En Avant de Guingamp

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En Avant de Guingamp

Logo du En Avant de Guingamp
Généralités
Nom complet En Avant de Guingamp
Fondation 1912
Statut professionnel depuis juillet 1984
Couleurs rouge et noir
Stade Stade de Roudourou
(18 256 places)
Siège 15, bd Clemenceau
B.P. 50222
22202 Guingamp Cedex
Championnat actuel Ligue 1
Président Drapeau : France Bertrand Desplat
Entraîneur Drapeau : France Jocelyn Gourvennec
Joueur le plus capé Claude Michel (387)
Meilleur buteur Stéphane Guivarc'h (69)
Palmarès principal
National[1] Coupe de France (2)
International[1] Coupe Intertoto (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur
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Autre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2014-2015 de l'En Avant de Guingamp
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Localisation de la ville de Guingamp


L'En Avant de Guingamp (ou simplement EA Guingamp) est un club de football français qui évolue en Ligue 1 pour la saison 2014-2015, fondé en 1912 par Pierre Deschamps à Guingamp, en Bretagne.

Resté longtemps un club amateur à portée régionale, le club grimpe la hiérarchie du football français sous la présidence de Noël Le Graët, arrivé aux commandes en 1972. En 1976, Guingamp découvre la troisième division du championnat de France, puis la D2 dès la saison suivante et s'y maintient sans discontinuer jusqu'en 1993. En 1984, le club adopte le statut professionnel et en 1990, inaugure le stade de Roudourou, qui peut accueillir aujourd'hui 18 256 spectateurs alors que la commune ne compte que 7 300 habitants.

En 1994 et 1995, l'EAG réussit l'exploit d'obtenir deux promotions d'affilée, s'ouvrant ainsi les portes de l'élite. Vainqueurs de la Coupe Intertoto l'été suivant, les Bretons participent pour la première fois à une Coupe d'Europe, la Coupe UEFA 1996-1997, dont ils sont éliminés par l'Inter Milan. Relégués en 1998, ils retrouvent la première division en 2000, dont ils terminent au 7e rang en 2003, grâce à l'explosion au plus haut niveau de Didier Drogba et Florent Malouda. Finaliste malheureux de la Coupe de France en 1997, l'En Avant de Guingamp remporte la compétition, son premier trophée national, en 2009, alors qu'il évolue en Ligue 2, et s'offre ainsi une deuxième participation à une Coupe d'Europe.

Le club est présidé depuis 2011 par Bertrand Desplat et entraîné depuis 2010 par Jocelyn Gourvennec qui est sous contrat avec le club costarmoricain jusqu'en 2017.

Le 17 mai 2013, grâce à sa victoire, à Gueugnon, sur le Gazélec Ajaccio, le club remonte en Ligue 1, neuf ans après l'avoir quittée.

Un an plus tard, le 3 mai 2014, Guingamp remporte la finale de la Coupe de France 2014, de nouveau face au Stade rennais FC.

Histoire du club[modifier | modifier le code]

Dates importantes[modifier | modifier le code]

  • 1912 : Fondation du club.
  • 1922 : Premier match au stade de Montbareil.
  • 1929 : Première accession en Division d'Honneur.
  • 1949 : Deuxième accession en Division d'Honneur.
  • 1974 : Troisième accession en Division d'Honneur.
  • 1976 : Première accession en Division 3.
  • 1977 : Première accession en Division 2.
  • 1984 : Adoption du statut professionnel.
  • 1990 : Premier match au stade de Roudourou.
  • 1994 : Deuxième accession en Ligue 2.
  • 1995 : Première accession en Ligue 1.
  • 1996 : Vainqueur de la Coupe Intertoto et première participation à une Coupe d'Europe.
  • 1997 : Finaliste de la Coupe de France.
  • 2000 : Deuxième accession en Ligue 1.
  • 2009 : Vainqueur de la Coupe de France et deuxième participation à une Coupe d'Europe.
  • 2011 : Troisième accession en Ligue 2.
  • 2012 : Centenaire du club.
  • 2013 : Troisième accession en Ligue 1.
  • 2014 : Vainqueur de la Coupe de France et troisième participation à une Coupe d'Europe

Années Deschamps : naissance et débuts (1912-1920)[modifier | modifier le code]

Automne 1912 : Pierre Deschamps (1873-1958), directeur de l'école primaire supérieure de garçons de Guingamp, créé une société d'éducation physique. Elle est nommée « En Avant ». Les couleurs choisies sont le rouge et le noir. L'En Avant de Guingamp est donc l'un de ces nombreux patronages laïques nés de la volonté d'instituteurs de la IIIe République.

C'est au début de l'année 1913 que le club dispute ses premiers matchs. Le tout premier pourrait être celui du 9 février 1913 : à Guingamp, l'En Avant et Morlaix font match nul, un but partout. Le premier titre ne tarde pas puisque le 25 avril 1914, les Guingampais remportent un tournoi organisé par Le Moniteur des Côtes-du-Nord en battant les Briochins de l'AS gouédicaise 1-0 au vélodrome de Saint-Brieuc.

Les statuts de l'association ne sont déposés officiellement, en sous-préfecture de Guingamp, que le 22 décembre 1918. Les premières années, le club n'a pas de terrain attitré. Selon les opportunités, les footballeurs jouent sur les terrains de manœuvres, dans les stades du Cozen puis de la Métairie-neuve, à la prairie de Saint-Loup et même sur la place du Vally en plein centre-ville. Cela n'empêche pas l'En Avant de devenir en 1920 champion de deuxième série de district lors de sa première compétition officielle, et d'accéder en première série.

Années Lorgeré : le club se structure (1920-1940)[modifier | modifier le code]

En 1920, André Lorgeré succède à Pierre Deschamps à la présidence. Tout au long de son mandat, dans l'Entre-deux-guerres, celui qui fut aussi maire de Guingamp, député et même brièvement Secrétaire d'État dans le deuxième gouvernement d'Édouard Daladier, est assisté d'Yves Jaguin et de l'instituteur Georges Voisin. En 1922, l'En Avant loue pour une durée de 99 ans un terrain à Montbareil sur les hauteurs de la ville. Le stade de Montbareil (rebaptisé depuis Yves-Jaguin en 1947) y est érigé.

En 1924 et 1925, le club termine à la deuxième place de son groupe de district. C'est insuffisant pour monter en Division d'Honneur. Cette performance est enfin réalisée au printemps 1929 après une finale épique contre le Stade briochin, jouée en cinq manches. Le club de Saint-Brieuc gagne le match aller, l'En Avant remporte le match retour. Il faut ensuite procéder à trois belles. La dernière se déroule le 2 juin à Rennes (les deux précédentes s'étaient jouées à Saint-Brieuc). Guingamp l'emporte 3-1 et accède pour la première fois de son histoire en Division d'Honneur.

Pour sa première saison à ce niveau, l'En Avant termine deuxième. C'est aussi lors de cette saison 1929-1930 que le club s'engage pour la première fois en Coupe de France (défaite 2-1 au premier tour face à l'Étoile Saint-Michel de Saint-Brieuc) et qu'une première tribune est construite au stade de Montbareil. La saison suivante est moins heureuse : Guingamp descend en Promotion d'Honneur au printemps 1931.

C'est alors en Coupe de France que l'En Avant de Guingamp fait parler de lui dans les années 1930. D'abord en octobre 1931 lors du troisième tour face au CO Billancourt qui compte alors plusieurs internationaux. Les Franciliens l'emportent 3-1. Puis surtout le 7 décembre 1933 : au cinquième tour, les Guingampais reçoivent le Racing Club de France, l'un des plus grands clubs français de l'époque. Les locaux s'inclinent 5-1 face aux Rodolphe Hiden et autres Raoul Diagne.

La Seconde Guerre mondiale arrive, la ville de Guingamp est occupée dès le 19 juin 1940. Les compétitions sont alors fortement perturbées. C'est aussi au début des années 1940 que André Lorgeré laisse officiellement son fauteuil de président à son vice-président Yves Jaguin. Par ailleurs, au cours de cette période, le club doit déplorer la disparition de Georges Voisin : déporté au camp d'Auschwitz pour des actes de résistance, puis à celui de Buchenwald, l'homme décède finalement, à l'âge de 49 ans, dans le camp de Flossenbürg.

Années Couquet : le terrain et l'usine (1943-1958)[modifier | modifier le code]

Le 30 décembre 1943, un partenariat est signé entre l'En Avant de Guingamp et les établissements Tanvez dirigés par Hubert Couquet. Ce dernier entre alors dans le comité de direction du club avant d'en prendre la présidence en 1945.

À Guingamp, les usines Tanvez fabriquent des machines agricoles depuis 1856. C'est alors le plus gros employeur de la ville. Hubert Couquet, ambitieux, souhaite un grand club de football aux côtés de son entreprise. Il recrute des ouvriers qui, le week-end, enfilent le maillot de l'En Avant. Il fait également venir une main-d’œuvre de région parisienne, dont plusieurs hommes d'origine espagnole, venant de clubs de grandes entreprises. Vincent Llido arrive en effet à Guingamp en 1946. Ce dernier contacte, à la demande de Couquet, ses anciennes relations parisiennes (les Del Pozo, Bogas, Del Monte, Garcia…) qui formeront à ses cotés, la nouvelle ossature de l'équipe.

En mai 1949, les Guingampais retrouvent la Division d'Honneur après 18 ans passés à l'échelon inférieur. Sous la conduite de l'entraîneur Armand Deruaz, l'En Avant manque de peu de monter en championnat de France amateur pour la première fois de son histoire : le 16 avril 1950, Guingamp perd la finale de Division d'Honneur face au Stade léonard de Morlaix 1-0.

Le 8 janvier 1950, l'En Avant joue pour la deuxième fois de son histoire les 32e de finale de la Coupe de France : à Chartres, les Guingampais rencontrent les professionnels du FC Sochaux-Montbéliard qui l'emportent 5-1. En 1952, Guingamp atteint une nouvelle fois ce niveau. Ils s'inclinent 3-0 à Rouen face à Bruay-en-Artois. Le 25 mai 1952, Guingamp dispute également sa première finale de Coupe de l'Ouest, perdue face à Cholet 4-0.

La progression est stoppée le 10 mai 1953 : suite à un match de barrage contre Angers, Guingamp descend en Division régionale d'Honneur. Malgré une deuxième place obtenue dès la saison suivante et l'arrivée d'entraîneurs venus du monde professionnel ensuite (Jean Prouff puis Paul Wartel), rien n'y fait : l'En Avant ne parvient pas à remonter. En 1957, le club descend même en Promotion d'Honneur.

Le 2 juillet 1958, Hubert Couquet laisse la présidence du club à Louis Menguy.

Années 1960 : place aux jeunes (1958-1972)[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, le club vivote en Promotion d'Honneur sous la conduite de Michel Bourse, entraîneur-joueur. En 1964, il fait remonter l'En Avant en Division régionale d'Honneur.

Mais c'est du côté des équipes de jeunes que les regards se tournent au milieu des années 1960. Avril 1965 : les cadets deviennent champions des Côtes-du-Nord en battant Loudéac en finale. Ils réitèrent cette performance l'année suivante et atteignent également la demi-finale de la Coupe de l'Ouest. Dans cette génération, Yvan Le Quéré et Joël Anthoine referont parler d'eux plus tard.

En 1966, les minimes sont également à l'honneur en arrivant en finale départementale (défaite face au Stade briochin). On y retrouve notamment Yvon Schmitt, Bernard Reyt, Jean-Yves Le Coz, Michel Trémel, Hervé Le Coz… Tous ces joueurs sont rapidement intégrés en équipe première. Ils ne le savent peut-être pas encore, mais ils constitueront l'une des plus belles générations de l'histoire du club.

Lors de la saison 1969-1970, ils ont 18 ans et c'est en Coupe Gambardella qu'ils font parler d'eux : après avoir éliminé le Stade rennais FC, le FC Nantes et La Rochelle, ils arrivent en quart de finale face à l'AS Saint-Etienne. Ils rencontrent alors de futurs grands noms du football français : Patrick Revelli, Christian Sarramagna, Christian Lopez, Christian Synaeghel, Jacques Santini, etc. Guingamp est éliminé 1-0, mais la dynamique est lancée. Le 25 avril 1971, en battant Perros-Guirec 5-1, l'En Avant remporte son championnat et monte en Division supérieure régionale.

Premières années Le Graët : une folle ascension (1972-1977)[modifier | modifier le code]

En prenant la succession de Joseph Le Monnier, Noël Le Graët devient président du club le 3 juin 1972. Il a tout juste 30 ans. Le club vient d'obtenir la troisième place en Division supérieure régionale. Le jeune président fait venir un entraîneur-joueur de seulement 22 ans : Sylvestre Salvi. La moyenne d'âge de l'équipe première n'est guère plus élevée. Nous retrouvons ceux qui ont brillé dans les catégories jeunes quelques années auparavant.

La saison 1972-1973 fait parler de l'En Avant de Guingamp dans toute la France. Cette année, le club parvient en huitième de finale de la coupe de France en battant quatre pensionnaires de Division 2 : le Stade lavallois, le Stade brestois, l'Union sportive du Mans et le FC Lorient. Il est alors question dans la presse nationale (Le Monde, L'Équipe, France Football) de ce petit bourg breton accumulant les exploits. Pour l'anecdote, cette aventure va aussi inspirer un cinéaste. En effet, dans une interview accordée au magazine So Foot, Jean-Jacques Annaud a confié avoir eu l'idée du film Coup de tête, sorti en 1979, en suivant l'épopée de l'En Avant de Guingamp en 1973. Trincamp, le nom de la ville dans le film, a d'ailleurs été trouvé par le réalisateur pour faire le rapprochement avec Guingamp. Retour à la réalité : finalement, les Guingampais se font éliminer par le FC Rouen. En championnat, le club termine une nouvelle fois troisième au printemps 1973.

L'année suivante, c'est le titre de champion de Division supérieure régionale qui les attend. Vingt et un ans après leur descente, les Guingampais retrouvent la Division d'Honneur. Aucun joueur ne quitte le club, c'est toujours la même génération qui s'adapte à chaque nouvelle saison. L'année 1975 ne déroge pas à la règle : Guingamp obtient la deuxième place en championnat et remporte la Coupe de l'Ouest face au Stade olympique du Maine.

Plus rien ne les arrête : en 1976, sous la houlette de son nouvel entraîneur Daniel Druda, l'En Avant atteint les seizième de finale de la Coupe de France et manque de peu la qualification face au Lille olympique sporting club (défaite 2-1). Mais surtout, pour la première fois de son histoire, le club guingampais accède en Division 3.

Le plus beau reste à venir. Pour leur première saison à ce niveau, les Guingampais jouent un match pouvant leur ouvrir les portes vers la Division 2. Le 15 mai 1977, Guingamp ne rate pas cette opportunité en battant Cholet 2-0. Lors de ce match, six titulaires (Bernard Reyt, Joël Anthoine, Sylvestre Salvi, Yvon Schmitt, Yvan Le Quéré et Hervé Le Coz) ont fait partie de l'épopée Coupe de France quatre ans plus tôt, et trois d'entre eux ont aussi participé à l'aventure en Gambardella en 1970. En l'espace de sept années, de jeunes joueurs bretons formés à l'En Avant de Guingamp, ont mené leur club de la Division supérieure régionale à la Division 2[2].

Années 1980 : statut pro et nouveau stade (1977-1991)[modifier | modifier le code]

Dans un premier temps, le club conserve le statut amateur. L'entraîneur Claude Pérard arrive sur les bords du Trieux. Le premier match de Guingamp en Division 2 se solde par une défaite 2-0 à Lille le 13 août 1977. Cette saison inaugurale dans l'antichambre de l'élite s'avère compliquée, mais le club parvient quand même à se maintenir. Ensuite, avec René Cédolin aux manettes, il va rapidement jouer la montée en Division 1 lors de la saison 1979-1980. Finalement, l'En Avant termine troisième et ne passe pas le cap des barrages.

En 1982, l'association En Avant de Guingamp décide d'adhérer au statut de club indépendant. Cela lui offre la possibilité d'utiliser les services de quatre joueurs professionnels. Depuis la saison 1978-1979, l'En Avant termine systématiquement dans la première partie du classement (huitième en 1979, troisième en 1980, septième en 1981, neuvième en 1982, huitième en 1983). En 1983, Guingamp accède pour la première fois de son histoire en quart de finale de la Coupe de France, mais se fait éliminer par le FC Tours.

L'année 1984 constitue un cap déterminant : 72 ans après sa création, l'En Avant de Guingamp obtient le statut professionnel. Noël Le Graët déclare être lassé de voir ses meilleurs joueurs partir chaque année dans des clubs aux moyens plus importants. Le milieu des années 1980 voit alors Guingamp vivre de très belles heures avec à la tête de l'équipe fanion un jeune entraîneur-joueur : Raymond Keruzoré. Il fait de l'En Avant l'un des clubs les plus performants de Division 2, sans parvenir toutefois à lui faire atteindre le niveau supérieur (huitième en 1984, cinquième en 1985, troisième en 1986). Un des matchs marquants de cette période se joue le 26 octobre 1985 : Guingamp reçoit le Racing Club de France où évolue alors Maxime Bossis. Il s'agit du premier match de Division 2 diffusé par Canal+. Plus de 10 000 spectateurs se pressent ce jour là au stade Yves-Jaguin.

Les bonnes saisons du club guingampais incitent Noël Le Graët à envisager la construction d'un nouveau stade. La capacité d'accueil du stade Yves-Jaguin n'est que de 7 900 places, et bien souvent, l'affluence est supérieure, mettant en évidence de gros risques pour la sécurité des spectateurs. Au début de l'année 1986, les premières réflexions se mènent entre le club et la municipalité. La solution de transformer le complexe sportif de Roudourou en stade de football s'impose rapidement.

À la fin de la saison 1985-1986, alors qu'il vient de mener le club jusqu'au pré-barrage de Division 1 (perdu face à l'Olympique d'Alès), Raymond Keruzoré quitte le club. Ce départ est difficilement géré par le président. Noël Le Graët, ne parvenant plus à trouver la bonne formule, se voit obligé de changer fréquemment d'entraîneur. Ils sont quatre à se succéder en trois ans : Jean-Noël Huck, Yvan Le Quéré, Jean-Paul Rabier, Erick Mombaerts.

Le stade de Roudourou est inauguré le 21 janvier 1990, lors d'un match amical entre l'En Avant de Guingamp et le Paris Saint-Germain. C'est aussi au début de cette année qu'arrive un nouvel entraîneur : Alain de Martigny.

Le 19 octobre 1991, Noël Le Graët quitte la présidence du club pour prendre celle de la Ligue Nationale. Il est remplacé par Bertrand Salomon.

Années Salomon : du National à l'Europe (1991-1998)[modifier | modifier le code]

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L'équipe titulaire en finale de la Coupe de France 1997.

Avec Alain de Martigny, les Guingampais retrouvent la première partie de classement : septième en 1991, sixième en 1992. Mais en 1993, le club est relégué en National suite à la fusion des deux groupes de Division 2.

Bertrand Salomon fait appel à Francis Smerecki en tant qu'entraîneur. Grâce à une nouvelle génération de jeunes joueurs bretons (Stéphane Guivarc'h, Claude Michel, Christophe Le Roux, Stéphane Carnot, Nicolas Laspalles, Lionel Rouxel), En Avant domine largement son championnat et remonte en Division 2 dès la première année.

La saison 1994-1995 de Division 2 s'annonce très relevée. Invité vedette : l'Olympique de Marseille. Guingamp parvient dès le début du championnat à accrocher le bon wagon. Le plus surprenant est qu'ils arrivent à suivre le rythme imprimé par les Marseillais jusqu'à la fin de la saison. 27 mai 1995, avant-dernière journée : Guingamp bat le Toulouse Football Club 1-0 (but de Claude Michel) et accède, pour la première fois de son histoire, à la Division 1.

Le club évolue dans l'élite trois saisons consécutives. Le premier match de l'En Avant de Guingamp en Division 1 a lieu le 19 juillet 1995 contre le Football Club de Martigues : les Guingampais l'emportent 2-0 (buts de Fabrice Divert et Lionel Rouxel). Lors de la première saison, ils arrivent en demi-finale de la Coupe de la Ligue face à Metz et disputent la coupe Intertoto, qu'ils remportent le 19 août 1996 face au Rotor Volgograd, après avoir éliminé un autre club russe, le FC KAMAZ Naberezhnye Chelny. Cette victoire leur ouvre les portes de la Coupe UEFA. Deux ans après avoir quitté le National, l'En Avant de Guingamp entre dans le clan des Européens. Le club est éliminé dès les 32e de finale par l'Inter Milan.

Le 10 mai 1997, Guingamp atteint également la finale de la coupe de France contre Nice, perdue aux tirs aux buts (1-1 à la fin de la prolongation, but de Nicolas Laspalles). Après sa dixième place en 1996, sa douzième place en 1997, Guingamp n'obtient que la seizième place en 1998 dans un championnat réduit à 18 équipes. L'En Avant de Guingamp retrouve la Division 2.

Années Aubert : de Jean-Pierre Papin à Didier Drogba (1998-2002)[modifier | modifier le code]

Ancien logo jusqu'en 2000

Un grand nom arrive à Guingamp en juin 1998 : Jean-Pierre Papin vient pour finir sa carrière. Les résultats du club sont désastreux, et l'expérience tourne court : il quitte le club à la mi-saison. Bertrand Salomon démissionne. Il est remplacé par Alain Aubert. Celui-ci se sépare de Francis Smerecki. Guy Lacombe arrive alors sur les bords du Trieux pour reprendre le club en main. En Avant finit septième en 1999 grâce à une série de bons résultats lors de la deuxième partie du championnat (en février, le club était encore quinzième).

La saison suivante, grâce notamment à un duo d'attaquants performants (Fabrice Fiorèse et Samuel Michel), le club se place, dès l'automne, parmi les prétendants au podium final. Le 5 mai 2000, un match nul 1-1 obtenu au stade Auguste-Bonal face au FC Sochaux-Montbéliard (but de Samuel Michel) permet à Guingamp de terminer le championnat à la deuxième place et de remonter en Division 1.

Pour son retour dans l'élite (la quatrième saison au total), le club termine dixième en 2001. La deuxième saison est plus difficile et Guingamp ne se maintient que grâce à une victoire lors de l'ultime journée (1-0 face à Troyes).

Guy Lacombe quitte le club pour Sochaux. Il est remplacé par Bertrand Marchand, un novice au niveau professionnel. Il dispose d'un effectif où figurent notamment Florent Malouda (Guingampais depuis juin 2000) et Didier Drogba (arrivé au club en janvier 2002).

Alain Aubert laisse son siège de président à Noël Le Graët, qui effectue son grand retour au club.

Dernières années Le Graët  : promesses, désillusions et première Coupe de France (2002-2011)[modifier | modifier le code]

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L'équipe titulaire en finale de la Coupe de France 2009.

La troisième saison est exceptionnelle. Emmené en attaque par le duo Florent Malouda-Didier Drogba et encadré par quelques joueurs d'expérience comme Nestor Fabbri, Christophe Le Roux et Stéphane Carnot, le club finit septième à trois points de la qualification pour la Ligue des champions et à six points du titre de champion de France.

En mai 2003, Didier Drogba et Florent Malouda quittent le club qui ne parvient pas ensuite à gérer la situation. Guingamp termine dix-huitième et descend en Ligue 2 après une fin de saison ratée (et notamment une défaite à domicile lors de l'avant-dernière journée contre Nice). Bertrand Marchand est remercié par Noël Le Graët et Yvon Pouliquen prend la direction de l'équipe.

Victoire d'En Avant Guingamp au Stade de France le 9 mai 2009.

Pour ce retour en Ligue 2, le club est ambitieux et espère remonter dès la première saison, mais un début de championnat calamiteux gâche toute chance de remontée. Septième en 2005, neuvième en 2006, treizième en 2007, douzième en 2008 : inexplicablement, le club renouvelle les mêmes erreurs à chaque début de saison. Le club ne parvient pas à atteindre son objectif de remontée en Ligue 1 malgré les joueurs habitués à l'élite qui se succèdent. Noël Le Graët change régulièrement d'entraîneur : Alain Ravera remplace Yvon Pouliquen en septembre 2005, puis est lui-même remplacé par Patrick Remy en mai 2006, qui voit lui succéder Victor Zvunka en octobre 2007. Dans le même temps, les effectifs sont assez profondément remaniés à chaque intersaison.

Une nouvelle fois, pendant que les seniors sont à la peine, c'est du côté des jeunes que le club obtient de bons résultats. En 2008, les U19, entraînés par Lionel Rouxel obtiennent le titre de champion de France. Parmi cette équipe, Mamadou Samassa intégrera rapidement l'effectif professionnel. Un an plus tard, cette même génération remporte le Trophée des centres de formation à Ploufragan.

Retour chez les pros : la saison 2008-2009 s'annonce encore ratée lorsque le club se lance dans une épopée Coupe de France. Première performance en huitième de finale avec l'élimination du Mans, alors en Ligue 1. En quart de finale, les Guingampais, réduit à dix, sortent le CS Sedan Ardennes. Exploit retentissant en demi-finale : encore une fois en infériorité numérique, les Guingampais éliminent le Toulouse Football Club au Stadium de Toulouse. Le 9 mai 2009, douze ans après sa tentative infructueuse face à l'OGC Nice, l'En Avant bat le Stade rennais FC, lors d'une finale 100 % bretonne, pour décrocher le premier trophée de son histoire : victoire 2 buts à 1 (doublé de Eduardo Ribeiro dos Santos)[3].

L'En Avant de Guingamp entame en août 2009 une aventure inédite : tenant de la Coupe de France, il est l'un des représentants de la France en Ligue Europa. Contre Hambourg SV (qualifié en tant que 5e du championnat d'Allemagne), Guingamp ne fait pas le poids et perd ses deux rencontres (1-5 au Roudourou, 3-1 à Hambourg).

Suite à un énième parcours raté en Ligue 2, le club est relégué en National à l'issue de la saison 2009-2010, niveau que le club n'avait plus connu depuis 1994. Démissionnaire, Noël Le Graët est pourtant reconduit dans ses fonctions de président le 16 mai 2010. Dès le lendemain, il nomme Jocelyn Gourvennec entraîneur.

Années Desplat : retour en Ligue 1 et deuxième Coupe de France (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

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L'équipe titulaire en finale de la Coupe de France 2014.

Le 27 mai 2011, le club obtient la troisième place en National, ce qui lui permet de remonter en Ligue 2. L'équipe termine meilleure attaque avec 87 buts marqués, dont 21 réalisations de Thibault Giresse, meilleur buteur du championnat. Le stade de Roudourou affiche une affluence moyenne de 7 300 spectateurs.

Le 18 juin 2011, Noël Le Graët est élu président de la Fédération française de football, et doit démissionner de la présidence du club guingampais. Le 24 juin 2011, Bertrand Desplat, 40 ans, chef d'entreprise et gendre de Noël Le Graët, est nommé nouveau président du club et associé à Frédéric Le Grand, vice-président.

L'En Avant de Guingamp fait son retour en Ligue 2 avec un effectif dont la moyenne d'âge est l'une des moins élevées du championnat (à peine 24 ans). À la mi-saison en décembre 2011, Guingamp est cinquième au classement à deux points du podium. La deuxième partie de saison est plus compliquée, mais Guingamp termine tout de même à la septième place, avec 55 points après une série finale de sept matchs sans défaite. Lors de ce retour en Ligue 2, quelques jeunes se révèlent, notamment Gianelli Imbula et Anthony Knockaert, meilleur buteur du club avec onze buts.

La première partie de la saison 2012-2013 ressemble à la précédente, puisqu'à la mi-saison, Guingamp est de nouveau cinquième, à seulement un point du podium. Mais cette fois, Guingamp tient le rythme pendant l'hiver, enchaînant notamment les victoires à domicile contre les concurrents directs (Angers, Nantes, Nîmes, Caen, etc.) et officialise la montée en Ligue 1, le 17 mai 2013, grâce à sa victoire 1-0 (but de Christophe Mandanne dans les arrêts de jeu de la seconde période) à Gueugnon contre le Gazélec Ajaccio. À l'issue de cette saison, Jocelyn Gourvennec est désigné meilleur entraîneur de Ligue 2 aux Trophées UNFP du football et Gianelli Imbula meilleur joueur du championnat. Enfin, Mustapha Yatabaré remporte le titre de meilleur buteur avec 23 réalisations.

Pour son retour en Ligue 1, le premier quart de saison est une réussite. Le club, malgré des défaites face aux « Européens » du championnat (OM, ASSE, PSG) obtient le meilleur classement de son histoire après onze journées en figurant à la 5e place du championnat et en étant la meilleure attaque à domicile[4]. À mi-saison, l'équipe se positionne à la 12e place. La phase retour s'avère plus compliquée, mais l'avance prise lors de la première partie de saison s'avère précieuse pour le maintien. Grâce à une victoire 2-0 face au Toulouse Football Club, le club renouvelle son bail en Ligue 1 lors de l'avant-dernière journée. Pour son huitième exercice à ce niveau, Guingamp termine à la 16e place.

Cette même saison, le club atteint de nouveau la finale de la Coupe de France après avoir notamment éliminé l'AS Monaco à Roudourou, en demi-finale (3-1 après prolongation). Le club retrouve son adversaire de 2009, le Stade rennais FC, pour un nouveau derby au Stade de France et le domine une nouvelle fois : 2-0 (buts de Jonathan Martins-Pereira et Mustapha Yatabaré). C'est ainsi que le 3 mai 2014, l'En Avant de Guingamp remporte sa deuxième Coupe de France.

Cette fois, ce titre permet à Guingamp de participer à la phase de groupes de la Ligue Europa, grande première pour le club. Les Bretons tombent dans le groupe K, composé de la Fiorentina (4e du championnat d'Italie), du PAOK Salonique (3e du championnat de Grèce) et du Dynamo Minsk (3e du championnat de Biélorussie). Le 2 octobre 2014, Guingamp obtient sa première victoire dans une Coupe d'Europe (exception faite de la Coupe Intertoto) en battant Salonique 2-0 (doublé de Sylvain Marveaux).

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

Récapitulatif des championnats disputés[modifier | modifier le code]

Saison par saison[modifier | modifier le code]

Palmarès et distinctions[modifier | modifier le code]

Palmarès de l'équipe première de l'En Avant de Guingamp
Compétitions nationales professionnelles Compétitions internationales
Anciennes compétitions
Anciennes compétitions
Autres trophées de l'En Avant de Guingamp
Compétitions de jeunes Compétitions régionales Tournois saisonniers
  • Championnat de France des U19 ans (1)
  • Championnat de France des U17 ans
    • Vice-Champion en 2013
  • Tournoi élites U20 ans (1)
Anciennes compétitions
  • Tournoi du Loup (2) :
    • Vainqueur en 1979 et 1985.
  • Souvenir Paul-Le Hesran (3) :
    • Vainqueur en 2011, 2012 et 2013.

Coupes d'Europe[modifier | modifier le code]

Matchs de Coupe d'Europe de l'En Avant de Guingamp
Année Équipe Stade Score final Compétition
1996-1997 Drapeau : Serbie FK Zemun Stade de Roudourou Symbol support vote.svg 1-0 Coupe Intertoto
1996-1997 Drapeau : Finlande FF Jaro Jakobstads Centralplan Égal 0-0 Coupe Intertoto
1996-1997 Drapeau : Roumanie FC Dinamo Bucarest Stade de Roudourou Symbol support vote.svg 2-1 Coupe Intertoto
1996-1997 Drapeau : Géorgie Kolkheti 1913 Poti Fazisi Stadium Symbol support vote.svg 1-3 Coupe Intertoto
1996-1997 Drapeau : Russie FK Kamaz Naberejnye Tchelny KamAZ Stadium Symbol oppose vote.svg 2-0 Coupe Intertoto
1996-1997 Drapeau : Russie FK Kamaz Naberejnye Tchelny Stade de Roudourou Symbol support vote.svg 4-0 Coupe Intertoto
1996-1997 Drapeau : Russie SC Rotor Volgograd Central Stadium Symbol oppose vote.svg 2-1 Coupe Intertoto
1996-1997 Drapeau : Russie SC Rotor Volgograd Stade de Roudourou Symbol support vote.svg 1-0 Coupe Intertoto
1996-1997 Drapeau : Italie Inter Milan Stade de Roudourou Symbol oppose vote.svg 0-3 Coupe de l'UEFA
1996-1997 Drapeau : Italie Inter Milan Stade Giuseppe-Meazza Égal 1-1 Coupe de l'UEFA
2003-2004 Drapeau : Tchécoslovaquie FC Zbrojovka Brno Stade de Roudourou Symbol support vote.svg 2-1 Coupe Intertoto
2003-2004 Drapeau : Tchécoslovaquie FC Zbrojovka Brno Městský Fotbalový Stadion Srbská Symbol oppose vote.svg 4-2 Coupe Intertoto
2009-2010 Drapeau : Allemagne Hambourg SV Stade de Roudourou Symbol oppose vote.svg 1-5 Ligue Europa
2009-2010 Drapeau : Allemagne Hambourg SV Imtech Arena Symbol oppose vote.svg 3-1 Ligue Europa
2014-2015 Drapeau : Italie Fiorentina Stade Artemio-Franchi Symbol oppose vote.svg 3-0 Ligue Europa
2014-2015 Drapeau : Grèce PAOK Salonique Stade de Roudourou Symbol support vote.svg 2-0 Ligue Europa
2014-2015 Drapeau : Biélorussie FK Dynamo Minsk Stade Dinamo Ligue Europa
2014-2015 Drapeau : Biélorussie FK Dynamo Minsk Stade de Roudourou Ligue Europa
2014-2015 Drapeau : Italie Fiorentina Stade de Roudourou Ligue Europa
2014-2015 Drapeau : Grèce PAOK Salonique Stade Toumba Ligue Europa

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

Compétition Saisons MJ V N D BP BC Diff
Ligue 1 9 302 96 76 130 305 376 - 71
Ligue 2 27 964 355 310 299 1204 1106 + 98
National 2 74 44 23 7 154 55 + 99
Division 3 1 30 17 6 7 52 41 + 11
Ligue Europa 2 4 1 0 3 4 11 - 7
Coupe de l'UEFA 1 2 0 1 1 1 4 - 3
Coupe Intertoto 2 10 6 1 3 16 10 + 6

Joueurs et personnalités du club[modifier | modifier le code]

L'équipe du siècle[modifier | modifier le code]

À l'occasion du centenaire du club, le quotidien régional Ouest-France a permis à ses lecteurs de composer l'équipe du siècle[5]. La sélection a été révélée le 9 mai 2012 :

Gardien de but
Défenseurs
Milieux de terrain
Attaquants
Entraineur

Parmi eux, Vincent Candela et Stéphane Guivarc'h deviendront champions du monde avec la France. De leur côté, Didier Drogba et Florent Malouda remporteront la Ligue des Champions sous les couleurs de Chelsea.

Les joueurs internationaux[modifier | modifier le code]

Dans cette liste, figurent les 34 joueurs ayant été appelés en sélection nationale A pendant qu'ils portaient le maillot de l'En Avant de Guingamp (est ici indiqué le nombre de sélections de chaque joueur au cours de son passage guingampais).

Nom Sél.
Drapeau : Algérie Abdelhafid Tasfaout 27
Drapeau : Burkina Faso Bakary Koné 17
Drapeau : Côte d'Ivoire Blaise Kouassi 17
Drapeau : Congo-Brazzaville Ladislas Douniama 12
Drapeau : Pologne Marek Jozwiak 11
Drapeau : Bénin Mouri Ogounbiyi 11
Drapeau : Mali Mamadou Samassa 10
Drapeau : Luxembourg Robby Langers 8
Drapeau : Arménie Eric Assadourian 7
Drapeau : Luxembourg Benjamin Reiter 7
Drapeau : Tunisie Alaeddine Yahia 7
Drapeau : Mali Mustapha Yatabaré 7
Nom Sél.
Drapeau : Côte d'Ivoire Didier Drogba 6
Drapeau : Togo Kader Touré 6
Drapeau : Roumanie Gheorghe Mihali 6
Drapeau : Burkina Faso Moumouni Dagano 5
Drapeau : Norvège Hans Henriksen 5
Drapeau : Bénin Oumar Tchomogo 5
Drapeau : Guinée Baïssama Sankoh 4
Drapeau : Mali Sambou Yatabaré 4
Drapeau : Zimbabwe Harlington Shereni 3
Drapeau : Suisse Ricardo Cabanas 2
Drapeau : France Vincent Candela 2
Drapeau : Mali Mana Dembélé 2
Nom Sél.
Drapeau : Sénégal Mustapha Diallo 2
Drapeau : Ghana Michael Helegbe 2
Drapeau : Cameroun Guy Roland Ndy Assembe 2
Drapeau : Pologne Piotr Rzepka 2
Drapeau : Libéria Christopher Wreh 2
Drapeau : Maroc Mustapha Allaoui 1
Drapeau : Côte d'Ivoire Lionel Bah 1
Drapeau : Cap-Vert Manuel Gelson Silva 1
Drapeau : Danemark Lars Jacobsen 1
Drapeau : Algérie Hakim Saci 1

Les capitaines[modifier | modifier le code]

Nom Période Nationalité
Sylvestre Salvi 1972 - 1974 Drapeau de la France France
Yvon Schmitt 1974 - 1979 Drapeau de la France France
Alain Thiboult 1979 - 1987 Drapeau de la France France
Jacky Vidot 1987 - 1993 Drapeau de la France France
Hubert Fournier 1993 - 1995 Drapeau de la France France
Richard Lecomte 1995 - 1997 Drapeau de la France France
Claude Michel 1997 - 2005 Drapeau de la France France
Thierry Debès 2005 - 2007 Drapeau de la France France
Nicolas Savinaud 2007 - 2008 Drapeau de la France France
Christian Bassila 2008 - 2010 Drapeau de la France France
Lionel Mathis depuis 2010 Drapeau de la France France

L'organigramme actuel (2014-2015)[modifier | modifier le code]

  • Président : Bertrand Desplat
  • Vice-Président : Frédéric Le Grand
  • Président de l'association : Jean-Paul Briand
  • Directeur administratif et financier : Laurent Defains
  • Directeur commercial : Bernard Cartier
  • Directeur de la communication : Christophe Gautier
  • Entraîneur équipe A : Jocelyn Gourvennec
  • Entraîneur adjoint : Éric Blahic
  • Entraîneur des gardiens : Ronald Thomas
  • Préparateur physique : Kévin Plantet
  • Médecin : Louis-Georges Boulard
  • Kinés : Laurent Crouzal et Loïk Le Blévennec
  • Ostéopathe : David Hily
  • Intendant pour le groupe professionnel : Jean-Guy Donnard
  • Responsable du recrutement : Stéphane Carnot
  • Entraîneurs équipe B : Claude Michel
  • Directeur du centre de formation : Hervé Guégan
  • Entraîneur U19 nationaux : Jean-Baptiste Le Bescond
  • Entraîneur U17 nationaux : Hervé Guégan
  • Entraîneur U17 DH : Nicolas Laspalles
  • Entraîneur U15 DH : Charles-Edouard Coridon
  • Entraîneur U15 DHR : Fabrice Colleau
  • Entraîneur U13 : Xavier Goarnisson
  • Entraîneurs U11 : Cédric Portello et Gaëtan Perron

L'effectif professionnel actuel (2014-2015)[modifier | modifier le code]

Effectif de l'En Avant de Guingamp
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[6] Nom Date de naissance Sélection[7] Club précédent Contrat
1 G Drapeau du Danemark Lössl, JonasJonas Lössl 1/2/1989 (25 ans)
FC Midtjylland 2018
16 G Drapeau de la France Guichard, HugoHugo Guichard 16/5/1992 (22 ans)
Girondins de Bordeaux 2015
30 G Drapeau du Mali Samassa, MamadouMamadou Samassa 16/2/1990 (24 ans) Mali 0 Formé au club 2017
2 D Drapeau du Danemark Jacobsen, LarsLars Jacobsen 20/9/1979 (35 ans) Danemark FC Copenhague 2016
3 D Drapeau : Côte d'Ivoire Brou Angoua, BenjaminBenjamin Brou Angoua 28/11/1986 (27 ans) Côte d'Ivoire Valenciennes FC 2015
4 D Drapeau de la Guinée Sankoh, BaïssamaBaïssama Sankoh 20/3/1992 (22 ans) Guinée 0 Formé au club 2017
6 D Drapeau de la France Baca, MaximeMaxime Baca 02/6/1983 (31 ans)
FC Lorient 2016
7 D Drapeau de la France Lévêque, DorianDorian Lévêque 22/11/1989 (24 ans)
US Boulogne 2017
15 D Drapeau de la France Sorbon, JérémyJérémy Sorbon 5/8/1983 (31 ans)
SM Caen 2016
25 D Drapeau de la France Lemaître, ReynaldReynald Lemaître 28/6/1983 (31 ans)
AS Nancy-Lorraine 2016
29 D Drapeau de la France Kerbrat, ChristopheChristophe Kerbrat 25/5/1986 (28 ans)
Plabennec 2017
5 M Drapeau : Sénégal Elhadji Diallo, MustaphaMustapha Elhadji Diallo 14/5/1986 (28 ans) Sénégal ASC Diaraf 2016
10 M Drapeau de la France Sankharé, YounousseYounousse Sankharé 10/9/1989 (25 ans)
Dijon FCO 2017
12 M Drapeau de la France Beauvue, ClaudioClaudio Beauvue 16/4/1988 (26 ans) Guadeloupe LB Châteauroux 2017
18 M Drapeau de la France Mathis, LionelLionel Mathis Capitaine 4/10/1981 (33 ans)
FC Sochaux-Montbéliard 2016
20 M Drapeau de la France Dos Santos, LaurentLaurent Dos Santos 21/3/1993 (21 ans)
0 Formé au club 2017
21 M Drapeau de la France flèche vers la droite Marveaux, SylvainSylvain Marveaux 15/4/1986 (28 ans)
Newcastle United 2015
22 M Drapeau de la France Cardy, JulienJulien Cardy 29/9/1981 (33 ans)
AC Arles-Avignon 2016
23 M Drapeau de la France flèche vers la droite Pied, JérémyJérémy Pied 23/2/1989 (25 ans)
OGC Nice 2015
24 M Drapeau du Mali flèche vers la droite Yatabaré, SambouSambou Yatabaré 2/3/1989 (25 ans) Mali Olympiakos 2015
26 M Drapeau de la France Giresse, ThibaultThibault Giresse 25/5/1981 (33 ans)
Amiens SC 2015
8 A Drapeau du Danemark Schwartz, RonnieRonnie Schwartz 29/8/1989 (25 ans)
Randers FC 2018
13 A Drapeau de la France Mandanne, ChristopheChristophe Mandanne 7/2/1985 (29 ans)
Dijon FCO 2015
14 A Drapeau de la République du Congo Douniama, LadislasLadislas Douniama 24/5/1986 (28 ans) République du Congo AC Arles-Avignon 2015
17 A Drapeau du Maroc Alioui, RachidRachid Alioui 18/6/1992 (22 ans) Maroc U23 0 Formé au club 2017
32 A Drapeau du Maroc Achahbar, KarimKarim Achahbar 3/1/1996 (18 ans) Maroc U17 0 Formé au club 2018
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Entraîneur(s) des gardiens
Kinésithérapeute
  • Drapeau : France Laurent Crouzal
  • Drapeau : France Loïk Le Blevennec
  • Drapeau : France Kévin Plantet
Médecin(s)
  • Drapeau : France Louis-Georges Boulard



Légende

Consultez la documentation du modèle

Supporters[modifier | modifier le code]

  • Kop Rouge, créé en 1993, membre du collectif SOS-Ligue 2.
  • Kop Rouge 29 (Kop Rouge section Finistère), membre du collectif SOS-Ligue 2.
  • Kridef (Kop Rouge section Île-de-France).
  • Kralle (Kop Rouge section Allemagne).
  • Kro (Kop Rouge section occitane).
  • Red Boys, créé en 1996, membre du collectif SOS-Ligue 2.
  • New School Gwengamp, créé en 2003, dissout en 2010.
  • Armoric Clan, créé en 2012, membre du collectif SOS-Ligue 2.
  • KRG (Kop Rouge gardois), créé en 2013

Récompenses[modifier | modifier le code]

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Les couleurs du club : le rouge et le noir[modifier | modifier le code]

Le rouge et le noir, couleurs de l'En Avant de Guingamp, ont un sens politique lors de la fondation du club. Fondé au début du 20e siècle par un patronage laïc, l'EAG est ancré à gauche du camp républicain[10]. Ces couleurs se référent au courant politique anticlérical, proche de l'anarcho-syndicalisme. Par ailleurs, le nom "En Avant" peut se référer aux titres de la presse socialistes créés à la fin du 19e siècle : Vorwärts en Allemagne, Avanti ! en Italie, ou encore Forward aux États-Unis.

Cet ancrage politique à gauche et anticlérical se comprend également par la rivalité avec le deuxième club de football guingampais : le Stade-Charles-de-Blois. Créé par le clergé de la ville, ce dernier joue en bleu ciel et blanc, couleurs de la ville de Guingamp, mais aussi couleurs de la Vierge Marie.

C'est donc bien deux camps politiques et religieux qui s'affrontent sur le terrain de football, au début du 20e siècle, à Guingamp.

Logo du club[modifier | modifier le code]

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Historique des maillots[modifier | modifier le code]

Les sponsors actuels[modifier | modifier le code]

Historique des sponsors principaux[modifier | modifier le code]

  • depuis 2012 : Celtigel
  • de 2007 à 2012 : Jean Stalaven
  • de 1998 à 2007 : Brit Air
  • de 1984 à 1998 : Fromages Rippoz
  • de 1982 à 1984 : Neolait
  • de 1980 à 1982 : Brit Air
  • de 1979 à 1980 : Olida
  • de 1977 à 1979 : Faure

Rivalités régionales[modifier | modifier le code]

Stade Charles-de-Blois[modifier | modifier le code]

C'est la rivalité la plus ancienne et la plus proche géographiquement. Le Stade Charles-de-Blois est en effet l'autre club de Guingamp, créé la même année qu'En Avant. C'est le club des catholiques, lié à l'institution Notre-Dame, adoptant le blanc et le bleu, couleurs de la Vierge Marie et de la ville de Guingamp, quand En Avant est le club des laïcs, lié à l'école publique, adoptant le rouge et le noir. Cette rivalité est donc à la fois sportive, culturelle, politique et religieuse. La première confrontation a lieu en janvier 1920, au Cozen (alors le terrain d'En Avant), pour une victoire des Rouge et Noir, 4-0. Longtemps, les deux clubs évoluent dans les mêmes divisions jusqu'à l'essor d'En Avant dans les années 70. Aujourd'hui, le SCB dispute le championnat de division 3 de district.

Stade briochin[modifier | modifier le code]

Ici, la rivalité est départementale. Jusqu'à la fin des années 70, le Stade briochin est le plus grand club du département, évoluant entre la DH et la CFA quand Guingamp fréquente les divisions inférieures. Les deux clubs se croisent une première fois lorsqu'En Avant participe au championnat de Division 3 en 1976-1977 (à Guingamp, victoire d'En Avant 1-0 ; à Saint-Brieuc, match nul 2-2). Cela ne dure qu'un an puisque Guingamp accède à la Division 2 dans la foulée. Ils s'affrontent de nouveau lors de la saison 94-95, cette fois-ci en D2. C'est leur seule confrontation directe dans le football professionnel. Guingamp remporte les deux matchs puis accède en Division 1. Depuis, les deux clubs costarmoricains n'ont plus jamais évolué dans la même division (actuellement, la réserve d'En Avant joue toutefois dans le même groupe que le Stade briochin en CFA2).

Stade brestois 29[modifier | modifier le code]

Peut-être la rivalité la plus exacerbée à ce jour. Guingamp et Brest sont les deux clubs professionnels de la Bretagne nord et se partagent bon nombre de supporters dans certaines zones du Finistère (notamment dans les régions de Morlaix et Carhaix). L'antagonisme entre les deux clubs naît principalement lors de la liquidation du Brest Armorique en 1991 : des supporters brestois reprochent à Noël Le Graët, alors président de la Ligue de football professionnel, d'être particulièrement sévère à l'encontre de leur club afin de privilégier Guingamp. Les deux clubs ne se sont jamais affrontés en D1, mais 22 fois en D2. Guingamp l'a emporté six fois, pour huit nuls et huit défaites.

Stade rennais football club[modifier | modifier le code]

C'est le derby qui soulève le plus de clichés : la ville contre la campagne, les bourgeois contre les paysans, la Haute-Bretagne "gallésante" contre la Basse-Bretagne "bretonnante", etc. Les supporters de chaque camp, et parfois les médias, ne se privent pas d'en jouer. A l'échelle des Côtes-d'Armor, la rivalité est également perceptible. En effet, l'influence du Stade rennais semble grandissante à mesure que l'on s'avance dans la partie orientale du département (grossièrement, en partant d'une ligne allant de Saint-Brieuc à Loudéac), naturellement tournée vers la préfecture bretonne. C'est l'accession de Guingamp en D2 qui lui fait croiser une première fois le chemin du Stade rennais. Pendant une quinzaine d'années, le club d'Ille-et-Vilaine fait office de "bête noire" pour les Guingampais. En 22 confrontations en D2 entre 1977 et 1993, Guingamp s'incline à quinze reprises (pour cinq nuls et seulement deux victoires). Le premier derby en D1 se tient le 7 novembre 1995 à la Route de Lorient, pour une nouvelle victoire rennaise 3-0. Depuis, Guingamp a repris le dessus. En 16 confrontations en D1, les Costarmoricains l'emportent sept fois, pour quatre nuls et cinq défaites. Surtout, Guingamp remporte ses deux Coupes de France aux dépens de son voisin rennais, en 2009 et en 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. FR3, « En Avant de Guigamp », L'Ouest en mémoire,‎ 04 Septembre 1978 (consulté le 28 Juin 2011)
  3. FR3, « Finale de la coupe de france Rennes/Guingamp », L'Ouest en Mémoire (INA),‎ 10 Mai 2009 (consulté le 28 Juin 2011)
  4. Peyo Couronnes, « 11e journée de L1: Reims et Guingamp en route pour la Ligue des Champions », sur 90 minutes,‎ 29 octobre 2013 (consulté le 11 novembre 2013)
  5. «Guingamp. L’équipe du siècle de l’En Avant que vous avez composée», Ouest-France, 9 mai 2012.
  6. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  7. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  8. Echarpes d'or Foot-National : Le public pour Bastia, les sympas à Guingamp, Foot-National.fr, 23 mai 2011
  9. LFP : Guingamp, meilleur public de la saison, Football365.fr, 17 juin 2003
  10. PRIGENT François, "Football, argent et socialisme. En Avant de Guingamp, des instituteurs laïques à Didier Drogba (1912-2003)", Histoire et Sociétés, Revue Européenne d’Histoire Sociale, no 18-19, juin 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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