Racing Club de Strasbourg
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| Généralités | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Surnom(s) | Racing | |||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Autre(s) nom(s) | FC Neudorf (1906-1919) RSC Straßburg (1940-1944) RP Strasbourg-Meinau (1970-1976) |
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| Date de fondation | 1906 | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| Statut professionnel | 1933-1939 et depuis 1945 | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| Couleurs | Bleu et blanc | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| Stade | Stade de la Meinau (29 000 places) |
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| Siège | 12, rue de l’Extenwoerth 67 021 Strasbourg |
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| Championnat actuel | Ligue 2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| Président | Julien Fournier | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| Entraîneur | Pascal Janin | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| Site web | rcstrasbourg.fr | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| Palmarès | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
| National[1] | Championnat de France (1) Coupe de France (3) Coupe de la Ligue (2) |
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| International[1] | Coupe Intertoto (1) | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maillots | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Actualités | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Pour la saison en cours, voir : Saison 2009-2010 du RC Strasbourg |
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Le Racing Club de Strasbourg, couramment abrégé en RC Strasbourg, Racing ou RCS, est un club de football français fondé en 1906 sous le nom de FC Neudorf, du nom d'un quartier strasbourgeois. Il dispute ses premières compétitions officielles à partir de 1909 au sein de la fédération allemande, avant de prendre son nom actuel et de rejoindre les compétitions françaises en 1919. Le club emménage en 1914 au jardin Haemmerlé, une longue prairie sur laquelle sera construit l'actuel stade de la Meinau à partir de 1921.
Le club obtient le statut professionnel en 1933 et s’impose alors comme un des meilleurs clubs français. Après deux finales perdues en 1937 et 1947, le RC Strasbourg remporte une première Coupe de France en 1951. Dans les années 1960, il dispute ses premières compétitions continentales où il élimine notamment l'AC Milan et le FC Barcelone. Il gagne ensuite une deuxième Coupe de France en 1966 avant d'obtenir le titre de champion de France en 1979. Entre 1995 et 2005, le palmarès est complété par une Coupe Intertoto (1995), deux Coupes de la Ligue (1997 et 2005) et une troisième Coupe de France (2001).
Les bons résultats du RC Strasbourg sont néanmoins entrecoupés par des relégations en deuxième division – dix au total – et par des changements fréquents au sein de l'encadrement du club, ce qui l'empêche régulièrement de s'inscrire dans la durée. Le Racing, actuellement le seul club de football professionnel en Alsace, est également marqué par une identité régionale forte. L'équipe professionnelle, gérée au sein d'une société anonyme sportive professionnelle, évolue en deuxième division après être descendue de Ligue 1 en 2008.
[modifier] Repères historiques
[modifier] Débuts du club (1906-1918)
Les origines du Racing Club de Strasbourg remontent à 1906 au moment où le football venu d'Angleterre prend son essor à Strasbourg, à l'époque capitale de l'Alsace-Lorraine au sein de l'Empire allemand. Après la création en 1890[note 1] du Straßburger Fussball Club, aujourd'hui AS Strasbourg, le début du XXe siècle voit apparaître de nouveaux clubs dans Strasbourg. C'est à cette période que les jeunes de l'école de la rue d'Erstein du quartier populaire de Neudorf forment une équipe[2]. Ils disputent leur premier match amical à l'automne 1906 contre le FC Germania[2]. Baptisé FC Neudorf à sa fondation, le club est rebaptisé un temps FC Cäsar Neudorf[2].
Équipe scolaire, le FC Neudorf se transforme en club libre en 1909 sous l'impulsion du nouveau président : Zuhlke. Ce dernier est rapidement contesté et R. Berger est porté à la présidence[3]. Malade, il doit laisser son fauteuil à Louis Becker[3]. Après trois années de matchs amicaux, le FC Neudorf obtient en 1909 son affiliation à la ligue de football d'Allemagne du Sud, dénommée Verband Süddeutscher Fußball-Vereine (VSFV). Il est admis pour la saison 1909-1910 dans le championnat d'Allemagne du Sud de Division C, soit la troisième division et le plus bas niveau dans la hiérarchie des championnats de la ligue VSFV[4]. L'équipe strasbourgeoise obtient de bon résultats et accède à la deuxième division après un titre de champion de troisième division de la VSFV en 1912[4],[5]. En 1914, l'équipe du FC Neudorf s'installe sur le terrain du jardin Haemmerlé, lieu du futur stade de la Meinau[6].
Quelques semaines plus tard, le club franchit un nouveau palier en accédant à la première division de la ligue, la Division A, à l'issue de la saison 1913-1914[7]. La Première Guerre mondiale interrompt la progression du club.
[modifier] Statut amateur (1919-1933)
C'est en décembre 1918 que les membres du FC Neudorf – pour la plupart des anciens mobilisés – se réunissent pour reprendre contact. Décidés à poursuivre l'aventure, ils élisent à nouveau en janvier 1919 un comité du club, élection durant laquelle seuls les porteurs d'un passeport A ou B, non Allemands, peuvent postuler. Après la guerre, la francisation de la région est suivie par le club qui est renommé en 1919 en RC Strasbourg-Neudorf puis peu après en Racing Club de Strasbourg, en référence au « plus prestigieux club français, le Racing Club de France[6]. »
Le club prend part au championnat d'Alsace de Division d'honneur dès la création de cette compétition lors de la saison 1919-1920. Le Racing enlève trois titres de champion d'Alsace en 1923, 1924 et 1927, sans jamais connaître de relégation. En 1927 les Strasbourgeois participent au deuxième niveau, appelé Division d'honneur, du Championnat de France amateur, une nouvelle compétition regroupant les champions des ligues régionales. Cette Division d'honneur est remportée par le champion de Bourgogne-Franche-Comté l'AS Valentigney[8],[9].
Le Racing participe pour la première fois à la Coupe de France en 1920-1921[10]. Les premiers résultats du club dans cette compétition sont moyens puisqu'il n'atteint que trois fois les huitièmes de finale jusqu'à la saison 1932-1933. Il se distingue néanmoins dans l'édition 1925-1926 en réalisant l'exploit[11] d'éliminer au stade des trente-deuxièmes de finale le Red Star[12], un des meilleurs clubs français de l'époque qui est dans les années 1920 plusieurs fois champion de Paris et vainqueur de la Coupe de France.
[modifier] Professionnalisme et période de guerre (1933-1945)
A l'image d'un grand nombre de clubs de la moitié nord de la France, le RC Strasbourg refuse le professionnalisme en 1932. Une fusion entre le Racing et le Red Star de Strasbourg est même évoquée un temps afin de constituer un grand club professionnel dans la capitale alsacienne[13]. Un an plus tard, au cours d'une assemblée générale extraordinaire le 10 juin 1933, le club se prononce en faveur du passage au professionnalisme par 126 voix pour, 2 contre et 2 abstentions[14]. La première saison de Division 1 vient de s'achever sur le sacre de l'Olympique lillois. Les six clubs relégués de ce premier championnat ainsi que les nouveaux venus du professionnalisme tels que le Racing participent au premier championnat de Division 2 en 1933-1934. Le Racing accroche la quatrième place de la poule Nord, ce qui l'autorise à disputer les barrages de promotion. Après deux succès contre le FC Mulhouse (0-0 et 3-1) et contre l'AS Saint-Étienne (2-0 et 4-4), le RCS remporte les barrages et est promu en première division.
Pour cette première saison au sein de l'élite en 1934-1935, le Racing fait mieux que résister. Champion d'automne[14], il perd sa chance de remporter le titre national lors de la réception de son concurrent direct, le FC Sochaux, lors de la 25e journée. Battu 1-0 au stade de la Meinau devant 25 000 spectateurs[15], il ne parvient pas à refaire son retard sur son concurrent et finit second à seulement un point du titre[14]. Les saisons suivantes sont tout aussi honorables, le Racing finissant successivement 3e, 6e, 5e et 10e d'un championnat à seize clubs.
Le club atteint également pour la première fois la finale de la Coupe de France en 1937[16]. Une victoire 3-1 en demi-finale contre le FC Rouen grâce à un triplé d'Oskar Rohr[17] lui permet d'aller défier le FC Sochaux en finale au Stade olympique Yves-du-Manoir de Colombes. Les Sochaliens sont favoris autour de vedettes comme Roger Courtois, János Szabó et André Abegglen[18]. Le RC Strasbourg ouvre le score 1-0 à la 32e minute par l'intermédiaire d'Oskar Rohr qui, à l’entrée de la surface de réparation, reprend d'une « reprise en retourné » un corner tiré de la droite par Fritz Keller. Sochaux égalise à 1-1 avant la mi-temps sur une reprise de volée de l'international Michel Lauri et s'impose finalement « avec difficulté » par 2-1 en marquant à deux minutes de la fin du match[18].
Au début de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939, les habitants de la ville de Strasbourg sont évacués dans le Sud de la France. Des joueurs du Racing qui se retrouvent à Périgueux décident d'y reformer leur club avec le statut amateur. L'équipe ainsi formée atteint les huitièmes de finale de la Coupe de France après avoir éliminé les Girondins de Bordeaux. L'espace d'une saison le Racing joue aussi dans le championnat de Dordogne, s'adjugeant même le titre[19]. En 1940, l'Alsace est annexée au Troisième Reich et le club évolue dans le championnat allemand[19]. Quatre saisons durant le Racing joue dans ce championnat régional, la Gauliga Elsass, sous le nom germanisé de Rasensportclub Straßburg (Club des Sports sur pelouse). Durant ces années les derbys contre le vieux rival du Red Star Strasbourg, renommé Sportgemeinschaft der SS et passé sous le contrôle de la Schutzstaffel (SS), prennent des allures de combat patriotique[20].
[modifier] Première Coupe de France (1945-1961)
En 1945, le club reprend son nom de Racing Club de Strasbourg et participe à nouveau au championnat de France professionnel. Bien que meurtri par le conflit, le club se classe troisième du championnat 1946-1947 et atteint la finale de la Coupe de France cette même année[21]. Les Strasbourgeois échouent contre le tenant du titre, le Lille OSC. L'attaquant lillois Roger Vandooren « tue le match » en marquant dès la 29e seconde du match avant que les Nordistes ne doublent le score en seconde mi-temps[22]. Quatre ans après, le Racing décroche son premier titre national en venant à bout de l'US Valenciennes-Anzin en finale de la Coupe de France 1951 sur le score de 3-0. Le jeu du RC Strasbourg est organisé par le vétéran de 35 ans René Bihel qui ouvre d'ailleurs le score pour son équipe. La victoire est qualifiée de « logique »[23]. À leur retour en Alsace, les joueurs sont fêtés par une foule en liesse[24] de 50 000 à 100 000 personnes selon les sources[25].
Après cette victoire, le club n'arrive pas à se stabiliser. Il descend trois fois en Division 2 en 1952, 1957 et 1960. À chaque fois, le RC Strasbourg réussit à remonter immédiatement en première division. Le RCS réalise entre-temps une brillante saison 1954-1955 en D1 grâce notamment au prodige[19] autrichien Ernst Stojaspal, luttant longtemps pour le titre de champion de France et finissant à la quatrième place. Cette même saison, le Racing avance jusqu'en demi-finale de la Coupe de France et ne s'incline que contre le futur vainqueur, le Lille OSC.
[modifier] Premières joutes européennes (1961-1970)
Le RC Strasbourg participe à sa première compétition européenne à l'occasion de la Coupe des villes de foires 1961-1962, où il s'incline au premier tour contre le MTK Hungária. En Division 1 le club se bat à nouveau pour le titre de champion lors de la saison 1964-1965, soit dix ans après sa quatrième place de 1955. À quatre journées de la fin du championnat, le club est deuxième à un point du FC Nantes et reçoit le leader pour un match décisif. Le FC Nantes obtient le match nul en égalisant à trois minutes de la fin et le Racing s'écroule par la suite pour finir cinquième[26].
Cette saison 1964-1965 marque aussi la première grande épopée européenne du Racing, en Coupe des villes de foires. Opposé en 32e de finale au prestigieux Milan AC, le Racing s'impose 2-0 à la Meinau pour ne succomber que par 1-0 au retour, au stade San Siro. Éliminant ensuite facilement le FC Bâle (victoires 1-0 en Suisse et 5-2 au retour), le Racing se voit désigner comme adversaire un nouveau grand d'Europe : le FC Barcelone. Après un solide nul à la Meinau (0-0), le Racing parvient à mener au score au Camp Nou avant de se faire rejoindre au score à 15 secondes de la fin du match (2-2)[27]. La règle des buts marqués à l'extérieur n'existant pas encore et la prolongation ne donnant rien, un match d'appui est nécessaire. Encore au Camp Nou le Racing obtint le nul (0-0) et se qualifie au tirage au sort. Opposé à Manchester United en quart de finale, le Racing explose au match aller (0-5) pour ensuite mettre en échec l'équipe menée par George Best à Old Trafford (0-0)[28],[29].
La saison suivante, le Racing accède pour la quatrième fois à la finale de la Coupe de France après avoir miraculeusement éliminé le Toulouse FC en demi-finale 3-1 après prolongation, le club toulousain ayant mené au score jusqu'à la 89e minute du match. Opposé en finale au tout nouveau champion de France, le FC Nantes, le Racing déjoue les pronostics en emportant son second trophée sur le score de 1-0[30]. Dans la Coupe des villes de foires 1965-1966, le RCS retrouve le Milan AC. Battu 1-0 en Italie, le Racing remporte le retour 2 buts à 1[31]. Le match d'appui a lieu au stade San Siro et ne départage pas les deux équipes (1-1). Cette fois-ci le tirage au sort est défavorable au RC Strasbourg[32].
[modifier] Fusion avortée puis heures de gloire (1970-1980)
Pour « regrouper toutes les forces vives du football strasbourgeois »[33], le Racing Club de Strasbourg fusionne en 1970 avec les Pierrots de Strasbourg, double champions de France amateurs. Le 3 juin de cette année, le RCS devient le Racing Pierrots Strasbourg-Meinau (RPSM). Dès sa première saison, le club est relégué, tandis que les certains membres des Pierrots, insatisfaits par la fusion, recréent un club amateur[33]. Malgré une remontée immédiate, le club stagne en deuxième partie de tableau pour rechuter en 1976. En 1977, le club retrouve son nom de Racing Club de Strasbourg et remporte son premier titre de champion de Division 2[34].
Nouvellement promu en Division 1, le Racing emmené par son nouvel entraîneur Gilbert Gress finit à une étonnante troisième place du championnat 1977-1978 tandis que l'AS Monaco, autre promu, obtient le titre. La saison suivante voit le Racing prendre la tête du championnat après la cinquième journée, à l'issue d'un match nul au Stade de Reims. Malgré la poussée des grands du championnat de l'époque, le FC Nantes et l'AS Saint Etienne, le RC Strasbourg se maintient à la première place et ne subit sa première défaite qu'à la 19e journée en déplacement au Paris Saint-Germain. Toujours leader la veille de la dernière journée de championnat, les Strasbourgeois n'ont besoin que d'un match nul à l'Olympique lyonnais pour assurer le titre. Le Racing l'emporte par 3 buts à 0 et devient champion de France 1979, avec une équipe très régionale : en deuxième mi-temps du match de Lyon, le Racing compte dans ses rangs pas moins de sept natifs de l'Alsace, en plus de l'entraîneur.
Le Racing arrive à tenir son rang lors de la saison suivante, finissant à la cinquième place du championnat sans toutefois peser dans la lutte pour la victoire finale. Le titre de 1979 permet au RC Strasbourg de se qualifier pour la Coupe des clubs champions européens 1979-1980. Après avoir éliminé les Norvégiens de l'IK Start (victoires 2-1 et 4-0), le RCS s'incline 1-0 en match aller du deuxième tour sur le terrain du championnat de Tchécoslovaquie, le Dukla Prague. Au match retour, Strasbourg s'impose 1-0 lors du temps réglementaire et se qualifie en marquant un deuxième but pendant la prolongation. Opposé au prestigieux club de l'Ajax Amsterdam en quart de finale, le Racing obtient le nul à la Meinau (0-0)[35] avant de perdre au retour (4-0)[36] et de quitter la compétition.
[modifier] Années de crise (1980-1992)
Mais le Racing Club de Strasbourg est déchiré par de violentes tensions internes. De profonds désaccords opposent Gilbert Gress au nouveau président André Bord et la décision est prise de limoger l'entraîneur après la réception du champion en titre, le FC Nantes, le 23 septembre 1980[37]. Durant tout le match des slogans hostiles au président sont lancés et la défaite 2-1 provoque des émeutes inédites à la Meinau : le stade est mis à sac, un incendie se déclare dans les tribunes et les CRS chargent les supporters. Gilbert Gress, lui, est porté par la foule[38],[39].
Après une demi-finale de Coupe de France en 1980-1981, les résultats sportifs se dégradent peu à peu. Le RCS recule en milieu de tableau du championnat (10e en 1982 puis 13e et 8e) puis en fin de classement (16e en 1985) avant de descendre en division inférieure en 1986. La saison suivante est jusqu'alors la pire de toute l'histoire professionnelle du club, avec une 9e place en deuxième division[39].
Après un second titre de champion de France de D2 en 1988, le Racing connaît à nouveau la relégation la saison suivante. Il met cette fois-ci trois années à retrouver l'élite pour ce qui est son plus long séjour en Division 2. Le club termine trois fois de suite à la deuxième place du championnat et après deux échecs en barrages d'accession, il retrouve la Division 1 en 1992 en battant le Stade rennais en barrages : après un match nul 0-0 à l'aller, le Racing gagne 4-1 à domicile devant près de 40 000 spectateurs grâce notamment à un but de 40 mètres du défenseur Stephen Keshi[40].
[modifier] Renouveau (1992-1997)
La première saison dans l'élite est encourageante puisque le Racing termine à la huitième place, classement qu'il n'a plus connu depuis lors. À l'été 1994, l'effectif comprenant les futurs internationaux Frank Lebœuf et Marc Keller est renforcé par les arrivées notamment de Franck Sauzée, d'Alexander Vencel et d'Aleksandr Mostovoï surnommé le « tsar »[41]. Les résultats ne sont pas, dans un premier temps, à la mesure de cet ambitieux recrutement. Mais la deuxième partie de saison est plus réussie et le Racing atteint notamment la finale de la Coupe de France 1995, où Paul Le Guen donne la victoire au Paris Saint-Germain 1-0[42].
Au début de la saison 1995-1996, le Racing remporte la Coupe Intertoto et se qualifie ainsi pour la Coupe UEFA. L'aventure s'achève en seizième de finale face à l'AC Milan de Paolo Maldini, George Weah et Roberto Baggio après deux défaites 1-0 et 2-1. En championnat l'équipe termine à une neuvième place, assez décevante, qui marque la fin d'un cycle. Keller, Djetou, Mostovoï et Lebœuf quittent en effet le club sur un sentiment d'inachevé, cette équipe n'ayant pas, de l'avis général, donné sa pleine mesure[40]. Lebœuf fait ses adieux à la Meinau après six ans à Strasbourg lors d'un match amical avec l'équipe de France contre la Finlande le 29 mai 1996.
À partir de 1996, le Racing est, comme beaucoup de clubs français, durement touché par l'arrêt Bosman. Avec la dérégulation du marché des transferts, il devient en effet difficile pour le club de conserver ses meilleurs talents. Lors de la saison 1996-1997, le Racing remporte son premier titre national depuis 1979 en ramenant à Strasbourg la Coupe de la ligue après une victoire face aux Girondins de Bordeaux aux tirs au but grâce au tir victorieux de Stéphane Collet. Le gardien de but Alexander Vencel est le principal responsable de ce parcours[40].
[modifier] Ère IMG (1997-2003)
La municipalité de Strasbourg décide en 1997 de céder les 49 % qu'elle détient dans le capital du club au groupe International Management Group (IMG), un groupe de marketing et de management sportif, plutôt qu'au projet porté par le président de l'époque Roland Weller. Patrick Proisy devient le nouveau président du club. Le nouveau propriétaire s’engage à investir plus de 150 millions de francs sur cinq ans et annonce vouloir recruter des stars[43]. Lors de la première saison 1997-1998, le RC Strasbourg se classe treizième en championnat et réalise un beau parcours en Coupe UEFA, avec des qualifications face aux Glasgow Rangers et au Liverpool Football Club[44],[45]. En huitième de finale, le Racing bat 2-0 l'Inter Milan de Ronaldo et Youri Djorkaeff au stade de la Meinau mais est éliminé de la compétition après une défaite 3-0 au match retour.
Après deux autres saison moyennes en championnat, les Strasbourgeois terminent dix-huitième et dernier en 2001. Les relations entre la nouvelle direction du club et les supporters sont de plus en plus compliquées. Outre les déboires sportifs, il est reproché aux dirigeants leur manque d'implication[43], Proisy résidant à Paris, et des choix faits sans concertation comme le changement de logo et le déplacement du kop[46]. Pour leur défense, les dirigeants du club évoquent un contexte local difficile et un public notoirement exigeant[43]. Proisy est également en conflit avec les dirigeants du Racing omnisports - propriétaire du numéro d'accréditation de la fédération - et doit un temps renoncer à utiliser l'appellation « Racing club de Strasbourg »[47].
L'année de la descente en Division 2, le Racing remporte la Coupe de France en battant en finale l'Amiens Sporting Club, équipe du championnat de troisième division du National, après avoir éliminé l'Olympique lyonnais et le FC Nantes. Dans cette finale, les Strasbourgeois sont « légèrement dominés durant la rencontre » mais s'imposent aux tirs au but[48]. La saison suivante, le RCS remonte en Division 1 en s'appuyant sur deux anciens du club : Ivan Hašek au poste d'entraîneur) et le jeune retraité Marc Keller en tant que manager. En 2003, IMG clôt l'aventure strasbourgeoise et revend le club à des investisseurs locaux[49],[46].
[modifier] Depuis 2003
Au début de la saison 2003-2004, le club présente un style de jeu offensif avec Antoine Kombouaré comme entraîneur et un duo d'attaque Mamadou Niang - Danijel Ljuboja très performant. Après le départ de ce dernier au Paris Saint-Germain pendant le mercato hivernal, le Racing joue moins bien et termine treizième au classement. La saison suivante se déroule selon un schéma inverse : l'entraîneur est remercié après une nouvelle défaite à domicile et sous la direction de Jacky Duguépéroux et du trio offensif Alexander Farnerud - Mamadou Niang - Mickaël Pagis, le club parvient à remonter en milieu de classement[50]. Un nouveau titre est même remporté cette année-là avec la Coupe de la ligue 2005, suite à une victoire en finale contre le Stade Malherbe de Caen[51].
Après le départ de Niang à l'été 2005, l'équipe perd en cohésion sur le terrain et le RCS obtient sa première victoire seulement lors de la dix-huitième journée de championnat. Le club évolue toute la saison en zone de relégation et descend en deuxième division[50]. Paradoxalement, le Racing effectue un bon parcours en Coupe UEFA : il se hisse jusqu’en huitièmes de finale après avoir terminé premier en phase de groupe avec notamment un match nul 1-1 sur le terrain de l'AS Rome. Le Racing parvient à obtenir une remontée immédiate dès la saison suivante.
Le début du championnat de Ligue 1 2007-2008 est encourageant puisque le Racing pointe à la sixième place après douze journées. Mais onze défaites consécutives en fin de saison condamnent le club à un retour en Ligue 2[52]. L'objectif est alors de retrouver sans tarder la Ligue 1 mais le RC Strasbourg, en tête une bonne partie de la saison et encore deuxième à une journée de la fin, termine à la quatrième place suite à une défaite sur le terrain du Montpellier HSC et manque son objectif pour un point. La saison 2009-2010 du club, sa deuxième consécutive en Ligue 2, est très chaotique. Elle est marquée par plusieurs changements de présidents et d'entraîneurs et par des performances sportives médiocres, le club étant relégable après 17 journées sur 38[53].
[modifier] Palmarès et records
Le Racing Club de Strasbourg a remporté un titre de champion de France, trois Coupes de France et trois Coupes de la Ligue, dont deux dans l'ère moderne de la Coupe de la Ligue depuis 1995[note 2]. Le dernier titre des Strasbourgeois est la Coupe de la Ligue 2005. En excluant la Coupe de la Ligue 1964, le RCS est chronologiquement le deuxième club à avoir réussi à remporter les trois trophées majeurs français après le Paris Saint-Germain.
Le Racing Club de Strasbourg évolue pour la première fois en Première Division lors de la saison 1934-1935. Depuis il a participé à 56 saisons au plus haut niveau (quatrième club français). Il a été le cinquième club français à atteindre la barre des 2000 matches au sein de l'élite[54].
[modifier] Palmarès
Le tableau suivant liste le palmarès du Racing Club de Strasbourg actualisé au 1er janvier 2009 dans les différentes compétitions officielles au niveau national, international, régional ainsi que dans les compétitions de jeunes. Le Racing a également remporté divers tournois saisonniers, comme la Coupe Kaiserstuhl en 2002[55], le Trophée Philippe Schuth en 2002[56], le Tournoi de Strasbourg en 1980[56] et le Tournoi des As en 1980.
Palmarès du RC Strasbourg en compétitions officielles
| Compétitions nationales | Compétitions internationales | Compétitions de jeunes |
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| Compétitions régionales | ||
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[modifier] Bilan général
Le récapitulatif des matchs disputés par le RC Strasbourg dans les différentes compétitions, à l'issue de la saison 2008-2009, s'établit comme suit. Pour les matchs de coupe, ni les tirs au but ni les tirages au sort ne sont pris en compte. La Coupe de la Ligue est comptabilisée à partir de l'édition 1994-1995.
Bilan du RC Strasbourg en championnat[62] et coupes (juin 2009)[note 6]
| Championnat | Saisons | Titres | J | G | N | P | Bp | Bc | Diff |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Division 1 / Ligue 1 | 56 | 1 | 2016 | 690 | 544 | 782 | 2795 | 2969 | -174 |
| Division 2 / Ligue 2 | 14 | 2 | 477 | 257 | 115 | 105 | 904 | 459 | +445 |
| Coupes nationales | Saisons | Titres | J | G | N | P | Bp | Bc | Diff |
| Coupe de France | 83 | 3 | |||||||
| Coupe de la Ligue | 15 | 2 | 29 | 13 | 4 | 11 | 45 | 39 | +6 |
| Coupes d'Europe de l'UEFA | Saisons | Titres | J | G | N | P | Bp | Bc | Diff |
| Coupe des clubs champions | 1 | 0 | 6 | 3 | 1 | 2 | 8 | 6 | +2 |
| Coupe UEFA | 5 | 0 | 28 | 13 | 6 | 9 | 41 | 29 | +12 |
| Coupe des vainqueurs de coupe | 1 | 0 | 4 | 2 | 1 | 1 | 3 | 3 | 0 |
| Coupe Intertoto (1995-2008) | 2 | 1 | 12 | 7 | 5 | 0 | 29 | 5 | +24 |
| Total | 9 | 1 | 50 | 25 | 13 | 12 | 81 | 43 | +38 |
| Coupes d'Europe hors-UEFA | Saisons | Titres | J | G | N | P | Bp | Bc | Diff |
| Coupe des villes de foires | 3 | 0 | 14 | 4 | 5 | 5 | 16 | 26 | -10 |
| International football cup | 1 | 0 | 6 | 1 | 0 | 5 | 9 | 20 | -11 |
| Coupe Intertoto (1967-1994) | 1 | 0 | 6 | 1 | 2 | 3 | 6 | 11 | -5 |
| Total | 5 | 0 | 26 | 6 | 7 | 13 | 31 | 57 | -26 |
[modifier] Records et distinctions
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Nombre de matchs en championnat[63]
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Meilleurs buteurs en championnat[64]
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Joueurs et entraîneurs
Le joueur ayant disputé le plus grand nombre de matchs de championnat sous la maillot du RC Strasbourg est le défenseur René Hauss : il joue 515 matchs (pour 12 buts marqués) de 1949 à 1968, dont 421 matchs de Division 1. Vient ensuite le gardien de but Dominique Dropsy avec 406 rencontres entre 1973 et 1984, dont 372 en Division 1. Parmi l'effectif de la saison 2009-2010, Guillaume Lacour et Stéphane Cassard totalisent le plus de matchs de championnat avec le Racing (plus de 180)[63].
Le buteur le plus prolifique du club est l'Allemand Oskar Rohr, qui inscrit 118 buts en l'espace de cinq saisons et 150 matchs de 1934 à 1939. Le deuxième meilleur buteur de l'histoire du club est le champion de France 1979 Albert Gemmrich avec 94 buts marqués sur sept saisons de 1973 à 1979 puis en 1983-1984[64].
En 1978, Gilbert Gress est désigné entraîneur français de l'année par le magazine France Football. Alexander Vencel obtient l'Étoile d'or France Football du meilleur gardien du championnat de Division 1 1998-1999. Stéphane Cassard reçoit lui le Trophées UNFP du meilleur gardien de Ligue 2 en 2007.
Championnat
La plus large victoire en championnat de Division 1 est acquise à domicile contre l'US Valenciennes-Anzin lors de la saison 1937-1938 sur le score de 10-0. À l'extérieur, la plus grande victoire date de la saison 1936-1937 : 9-1 sur le terrain du FC Mulhouse. Les défaites les plus larges sont encaissées à domicile contre le Lille OSC (0-6 en 1948-1949) et à l'extérieur contre le Limoges FC (0-8 en 1959-1960)[62].
Lors de la saison 2007-2008, le RC Strasbourg subit onze défaites consécutives sur les onze dernières journées de la saison. Le record absolu en championnat de première division est partagé par le Cercle athlétique de Paris avec douze défaites consécutives en 1933-1934[52], et par le Grenoble Foot 38 qui démarre le championnat 2009-2010 par douze défaites lors des douze premières journées.
Coupes d'Europe de l'UEFA
Les plus larges victoires sont remportées en Coupe Intertoto 1995 (RC Strasbourg-FC Wacker Innsbruck 6-1) et en Coupe UEFA 2005-2006 (RC Strasbourg-Grazer AK 5-0). Les plus larges défaites du Racing ont lieu en Coupe UEFA 1978-1979 (MSV Duisbourg-RC Strasbourg 4-0) et en Coupe des clubs champions européens 1979-1980 (Ajax Amsterdam-RC Strasbourg 4-0).
Classements IFFHS
Le RC Strasbourg est classé une fois dans le top 25 mondial établi par l'IFFHS : le club est 17e au classement mondial des clubs de l'année 1995[65]. Au classement mondial perpétuel des clubs établit sur la période allant de 1991 à 2008, le Racing est classé 10e club français et 115e club mondial[66].
Transferts
Le recrutement le plus coûteux est celui de Mario Haas. Il vient en 1999 au Racing en provenance du Sturm Graz pour 35 millions de francs (équivalent à 5,3 millions d'euros)[67],[68]. Au niveau des départs, le plus gros transfert est la vente en 2001 de Peguy Luyindula. Il part pour 8,8 millions d’euros pour l'Olympique lyonnais[69],[70].
Affluence
La plus grosse affluence à domicile est de 39 033 spectateurs le 20 novembre 1992 contre l'Olympique de Marseille, la rencontre se terminant sur un match nul 2-2[71].
[modifier] Personnalités historiques
[modifier] Présidents
Le président actuel du RC Strasbourg Julien Fournier est le 22e président successif à la tête du club depuis la nomination du premier président en 1909[72]. Deux présidents occupent la fonction à deux reprises sur deux périodes distinctes, Joseph Heintz des années 1930 aux années 1960 et Philippe Ginestet dans les années 2000. Joseph Heintz est aussi celui qui est le plus longtemps à la présidence du club à savoir pendant 25 ans.
De 1909 à 1933, le club est amateur et le président dirige toutes les sections sportives dont le football. Charles Belling, président de la section amateur de football jusqu'en 1933, reste à la direction du club omnisports jusqu'en 1959[73]. Joseph Heintz est le premier président de la section professionnelle de football en 1933[74].
Sauf indication contraire, les périodes indiquées dans le tableau suivant commencent et se terminent respectivement en début et fin de saison.
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[modifier] Entraîneurs
D'Oscar Bongard en 1928-1929 à Pascal Janin au cours de la saison 2009-2010, 60 entraîneurs dont 51 différents se succèdent à la tête du RC Strasbourg[75],[76],[77]. Durant cette période l'entraîneur reste en place en moyenne pendant un an et quatre mois, soit à peine plus qu'une saison de championnat. L'instabilité à ce poste est particulièrement forte pendant les années 1980 puisque 13 entraîneurs occupent le poste durant cette décennie marquée par deux descentes en deuxième division en 1986 et 1989[75]. Le RC Strasbourg est parfois surnommé l'« OM de l'Est » à cause des changements fréquents dans l'encadrement du club et en référence à l'instabilité du club marseillais[78],[79].
Jacky Duguépéroux est l'entraîneur le plus titré avec le Racing Club de Strasbourg puisqu'il remporte la Coupe Intertoto 1995 et les Coupes de la Ligue 1997 et 2005. L'entraîneur emblématique du club alsacien est pourtant Gilbert Gress[38] qui, à la tête de l'équipe, obtient le titre de champion de France en 1979 ainsi qu'une remontée en Division 1 en 1992. En 2000, les supporters élisent Gilbert Gress comme entraîneur du siècle en Alsace[80],[81]. D'autres entraîneurs apportent des titres au club : le Racing remporte ainsi la Coupe de France sous les ordres de Charles Nicolas, Paul Frantz et Yvon Pouliquen en 1951, 1966 et 2001 respectivement. Robert Jonquet permet quant à lui au club de gagner l'ancienne version de la Coupe de la ligue en 1964.
Gilbert Gress est l'entraîneur ayant dirigé le RC Strasbourg sur la période consécutive la plus longue, pendant trois ans et quatre mois de juin 1977 à septembre 1980. Seuls sept autres entraîneurs dirigent l'équipe pendant plus de deux ans de suite. Il s'agit de l'Autrichien Josef Blum dans les années 1930, l'Allemand Karl Bostelaar pendant la Seconde Guerre mondiale, Charles Nicolas, Robert Jonquet, Paul Frantz et Casimir Nowotarski jusqu'aux années 1970, et plus récemment Jacky Duguépéroux dans les années 1990. Gilbert Gress est aussi celui qui est au total le plus longtemps à la tête de l'équipe : il dirige l'équipe pendant 6 ans et 6 mois sur trois périodes distinctes. Il devance en termes de longévité Paul Frantz (5 ans et 5 mois répartis sur quatre périodes), Jacky Duguépéroux (4 ans et 7 mois sur deux périodes), Émile Veinante (4 ans et 7 mois sur trois périodes) et Pépi Humpal (4 ans sur deux périodes).
Parmi les entraîneurs du RCS, on compte 18 techniciens étrangers dont six Autrichiens, qui étaient notamment présents dans les années 1930 à l'époque de la grande équipe nationale autrichienne, la Wunderteam. De 1981 à 1983 l'entraîneur se nomme Roger Lemerre qui, après avoir dirigé le Racing, remporte notamment l'Euro 2000 et la Coupe des confédérations 2001 avec l'équipe de France[82]. Jean-Marc Furlan est le seul entraîneur du Racing qui est maintenu à son poste malgré une descente en deuxième division, celle de 2008 : lors des neuf autres descentes du club l'entraîneur en charge de l'équipe est en effet toujours écarté soit en cours de saison soit juste après la descente[75].
[modifier] Joueurs
[modifier] Champions de France 1979
L'équipe championne de France en 1979 a marqué l'histoire du club. Elle est entrainée par Gilbert Gress, lui-même ancien joueur strasbourgeois. Il la fait évoluer en 4-3-3 avec deux ailiers et un avant-centre. Le gardien titulaire est Dominique Dropsy. Dans l'équipe-type des joueurs ayant disputé le plus de rencontres au cours de cette saison[83], la défense se compose des latéraux Raymond Domenech et Jean-Jacques Marx ainsi que des défenseurs centraux Léonard Specht et le capitaine Jacques Novi. Au milieu de terrain, René Deutschmann et Yves Ehrlacher sont en soutien du milieux offensif Francis Piasecki. En attaque, Albert Gemmrich et Joël Tanter peuvent prendre les postes d'ailier ou d'avant-centre, tandis que Roland Wagner est un pur ailier droit. C'est notamment dans cette configuration que Strasbourg domine le favori au titre le FC Nantes au cours de la 3e journée[84] puis le tenant du titre l'AS Monaco au cours de la 4e journée du championnat[85]. Jacky Duguépéroux et Roger Jouve sont deux autres piliers de l'équipe 1979[86]. Le premier, qui porte le brassard de capitaine lorsqu'il est titulaire, joue en défense ou à un poste de milieu défensif. Le second, blessé une partie de la saison, évolue au milieu de terrain.
[modifier] Équipe-type du XXe siècle
En 1999, les supporters du Racing Club de Strasbourg élisent la composition d'une équipe-type du XXe siècle. Le gardien de but de ce onze idéal est François Remetter, titulaire en équipe de France lors des Coupes du monde 1954[87] et 1958[88]. La défense est composée de Léonard Specht champion de France 1979, Frank Lebœuf qui a été libéro du RCS de 1990 à 1996, et de Raymond Kaelbel et René Hauss qui ont tous deux évolué à Strasbourg dans les années 1950 et 1960. Les trois milieux de terrain élus sont Ivica Osim meneur de jeu du Racing dans les années 1970, le champion de France 1979 Francis Piasecki, et le Russe Aleksandr Mostovoï, au club de 1994 à 1996. L'attaque comprend Oscar Heisserer, auteur de 64 buts pour Strasbourg entre 1934 et 1949[89], l'Allemand Oskar Rohr, qui a marqué à 118 reprises de 1934 jusqu'en 1939 en 150 matchs de championnat[90], et enfin le Haguenauvien Albert Gemmrich, champion de France 1979 et auteur dans les années 1970 de 90 buts en 213 matchs pour Strasbourg[91].
[modifier] Équipe de France
Vingt-et-un joueurs ont disputé au moins un match sous le maillot de l'équipe de France alors qu'ils jouaient au Racing Club de Strasbourg[92],[93] pour un total de 126 sélections. Le premier d'entre eux est l'attaquant Fritz Keller en 1934 qui marque trois buts en huit sélections et dispute la Coupe du monde 1934[94]. Le joueur totalisant le plus de sélections en étant au Racing est le milieu de terrain Oscar Heisserer avec 18 sélections, dont six en tant que capitaine, pour quatre buts marqués dont un lors de la Coupe du monde 1938 en quart de finale contre l'Italie[95]. Après Heisserer suivent dans ce classement le gardien de but Dominique Dropsy et le défenseur Léonard Specht avec respectivement 17 et 16 sélections entre 1978 et 1982[96],[97].
Dans les années 1950, Raymond Kaelbel, joueur du RCS de 1950 à 1956 et de 1964 à 1969, participe à la Coupe du monde 1954 et à la troisième place acquise au Mondial 1958[98]. Gérard Hausser, joueur du Racing de 1959 à 1967 et de 1972 à 1974, est international à 14 reprises et participe lui à la Coupe du monde 1966[99]. Les derniers joueurs à avoir été appelés en équipe de France alors qu'ils portaient le maillot du RCS sont Marc Keller et Frank Lebœuf dans les années 1990[100],[101].
Le tableau suivant donne la liste actualisée au 1er janvier 2009 des joueurs du RC Strasbourg en équipe de France, le nombre de sélections et la période correspondante, ainsi que le nombre total de sélections en incluant les périodes où le joueur était dans un autre club de football.
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[modifier] Effectif et encadrement technique 2009-2010
L'entraîneur de l'équipe professionnelle est Pascal Janin. Les gardiens de but sont entraînés spécifiquement par Alexander Vencel, lui-même ancien gardien du Racing de 1994 à 2000. La préparation physique des joueurs est du ressort de Jean-Claude Thiry[102],[103].
L'effectif professionnel de la saison 2009-2010 comprend 29 joueurs[104],[105], dont 12 sortis du centre de formation du RC Strasbourg. Cinq joueurs sont internationaux et sept autres comptent des matchs joués en sélection espoirs ou dans une catégorie d'âge inférieure.
Effectif de la saison 2009-2010 (au 22 octobre 2009)
[modifier] Structures sportives
[modifier] Stades
À la création du club en 1906, les joueurs se contentent de jouer au football dans les rues du quartier de Neudorf à Strasbourg. Ne disposant pas encore de son terrain propre, l'équipe dispute ses premiers matchs amicaux à l'extérieur. À partir de 1909 et notamment à l'occasion de son premier championnat officiel en 1909-1910, le club joue sur le terrain du Polygone à Neudorf. Pour chaque rencontre à domicile, il est néanmoins obligé de monter puis démonter les buts et de tracer les lignes de terrain à la craie[7].
Pour accompagner ces premiers succès sportifs, le club se lance à la recherche d'un nouveau terrain sous l'impulsion du futur président Charles Belling[7]. En contrepartie d’un loyer mensuel de 300 mark le club, alors dénommé FC Neudorf, signe le 1er avril 1914[106] un bail de longue durée pour disposer du jardin Haemmerlé, longue prairie entourée de jardins ouvriers sur laquelle sera construit l'actuel stade de la Meinau. Le champ du jardin Haemmerlé était loué prédémment de 1906 à 1914 par le club du FC Frankonia (futur Red Star Strasbourg), qui l'avait aménagé en terrain de football en nivelant le sol et en y installant des poteaux de but et une main courante autour de la surface de jeu. Le FC Franconia refuse d’abandonner son terrain et engage un procès contre le club neudorfois. Le 14 avril 1914, la justice des hauts fonctionnaires allemands accorde au futur Racing Club de Strasbourg le droit d'utiliser ce terrain aux portes de la ville. Le déménagement des structures du club dans le jardin Haemmerlé est une étape importante puisqu'il lui permet de disposer d'un bon terrain de football et d’accroître sa notoriété locale, le jardin étant connu de tous les habitants[6].
En 1921[107], une première tribune en bois est construite autour du jardin Haemmerlé. C'est à cette époque que le jardin prend le nom de stade de la Meinau. Le stade est rénové une première fois en 1952 pour la somme de 40 000 000 de francs de l'époque. Une nouvelle tribune d'honneur couverte en béton armé de 2 500 places et des nouveaux gradins sont construits, la capacité passant à 30 000 spectateurs. Les gradins d'une forme semi-circulaire se trouvent derrière les buts et permettent de relier la tribune d'honneur à la tribune opposée. Le nouveau terrain a une taille de 105 * 65 mètres et est entouré d'une piste d'athlétisme[108].
Une extension du stade de la Meinau est mise en œuvre pour le Championnat d'Europe de football 1984. Suite à cette extension, la plus grosse affluence du RC Strasbourg à domicile est atteinte le 20 novembre 1992 quand 39 033 spectateurs assistent à un match nul 2-2 contre l'Olympique de Marseille. Le stade est rénové en 2001 pour répondre aux normes de sécurité et augmenter le confort. La capacité est alors réduite à 29 000 spectateurs[109].
En 2008, le club présente un projet de construction d'un nouveau stade, dénommé Eurostadium, devant être mis en service en 2014. Il est prévu que le stade soit financé par des fonds privés et que le RC Strasbourg en soit le « concessionnaire exploitant »[110]. Doté d'une capacité de 42 700 places, le projet de nouveau stade comprend également 90 000 mètres carrés de surface commerciale. L'Eurostadium fait partie des stades candidats pour accueillir des matchs du Championnat d'Europe 2016 au cas où la France obtiend l'organisation de ce tournoi[111]. À la suite de problèmes de finanement, il est décidé en juillet 2009 de ne pas construire l'Eurostadium et de rénover le stade de la Meinau[112],[113].
[modifier] Centre de formation
Le RC Strasbourg dispose d'une structure destinée à la formation de jeunes joueurs depuis 1972[114]. Ce premier centre de formation est installé sous la tribune Est du stade de la Meinau[115]. Parmi les champions de France 1979, Albert Gemmrich, Jacques Glassmann, Jean-Jacques Marx, Léonard Specht et Roland Wagner sont formés par le Racing. Un autre membre de l'équipe championne de France 1979, Arsène Wenger, dirige le centre de formation entre 1981 et 1983 à l'issue de sa carrière de joueur. Dans les années 1980 Vincent Sattler, décédé accidentellement alors qu'il était un des meilleurs espoirs du football français[116], et José Cobos passent par le centre. Dans la décennie suivante, des joueurs comme Olivier Dacourt, Martin Djetou et Valérien Ismaël sont formés à Strasbourg[117].
En raison de la vétusté de l'ancienne structure[114], un nouveau centre de formation est construit à proximité du stade de la Meinau sous l'impulsion du président Patrick Proisy. Le nouveau centre, inauguré en octobre 2000, accueille des jeunes joueurs à partir de 16 ans. De 16 à 18 ans les joueurs sont aspirants puis stagiaires jusqu'à 21 ans. Les joueurs aspirants évoluent dans l'équipe des moins de 18 ans et les stagiaires dans l'équipe réserve[118].
Depuis 2000, des joueurs comme Cédric Kanté, Yacine Abdessadki, Éric Mouloungui ou Kevin Gameiro ont été formés à Strasbourg. Au palmarès récent du centre, l'équipe des 18 ans nationaux a atteint la finale de Coupe Gambardella en 2003 et a remporté l'épreuve en 2006. Les stagiaires de l'équipe réserve disputent le championnat de CFA ainsi que coupe d'Alsace, qu'ils ont remporté en 2006 et 2008 et où ils ont atteint la finale en 2007[119].
La Direction Technique National de la Fédération française de football établit chaque année un classement des centres de formation de toutes les équipes professionnelles. Ce classement prend en compte des critères dits d'efficacité relatifs aux jeunes joueurs formés au club (nombre de contrats professionnels, nombre de matchs joués en équipe professionnelle et en sélection nationale, diplômes scolaires obtenus) ainsi qu'au statut des éducateurs[120]. Sur un total de 32 centres de formation, celui du RC Strasbourg se classe 17e en 2007[121], puis 16e en 2008[122] et 12e en 2009[123].
[modifier] Politique de recrutement
L'équipe des années 1930 qui remporte les premiers succès nationaux du club comporte régulièrement des joueurs d'Europe central et de l'Est, comme l'attaquant allemand Oskar Rohr et le roumain Alexander Schwartz[16]. Josef Blum, un ancien de l'équipe nationale autrichienne de la Wunderteam, fait partie des quelques entraîneurs autrichiens qui se succèdent à la tête du club à cette période.
Quand en 1945 le RC Strasbourg retrouve le professionnalisme, l'équipe première doit être reconstruite. Le recrutement d'alors, local et axé sur les jeunes joueurs[15], est symbolisé tout d'abord par Oscar Heisserer[124] lors de la finale de Coupe de France 1947 puis par René Hauss, Raymond Kaelbel ou Lucien Schaeffer[107] lors de la saison 1950-1951 synonyme de victoire en coupe. Pendant les saisons suivantes, quelques grands noms du football endossent le maillot strasbourgeaois dont l'international autrichien de la Wunderteam Ernst Stojaspal[25]. Malgré cela, les années 1950 sont un échec avec trois descentes en Division 2.
En 1960, la direction décide de renouveller l'effectif en mettant l'accent sur les jeunes joueurs et sur les joueurs régionaux comme en 1945[125]. L'équipe est alors construite autour de la « vieille garde alsacienne » qui inclut Edmond Haan, René Hauss et Louis Schweitzer, auxquels sont ajoutés six juniors dont Gilbert Gress et Gérard Hausser[126]. L'effectif est aussi complété par des alsaciens expérimentés comme le gardien de but François Remetter[125] ou Raymond Kaelbel[126], qui retourne à Strasbourg en 1964. C'est ainsi une équipe composée de « joueurs jeunes et une majorité d'Alsaciens »[26] qui remporte la Coupe de France 1966 et les premiers succès européens du club.
Après une nouvelle traversée du désert, une nouvelle génération de jeunes joueurs régionaux arrive à maturité à la fin des années 1970 sous la houlette de Gilbert Gress. Il s'agit de René Deutschmann, Yves Ehrlacher, Albert Gemmrich, Jean-Jacques Marx, Léonard Specht, Joël Tanter et Roland Wagner[127]. Entourés de « non-vedettes »[128] comme Dominique Dropsy, Raymond Domenech ou Francis Piasecki, ils deviennent champions de France en 1979.
À la fin des années 1980, le club engage des joueurs allemands dont Peter Reichert, qui marque 40 buts en 94 matchs, ou Thomas Allofs. Le RCS compte aussi dans ses rangs l'international argentin et libéro Juan Simón. Le départ de celui-ci en 1988 affaiblit la défense strasbourgeoise et est considéré par Daniel Hechter comme la « plus lourde »[129] des erreurs de sa présidence. En 1988 l'international brésilien Edivaldo Pita est recruté pour la somme record de 10 millions de francs[130]. Ce transfert est un échec[131] et Pita retourne au Brésil un an plus tard. En 1989, le Racing recrute le jeune talent et futur champion du monde Youri Djorkaeff[129]. Les recrutements de cette période contribuent à creuser la dette du club à près de 90 millions de francs[132].
Dans les années 1990, l'effectif est renforcé par des joueurs reconnus comme les tchèques Ivan Hašek et Alexander Vencel, Franck Sauzée, Xavier Gravelaine ou le russe Aleksandr Mostovoï[41]. En 1997, le nouveau propriétaire IMG McCormack annonce vouloir recruter des stars du football[43] comme Roberto Baggio, Dejan Savićević, Jürgen Klinsmann ou Christophe Dugarry[note 7] et recrute finalement début 1998 le milieu offensif français Corentin Martins en provenance du Deportivo La Corogne, le danois Morten Nielsen et le sud-coréen Seo Jung-won[133]. Les saison suivantes une somme estimée à 80 millions de francs[43] est dépensée pour acquérir l'Autrichien Mario Haas et les Argentins Diego Hector Garay et Gonzalo Belloso. Les passages de ces trois joueurs au Racing sont autant d'échecs[43]. Le président Patrick Proisy recrute enfin en 2000 le gardien international paraguayen José Luis Chilavert en surpoids de 10 kg[43].
Les trois relégations en Division 2 pendant les années 2000 imposent autant de réductions du budget du club. Le RC Strasbourg s'appuie de plus en plus sur son centre de formation, qui inscrit d'ailleurs la Coupe Gambardella 2005-2006 à son palmarès. De jeunes talents issus du centre comme Kevin Gameiro, Morgan Schneiderlin, Habib Bellaïd et Éric Mouloungui sont alors progressivement intégrés à l'équipe professionnel.
[modifier] Association omnisports
Le Racing Club de Strasbourg est fondé comme club de football mais devient rapidement un club omnisports. L'association du Racing Club de Strasbourg Omnisports, association support de l'équipe de football professionnelle jusqu'en 1997 et maintenant indépendante de celle-ci, compte neuf sections sportives amateures regroupant arts martiaux, athlétisme, basket-ball, handball, quilles, rugby, tennis de table, tir et volley-ball. Le club omnisports comportait également des clubs d'aviron, de gymnastique, de natation, de tennis et une section dédiée à la compétition automobile[134].
[modifier] Structures juridiques et économiques
[modifier] Statut juridique et légal
L'équipe de football professionnel du club est gérée par la société Racing Club de Strasbourg, qui a le statut de société anonyme sportive professionnelle[135] (SASP). Cette société est liée par convention à l'association loi de 1901 Racing Club de Strasbourg Football qui gère le centre de formation et les équipes amateures du club[note 8]. L'association Racing Club de Strasbourg Football est titulaire du numéro d'affiliation de la Fédération française de football et possède 1,33 % du capital[136].
[modifier] De 1933 à 1997
Depuis le passage au professionnalisme en 1933 et jusqu'aux années 1980, l'équipe professionnelle du Racing est gérée par une association loi de 1901. L'association support de l'équipe professionnelle qui possède l'agrément de la fédération est alors le Racing Club de Strasbourg omnisports. En 1989, le club gérant l'équipe professionnelle accuse un déficit de 90 millions de francs que la ville de Strasbourg prend en charge pour ne pas voir disparaître le club. La ville transforme en juillet 1990 le club en une société anonyme d'économie mixte locale sportive (SAEMLS). Des actionnaires privés possèdent à cette époque-là 51 % du capital de 5 millions de francs, la mairie continuant à financer le club à hauteur de 140 millions de francs entre 1990 et 1996[132].
En 1996 la ville de Strasbourg décide de modifier le statut du club en société anonyme à objet sportif (SAOS) afin de le privatiser. Ce changement de statut a comme buts le désengagement de la commune et la mise en conformité avec la loi Pasqua[note 9] qui prévoit la disparition progressive des aides publiques aux clubs professionnels d’ici l’an 2000. Le 20 février 1997 le maire Catherine Trautmann annonce la vente des parts de la ville de Strasbourg au groupe IMG McCormack pour cinq millions de francs[137]. La loi oblige à cette époque l'association support d'une société anonyme à objet sportif à posséder au moins 33,34 % de cette société[132]. Le nouveau président du RCS Patrick Proisy veut néanmoins réduire l'influence du club omnisports, qui est alors l'association support de l'équipe professionnelle, et crée dans ce but en 1997 une nouvelle association Racing Club de Strasbourg Football qui gère toutes les équipes amateures du club. Une convention de cinq ans est alors conclue entre le club de football et l'omnisports, qui transmet l'agrément de la fédération à cette nouvelle association en échange du versement annuel de 2 millions de francs[note 10] pour l'utilisation du nom Racing Club de Strasbourg par le club de football[138].
[modifier] Depuis 1997
Au début des années 2000, le club devient une société anonyme sportive professionnelle[137]. Le 1er juillet 2002, le président Patrick Proisy refuse de renouveler la convention liant le club à l'omnisports[139] et conclut une autre convention avec l'association Racing Club de Strasbourg Football pour l'utilisation de la dénomination Racing Club. Le préfet du Bas-Rhin refuse d'homologuer cette convention au motif que la dénomination est propriété de l'omnisports et non du club de football amateur[140]. Le Racing Club de Strasbourg omnisports refusant que le club professionnel continue de s'appeler « Racing Club »[47], le litige est porté devant les tribunaux. L'omnisports obtient satisfaction : le club professionnel n'a plus le droit de s'appeler officiellement « Racing Club de Strasbourg »[46] et le numéro d'affiliation du club est restitué à l'omnisports[141].
En 2003, IMG McCormack revend la SASP possédant le club pour un euro symbolique à la holding EuroRacing ayant notamment comme actionnaires Philippe Ginestet et Egon Gindorf[49]. Après ce rachat, le nouveau président du club Egon Gindorf trouve un accord avec l'omnisports pour l'utilisation du nom « Racing Club » jusqu'en 2004[note 11]. Les deux parties s'entendent finalement sur la vente définitive de la marque et du nom à la société anonyme gérant l'équipe de football[139] pour 1,8 millions d'euros[note 12],[142], le club omnisports étant autorisé à garder le nom de « Racing Club de Strasbourg omnisports »[139].
En juillet 2007, l'industriel Robert Lohr acquiert via la société RLS 79 20 % de la SASP pour la sommme de 2 millions d'euros[49]. Au début de la saison 2009-2010, le capital social de la SASP est détenu à 78 % par la société EuroRacing (dont les actionnaires sont Philippe Ginestet à 70 %, Egon Gindorf à 16,31 %, Dominique Pignatelli à 12 %, Thierry Wendling à 1,06 % et Pierre Schmidt à 0,31 %), 20 % par la société RLS 79 (dont les actionnaires sont Robert Lohr et Léonard Specht), 1,33 % par l'association support Racing Club de Strasbourg Football et 0,67 % par des actionnaires minoritaires[49],[136]. En décembre 2009, Philippe Ginestet vend pour environ 2,5 millions d'euros ses parts à la société anglaise FC Football Capital Limited qui prend le contrôle du club avec 54,6 % des actions[72].
[modifier] Organigramme
Le Racing Club de Strasbourg est dirigé par un conseil d'administration dont le président est Julien Fournier[72]. Parmi les administrateurs du conseil d'administration se trouvent les anciens joueurs professionnels du club Léonard Specht, Éric Vogel et Thierry Wendling, fils de l'ancien international Jean Wendling. D'autres anciens du club composent également la direction et le staff actuels du club : François Keller est entraîneur de l'équipe réserve évoluant en CFA, Alexander Vencel entraîne les gardiens et Jacques Canosi est en charge de l'équipe des moins de 19 ans et fait partie de la cellule s'occupant du recrutement[102].
Le reste de l'organigramme s'établit comme suit[102],[103] :
- Président de la société Racing Club de Strasbourg: Julien Fournier[72]
- Président de l'association Racing Club de Strasbourg Football: Léonard Specht
- Directeur général : Jean-Luc Herzog
- Directeur communication et marketing : Jean-Luc Herzog
- Directeur des services administratifs : Jean-Luc Herzog
- Directeur financier : Jean-Pierre Cochet
- Directeur de la sécurité : Christophe Krebs
- Responsable commercial : Jean-Noël Roth
- Directeur du centre de formation : Jean-Marc Kuentz
- Entraîneur : Pascal Janin
- Entraîneur des gardiens : Alexander Vencel
- Préparateur physique : Jean-Claude Thiry
- Attaché de Presse : Thomas Azan
[modifier] Éléments comptables
[modifier] Budget
Le budget du Racing Club de Strasbourg pour la saison 2009-2010 de Ligue 2 est de 18 millions d'euros (M€)[143]. Il se situe parmi les plus importants de ce championnat avec ceux du FC Nantes et du SM Caen, relégués de Ligue 1. Le budget prévisionnel est dépendant du championnat dans lequel joue le Racing : les descentes en Division 2 / Ligue 2 en 2001, 2006 et 2008 s'accompagnent d'une baisse de celui-ci de 60 %, 33 % et 29 % respectivement. À l'inverse, le budget augmente de 64 % et 75 % lors des remontées en 2002 et 2007.
Budget prévisionnel du RC Strasbourg
| Saison | 1995-1996 | 1996-1997 | 1997-1998 | 1998-1999 | 1999-2000 | 2000-2001 | 2001-2002 | 2002-2003 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Budget | 98 MF[144] | 94 MF[145] | 120 MF[146] | 150 MF[147] | 150 MF[148] | 200 MF[149] | 80 MF[150] | 20 M€[151] |
| Saison | 2003-2004 | 2004-2005 | 2005-2006 | 2006-2007 | 2007-2008 | 2008-2009 | 2009-2010 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Budget | 20 M€[152] | 24 M€[153] | 24 M€[154] | 16 M€[155] | 28 M€[156] | 20 M€[157] | 18 M€[143] |
[modifier] Résultat
En 2000-2001, les charges[note 13] du RCS se situent entre le neuvième et le douzième rang (sur dix-huit équipes) de Division 1 en compagnie de l'AJ Auxerre, du FC Metz et de l'AS Saint-Étienne. Les charges de ces quatre clubs sont comprises entre 146 et 183 millions de francs (MF). Le résultat d'exploitation[note 14] moyen de ce groupe de clubs est négatif à -31 MF[158]. En 2001-2002, le RCS joue en Ligue 2 et présente des charges supérieures à 10 millions d'euros (M€), de même que Le Havre AC, l'AS Nancy-Lorraine, l'OGC Nice et l'AS Saint-Étienne. Le total des charges de ces clubs s'élèvent à 81,0 M€ pour 52,6 M€ de produits[note 15], soit un résultat d'exploitation moyen négatif de 5,7 M€[159]. Les comptes de la saison 2002-2003 ne sont pas publiés en raison de la vente du club le 30 avril 2003[160] : à la date de cession, le résultat d'exploitation ajouté aux indemnités de mutation[note 16] est négatif à -11,2 M€[161].
Le tableau suivant présente un extrait du compte de résultat du RC Strasbourg depuis la saison 2003-2004.
Extrait du compte de résultat du RC Strasbourg en millions d'euros
| Saison | Produits[note 15] | Charges[note 13] | Rés. expl. [note 14] |
Mutation [note 16] |
Rés. net [note 17] |
|||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Champ. | Europe | Spons. | Subv. | TV | Merch. | Total | Rémun. | Total | ||||
| 2003-2004[161] | 3,0 | 0,0 | 4,5 | 1,7 | 9,5 | nc | 19,8 | 9,8 | 23,8 | -4,0 | 2,7 | -2,0 |
| 2004-2005[162] | 3,0 | 0,0 | 4,7 | 1,9 | 13,5 | nc | 26,3 | 11,8 | 28,5 | -2,2 | 5,3 | 2,2 |
| 2005-2006[163] | 3,0 | 0,4 | 4,9 | 1,9 | 14,0 | 0,3 | 25,5 | 12,2 | 31,2 | -5,7 | 5,3 | -2,6 |
| 2006-2007[164] | 2,0 | 0,0 | 3,7 | 1,7 | 8,0 | 0,3 | 16,2 | 11,6 | 27,6 | -11,4 | 9,8 | 0,7 |
| 2007-2008[165] | 3,7 | 0,0 | 5,0 | 1,9 | 14,2 | 0,3 | 27,4 | 12,7 | 31,4 | -4,0 | 4,6 | 0,3 |
Légende : Champ. = championnat et autres matchs, Europe = coupe d'Europe, Spons. = sponsors et publicités, Subv. = subventions des collectivités, TV = droits audiovisuels, Merch. = merchandising, Rémun. = rémunérations du personnel, Rés. expl. = résultat d'exploitation, Mutation = résultats exceptionnels (indemnités de mutation), Rés. net = résultat net.
Le RCS est fortement dépendant des droits audiovisuels. En 2007-2008, ces droits s'élèvent à 14,2 M€, soit 52 % des recettes (27,4 M€). Le deuxième poste de recettes le plus important est le sponsoring et la publicité avec 5,0 M€, soit 18 % du total. Les recettes liées aux matchs contribuent à hauteur de 3,7 M€, soit 13 %, alors le merchandising est négligeable (0,3 M€). Les collectivités territoriales subventionnent le club à hauteur de 1,9 M€ de façon stable depuis 2003. Les charges sont de 31,4 M€ en 2007-2008. Les rémunérations du personnel (joueurs, staff et autres) représentent 12,7 M€ et même 16,4 M€ en comptant les charges sociales, ce qui correspond à 52 % des dépenses du club. Ce pourcentage est faible comparativement à la moyenne des clubs de Ligue 1, qui affectent 71 % de leurs dépenses hors transfert aux salaires et charges correspondantes[166].
Depuis la saison 2003-2004, le résultat d'exploitation du club est négatif avec un pic à -11,4 M€ en 2006-2007. Le club, alors en Ligue 2, présente la masse salariale la plus importante du championnat[164]. Le Racing parvient à remonter en Ligue 1 mais, pour équilibrer les comptes, doit vendre des joueurs. Il récupère ainsi 9,8 M€ lors des transferts de joueurs, dont notamment 3,5 M€ de la vente d'Amara Diané au PSG[167].
À son retour en Ligue 1 en 2007-2008, le budget du RCS est chiffré à 28 M€ en comptant sur des recettes liées à une 15e place en championnat. Au premier tiers du championnat, le Racing pointe à la 6e place. Le budget est alors rehaussé à 32 M€ sur la base d'une 11e place au classement. Après une mauvaise fin de saison, le Racing termine avant-dernier ce qui génère un déficit de 6 M€[168], principalement causé par des droits audiovisuels inférieurs à ceux attendus[note 18]. Le club comble ce déficit là-encore grâce aux transferts en vendant pendant le mercato estival quelques jeunes joueurs talentueux dont Kevin Gameiro, Morgan Schneiderlin, Habib Bellaïd et Éric Mouloungui[note 19] pour 10,25 M€[169].
[modifier] Équipementier
Quatre équipementiers sportifs différents fournissent la tenue portée par les joueurs du RC Strasbourg depuis 1971. L'entreprise française Le Coq Sportif, particulièrement impliquée dans le sport professionnel mondial des années 1970 et 1980, est la première à apparaître sur le maillot du RCS lors des saisons 1971-1972[170] et 1975-1976[171]. La firme allemande Adidas créée en 1949 est tout d'abord spécialisée dans la chaussure de football, puis fabrique des vêtements de sport à partir de 1967 en coopération avec Le Coq Sportif. Adidas équipe tout d'abord le Racing de 1973 à 1975[170] et ensuite pendant plus de vingt ans à partir de la saison 1976-1977[170].
L'équipementier japonais Asics prend ensuite la relève d'Adidas pendant les saisons 2000-2001 à 2002-2003[172]. C'est ensuite l'entreprise danoise Hummel International qui devient équipementier officiel du RC Strasbourg pour la saison 2003-2004[172], avant de laisser la place pendant deux saisons à Adidas, et de fournir à nouveau les maillots du club depuis la saison 2007-2008[173],[174].
[modifier] Sponsor
La première marque commerciale à avoir son nom sur un maillot du club strasbourgeois est Vittel en 1968-1969[175]. En 1970-1971, le maillot porte les inscriptions NAIRN et Confession de l'Est[170]. À partir de la saison 1972-1973 et jusqu'en 1980-1981, il fait la publicité de la banque mutualiste française du Crédit mutuel sous les différentes dénominations Caisses Mutuelles, CMDP et Crédit mutuel[170],[171],. Le sponsor est ensuite Samda assurances en 1981-1982, Hitachi de 1982-1983 à 1984-1985[176], puis l'enseigne d'hypermarchés Mammouth pendant six saisons[177],[178].
Les principaux sponsors maillots sont ensuite le fabricant de photocopieurs Mita (1990-1991), la multinationale Würth (1991-1992), Ted Lapidus (1992-1993), Force 4 (1993-1994) et Tourtel les deux saisons suivantes[178]. En 1996-1997 le maillot comporte les marques Daewoo et Penauille Polyservices. Le fabricant de radiateurs Adler est sponsor en compagnie de la marque d'eau minérale Wattwiller en 1997-1998, puis seul jusqu'à la saison 2002-2003[179],[172]. L'entreprise Steelcase prend le relais en 2005-2006 avant qu'Électricité de Strasbourg ne devienne sponsor depuis 2006-2007 sous l'abréviation es[173].
[modifier] Image et identité
[modifier] Rivalités
[modifier] De 1906 à 1939
Dans les premières années d'existence du club, il existe une forte rivalité entre le club populaire du FC Neudorf (ancien nom du Racing Club de Strasbourg) qui joue au Sud de la ville dans un quartier à l'époque périphérique et les équipes élitistes du centre de Strasbourg, dont le doyen des clubs de football alsacien Straßburger Fussball Club créé en 1890. Jusqu'au début du XXe le football est prisé par la bougeoisie et la haute société et se joue essentiellement dans les beaux quartiers récemment construits, dans lesquels vivent des Allemands refusant de se mêler aux Alsaciens[6]. La création du FC Neudorf par des Alsaciens d'origine va engendrer une rivalité naturelle avec les clubs fondés par des Allemands parmi lesquels on trouve le FC Frankonia, futur Red Star Strasbourg, qui est un club militaire composé majoritairement d'immigrants originaires de Franconie au Sud-Ouest de l'Allemagne.
Les trois premières saisons de la ligue de football d’Allemagne du Sud entre 1909 et 1912 mettent aux prises des équipes alsaciennes et du pays de Bade, région frontalière de l'Alsace située à l'Ouest du Rhin. Une grande rivalité existe alors entre le RC Strasbourg et les club badois de Kehl, Lahr et Offenbourg, et plus généralement entre les clubs alsaciens et badois. Une rencontre mémorable est la victoire obtenue pendant la saison 1910-1911 sur le terrain du FC Offenbourg, le club strasbourgeois mènant 7-0 avant de devoir quitter le terrain en cours de partie sous les jets de pierre hostiles du public allemand[180],[4].
Entre 1919 et 1933 dans le championnat d'Alsace de Division d'Honneur, les concurrents strasbourgeois du Racing sont l'AS Strasbourg, anciennement Straßburger Fussball Club, et le Red Star Strasbourg. C'est pendant cette période que le Racing s'affirme comme le principal club de la ville puisqu'il remporte trois titres contre un seul pour l'AS Strasbourg et aucun pour le Red Star. Les autres rivaux alsaciens du RCS sont les clubs voisins du FC Bischwiller et du SC Sélestat, vainqueurs respectivement une et deux fois, et surtout le FC Mulhouse qui gagne six fois le championnat.
Après la création du championnat de France professionnel en 1933 et jusqu'en 1939, le seul autre club alsacien que le Racing va rencontrer est le FC Mulhouse. Lors de la saison 1936-1937, à l'issue de laquelle les Mulhousiens descendent en Division 2, le RC Strasbourg marque les esprits en remportant très largement le « grand derby alsacien » par 9-1 sur le terrain de Mulhouse[14]. Le grand adversaire du RCS à cette époque est le club franc-comtois du FC Sochaux-Montbéliard : les Sochaliens remportent notamment le championnat 1935 un point devant le RCS et battent le Racing en finale de la Coupe de France 1937.
[modifier] Depuis 1940
À l'époque de la Gauliga Elsass entre 1940 et 1945 il existe une rivalité exacerbée entre le RCS, renommé à cette époque Rasensportclub Straßburg, et le Sportgemeinschaft SS Straßburg, nouveau nom du Red Star. Le Red Star passe sous le contrôle de la force paramilitaire allemande de la Schutzstaffel (SS), qui veut à cette occasion montrer sa puissance dans cette Alsace nouvellement annexée. Le club de la SS essaie de débaucher les meilleurs joueurs du RCS en leur promettant une rémunération importante, puis en les menaçant d'emprisonnement ou d'enrôlement de force dans la Wehrmacht sur le front de l'Est[20],[181]. Les quelques joueurs qui endossent alors le maillot SS sont haïs par la population. Parmi ceux-ci, Fritz Keller est par exemple sifflé pendant 90 minutes par le public strasbourgeois lors de son premier match pour son nouveau club contre le RCS[182].
Ces débauchages permettent au SG SS Straßburg de prendre le dessus sportivement sur le RCS puisqu'il remporte le championnat d'Alsace en 1942[183] et arrive jusqu'en quart-de-finale du championnat d'Allemagne 1942[184] alors que le RCS ne gagne plus aucun titre. Malgré ces succès, le club de la SS ne parviendra jamais à battre le RCS lors de leur confrontations directes. Ces rencontres symbolisent en effet l'affrontement contre l'occupant allemand et les collaborateurs. Le Racing incarne la « résistance passive »[181] et ses joueurs sont toujours extrêmement motivés par ce derby : ils s'y battent jusqu'à l'épuisement devant un public acquis à leur cause[20]. Lors d'un de ces derbys, les joueurs du Racing jouent dans les couleurs du drapeau français en maillot bleu, short blanc et chaussettes rouges[181],[182]. Les Nazis limitent ensuite le nombre de couleurs autorisées à deux, et n'hésitent pas à envoyer dans le camp de Schirmeck les spectateurs surexcités et à mobiliser de force les joueurs chantant des chants français[181].
À partir de 1945, la domination du RC Strasbourg sur les autres clubs alsaciens est plus nette. En 1948-1949, le club des Sports Réunis Colmar nouvellement promu se classe 11e de D1 alors que Strasbourg est avant-dernier et promis à la descente. Mais le mécène des Colmariens meurt brutalement : son club déclare alors forfait ce qui permet au RCS de rester dans l'élite[185],[186]. Quant à l'autre club phare du Haut-Rhin, le FC Mulhouse, il n'arrive pas non plus à concurrencer le Racing puisqu'il ne participe depuis qu'à deux championnats de Division 1 en 1982-1983 et 1989-1990[186]. Les rivaux locaux du Racing sont désormais les lorrains du FC Metz et de l'AS Nancy-Lorraine ainsi que les franc-comtois du FC Sochaux, clubs qui évoluent régulièrement dans le même championnat que le RCS.
[modifier] Blason
Les maillots des joueurs arborent un premier blason à partir des années 1920[187]. Il s'agit d'un ovale contenant les initiales RCS du nom actuel, adopté en 1919, surmontées d'un cadre avec une bande diagonale rouge sur fond blanc qui reprend le blasonnement de la ville de Strasbourg : D'argent à la bande de gueules. En 1945 la couleur historique du club, le bleu, fait son apparition sur un blason prenant la forme d'un losange dans lequel le sigle RCS est inscrit en blanc sur une bande bleue. La cigogne, symbole de l'Alsace, apparait sur la blason de 1950 avec lequel le Racing remporte sa première coupe de France en 1951 : deux cigognes y sont surmontées des initiales du club sur un fond reprenant les couleurs de la ville de Strasbourg[188]. Le blason de 1960 comprend la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, autre symbole local, sur fond bleu à bande blanche accompagnée des initiales du club[189].
La version modifiée en 1971 fait suite à la fusion du Racing avec le club des Pierrots Vauban et comporte les initiales RPSM de la nouvelle dénomination Racing Pierrots Strasbourg-Meinau ainsi que la couleur jaune des Pierrots Vauban. Le retour à l'ancien nom du club en 1976 est accompagnée par la création d'un nouveau blason, lequel prend la forme d'un rond comprenant une bande rouge sur fond bleu et une cigogne dont les ailes entourent la cathédrale de Strasbourg et le sigle RCS. Pendant la saison 1985-1986 l'écusson est remplacé par des armoiries où deux lions entourent les initiales R.C.S et les douze étoiles du drapeau européen. Ces étoiles se retrouvent également sur le logo utilisé en 1987-1988.
Après la vente du club par la ville en 1997, le président Patrick Proisy adopte un nouveau logo avec trois branches bleu roy représentant à la fois une cigogne stylisée et la flèche de la cathédrale entre le massif des Vosges et celui de la Forêt-Noire. Les trois étoiles y symbolisent le championnat de France, la coupe de France et la coupe de la Ligue, trois trophées remportés par le RC Strasbourg. Le blason actuel du RC Strasbourg depuis 2006, l'année du centenaire, se base sur celui de 1976 qui est celui du titre de champion de France en 1979. En plus du nom du club, de ses initiales et de sa couleur, le bleu, ce blason reprend différents éléments identitaires apparus sur les écussons précédents. La bande rouge et la cathédrale symbolisent la ville de Strasbourg, alors que la cigogne représente l'Alsace.
[modifier] Affluence
Depuis la saison 1945-1946, les meilleures affluences moyennes à domicile sont obtenues en 1993, année de remontée en Division 1 avec 21 773 spectateurs, et en 1979, année du titre de champion de France avec 21 086 spectateurs. Les moyennes s'améliorent en général à l'occasion des montées en première division, la plus forte progression d'une saison sur l'autre faisant suite à la monté en D1 de 1977 avec une progression de 15 219 spectateurs. L'année du retour de Gilbert Gress au poste d'entraîneur en 1991 est aussi celle de la deuxième plus forte augmentation de l'affluence moyenne (+8 904 spectateurs, de 7 353 à 16 257) même si le club joue cette année-là en D2[190],[71].

Au classement du Championnat de France des tribunes, qui récompense la fidélité du public et l'ambiance et l'animation dans le stade, Strasbourg se classe troisième de Ligue 2 en 2006-2007 derrière Caen et Metz[191], puis douzième de Ligue 1 la saison suivante et huitième de Ligue 2 en 2008-2009[192].
[modifier] Supporters
Le RC Strasbourg possède sept groupes officiels de supporteurs : le Club Central des Supporters, les Ultra Boys 90, le Kop Ciel et Blanc, le groupe Hansi Elsass, les Blueje Kempfer et les groupes Allez les Bleus Champions et Alli Bloi[193]. Le Club Central des Supporters est le plus ancien des groupes de supporters. Il est fondé pendant l'hiver 1953 par Germain Muller[194], humoriste et à l'époque adjoint au maire de Strasbourg. La dénomination actuelle du groupe date du milieu des années 1980[195]. Le nombre d'adhérents du Club Central des Supporters varie ces dernières années de 600 à 1000, 800 en 2008[196], ce qui en fait le plus grand groupe. Le groupe des Ultra Boys 90, appelés aussi UB90, date de 1990. En tant qu'ultras leurs membres, au nombre de 450 en 2007-2008[197], soutiennent activement le RC Strasbourg par leurs tifos, leurs chants et leurs déplacements à l'extérieur[198]. La création des UB90 se fait pour se démarquer des Meinau Boys, groupe de supporters violents qui était à la fin des années 1980 le seul groupe de supporters soutenant activement le Racing[199]. Lors des rencontres à domicile, les Ultra Boys 90 se retrouvent dans le quart de virage Nord-Ouest du stade de la Meinau[200]. Le plus grand des cinq autres groupes de supporters est celui du Kop Ciel et Blanc créé en 2000 et issu du Club Central des Supporters. Le Kop Ciel et Blanc est un groupe de supporters familial[201], qui anime le quart de virage Nord-Ouest depuis 2003[202]. Le nombre de membres du groupe atteint 200 lors de la saison 2004-2005 et 300 en 2008[203]. L'association Hansi Elsass est fondée officiellement en 1994[204]. Ses membres, au nombre de 150 pour la saison 2007-2008, sont présents dans le quart de virage Sud-Ouest du stade de la Meinau[201]. Les Blueje Kempfer existent depuis 1993[205]. Le nom de l'association fait référence à l'esprit de battant (Kempfer en alsacien) et à la couleur bleue du club (Blueje en alsacien).
Le Racing Club de Strasbourg est aussi suivi par des supporters étrangers. L'ancien fan-club des Blue Pirates, qui regroupait des fans allemands et français, soutenait par exemple à la fois les clubs du RC Strasbourg et du Karlsruher SC. D'autre part le groupe de supporters strasbourgeois des Ultra Boys 90 est jumelé aux supporters des Phönix Sons[186], groupe soutenant l'équipe de Karlsruhe, et est aussi lié aux groupes allemand et italien des Harlekins de Berlin et des Rangers de Pise[206],[207].
Un incident impliquant un supporter strasbourgeois a lieu le 21 décembre 2000 au cours du derby Strasbourg-FC Metz : l'arbitre assistante Nelly Viennot est blessée au tympan par un pétard jeté depuis une tribune[208]. La rencontre est interrompue sur le score de 1-0 pour le Racing, et le match rejoué à huis clos est remporté par Metz[209]. Les actes violents recensés sont pour la plupart le fait de mouvements marginaux comme les Meinau Boys et Elsass Korps, deux groupes issus de l'extrême droite. Les Meinau Boys qui ne sont plus actifs aujourd'hui ont notamment été évacués par la police lors du match Strasbourg-Bastia en 2006 après avoir crié des insultes racistes[210],[211], des peines de prison avec sursis et d'interdiction de stade étant alors prononcés contre des membres du groupe[212]. Quant au groupe Elsass Korps créé en 1993, il a été l'auteur de divers faits de hooliganisme, de saluts hitlériens et d'insultes à l'encontre de joueurs de couleur[213] et était « impliqué dans les 19 accidents recensés à l'occasion des matchs du Racing » de 2000 à 2005[214], avant d'être dissous[note 20] le 18 mai 2005[215]. Après la dissolution, d'anciens membres du groupe sont condamnés en 2008 à des peines de prison et des interdictions de stade pour agression à caractère raciste aux abords du stade[216].
[modifier] Relation avec les médias
Le RC Strasbourg est premier actionnaire de la chaîne de télévision locale Alsatic TV depuis mars 2007. Le club détient 30 % du capital de 1,5 million d'euros aux côtés des autres grands actionnaires que sont les quotidiens L'Alsace et Les Dernières Nouvelles d'Alsace avec 20 % respectivement[217]. La chaîne diffuse un journal d'information quotidien et une émission hebdomadaire de trente minutes sur l'actualité du Racing. Alsatic TV retransmet également les matchs du Racing en différé les lendemains et surlendemains des rencontres[218]. Ces images du Racing peuvent être vues sur internet et, par environ 90 % de la population alsacienne soit 1,6 million de téléspectateurs potentiels, via le câble et la télévision numérique terrestre[219],[220].
Pendant le championnat de Ligue 2 2008-2009, l'équipe de Strasbourg est la deuxième équipe la plus diffusée sur Eurosport avec 14 retransmissions en 38 journées, derrière le RC Lens qui totalise 20 diffusions[221]. En comptant les retransmission sur la télévision par câble, ce sont 35 de ses 38 matchs qui sont diffusés[222]. Les rencontres du club strasbourgeois sont également retransmises en direct sur les radios locales dont France Bleu Alsace[223] et sur la webradio DNAudio[224]. Outre la chaîne de télévision Alsatic TV, le club a comme partenaires officiels le quotidien Les Dernières Nouvelles d'Alsace et la radio privée NRJ, l'opérateur de télévision par câble Numericable étant fournisseur officiel du club[225].
[modifier] Annexes
[modifier] Notes
- ↑ Selon Wolfgang Roth, historien allemand du football spécialiste des débuts du jeu, l'ASS n'est fondé qu'en 1892 ou 1893. Selon Gustave Jeffke, pionnier du football alsacien, l'ASS a été fondé en 1892. cf. coll., 100 ans de football en Alsace (tome 2), Strasbourg, LAFA, 2002, p. 4 (ISBN 2911219139)
- ↑ Les deux premières éditions de la Coupe de la Ligue réunissant les clubs professionnels ont lieu dans les années 1960 en 1963-1964 et en 1964-1965. (en) Erik Garin, « Coupe de la Ligue 1963-1964 » sur rsssf.com, 2 janvier 2009. Consulté le 3 février 2009.
- ↑ Les victoires en Coupe d'Alsace 2006 et 2008 et la finale 2007 sont le fait de l'équipe réserve amateure.
- ↑ Le Championnat de Dordogne 1939-1940 est remporté par le RC Strasbourg-Périgueux, créé par des joueurs alsaciens évacués en Dordogne à cause de la Seconde Guerre mondiale.
- ↑ Les titres de vice-champion d'Alsace entre 1941 et 1943 ont été obtenus en évoluant au sein de la Gauliga Elsass, compétition régionale disputée pendant l'occupation allemande. (de) Gauliga Elsaß 1940/41, 1941/42 et 1942/43 sur f-archiv.de, 14 mai 2001. Consulté le 3 février 2009.
- ↑ Ce bilan ne tient pas compte des saisons de guerre, de 1939-1940 à 1944-1945.
- ↑ « J'ai cité Baggio, Savicevic, Klinsmann, Dugarry parce qu'ils correspondent à des profils de joueurs susceptibles de nous intéresser. On pourrait même rajouter Stoichkov. C'est à dire des grands footballeurs de classe internationale évoluant dans de grands clubs, mais peu ou pas utilisés. Il s'agit là d'idées à creuser, de pistes à explorer. »
— Patrick Proisy, Les Dernières Nouvelles d'Alsace, 29 mars 1997. - ↑ L'association Racing Club de Strasbourg Football comprend en 2009 des équipes jouant en CFA et dans les championnats National 18 ans, National 16 ans, Fédéral 14 ans, 18 ans DH, 13 ans DH, 13 ans Excellence, 11 ans et 9 ans. Résultats de toutes les équipes de l'Association Racing Club de Strasbourg Football sur rcstrasbourg.fr. Consulté le 18 mars 2009
- ↑ La loi Pasqua du 8 août 1994 et son décret d’application du 26 janvier 1996 sera partiellement remise en cause par la loi Buffet du 28 décembre 1999.
- ↑ Avant 1997, le club de football professionnel verse annuellement 1,7 millions de francs au Racing omnisports pour pouvoir utiliser le nom du Racing Club de Strasbourg.
- ↑ L'accord prévoit que le club professionnel verse 240 000 euros à l'omnisports pour les saisons 2002-2003 et 2003-2004.
- ↑ Le club de football professionnel verse 300 000 euros par an à l'omnisports jusqu’en 2011.
- Les charges correspondent au total des charges récurrentes d’exploitation du compte de résultat
- Le résultat d'exploitation correspond aux produits (recettes et subventions) moins les charges récurrentes d’exploitation, hors cessions et acquisitions de joueurs.
- Les produits correspondent au total des produits récurrents d’exploitation incluant les recettes et les subventions.
- Les indemnités de mutation incluent les cessions et acquisitions de joueurs.
- ↑ Le résultat net correspond à l'addition du résultat d'exploitation, du résultat financier et du résultat exceptionnel, qui inclut notamment les indemnités de mutation versées à l'occasion des transferts.
- ↑ Les droits audiovisuels pour la saison 2007-2008 comportent une part fixe et une part variable liée notamment au classement sportif de la saison en cours. Alors qu'une 11e place au classement rapporte directement 3,9 M€, une place de relégable ne rapporte rien. LFP, Situation du football professionnel français, Saison 2007/2008, 2009, p. 71
- ↑ Kévin Gameiro est transféré au FC Lorient pour 3 millions d'euros plus intéressement sur la revente du joueur. J.S., « Gameiro part, Marcos arrive » sur 20minutes.fr, 18 juin 2008. Consulté le 10 février 2009
Morgan Schneiderlin est transféré vers Southampton FC pour 1,5 millions d'euros. Schneiderlin à Southampton sur francefootball.fr, 26 juin 2008. Consulté le 10 février 2009
Habib Bellaïd est transféré pour 2,5 millions d'euros à l'Eintracht Francfort. Stéphane Godin, « Racing Bellaïd règle ses comptes », dans L'Alsace, 11 juillet 2008, p. sports
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- ↑ « La web radio de votre quotidien », dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, 3 août 2008, p. région [texte intégral (page consultée le 18 février 2009)]
- ↑ Partenaires du Racing Club de Strasbourg sur rcstrasbourg.fr. Consulté le 18 février 2009
[modifier] Liens externes
- Site officiel du Racing Club de Strasbourg sur rcstrasbourg.fr. Consulté le 6 décembre 2009
- Fiche du Racing Club de Strasbourg sur lfp.fr. Consulté le 6 décembre 2009
[modifier] Bibliographie
Cette bibliographie présente quelques ouvrages de référence. Ceux utilisés pour la rédaction de cet article sont suivis du symbole
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- News d'Ill, numéro 86, Centre universitaire d'enseignement du journalisme, Université Robert Schuman, janvier 2006 (ISSN 0996-9624)

- Jean-Michel Bezzina, R.C. Strasbourg : Les Bleus d'Alsace, Éditions Solar, 1978 (ISBN 2-263-00316-9)
- (de) Dirk Bitzer et Bernd Wilting, Stürmen für Deutschland : Die Geschichte des deutschen Fußballs von 1933 bis 1954, Campus Verlag GmbH, 2003 (ISBN 978-3-593-37191-7)

- Francis Braesch, Histoires drôles du Racing, Éditions Alsatia, 1977
- Francis Braesch, Christian Daniel et Roland Scheubel, Le Phénomène Racing, Gamay international, 1978 (ISBN 2863510029)
- Hervé Bride, Jean-Luc Fournier et Bernard Kuntz, 100 ans de football en Alsace, petites et grandes histoires du football alsacien de 1890 à nos jours, Edito, 2002 (ISBN 9782911219139)
- Collectif, Racing 1979 Le sacre, La Nuée bleue, 2009 (ISSN 0150-397X)
- Collectif, Il était une fois le Racing, toute l'histoire du club omnisport strasbourgeois, Ronald Hirlé, Berger-Levrault, 1991

- Collectif, L'épopée de la coupe, La Nuée bleue, 1995 (ISBN 2716503672)

- Christian Daniel, Racing Champion de France, Éditions EREDIA, 1979
- Pierre-Marie Descamps, Gérard Ejnès et Jacques Hennaux, Coupe de France: La folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 2915535620)

- Claude Fuchs, Gérard Kieny et Alphonse Muller, Les quatre vérités de Roland Weller, Editions Coprur, 2002 (ISBN 284208103X)
- Gilles Gauthey, Le football professionnel français, Gilles Gauthey, Paris, 1961, p. 235-244

- Eric Genetet et Gilbert Gress, Je n'avais encore rien dit, Éditions du Boulevard, 2005 (ISBN 2352110017) [présentation en ligne], p. présentation

- Harles (dessin) et Fabrice Linck (scénario), Le centenaire du RC Strasbourg, Demgé productions, Illzach, 2006 (ISBN 2-914400-13-6)
- Pierre Perny, La grande époque du football alsacien, 1920-1966, Société d'histoire du Ried-Nord, 2002 (ISBN 2952763518)
- Pierre Perny, Racing 100 ans, Pierre Perny, 2006 (ISBN 2952776202)
- Patrick Schwertz, Racing, l’album de la coupe, La Nuée bleue, 2001 (ISBN 2-716505527)
- Christian Vella, Allez Strasbourg!, Calmann-Lévy, 1979 (ISBN 2-7021-0288-3)
- Armand Zuchner, Livre d'or du Racing Club de Strasbourg 1906-1977, Les Dernières Nouvelles d'Alsace, 1977

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| Le 15 décembre 2009, Racing Club de Strasbourg a été proposé pour être reconnu comme « article de qualité ». Vous pouvez donner votre avis sur cette proposition. |
