goethals la tribune 2 du Stade Edmond Machtens du Brussels (ancien stade du Racing White Daring de Molenbeek).

Il a un fils, Guy Goethals, qui fut arbitre de football à l'Euro 1992 et à l'Euro 1996.

Palmarès d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frank Baudoncq, Raymond Goethals au rendez-vous des "Diables", Bruxelles, Arts et voyages,‎ 1973, 112 p. (ISBN 2-221-07699-0)
  • Jan Moortgat et Dirk Vander Schueren (trad. Johan Pielaet), Raymond Goethals : l'entraîneur et la voie du succès !, Louvain, Kalliopé publications,‎ 2005, 151 p. (ISBN 9-0748-0348-2)
  • Raymond Goethals (avec la collaboration de Philippe Henry et Serge Trimpont), Le douzième homme, Paris, R. Laffont,‎ 1994, 226 p. (ISBN 2-221-07699-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]