Racing Club de Roubaix

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RC Roubaix

Logo du RC Roubaix
Généralités
Nom complet Racing Club de Roubaix
Noms précédents RC Roubaix (1895-1945)
CO Roubaix-Tourcoing (1945-1963)
RC Roubaix (1963-1964)
RS Roubaix (1964-1990)
Fondation 1895
Disparition 1990 (fusion avec Roubaix Football)
Statut professionnel 1933-1939
Couleurs Noir et bleu ciel
Stade Parc Jean-Dubrulle
Siège Roubaix
Palmarès principal
National[1] Championnat de France USFSA (5)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Le Racing Club de Roubaix, abrégé en RC Roubaix, est un club de football français fondé en 1895, disparu en 1990 et situé à Roubaix dans le Nord-Pas-de-Calais.

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts du club (1895-1919)[modifier | modifier le code]

Genèse du RC Roubaix (1895-1901)[modifier | modifier le code]

En 1892, un groupe de jeunes roubaisiens, qui jouait auparavant au cricket au sein d'un groupe baptisé Batting Club, sport qu'ils avaient appris lors de leurs études en Angleterre, forme un groupe sportif qu'ils nomment French Club de Roubaix-Tourcoing. Ils jouent à la fois au football-association et au football-rugby, et organisent des matchs contre les Crusaders, club composé d'ouvriers anglais patronné par la firme de peignage de laine Holden basée à Croix. Les rencontres se déroulent sur un terrain près de la gare de Croix - Wasquehal puis sur une prairie à proximité de la rue de Roubaix à Tourcoing[2]. Désirant se donner une structure plus importante, les membres du French Club de Roubaix-Tourcoing décident en 1895 de fonder un club sportif. Ils fondent alors, le 2 avril 1895 à la brasserie La Terrasse au 13 rue de la Gare[note 1], le Racing Club de Roubaix, nom sans doute influencé par celui du renommé Racing Club de France[note 2], avec Henri Lesur comme premier président du club. Le RC Roubaix est fondé en tant que club omnisports, avec à l'origine une section football, confiée à Albert Waeles, et une section course à pied, gérée par Maurice Dubly[2]. Rapidement, le club créé aussi une section de lancer de poids, de boxe, de savate et de tir à la corde, puis en 1897 de saut à la perche et de tennis[2].

La section football du RC Roubaix reste cependant la principale vitrine du club, qui se fixe sur le terrain du vélodrome roubaisien, ouvert en juin 1895 peu après la création du club[réf. souhaitée]. Le club joue régulièrement des matchs amicaux contre les Crusaders de Croix, mais aussi contre les clubs belges du FC Bruges et du SC Bruxelles, et même contre les Parisiens du RC France, qu'ils battent à la surprise générale une première fois cinq buts à quatre à Roubaix le 7 février 1897 puis une deuxième fois trois buts à un le 28 février à Paris[2]. Dans le même temps, l'USFSA, la première fédération française à reconnaître le football, créé un championnat de France en 1894, mais seuls les clubs parisiens sont autorisés à participer dans un premier temps. En réponse, le Sporting Club de Tourcoing créé en 1898 un challenge international du Nord, compétition qui regroupe des clubs du Nord, de la Normandie et de Belgique[3]. Dès la première édition, les Roubaisiens arrivent en finale mais sont défaits par le Léopold Club de Bruxelles sur le score de trois buts à un[4].

Affilié à l'USFSA, le RC Roubaix participe en 1898 à la première édition du championnat du Nord USFSA, le premier championnat provincial mis en place par la fédération. Le RC Roubaix termine deuxième derrière l'Iris Club lillois[5]. L'année suivante, l'USFSA modifie ses compétitions. Désormais, chaque champion régional se qualifie pour le championnat de France, joué en tour à élimination directe. Les clubs parisiens devront alors se mesurer aux clubs provinciaux. Les Roubaisiens ne parviennent pas à se qualifier lors des premières éditions, devancés en championnat du Nord par l'Iris Club lillois en 1899[6] et en 1901[7] et par l'US Tourcoing en 1900[8].

Meilleur club de France (1901-1919)[modifier | modifier le code]

Le RC Roubaix continu ensuite à participer au championnat du Nord USFSA, qu'il va remporter sept fois de suite entre 1902 et 1908. Il remporte donc en 1902 son premier titre de champion du Nord et se qualifie pour le championnat de France USFSA 1902, qui regroupe cette année les champions des quatre championnats régionaux alors existants, celui de Paris, du Nord, de la Normandie et de la Champagne. En demi-finale, le RC Roubaix est opposé au champion de Champagne, le SA Sézanne, qu'il écarte très facilement douze buts à un. En finale, les Roubaisiens sont opposés au RC France le 6 avril. Au terme d'un match de plus de 2 h 30 marqué par trois prolongations de vingt minutes, le RC Roubaix fini par l'emporter sur le score de quatre buts à trois et remporte son premier titre de champion de France[9]. La saison suivante, après avoir éliminé Le Havre AC en demi-finale du tournoi national, les Roubaisiens sont de nouveaux opposés aux Pingouins du Racing Club de France. Le titre doit cette fois se disputer en deux matchs, le premier, joué le 5 avril devant 5 000 spectateurs, se terminant sur un match nul deux buts partout malgré une longue prolongation[note 3]. La deuxième rencontre a lieu le 17 avril à Lille au stade de l'Iris Club lillois et cette fois, les Roubaisiens parviennent à prendre le dessus sur les Parisiens et s'imposent trois buts à un[10]. D'autre part, le RC Roubaix prend aussi part au challenge international du Nord de 1902 à 1904, auquel des clubs parisiens participent désormais. Pour l'édition 1903, le club est battu en finale le 3 mai à Tourcoing par le Racing Club de Bruxelles[11], qui enlève son troisième titre, tandis qu'il déclare forfait en demi-finale en 1902 et en 1904[12],[13].

De 1904 à 1906, le championnat du Nord est divisé en deux groupes, le groupe Maritime et le groupe Terrien auquel prend part le RC Roubaix. Le champion du Nord est alors le vainqueur d'une finale opposant le premier de chaque groupe. Pour la saison 1904, les Roubaisiens battent le Racing Club de Calais en finale du championnat du Nord. En championnat de France, le club écrase en demi-finale le Stade rennais par douze buts à un pour affronter de nouveau en finale le champion de Paris comme les deux années précédentes, mais cette fois-ci contre l'United Sport Club, composé majoritairement d'anglais. Les Parisiens mènent rapidement deux buts à zéro et tiennent le score jusqu'à la mi-temps, mais les Roubaisiens, intraitables, inscrivent quatre buts en deuxième mi-temps pour s'adjuger leur troisième titre de champion de France consécutif[14]. Pour la saison 1905, le RC Roubaix élimine l'US Boulogne en finale du championnat du Nord, puis l'Amiens Athlétic Club en demi-finale du championnat de France par cinq buts à un. Cependant, les Roubaisiens ne remportent pas leur quatrième titre, battu en finale par les Parisiens du Gallia Club. Le match, serré, a lieu le 16 avril au Parc des Princes, le Gallia ne s'imposant qu'un but à zéro grâce à une réalisation de Jouve au bout de 118 minutes de jeu[réf. nécessaire],[15]. Il ne faut attendre qu'un an pour voir le RC Roubaix récupérer son titre de champion de France. Le titre de champion du Nord est cette année de nouveau remporté aux dépens de l'US Boulogne, puis les Nordistes se qualifie pour la finale nationale en battant largement le Stade rémois[note 4] sept buts à zéro. En finale, ils sont une fois encore opposé eu champion de Paris, le Cercle athlétique de Paris, qu'ils battent par quatre buts à un[16].

Lors de la saison 1907, le championnat du Nord retourne à une formule à un seul groupe, que le RC Roubaix remporte une nouvelle fois. Pour la sixième fois consécutive, les Roubaisiens accèdent ensuite à la finale du championnat de France, où ils affrontent comme en 1902 le RC France. Cette finale tourne cette fois à l'avantage des Parisiens qui l'emportent trois buts à un[17]. En 1908, le club remporte son huitième titre consécutif de champion du Nord. Lors du tournoi national, le RC Roubaix doit d’abord éliminer l'Union Athlétique du Lycée Malherbe en quart de finale puis Le Havre sports en demi-finale pour accéder à la finale, jouée le 3 mai à Tourcoing, encore une fois contre le RC France. Les Parisiens ouvrent le score par R. Matthey avant que les Roubaisiens n'égalisent par Charles Renaux puis prennent définitivement l'avantage par André François[18]. Le RC Roubaix remporte ainsi son cinquième et dernier titre de champion de France USFSA, en ayant réussi à participer sept fois de suite à la finale, performance qui ne sera pas égalée. Grâce à ce nouveau titre, le club dépasse de plus au palmarès le Standard Athletic Club, vainqueur de cinq titres entre 1894 et 1901, pour aucune place de vice-champion[19].

Entre 1909 et 1914 et en 1919, le RC Roubaix perd sa suprématie régionale. Le club ne parvient plus à remporter le championnat du Nord et ne se qualifie donc pas pour le championnat de France. Les Roubaisiens sont battus alternativement par l'US Tourcoing et par l'Olympique lillois, qui remportent chacun un titre national, perpétuant la domination des clubs du Nord sur le championnat de France[20],[21]. D'autre part, le club participe encore trois fois au challenge international du Nord, qui prend de l'importance avec la participation de clubs néerlandais, suisses et même anglais[4]. Il n'atteint pas la finale en 1908 et en 1914[22],[23], au contraire de l'édition 1909 où le RC Roubaix affronte en finale un club anglais, l'Eastbourne FC (en). Les Anglais s'imposent cependant largement par cinq buts à un[24].

De delà des tournoi officiels, la renommé internationale acquise par le RC Roubaix lui permet d'affronter à plusieurs reprises des clubs anglais en tournée dans l'Europe continentale. Les Roubaisiens reçoivent par exemple une sélection du sud de Londres en 1905 (vistoire cinq buts à trois), Hampstead Heathens (en) le 31 mai 1907 (défaite cinq buts à trois) ou encore le Plumstead FC en 1913 (défaite neuf buts à un)[25].

De l'amateurisme au professionnalisme (1919-1945)[modifier | modifier le code]

Domination sur le championnat du Nord (1919-1932)[modifier | modifier le code]

Les compétitions reprennent après la Première Guerre mondiale, pendant laquelle le Racing Club de Roubaix voit 85 de ses membres tomber au champ d'honneur[réf. nécessaire]. Alors que l'USFSA régissait seule à l'origine la pratique du football en France, plusieurs autres fédérations se sont créées entre temps. Toutes ces fédérations disparaissent en 1919, pour laisser place à une fédération unique, la Fédération française de football association (FFFA), qui gèrera désormais les compétitions de football. Tous les clubs existants doivent alors s'affilier à la FFFA, le RC Roubaix recevant le prestigieux n°1[26],[note 5]. La FFFA est alors découpée en Ligues régionales, chacune organisant un championnat, dont le premier niveau s'appelle la Division d'Honneur. Naturellement, le RC Roubaix est l'une des neuf équipes qui prend part pour la saison 1919-1920 à la première édition de la Division d'Honneur de la Ligue du Nord. Les Roubaisiens terminent le championnat à la troisième place derrière l'US Tourcoing et l'Olympique lillois et juste devant ses voisins du Stade roubaisien[27]. Cette saison est aussi l'occasion pour le club de participer pour la première fois à la Coupe de France, en éliminant dans un derby le Stade roubaisien en 32e de finale par cinq buts à un avant de tomber au tour suivant face au Gallia Club par deux buts à un. En 1921 et en 1922, le RC Roubaix termine deux fois vice-champion du Nord derrière l'Olympique lillois. La première fois, les Roubaisiens ne sont devancés qu'à la moyenne de buts, puis sont battus l'année suivante en phase finale dans une formule opposant les vainqueurs de trois groupes[27].

Il faut attendre la saison 1922-1923 pour voir le RC Roubaix redevenir le meilleur club du Nord en remportant la Division d'Honneur, en parvenant à devancer son rival lillois de deux points, mais aussi les deux autres clubs roubaisiens que compte la division cette saison, le Stade roubaisien et l'Amical Club des Arts Roubaix. Cette saison, le club atteint aussi pour la première fois les quarts de finale de la Coupe de France. À ce stade, ils sont défaient le 4 mars à Rouen par le futur vainqueur de l'épreuve, le Red Star Amical Club. Outre la concurrente féroce que le RC Roubaix entretient en Division d'Honneur avec les deux autres gros clubs de la conurbation Lille-Roubaix-Tourcoing, l'Olympique lillois et l'US Tourcoing, celui-ci va aussi en entretenir une à partir de cette date avec les Picards de l'Amiens AC, ces deux clubs se partageant les titres entre 1923 et 1927. Le RC Roubaix remporte deux autres titres de champion du Nord en 1925 et en 1926, mais doit se contenter des places d'honneur avec une troisième place en 1924 et une cinquième place en 1927[27]. La saison 1927-1928 est ensuite difficile pour les Roubaisiens, qui échappent de peu à la relégation en Promotion d'Honneur. Dans une division à dix équipes où les deux derniers sont relégués, ils terminent sixième, un point seulement devant le neuvième, son voisin du Stade roubaisien, qui lui est relégué[27]. La ville gagne tout de même un nouveau derby pour la saison suivante, avec une fusion entre le Football Club de Roubaix et l'Excelsior Club de Tourcoing pour former l'Excelsior Athlétic Club de Roubaix, qui évoluera aussi en Division d'Honneur. Cette saison suivante se passe mieux, le club terminant deuxième à trois points de l'Olympique lillois, avant de remporter en 1930 son quatrième et dernier titre de Division d'Honneur du Nord, en devançant assez largement son dauphin de l'US Tourcoing. Le club retombe ensuite en 1931 à une décevante cinquième place[27]. Dans le même temps, malgré les titres de champion du Nord, le RC Roubaix peine à s'illustrer en Coupe de France entre 1924 et 1931, ne dépassant pas le stade des huitièmes de finale[note 6].

Double finaliste de la Coupe de France (1932-1933)[modifier | modifier le code]

Après plusieurs parcours consécutifs mitigés en Coupe de France, le RC Roubaix va cette fois s'illustrer lors de l'édition 1931-1932. Les Roubaisiens passent d'abord douze buts à l'US Auchel au 4e tour préliminaire pour rejoindre les 32e de finale, où ils éliminent l'US Quevilly par quatre buts à zéro. Le club sort ensuite le RC Lens cinq buts à un, le Red Star Olympique trois buts à zéro, le FC Rouen trois buts un et l'OGC Nice trois buts à zéro pour se qualifier pour la finale de la Coupe, après avoir survolé l'épreuve en marquant dix-huit buts en phase finale pour seulement deux encaissés[28]. Le 24 avril 1932, le RC Roubaix est opposé en finale à l'AS Cannes au Stade olympique Yves-du-Manoir de Colombes, la rencontre étant arbitrée par Louis Raguin. Il s'agit de la première fois qu'un club du Nord arrive en finale, en dépit de l'importance du football nordiste. Mais la Coupe ne partira par au Nord. L'enjeu paralyse les Roubaisiens, qui jouent en dessous de leur niveau. Les Cannois, qui ne jouent plus qu'avec neuf joueurs valides après les blessures de leur buteur Charles Bardot et de leur demi centre Stanley Hillier pendant le match, parviennent tout de même à marquer à la 83e minute de jeu le seul but du match par le capitaine Louis Cler, qui reprend de la tête un centre de Marius Besson, battant le gardien roubaisien, François Encontre[28],[29],[note 7].

L'année 1932 marque un tournant important dans l'histoire du football français. Le professionnalisme est instauré en même temps qu'un championnat de France. Mais le RC Roubaix, même s'il est l'un des meilleurs clubs de France, ne souhaite pas passer professionnel, au contraire de son voisin de l'Excelsior, et reste sous statut amateur en Division d'Honneur du Nord, qui devient dès lors le deuxième niveau. Malgré cela, le club continue à briller en Coupe de France lors de l'édition 1932-1933. Des 32e de finale aux demi-finales, les Roubaisiens inscrivent dix-huit buts sans en encaisser un seul, et éliminent surtout trois clubs professionnels sans difficulté, le SC Nîmes, le SO Montpellier et l'AS Cannes[30]. La finale oppose le 7 mai 1933 le RC Roubaix à l'Excelsior AC Roubaix. Cette finale est exceptionnelle a plus d'un titre. Elle oppose pour la première et dernière fois deux clubs de la même ville de province[note 8], et oppose les amateurs du Racing aux professionnels de l'Excelsior, un an seulement après l'instauration de ce statut en France. Différence notable de préparation entre professionnels et amateurs, l'Excelsior arrive en Île-de-France deux jours avant le match, tandis que le Racing n'arrivent que le matin de la rencontre. Le match tourne rapidement à l'avantage des professionnels, qui mènent déjà trois buts à zéro après une demi-heure de jeu malgré un jeu défensif du Racing, dont l'équipe est de plus rapidement diminuée après une blessure de son capitaine Marcel Lechanteux. L'avant André Van Vooren réduit bien le score à la 72e minute de jeu d'un tir puissant de près sur une passe d'André Chauvel, mais le Racing s'incline finalement trois buts à un et perd sa deuxième finale de Coupe de France consécutive[30],[31]. La Coupe part tout de même à Roubaix et à leur retour, les deux équipes sont longuement fêtées à la gare.

Premières saisons en professionnel (1933-1945)[modifier | modifier le code]

Le RC Roubaix franchit le pas du professionnalisme en 1933. La FFFA accepte la participation du club au championnat de France, mais l'affluence des nouvelles équipes professionnelles oblige la Fédération à créer une Division 2, dans laquelle démarre les Roubaisiens pour la saison 1933-1934. Les vingt-trois équipes participantes sont réparties en deux groupes Nord et Sud. Le club termine sa première saison professionnelle à la sixième place place du groupe Nord, à sept points du RC Strasbourg, promu en Division 1[32]. Un nombre conséquent d'abondant du professionnalisme permet à la FFFA d'organiser la Division 2 avec un groupe unique pour la saison 1934-1935, où les deux premières équipes sont promues en Division 1. Le RC Roubaix manque de peu la montée avec une quatrième place, avant de finalement gagner sa promotion à la fin de la saison 1935-1936. Avant la dernière journée, le FC Rouen, qui compte un match en retard, et les Roubaisiens possèdent 51 points contre 50 points pour l'AS Saint-Étienne. Les Stéphanois, qui se déplacent sur le terrain de l'OGN Nice possèdent la moins bonne moyenne de buts. Le hasard du calendrier fait que le FC Rouen et le RC Roubaix s'affrontent lors de la dernière journée, un match nul envoyant les deux clubs en Division 1. De son côté, l'AS Saint-Étienne doit prendre les deux points de la victoire et espérer que Rouennais ou Roubaisiens s'imposent. Si les Stéphanois battent les Niçois six buts à un, l'autre rencontre accouche d'un non-match. Les deux équipes s'arrangent pour ne pas jouer et faire zéro à zéro, malgré les protestations des spectateurs. Le RC Roubaix assure ainsi sa promotion en terminant deuxième du classement, ne devançant qu'à la moyenne de but l'AS Saint-Étienne[32],[33].

Pour sa première saison en Division 1, le RC Roubaix rejoint l'Excelsior AC Roubaix. Il s'agit de la seule fois dans l'histoire du championnat de France, avec les deux saisons suivantes, qu'une ville de province possède deux clubs en Division 1. Lors de la première journée, disputée le 30 août 1936, le RC Roubaix l'emporte facilement quatre buts à un face au FC Mulhouse et s'empare de la première place du classement[34]. Le premier derby roubaisien a lieu le jour de Noël 1936. Il tourne a l'avantage de l'Excelsior, qui l'emporte trois buts à deux. Le Racing est alors rentré dans le rang, et pointe à la seizième place du classement sur dix-huit équipes à la moitié du championnat, les deux dernières équipes étant reléguées en Division 2[35]. Condamné à jouer le maintien, le club termine bien son championnat, avec trois victoires en un nul lors des cinq dernière journées, dont une victoire importante quatre buts à trois contre le Stade rennais UC, concurrent direct au maintien[36],[37]. Les Roubaisiens terminent finalement à la douzième place. Lors de la saison 1937-1938, le club réalise sa meilleure saison en Division 1 en terminant à la huitième place. La saison est de plus ponctuée par une double victoire dans le derby roubaisien, un but à zéro puis deux buts à un[38],[39]. La troisième saison en Division 1 sera difficile pour le club, qui termine dernier avec seulement quatre victoires et avec la moins bonne moyenne de buts. Le RC Roubaix est alors relégué en Division 2.

Mais le début de la Seconde Guerre mondiale vient perturber les championnats. La Division 2, à laquelle devait prendre part le RC Roubaix, est annulée, tandis qu'une Division 1 s'organise sur la base du volontariat[40],[note 9]. Lors des saisons 1940-1941 et 1941-1942, les clubs professionnels de la zone interdite ne peuvent plus participer aux compétitions. Pour la saison 1941-1942, douze clubs du Nord, dont le RC Roubaix, doivent alors organiser leur propre championnat[o 1]. Les Roubaisiens continuent tout de même à participer à la Coupe de France sur cette période, mais peinent à bien y figurer, battuent notamment lors de l'édition 1944-1945 en 32e de finale par l'Excelsior AC Roubaix, par cinq buts à trois[41].

Le temps des fusions (1945-1990)[modifier | modifier le code]

Fusion au sein du CO Roubaix-Tourcoing (1945-1963)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Club olympique Roubaix-Tourcoing.

Rejoignant le CO Roubaix-Tourcoing en 1945, le RCR est mis en sommeil, sa section amateur assurant la perpétuation du prestigieux nom. Après l'abandon du statut pro du CORT en 1963, le RCR retrouve son indépendance.

Du retour à l'indépendance vers la disparition du club (1963-1990)[modifier | modifier le code]

Le 24 juin 1964, le Racing fusionne avec le Stade Roubaisien (autre très grand ancien du football roubaisien), sous le nom de Racing Stade Roubaisien. La présidence est assurée par l'incontournable Georges Verriest. Incapable de quitter le giron national, le Stade s'allie à son vieux rival de toujours l'Excelsior, rebaptisé lui aussi, pour donner naissance au SCOR Après six ans d'union, c'est à nouveau le divorce.

Image et identité[modifier | modifier le code]

Nom du club[modifier | modifier le code]

Racing Club de Roubaix
(1895-1945)
 
 
 
 
 
 
 
Club olympique Roubaix-Tourcoing
(1945-1963)
 
 
 
 
 
 
 
Racing Club de Roubaix
(1963-1964)
 
Stade roubaisien
(1896-1964)
 
 
 
 
 
 
 
Racing Stade de Roubaix
(1964-1990)
 
 
 
 
 

Rivalités[modifier | modifier le code]

Liste des matchs RC Roubaix - Excelsior AC Roubaix en championnt de France et en Coupe de France
Compétition Date Équipe 1 Score Équipe 2
Division 1 1936-1937 - 15e journée 25 décembre 1936 Excelsior 3 - 2 Roubaix
Division 1 1936-1937 - 30e journée Roubaix 0 - 2 Excelsior
Division 1 1937-1938 - 11e journée Excelsior 0 - 1 Roubaix
Division 1 1937-1938 - 26e journée Roubaix 2 - 1 Excelsior
Division 1 1938-1939 - 15e journée Roubaix 1 - 1 Excelsior
Division 1 1938-1939 - 30e journée Excelsior 4 - 2 Roubaix

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès du RC Roubaix en compétitions officielles
Compétitions nationales Compétitions régionales
Championnats
Coupes
Compétitions disparues
Championnats
Compétitions disparues

Bilan saison par saison[modifier | modifier le code]

Bilan saison par saison du RC Roubaix[42]
Saison Championnat Niveau Clas. Pts J Championnat de France Coupe de France
1897-1898 USFSA Nord 1 2 non qualifié
1898-1899 USFSA Nord 1 nc non qualifié
1899-1900 USFSA Nord 1 nc non qualifié
1900-1901 USFSA Nord 1 nc non qualifié
1901-1902 USFSA Nord 1 1 Victoire
1902-1903 USFSA Nord 1 1 Victoire
1903-1904 USFSA Nord 1 1 Victoire
1904-1905 USFSA Nord 1 1 Finale
1905-1906 USFSA Nord 1 1 Victoire
1906-1907 USFSA Nord 1 1 Finale
1907-1908 USFSA Nord 1 1 Victoire
1908-1909 USFSA Nord 1 nc non qualifié
1909-1910 USFSA Nord 1 nc non qualifié
1910-1911 USFSA Nord 1 nc non qualifié
1911-1912 USFSA Nord 1 nc non qualifié
1912-1913 USFSA Nord 1 3 30 14 non qualifié
1913-1914 USFSA Nord 1 nc non qualifié
1914-1918 Pas de championnat à cause de la Première Guerre mondiale non participant
1918-1919 nc non qualifié non participant
Saison Championnat Niveau Clas. Pts J V N D Bp Bc Diff Coupe de France
1919-1920 DH Nord 1 3 39 16 16e de finale
1920-1921 DH Nord 1 2 43 18 32e de finale
1921-1922 DH Nord 1 2 8e de finale
1922-1923 DH Nord 1 1 38 14 Quart de finale
1923-1924 DH Nord 1 3 32 14 8e de finale
1924-1925 DH Nord 1 1 44 18 8e de finale
1925-1926 DH Nord 1 1 40 16 32e de finale
1926-1927 DH Nord 1 5 35 17 8e de finale
1927-1928 DH Nord 1 6 61 18 32e de finale
1928-1929 DH Nord 1 2 41 18 16e de finale
1929-1930 DH Nord 1 1 58 21 8e de finale
1930-1931 DH Nord 1 5 28 22 16e de finale
1931-1932 DH Nord 1 6 31 14 Finale
1932-1933 DH Nord 2 Finale
1933-1934 Division 2 (Nord) 2 6 23 24 10 3 11 41 47 -6 Demi-finale
1934-1935 Division 2 2 4 33 26 14 5 7 63 45 +18 16e de finale
1935-1936 Division 2 2 2 52 34 23 6 5 98 40 +58 8e de finale
1936-1937 Division 1 1 12 27 30 11 5 14 50 61 -11 8e de finale
1937-1938 Division 1 1 8 28 30 11 6 13 39 60 -21 16e de finale
1938-1939 Division 1 1 16 17 30 4 9 17 31 67 -36 Quart de finale
1939-1940 Pas de championnat à cause de la Seconde Guerre mondiale non qualifié
1940-1941 non qualifié
1941-1942 8e de finale (ZI)
1942-1943 Q. de finale (ZI)
1943-1944 non qualifié
1944-1945 32e de finale
1945-1963 Fusion au sein du Club olympique Roubaix-Tourcoing
1963-1990 non connu[43]
Niveau I Division 1 (1932-2002)
Niveau II Division 2 (1933-2002)
Niveau Ligue Ligue régionale (depuis 1919)

Personnalités[modifier | modifier le code]

Joueurs[modifier | modifier le code]

Joueurs internationaux français du RC Roubaix[note 10]
Joueur Sél. Période Sél. totales
Jules Cottenier 4 1932-1934 4
Edmond Delfour 5 1937-1939 41
Jean Dubly 1 1908 1
Raymond Dubly 31 1913-1925 31
Émile Dusart 1 1914 1
André François 6 1906-1908 6
Michel Frutoso 1 1937 1
Gérard Isbecque 4 1923-1924 4
Albert Jenicot 3 1908 3
Edmond Leveugle 1 1926 1
André Renaux 1 1908 1
Charles Renaux 1 1908 1
Émile Sartorius 5 1906-1908 5
Marcel Vanco 1 1923 8
Maurice Vandendriessche 2 1908 2
Georges Verriest 14 1933-1936 14
Raymond Wattine 1 1923 1
Total 83 1906-1939 126

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La rue de la Gare porte désormais le nom d'avenue Jean-Baptiste Lebas
  2. Le RC France de dote officiellement d'une section football en 1896, tandis que les premières traces de la pratique de ce sport par des Racingmen remontent à 1891
  3. La règle des tirs aux buts n'existe pas à cette époque, un match nul devant être rejoué
  4. Ce club n'a pas de lien avec le Stade de Reims
  5. Le numéro d'affiliation réel est le 500001, le 5 correspondant à une catégorisation et le 00001 étant le numéro ; la numérotation de la FFF n'a rien à voir avec l'ancienneté des clubs
  6. Ceci est valable pour les autres clubs du Nord, seuls l'UR Dunkerque-Malo et l'Amiens AC parvenant en demi-finale sur cette période, respectivement en 1929 et en 1930
  7. Le site de la FFF mentionne par erreur Pierre Fachino comme passeur décisif
  8. Cela était déjà arrivé trois fois pour des club de Paris, en 1919, en 1921 et en 1928
  9. Les saisons 1939-1940 à 1944-1945 ne sont pas reconnues par la FFF et ne rentre donc pas dans le décompte des statistiques
  10. Seuls sont indiqués les joueurs ayant été sélectionnés lorsqu'ils jouaient au RC Roubaix ; les dates données correspondent à la période de sélection lorsque les joueurs jouaient au RC Roubaix

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  1. Éric Lemaire, Le guide français et international du football, Éditions de Vecchi,‎ 2004 (ISBN 2-7328-6810-8), « Le passé du championnat - Saison 1941-42 », p. 145

Références[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. a, b, c et d « Le Racing Club de Roubaix », sur histoirederoubaix.com, Société d'émulation de Roubaix
  3. (en)Peter Kungler, Frédéric Pauron, Javier García et Andrea Veronese, « Challenge International du Nord », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 19 juin 2009
  4. a et b (en)Peter Kungler, Frédéric Pauron, Javier García et Andrea Veronese, « Challenge International du Nord 1898 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 19 juin 2009
  5. (en)Frédéric Pauron, « France 1897/98 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  6. (en)Frédéric Pauron, « France 1898/99 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  7. (en)Frédéric Pauron, « France 1900/01 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  8. (en)Frédéric Pauron, « France 1899/00 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  9. (en)Frédéric Pauron, « France 1901/02 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  10. (en)Frédéric Pauron, « France 1902/03 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  11. (en)Peter Kungler, Frédéric Pauron, Javier García et Andrea Veronese, « Challenge International du Nord 1903 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 19 juin 2009
  12. (en)Peter Kungler, Frédéric Pauron, Javier García et Andrea Veronese, « Challenge International du Nord 1902 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 19 juin 2009
  13. (en)Peter Kungler, Frédéric Pauron, Javier García et Andrea Veronese, « Challenge International du Nord 1904 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 19 juin 2009
  14. (en)Frédéric Pauron, « France 1903/04 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  15. (en)Frédéric Pauron, « France 1904/05 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  16. (en)Frédéric Pauron, « France 1905/06 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  17. (en)Frédéric Pauron, « France 1906/07 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  18. (en)Frédéric Pauron, « France 1907/08 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  19. (en)Frédéric Pauron, « France 1892-1919 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  20. (en)Frédéric Pauron, « France 1909/10 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  21. (en)Frédéric Pauron, « France 1913/14 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 24 avril 2004
  22. (en)Peter Kungler, Frédéric Pauron, Javier García et Andrea Veronese, « Challenge International du Nord 1908 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 19 juin 2009
  23. (en)Peter Kungler, Frédéric Pauron, Javier García et Andrea Veronese, « Challenge International du Nord 1914 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 19 juin 2009
  24. (en)Peter Kungler, Frédéric Pauron, Javier García et Andrea Veronese, « Challenge International du Nord 1909 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 19 juin 2009
  25. (en)Javier García, « (en) 1890-1939 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 28 août 2014
  26. « R. ST. Roubaix », sur fff.fr, Fédération française de football
  27. a, b, c, d et e Peter Kungler, « France - Division d'Honneur - Nord 1919-1932 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 9 mai 2004
  28. a et b « Coupe de France / Saison 1931 - 1932 », sur fff.fr, Fédération française de football
  29. René Lehmann et Marcel Rossini, « Cannes a battu Roubaix et gagné la Coupe de France 1932 devant 45.000 spectateurs », Match, no 294,‎ 26 avril 1932, p. 9 (lire en ligne)
  30. a et b « Coupe de France / Saison 1932 - 1933 », sur fff.fr, Fédération française de football
  31. Marcel Rossini, Mario Brun et Pierre Junqua, « L'Excelsior de Roubaix a gagné brillamment la Coupe de France de football devant 45.000 spectateurs », Match, no 348,‎ 6 mai 1933, p. 8-9 (lire en ligne)
  32. a et b (en)Dinant Abbink, « France - List of Final Tables Second Level », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎ 9 mai 2004
  33. Marcel Rossini, « Football : Championnat de France des pros », Match, no 516,‎ 2 juin 1936, p. 6 (lire en ligne)
  34. Mario Brun, « À travers tous les sports - Football », Match, no 533,‎ 1er septembre 1936, p. 14 (lire en ligne)
  35. Marcel Rossini et Emmanuel Gambardella, « Une semaine de Noël fertile en coups de théâtre », Match, no 550,‎ 29 décembre 1936, p. 5 (lire en ligne)
  36. « Résultats - Saison 1936-1937 - 26ème journée », sur lfp.fr, Ligue de football professionnel
  37. « Calendrier - Saison 1936-1937 », sur lfp.fr, Ligue de football professionnel
  38. « Résultats - Saison 1937-1938 - 11ème journée », sur lfp.fr, Ligue de football professionnel
  39. « Résultats - Saison 1937-1938 - 26ème journée », sur lfp.fr, Ligue de football professionnel
  40. (en)François Mazet et Frédéric Pauron, « Origins of the French League », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation
  41. « Coupe de France - Saison 1944-1945 », sur fff.fr, Fédération française de football
  42. « France - Division d'Honneur - Nord 1919-1932 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation
  43. Le club ne participe ni à une division nationale ni à la Division d'Honneur du Nord-Pas-de-Calais sur cette période

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Philippe Waret et Jean-Pierre Popelier, Roubaix - Une ville de Sport, Alan Sutton, coll. « Sport - Une Ville de Sport »,‎ 2005, 128 p. (ISBN 2849101559)

Articles connexes[modifier | modifier le code]