Abdelkader Firoud

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Abdelkader Firoud, connu sous le nom de Kader Firoud, né le 11 octobre 1919 à Oran et mort le 3 avril 2005 à Nîmes, est un footballeur puis entraîneur algéro-français. Son frère aîné, Mohamed Firoud, est également footballeur. Il est le père d'Éric Firoud, homme politique, candidat aux élections municipales à Nîmes à plusieurs reprises.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un restaurateur, Kader Firoud débute dans les équipes de jeunes de l'USM Oran, il rejoint le Mouloudia Club d'Alger durant trois saisons dans le cadre de sa formation pour devenir instituteur qu'il a effectué à Alger. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se fait remarquer à l'occasion d'un match officieux entre l'équipe d'Afrique du Nord et celle de métropole. Il est ainsi recruté par Toulouse où il évolue de 1942 à 1945 avec un passage dans l'équipe Grenoble-Dauphiné, suite aux réformes du Colonel Pascot. Il abandonne son poste d'attaquant pour devenir demi-aile. Après la guerre, il signe à Saint-Étienne (1945-1949) avant de rejoindre les Crocodiles nîmois alors en D2. Le transfert a porté sur un montant de 2,3 millions d'anciens francs. Kader Firoud est alors défini comme un joueur hargneux, habité par l'envie de vaincre. Il participe au Nîmes Olympique comme joueur de 1948 à 1954, et comme entraîneur de 1955 à 1964, puis de 1969 à 1978, avant de devenir manager général du club jusqu'en 1980.

Capitaine dès sa première saison, il joue un grand rôle dans l'accession de Nîmes en D1. Lors de la saison 1950-1951, Nîmes termine 4e du championnat et Firoud attire l'attention des sélectionneurs. Il effectue ses débuts sous le maillot Bleu le 3 octobre 1951 à Highbury lors du match Angleterre-France. Malgré un but contre son camp, la France obtient le nul 2-2. Il fut également sélectionné lors des cinq autres matchs internationaux de cette saison. Lors de sa dernière sélection, Kader Firoud participe à un match amical en Belgique le 22 mai 1952 au stade du Heysel (score 1-2). Sa carrière de joueur est stoppée net par un grave accident de voiture peu de temps après la Coupe du monde 1954.

Il devient entraîneur dès 1955 en prenant en mains « ses » Crocodiles nîmois, avec des entraînements réputés « à la dure ». Ses années d'entraîneur sont considérées comme l'âge d'or du Nîmes Olympique. Sous sa conduite, Nîmes joue les premiers rôles en championnat : trois fois deuxième en 1958, 1959 et 1960. Nîmes se qualifie deux fois pour la finale de la Coupe de France, mais échoue à ce stade à chaque fois (1958 et 1961). En 1964, à la suite d'une proposition de Jean Doumeng, le président toulousain, il rejoint le club de la ville rose. Il y reste trois saisons puis devient directeur des sports de l'Algérie. Kader Firoud retrouve Nîmes entre 1969 et 1978 (vainqueur de la Coupe des Alpes en 1972, finaliste en 1976). Ultime mandat de 1980 à 1982 : il dirige Montpellier avec une promotion en Division 1 à la clé (1er du groupe A, et vice-champion de France de D2 1981).

Kader Firoud a dirigé depuis le banc le nombre record de 782 matchs de D1 (323 victoires, 264 défaites, 195 nuls) ; seul Guy Roux a fait mieux. Sous sa direction, les internationaux d'origine gardoise René Girard, Michel Mézy, et Bernard Boissier ont émergé.

Carrière[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

Entraîneur[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Guy Sitruk, « Firoud, la fin d'un missionnaire », France Football, n° 3078, mardi 5 avril 2005, page 19
  • Marc Barreaud, Dictionnaire des footballeurs étrangers du championnat professionnel français (1932-1997), l'Harmattan, 1997
  • Guillaume Mollaret, « Kader Firoud, le champion de la première division », La Gazette, n° 408, 29 mars au 4 avril 2007, page 17

Liens externes[modifier | modifier le code]