Carlos Bianchi

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Carlos Bianchi
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Biographie
Nom Carlos Arcecio Bianchi
Nationalité Drapeau de l’Argentine Argentine
Naissance 26 avril 1949 (65 ans)
Lieu Buenos Aires
Taille 1,78 m
Période pro. 1967-1985
Poste Avant-centre
Parcours junior
Saisons Club
- Drapeau de l’Argentine Vélez Sarsfield
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1967-1973 Drapeau de l’Argentine Vélez Sarsfield 165 (121)
1973-1977 Drapeau de la France Stade de Reims 124 (107)
1977-1979 Drapeau de la France Paris SG 080 0(71)
1979-1980 Drapeau de la France RC Strasbourg 025 0(11)
1980-1984 Drapeau de l’Argentine Vélez Sarsfield 159 0(85)
1984-1985 Drapeau de la France Stade de Reims 018 00(9)
1967-1985 Total 565 (397)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1970-1972 Drapeau : Argentine Argentine 014 00(7)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1984-1988 Drapeau de la France Stade de Reims 50v,29n,35d
Nov 1989-1990 Drapeau de la France OGC Nice 7v,6n,11d
1993-1996 Drapeau de l’Argentine Vélez Sarsfield 64v,33n,25d
1996 Drapeau de l'Italie AS Rome 12v,9n,9d
1998-2001 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors 68v,33n,13d
2003-2004 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors 28v,17n,12d
2005-2006 Drapeau de l'Espagne Atlético de Madrid 4v,8n,6d
2013-2014 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Carlos Bianchi, né le 26 avril 1949 à Buenos Aires, est un ancien joueur de football international argentin, qui évolua au poste d'avant-centre.

En dix-neuf ans de saisons professionnelles, Bianchi inscrit 397 buts en 565 matchs officiels, soit une moyenne de 0,70 but par match. Il termine huit fois meilleur buteur d'un championnat, avec cinq sacres en France et trois en Argentine. Lors de la seconde partie de saison 1984-1985, il devient entraîneur-joueur du Stade de Reims, puis commence sa carrière d'entraîneur dès la saison suivante[1].

Vainqueur de nombreux trophées avec Vélez Sarsfield et Boca Juniors, dont trois Coupes intercontinentales, Bianchi est un entraineur respecté et reconnu en Argentine, et plus généralement en Amérique du Sud. Il est un des seuls personnages du football argentin, avec Diego Maradona, à avoir conservé son pouvoir de séduction intact avec le temps[2]. En Europe, deux visions de lui s'opposent : celle de l'attaquant surnommé El Goleador, qui reste à travers les époques l'archétype même du buteur en série (il détient, avec Delio Onnis et Jean-Pierre Papin, le record de titres de meilleur buteur du championnat de France[1]) et celle de l'entraîneur malheureux, n'ayant su comprendre les spécificités des football italiens ou espagnols lors de ses passages à l'AS Rome et à l'Atlético de Madrid[2].

Le 6 janvier 2009, il est nommé manager général du CA Boca Juniors[3], un poste qu'il quitte un an plus tard.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Des débuts remarquables[modifier | modifier le code]

Porteño d'origine italienne[4], Carlos Bianchi est formé au sein du club de Velez Sarsfield, situé quartier de Liniers dans la périphérie ouest de Buenos Aires. Il fait ses débuts professionnels en 1967 à l'âge de 18 ans, et jusqu'en 1973, il y marque considérablement les esprits en multipliant les goles (121 buts en 165 matchs) et en terminant meilleur buteur du championnat Nacional 1970 avec 18 buts et du Metropolitano 1971 avec 36 buts[1],[2].

Arrivé en France et les années rémoises[modifier | modifier le code]

En 1971, Robert Marion, un des dirigeants historiques du Stade de Reims, fait venir Delio Onnis à Reims après un voyage en Argentine et deux ans plus tard, c'est au tour de Bianchi d'immigrer en France. Ne parlant pas français, l'accord entre les deux hommes se fait en blanc et le lendemain Vélez bat le champion d'Argentine en titre, San Lorenzo, sur le score de 4 - 1 dont un triplé de Carlos Bianchi. Le Français pense que l'Argentin va faire monter les enchères. Bianchi se remémore cet épisode en déclarant : « J'avais donné ma parole. Les clubs espagnols me proposaient pourtant trois ou quatre fois plus »[2].

Bianchi arrive dans le club rémois qui a subi une descente en deuxième division dans les années 1960 et qui n'est plus le "Grand Reims" des Just Fontaine ou Raymond Kopa. Cependant, le club a un niveau assez bon pour lui permettre d'être régulièrement dans la première partie de classement de première division, sans toutefois jouer les premiers rôles. La première saison de l'Argentin se termine par une sixième place collective mais à titre personnel, par un sacre de meilleur buteur du championnat avec 30 réalisations. Il fut victime, lors de sa deuxième saison au club, d'une fracture tibia-péroné lors d'un match amical au Parc des Princes, Reims-Paris FC contre Barcelone « organisé pour les journalistes » selon dires de Carlos Bianchi lui-même, alors que le Stade de Reims occupait la première place du championnat de première division. Son remplaçant, Ove Eklund, ne sera en mesure de marquer qu'un seul but. En 1975-1976, Bianchi termine de nouveau meilleur buteur avec 34 buts. La saison 1976-1977 est douloureuse pour le club qui connaît longtemps les frayeurs de la seconde partie de tableau, pour finalement terminer onzième, ainsi que la désillusion d'une défaite en finale de Coupe de France à laquelle Bianchi ne participe pas. Malgré tout, il empoche un troisième sacre de meilleur buteur avec 28 buts. Le club n'étant pas en bonne santé financière, Bianchi est alors transféré au Paris Saint-Germain[1],[2].

Double meilleur buteur du championnat[modifier | modifier le code]

Il arrive donc sur le bord de la Seine à l’été 1977. Sa première saison est mémorable puisqu'il marque 37 buts en 38 matchs de championnat et devient une quatrième fois meilleur buteur. Il est aussi désigné comme "Meilleur joueur du championnat"[réf. nécessaire]. La saison suivante est une copie conforme où il est de nouveau sacré meilleur joueur[réf. nécessaire] et meilleur buteur avec 27 buts.

Si individuellement l'Argentin est couronné de succès, son palmarès ne s’étoffe pas à Paris. Ceci s'explique par le fait que le Paris SG, qui n'a pas dix ans d'existence, est un club en construction qui n'est pas en mesure de gagner des trophées, comme en témoigne les onzième et treizième places obtenues en championnat. Pour ces raisons, Bianchi quitte Paris pour le champion en titre, le Racing Club de Strasbourg en 1979[1],[2].

Une saison loupée[modifier | modifier le code]

Bianchi ne retrouve pas son rendement habituel lors de cette saison en Alsace, à cause d'une mauvaise entente avec l'entraîneur Gilbert Gress. Il marque 8 buts en 22 matchs de championnat et termine cinquième avec son club à la fin de la saison. Le parcours en Coupe des clubs champions, au cours de laquelle il signe trois buts en trois matchs, se termine en quart de finale[1],[2].

Retour aux sources[modifier | modifier le code]

Marqué par cette saison, Bianchi retourne en Argentine dans son club formateur du Vélez. Il y reste quatre saisons et demie et finit la plupart du temps au-dessus de la barre des vingt buts. Il glane un huitième titre de « Meilleur buteur du championnat » lors du Nacional 1981 avec 15 buts et devient le meilleur buteur de l'histoire du club avec 206 buts en 324 matchs[1],[2].

La deuxième division pour finir[modifier | modifier le code]

Cinq années après son départ du Paris Saint-Germain, Bianchi fait son retour en France pour le début de la saison 1984-1985 dans le club français qui l’y a vu éclore : le Stade de Reims. Le président Bazelaire veut sortir le Stade de la deuxième division et ce retour renforce l'optimisme ambiant. Malgré une impressionnante entame de championnat, le club rémois et son buteur vedette montrent leurs limites. Bianchi n'est plus aussi efficace et malgré sa solidité défensive l'équipe reste en milieu de tableau. L'Argentin met un terme à sa carrière en D2 après une saison à 8 buts pour lui, une modeste 12e place et quatre mois au poste d'entraîneur-joueur.

La saison suivante, Bianchi devient l'entraîneur de l'équipe à part entière et commence une nouvelle page de sa carrière[2].

Carrière d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Continuité en France[modifier | modifier le code]

Bianchi fait ses armes à Reims en tant qu'entraîneur durant trois saisons de D2 avec pour résultats, deux places de quatrième. Puis il est nommé sur le banc de l'OGC Nice durant 24 matchs de championnat entre octobre 1989 et juin 1990, à l'issue desquels son équipe termine à la dix-huitième place du championnat[1].

Du milieu de tableau à la Coupe Intercontinentale[modifier | modifier le code]

Suite à ces expériences plutôt décevantes, Bianchi rentre en Argentine, où il prend les commandes de son club formateur, le Vélez Sársfield, en 1993. Il s'agit d'un retour gagnant, puisque l'Argentin transforme une équipe de milieu de tableau en une machine à gagner des titres : avec des joueurs tel que José Luis Chilavert, José Basualdo, Mauricio Pellegrino et "Turu" Flores, El Fortin connait une épopée légendaire et s'impose comme le meilleur club argentin du moment, devant le CA River Plate et le CA Boca Juniors, en remportant un championnat Apertura et deux Clausuras, une Copa Libertadores en 1994 et une Coupe intercontinentale obtenue contre l'AC Milan[1],[2].

L'erreur romaine[modifier | modifier le code]

Avec son compère Carlos Ischia, Bianchi tente alors l'aventure sur le sol italien en entraînant l'AS Rome. L'expérience est un échec : il est limogé en avril 1997 peu avant la fin de saison, alors que le club occupe la septième place de championnat, avec un bilan de 9 victoires, 9 nuls et 8 défaites après 26 rencontres. Le club est aussi éliminé dès les seizièmes de finale de Coupe UEFA[1],[2].

Les années Boca[modifier | modifier le code]

Bianchi laisse une année s'écouler, avant d'être nommé entraîneur de Boca Juniors, un club argentin mythique qui est mal en point. L'Argentin ravive la passion de La Bombonera en lançant dans le grand bain des joueurs du centre de formation comme Riquelme, Palermo, Schelotto ou encore Ibarra. Sa présence sur le banc amène l’époque la plus glorieuse du Boca, qui voit le club gagner deux Aperturas (1998 et 2000), un Clausura (1999), deux Libertadores consécutives (2000 et 2001) et la Coupe intercontinentale 2000.

Ce cycle s’arrête lorsque le président Mauricio Macri adopte une politique marketing pour donner une dimension internationale à Boca et décide de faire signer le premier Japonais de l’histoire du championnat argentin, Naohiro Takahara, afin de conquérir quelques sponsors asiatiques et ceci quitte à empiéter sur les décisions de son entraîneur. Carlos Bianchi est en réel désaccord avec l’arrivée du Japonais et décide de partir en déclarant : « Le football, ce n’est pas du commerce et un club, ce n’est pas un magasin. Personne ne me dictera mes choix, surtout pour faire n’importe quoi »[1],[2].

L'Argentin revient finalement sur le banc un an et demi plus tard et signe un triplé dès son retour avec l'Apertura 2003, la Copa Libertadores 2003 et la Coupe intercontinentale 2003. Le club se classe ensuite deuxième de la Clausura 2004 et huitième de l'Apertura 2004[1].

Six mois à Madrid[modifier | modifier le code]

En juillet 2005, il s'engage avec l'Atlético de Madrid qui le limoge une demi-saison plus tard durant la trêve hivernale. Son bilan pour dix-huit matchs est de quatre victoires, huit nuls et six défaites, et une dixième place dans le championnat en cours[1].

Carrière de directeur sportif[modifier | modifier le code]

Encore et toujours Boca[modifier | modifier le code]

Après avoir remporté l’Apertura 2008 de justesse, les dirigeants du Boca décide de refaire confiance à Carlos Bianchi en tant que directeur sportif, ce qui est une première dans l'histoire du football argentin. Mauricio Macri déclare lors de la présentation du nouvel homme fort des Xeneizes que : « Bianchi va devenir le Ferguson argentin ». À la différence de l'Écossais, Bianchi ne se place pas sur le banc de touche mais a pour rôle de superviser l’ensemble de la politique sportive du club; de la formation des jeunes joueurs aux questions tactiques ou le choix des recrues[2]. Il quitte finalement son poste en janvier 2010[5].

Son nom circule en juillet 2011 pour occuper le poste de sélectionneur argentin, vacant depuis le licenciement de Sergio Batista, mais il le refuse une nouvelle fois[6], comme il l’a déjà fait par le passé[7].

Palmarès de joueur[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Meilleur buteur du Championnat d'Argentine D1 (3) :
    • Nac. 1970, Mét. 1971 et Nac. 1981 avec Velez.
  • Meilleur buteur du Championnat de France D1 (5) :
    • 1974, 1976 et 1977 avec Reims.
    • 1978 et 1979 avec le PSG.

Palmarès d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

  • Champion d'Argentine (7) :
    • Cla. 1993, Ape. 1995 et Cla. 1996 avec Velez.
    • Ape. 1998, Cla. 1999, Ape. 2000 et Ape. 2003 avec Boca Juniors.

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Désigné meilleur entraîneur d'Amérique du Sud lors de l'année 2001

Statistiques personnelles en championnat et par saison[modifier | modifier le code]

Les statistiques de Bianchi en championnat sont les suivantes[8] :

Année Équipe Championnat Matchs Buts
1967-1968 Vélez Sarsfield Drapeau de l’Argentine Division 1 3 0
1968-1969 Vélez Sarsfield Drapeau de l’Argentine Division 1 18 9
1969-1970 Vélez Sarsfield Drapeau de l’Argentine Division 1 27 17
1970-1971 Vélez Sarsfield Drapeau de l’Argentine Division 1 23 20
1971-1972 Vélez Sarsfield Drapeau de l’Argentine Division 1 46 42
1972-1973 Vélez Sarsfield Drapeau de l’Argentine Division 1 37 27
1973-1974 Vélez Sarsfield Drapeau de l’Argentine Division 1 11 6
1973-1974 Stade de Reims Drapeau de la France Ligue 1 33 30
1974-1975 Stade de Reims Drapeau de la France Ligue 1 16 15
1975-1976 Stade de Reims Drapeau de la France Ligue 1 38 34
1976-1977 Stade de Reims Drapeau de la France Ligue 1 37 28
1977-1978 Paris SG Drapeau de la France Ligue 1 38 37
1978-1979 Paris SG Drapeau de la France Ligue 1 36 27
1979-1980 RC Strasbourg Drapeau de la France Ligue 1 22 8
1980-1981 Vélez Sarsfield Drapeau de l’Argentine Division 1 9 5
1981-1982 Vélez Sarsfield Drapeau de l’Argentine Division 1 44 21
1982-1983 Vélez Sarsfield Drapeau de l’Argentine Division 1 50 29
1983-1984 Vélez Sarsfield Drapeau de l’Argentine Division 1 39 24
1984-1985 Vélez Sarsfield Drapeau de l’Argentine Division 1 17 6
1984-1985 Stade de Reims Drapeau de la France Ligue 2 18 8

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Fiche de Carlos Bianchi, pari-et-gagne.com
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Biographie de Carlos Bianchi, afterfoot.fr
  3. Site fifa.com
  4. Carlos Bianchi — naissance & mortLes dates les plus marquantes
  5. Boca Juniors confirm Alves as new coach, soccernet, 2 janvier 2010
  6. Argentine: Alejandro Sabella sera le nouveau sélectionneur, chronofoot.com, 28 juillet 2011
  7. Bianchi a refusé 3 fois le poste de sélectionneur, goal.com, 11 octobre 2010
  8. Statistiques de Carlos Bianchi sur footballdatabase.eu