Racing Club de Roubaix

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RC Roubaix

Logo du RC Roubaix
Généralités
Nom complet Racing Club de Roubaix
Noms précédents RC Roubaix (1895-1945)
CO Roubaix-Tourcoing (1945-1963)
RC Roubaix (1963-1964)
RS Roubaix (1964-1990)
Fondation 1895
Disparition 1990 (fusion avec Roubaix Football)
Statut professionnel 1933-1963
Couleurs Noir et bleu ciel
Stade Parc Jean-Dubrulle
Siège Rue du Chemin-Neuf, Roubaix
Palmarès principal
National[1] Championnat de France USFSA (5)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile


Le Racing Club de Roubaix, abrégé en RC Roubaix, est un club de football français fondé en 1895, disparu en 1990 et situé à Roubaix dans le Nord-Pas-de-Calais.

Fondé le 2 avril 1895, le RC Roubaix est l'un des plus vieux clubs du Nord. Il devient rapidement le meilleur club de la région, remportant de 1902 à 1908 le championnat du Nord USFSA, ce qui lui permet de participer sur cette période au championnat de France USFSA, le premier championnat national de football organisé en France. Le RC Roubaix remporte cinq titres de champion et s'impose comme le meilleur club de France. Après la Première Guerre mondiale, le club continue sa suprématie régionale. Il devient quatre fois champion du Nord entre 1923 et 1930 après ses victoires en Division d'Honneur de la Ligue du Nord. En 1932 et en 1933, les Roubaisiens atteignent la finale de la Coupe de France mais s'inclinent les deux fois, la deuxième lors d'un derby contre l'Excelsior AC Roubaix.

Le RC Roubaix passe professionnel en 1933. Il participe alors à trois saisons de Division 2 puis à trois saisons de Division 1, où il fini relégable à la fin de la saison 1938-1939, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. En 1945, l'Excelsior AC Roubaix, qui doit repartir en Division 1 pour la saison 1945-1946, propose une fusion au RC Roubaix et à l'US Tourcoing pour former une entité plus importante dans les deux villes. Le CO Roubaix-Tourcoing est ainsi formé et devient champion de France en 1947. Le RC Roubaix reprend son indépendance en 1963. Loin de ses années de gloire, il fusionne dans la foulée avec le Stade roubaisien pour former le Racing Stade de Roubaix, qui ne parvient pas ensuite à monter dans la hiérarchie. Le RS Roubaix finit par être absorbé en 1990 par Roubaix Football, issu de l'Excelsior AC Roubaix, mettant fin au club après 95 ans d'existence.

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts du club (1895-1919)[modifier | modifier le code]

Genèse du RC Roubaix (1895-1901)[modifier | modifier le code]

Photographie d'une équipe de football avec onze joueurs et un dirigeant
Première photo connue de l'équipe du RC Roubaix en 1895 ou en 1896.

En 1892, un groupe de jeunes roubaisiens, qui jouait auparavant au cricket au sein d'un groupe créé en 1885 et baptisé Batting Club, sport qu'ils avaient appris lors de leurs études en Angleterre, forme un groupe sportif qu'ils nomment French Club[a 1]. Ils jouent à la fois au football-association et au football-rugby, et organisent des matchs contre les Crusaders, club composé d'ouvriers anglais patronné par la firme de peignage de laine Holden basée à Croix. Les rencontres se déroulent sur un terrain près de la gare de Croix - Wasquehal puis sur une prairie à proximité de la rue de Roubaix à Tourcoing[2]. Désirant se donner une structure plus importante, les membres du French Club de Roubaix-Tourcoing décident en 1895 de fonder un club sportif. Ils fondent alors, le 2 avril 1895 à la brasserie La Terrasse au 13 rue de la Gare[note 1], le Racing Club de Roubaix, nom sans doute influencé par celui du renommé Racing Club de France[note 2], avec Henri Lesur comme premier président du club[a 1]. Le RC Roubaix est fondé en tant que club omnisports, avec à l'origine une section football, confiée à Albert Waeles, et une section course à pied, gérée par Maurice Dubly[2]. Rapidement, le club créé aussi une section de lancer de poids, de boxe, de savate et de tir à la corde, puis en 1897 de saut à la perche et de tennis[2].

La section football du RC Roubaix reste cependant la principale vitrine du club, qui se fixe sur le terrain du vélodrome roubaisien, ouvert en juin 1895 peu après la création du club[réf. souhaitée]. Le club joue régulièrement des matchs amicaux contre les Crusaders de Croix, mais aussi contre les clubs belges du FC Bruges et du SC Bruxelles, et même contre les Parisiens du RC France, qu'ils battent à la surprise générale une première fois cinq buts à quatre à Roubaix le 7 février 1897 puis une deuxième fois trois buts à un le 28 février à Paris[2]. Dans le même temps, l'USFSA, la première fédération française à reconnaître le football, créé un championnat de France en 1894, mais seuls les clubs parisiens sont autorisés à participer dans un premier temps. En réponse, le Sporting Club de Tourcoing créé en 1898 un challenge international du Nord, compétition qui regroupe des clubs du Nord, de la Normandie et de Belgique[3]. Dès la première édition, les Roubaisiens arrivent en finale mais sont défaits par le Léopold Club de Bruxelles sur le score de trois buts à un[4].

Affilié à l'USFSA, le RC Roubaix participe en 1898 à la première édition du championnat du Nord USFSA, le premier championnat provincial mis en place par la fédération. Le RC Roubaix termine deuxième derrière l'Iris Club lillois[5]. L'année suivante, l'USFSA modifie ses compétitions. Désormais, chaque champion régional se qualifie pour le championnat de France, joué en tour à élimination directe. Les clubs parisiens devront alors se mesurer aux clubs provinciaux. Les Roubaisiens ne parviennent pas à se qualifier lors des premières éditions, devancés en championnat du Nord par l'Iris Club lillois en 1899[6] et en 1901[7] et par l'US Tourcoing en 1900[8].

Meilleur club de France (1901-1919)[modifier | modifier le code]

Le RC Roubaix continu ensuite à participer au championnat du Nord USFSA, qu'il va remporter sept fois de suite entre 1902 et 1908. Il remporte donc en 1902 son premier titre de champion du Nord et se qualifie pour le championnat de France USFSA 1902, qui regroupe cette année les champions des quatre championnats régionaux alors existants, celui de Paris, du Nord, de la Normandie et de la Champagne. En demi-finale, le RC Roubaix est opposé au champion de Champagne, le SA Sézanne, qu'il écarte très facilement douze buts à un. En finale, les Roubaisiens sont opposés au RC France le 6 avril. Au terme d'un match de plus de 2 h 30 marqué par trois prolongations de vingt minutes, le RC Roubaix fini par l'emporter sur le score de quatre buts à trois et remporte son premier titre de champion de France[a 2],[9]. La saison suivante, après avoir éliminé Le Havre AC en demi-finale du tournoi national, les Roubaisiens sont de nouveaux opposés aux Pingouins du Racing Club de France. Le titre doit cette fois se disputer en deux matchs, le premier, joué le 5 avril devant 5 000 spectateurs, se terminant sur un match nul deux buts partout malgré une longue prolongation[note 3]. La deuxième rencontre a lieu le 17 avril à Lille au stade de l'Iris Club lillois et cette fois, les Roubaisiens parviennent à prendre le dessus sur les Parisiens et s'imposent trois buts à un[10]. D'autre part, le RC Roubaix prend aussi part au challenge international du Nord de 1902 à 1904, auquel des clubs parisiens participent désormais. Pour l'édition 1903, le club est battu en finale le 3 mai à Tourcoing par le Racing Club de Bruxelles[11], qui enlève son troisième titre, tandis qu'il déclare forfait en demi-finale en 1902 et en 1904[12],[13].

De 1904 à 1906, le championnat du Nord est divisé en deux groupes, le groupe Maritime et le groupe Terrien auquel prend part le RC Roubaix. Le champion du Nord est alors le vainqueur d'une finale opposant le premier de chaque groupe. Pour la saison 1904, les Roubaisiens battent le Racing Club de Calais en finale du championnat du Nord. En championnat de France, le club écrase en demi-finale le Stade rennais par douze buts à un pour affronter de nouveau en finale le champion de Paris comme les deux années précédentes, mais cette fois-ci contre l'United Sport Club, composé majoritairement d'anglais. Les Parisiens mènent rapidement deux buts à zéro et tiennent le score jusqu'à la mi-temps, mais les Roubaisiens, intraitables, inscrivent quatre buts en deuxième mi-temps pour s'adjuger leur troisième titre de champion de France consécutif[14]. Pour la saison 1905, le RC Roubaix élimine l'US Boulogne en finale du championnat du Nord, puis l'Amiens Athlétic Club en demi-finale du championnat de France par cinq buts à un. Cependant, les Roubaisiens ne remportent pas leur quatrième titre, battu en finale par les Parisiens du Gallia Club. Le match, serré, a lieu le 16 avril au Parc des Princes, le Gallia ne s'imposant qu'un but à zéro grâce à une réalisation de Jouve au bout de 118 minutes de jeu[réf. nécessaire],[15]. Il ne faut attendre qu'un an pour voir le RC Roubaix récupérer son titre de champion de France. Le titre de champion du Nord est cette année de nouveau remporté aux dépens de l'US Boulogne, puis les Nordistes se qualifie pour la finale nationale en battant largement le Stade rémois[note 4] sept buts à zéro. En finale, ils sont une fois encore opposé eu champion de Paris, le Cercle athlétique de Paris, qu'ils battent par quatre buts à un[16].

Lors de la saison 1907, le championnat du Nord retourne à une formule à un seul groupe, que le RC Roubaix remporte une nouvelle fois. Pour la sixième fois consécutive, les Roubaisiens accèdent ensuite à la finale du championnat de France, où ils affrontent comme en 1902 le RC France. Cette finale tourne cette fois à l'avantage des Parisiens qui l'emportent trois buts à un[17]. En 1908, le club remporte son huitième titre consécutif de champion du Nord. Lors du tournoi national, le RC Roubaix doit d’abord éliminer l'Union Athlétique du Lycée Malherbe en quart de finale puis Le Havre sports en demi-finale pour accéder à la finale, jouée le 3 mai à Tourcoing, encore une fois contre le RC France. Les Parisiens ouvrent le score par R. Matthey avant que les Roubaisiens n'égalisent par Charles Renaux puis prennent définitivement l'avantage par André François[18]. Le RC Roubaix remporte ainsi son cinquième et dernier titre de champion de France USFSA, en ayant réussi à participer sept fois de suite à la finale, performance qui ne sera pas égalée. Grâce à ce nouveau titre, le club dépasse de plus au palmarès le Standard Athletic Club, vainqueur de cinq titres entre 1894 et 1901, pour aucune place de vice-champion[19].

Entre 1909 et 1914 et en 1919, le RC Roubaix perd sa suprématie régionale. Le club ne parvient plus à remporter le championnat du Nord et ne se qualifie donc pas pour le championnat de France. Les Roubaisiens sont battus alternativement par l'US Tourcoing et par l'Olympique lillois, qui remportent chacun un titre national, perpétuant la domination des clubs du Nord sur le championnat de France[20],[21]. D'autre part, le club participe encore trois fois au challenge international du Nord, qui prend de l'importance avec la participation de clubs néerlandais, suisses et même anglais[4]. Il n'atteint pas la finale en 1908 et en 1914[22],[23], au contraire de l'édition 1909 où le RC Roubaix affronte en finale un club anglais, Eastbourne (en). Les Anglais s'imposent cependant largement par cinq buts à un[24].

De delà des tournoi officiels, la renommé internationale acquise par le RC Roubaix lui permet d'affronter à plusieurs reprises des clubs anglais en tournée dans l'Europe continentale. Les Roubaisiens reçoivent par exemple une sélection du sud de Londres en 1905 (vistoire cinq buts à trois), Hampstead Heathens (en) le 31 mai 1907 (défaite cinq buts à trois) ou encore le Plumstead FC en 1913 (défaite neuf buts à un)[25].

De l'amateurisme au professionnalisme (1919-1945)[modifier | modifier le code]

Domination sur le championnat du Nord (1919-1932)[modifier | modifier le code]

Photographie d'une équipe de football devant un but
L'équipe du RC Roubaix en janvier 1922.

Les compétitions reprennent après la Première Guerre mondiale, pendant laquelle le Racing Club de Roubaix voit 85 de ses membres tomber au champ d'honneur[a 3]. Alors que l'USFSA régissait seule à l'origine la pratique du football en France, plusieurs autres fédérations se sont créées entre temps. Toutes ces fédérations disparaissent en 1919, pour laisser place à une fédération unique, la Fédération française de football association (FFFA), qui gèrera désormais les compétitions de football. La FFFA est alors découpée en Ligues régionales, chacune organisant un championnat, dont le premier niveau s'appelle la Division d'Honneur. Naturellement, le RC Roubaix est l'une des neuf équipes qui prend part pour la saison 1919-1920 à la première édition de la Division d'Honneur de la Ligue du Nord. Les Roubaisiens terminent le championnat à la troisième place derrière l'US Tourcoing et l'Olympique lillois et juste devant ses voisins du Stade roubaisien[26]. Cette saison est aussi l'occasion pour le club de participer pour la première fois à la Coupe de France, en éliminant dans un derby le Stade roubaisien en 32e de finale par cinq buts à un avant de tomber au tour suivant face au Gallia Club par deux buts à un. En 1921 et en 1922, le RC Roubaix termine deux fois vice-champion du Nord derrière l'Olympique lillois. La première fois, les Roubaisiens ne sont devancés qu'à la moyenne de buts, puis sont battus l'année suivante en phase finale dans une formule opposant les vainqueurs de trois groupes[26].

Il faut attendre la saison 1922-1923 pour voir le RC Roubaix redevenir le meilleur club du Nord en remportant la Division d'Honneur, en parvenant à devancer son rival lillois de deux points, mais aussi les deux autres clubs roubaisiens que compte la division cette saison, le Stade roubaisien et l'Amical Club des Arts Roubaix[a 4],[26]. Cette saison, le club atteint aussi pour la première fois les quarts de finale de la Coupe de France. À ce stade, ils sont défaient le 4 mars à Rouen par le futur vainqueur de l'épreuve, le Red Star Amical Club. Outre la concurrente féroce que le RC Roubaix entretient en Division d'Honneur avec les deux autres grands clubs de la conurbation Lille-Roubaix-Tourcoing, l'Olympique lillois et l'US Tourcoing, celui-ci va aussi en entretenir une à partir de cette date avec les Picards de l'Amiens AC, ces deux clubs se partageant les titres entre 1923 et 1927. Le RC Roubaix remporte deux autres titres de champion du Nord en 1925 et en 1926, mais doit se contenter des places d'honneur avec une troisième place en 1924 et une cinquième place en 1927[26]. La saison 1927-1928 est ensuite difficile pour les Roubaisiens, qui échappent de peu à la relégation en Promotion d'Honneur. Dans une division à dix équipes où les deux derniers sont relégués, ils terminent sixième, un point seulement devant le neuvième, son voisin du Stade roubaisien, qui lui est relégué[26]. La ville gagne tout de même un nouveau derby pour la saison suivante, avec une fusion entre le Football Club de Roubaix et l'Excelsior Club de Tourcoing pour former l'Excelsior Athlétic Club de Roubaix, qui évoluera aussi en Division d'Honneur. Cette saison suivante se passe mieux, le club terminant deuxième à trois points de l'Olympique lillois, avant de remporter en 1930 son quatrième et dernier titre de Division d'Honneur du Nord, en devançant assez largement son dauphin de l'US Tourcoing. Le club retombe ensuite en 1931 à une décevante cinquième place[26]. Dans le même temps, malgré les titres de champion du Nord, le RC Roubaix peine à s'illustrer en Coupe de France entre 1924 et 1931, ne dépassant pas le stade des huitièmes de finale[note 5].

Double finaliste de la Coupe de France (1932-1933)[modifier | modifier le code]

Après plusieurs parcours consécutifs mitigés en Coupe de France, le RC Roubaix va cette fois s'illustrer lors de l'édition 1931-1932. Les Roubaisiens passent d'abord douze buts à l'US Auchel au 4e tour préliminaire pour rejoindre les 32e de finale, où ils éliminent l'US Quevilly par quatre buts à zéro. Le club sort ensuite le RC Lens cinq buts à un, le Red Star Olympique trois buts à zéro, le FC Rouen trois buts un et l'OGC Nice trois buts à zéro pour se qualifier pour la finale de la Coupe, après avoir survolé l'épreuve en marquant dix-huit buts en phase finale pour seulement deux encaissés[27]. Le 24 avril 1932, le RC Roubaix est opposé en finale à l'AS Cannes au Stade olympique Yves-du-Manoir de Colombes, la rencontre étant arbitrée par Louis Raguin. Il s'agit de la première fois qu'un club du Nord arrive en finale, en dépit de l'importance du football nordiste. Mais la Coupe ne partira par au Nord. L'enjeu paralyse les Roubaisiens, qui jouent en dessous de leur niveau. Les Cannois, qui ne jouent plus qu'avec neuf joueurs valides après les blessures de leur buteur Charles Bardot et de leur demi centre Stanley Hillier pendant le match, parviennent tout de même à marquer à la 83e minute de jeu le seul but du match par le capitaine Louis Cler, qui reprend de la tête un centre de Marius Besson, battant le gardien roubaisien, François Encontre[27],[28],[note 6].

Action de jeu lors d'un match de football
Le RC Roubaix s'incline en finale de la Coupe de France 1933 dans un derby face à l'Excelsior AC Roubaix.

L'année 1932 marque un tournant important dans l'histoire du football français. Le professionnalisme est instauré en même temps qu'un championnat de France. Mais le RC Roubaix, même s'il est l'un des meilleurs clubs de France, ne souhaite pas passer professionnel, au contraire de son voisin de l'Excelsior, et reste sous statut amateur en Division d'Honneur du Nord, qui devient dès lors le deuxième niveau. Malgré cela, le club continue à briller en Coupe de France lors de l'édition 1932-1933. Des 32e de finale aux demi-finales, les Roubaisiens inscrivent dix-huit buts sans en encaisser un seul, et éliminent surtout trois clubs professionnels sans difficulté, le SC Nîmes, le SO Montpellier et l'AS Cannes[29]. La finale oppose le 7 mai 1933 le RC Roubaix à l'Excelsior AC Roubaix. Cette finale est exceptionnelle a plus d'un titre. Elle oppose pour la première et dernière fois deux clubs de la même ville de province[note 7], et oppose les amateurs du Racing aux professionnels de l'Excelsior, un an seulement après l'instauration de ce statut en France. Différence notable de préparation entre professionnels et amateurs, l'Excelsior arrive en Île-de-France deux jours avant le match, tandis que le Racing n'arrivent que le matin de la rencontre. Le match tourne rapidement à l'avantage des professionnels, qui mènent déjà trois buts à zéro après une demi-heure de jeu malgré un jeu défensif du Racing, dont l'équipe est de plus rapidement diminuée après une blessure de son capitaine Marcel Lechanteux. L'avant André Van Vooren réduit bien le score à la 72e minute de jeu d'un tir puissant de près sur une passe d'André Chauvel, mais le Racing s'incline finalement trois buts à un et perd sa deuxième finale de Coupe de France consécutive[29],[30]. La Coupe part tout de même à Roubaix et à leur retour, les deux équipes sont longuement fêtées à la gare[a 5].

Premières saisons en professionnel (1933-1945)[modifier | modifier le code]

Le RC Roubaix franchit le pas du professionnalisme en 1933. La FFFA accepte la participation du club au championnat de France, mais l'affluence des nouvelles équipes professionnelles oblige la Fédération à créer une Division 2, dans laquelle démarre les Roubaisiens pour la saison 1933-1934. Les vingt-trois équipes participantes sont réparties en deux groupes Nord et Sud. Le club termine sa première saison professionnelle à la sixième place place du groupe Nord, à sept points du RC Strasbourg, promu en Division 1[31]. Un nombre conséquent d'abondant du professionnalisme permet à la FFFA d'organiser la Division 2 avec un groupe unique pour la saison 1934-1935, où les deux premières équipes sont promues en Division 1. Le RC Roubaix manque de peu la montée avec une quatrième place, avant de finalement gagner sa promotion à la fin de la saison 1935-1936. Avant la dernière journée, le FC Rouen, qui compte un match en retard, et les Roubaisiens possèdent 51 points contre 50 points pour l'AS Saint-Étienne. Les Stéphanois, qui se déplacent sur le terrain de l'OGN Nice possèdent la moins bonne moyenne de buts. Le hasard du calendrier fait que le FC Rouen et le RC Roubaix s'affrontent lors de la dernière journée, un match nul envoyant les deux clubs en Division 1. De son côté, l'AS Saint-Étienne doit prendre les deux points de la victoire et espérer que Rouennais ou Roubaisiens s'imposent. Si les Stéphanois battent les Niçois six buts à un, l'autre rencontre accouche d'un non-match. Les deux équipes s'arrangent pour ne pas jouer et faire zéro à zéro, malgré les protestations des spectateurs. Le RC Roubaix assure ainsi sa promotion en terminant deuxième du classement, ne devançant qu'à la moyenne de but l'AS Saint-Étienne[31],[32].

Pour sa première saison en Division 1, le RC Roubaix rejoint l'Excelsior AC Roubaix. Il s'agit de la seule fois dans l'histoire du championnat de France, avec les deux saisons suivantes, qu'une ville de province possède deux clubs en Division 1. Lors de la première journée, disputée le 30 août 1936, le RC Roubaix l'emporte facilement quatre buts à un face au FC Mulhouse et s'empare de la première place du classement[33]. Le premier derby roubaisien a lieu le jour de Noël 1936. Il tourne a l'avantage de l'Excelsior, qui l'emporte trois buts à deux. Le Racing est alors rentré dans le rang, et pointe à la seizième place du classement sur dix-huit équipes à la moitié du championnat, les deux dernières équipes étant reléguées en Division 2[34]. Condamné à jouer le maintien, le club termine bien son championnat, avec trois victoires en un nul lors des cinq dernière journées, dont une victoire importante quatre buts à trois contre le Stade rennais UC, concurrent direct au maintien[35],[36]. Les Roubaisiens terminent finalement à la douzième place. Lors de la saison 1937-1938, le club réalise sa meilleure saison en Division 1 en terminant à la huitième place. La saison est de plus ponctuée par une double victoire dans le derby roubaisien, un but à zéro puis deux buts à un[37],[38]. La troisième saison en Division 1 sera difficile pour le club, qui termine dernier avec seulement quatre victoires et avec la moins bonne moyenne de buts. Le RC Roubaix est alors relégué en Division 2.

Mais le début de la Seconde Guerre mondiale vient perturber les championnats. La Division 2, à laquelle devait prendre part le RC Roubaix, est annulée, tandis qu'une Division 1 s'organise sur la base du volontariat[39],[note 8]. Lors des saisons 1940-1941 et 1941-1942, les clubs professionnels de la zone interdite ne peuvent plus participer aux compétitions. Pour la saison 1941-1942, douze clubs du Nord, dont le RC Roubaix, doivent alors organiser leur propre championnat[o 1]. Les Roubaisiens continuent tout de même à participer à la Coupe de France sur cette période, mais peinent à bien y figurer, battus notamment lors de l'édition 1944-1945 en 32e de finale par l'Excelsior AC Roubaix, par cinq buts à trois[40].

Le temps des fusions (1945-1990)[modifier | modifier le code]

Fusion au sein du CO Roubaix-Tourcoing (1945-1963)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Club olympique Roubaix-Tourcoing.

Après la Libération de la France, les compétitions reprennent leur cours à partir de la saison 1945-1946, se basant sur les résultats de la saison 1938-1939. Le RC Roubaix, dernier de Division 1 cette saison-là, doit alors démarrer en Division 2 pour la saison 1945-1946, tandis que le voisin de l'Excelsior AC Roubaix continue en Division 1. Cependant, en juin 1945, un rapprochement a lieu entre les deux clubs pour fusionner afin de former un seul club d'envergure à Roubaix. La proposition est d'abord repoussée en assemblée générale[o 2], avant qu'Albert Prouvost, président de l'Excelsior, patron du peignage Amédée Prouvost et propriétaire du stade Amédée-Prouvost, ne recontacte Robert Motte et Georges Verriest, les dirigeants du Racing Club, mais aussi Charles Van de Veegaete et Ernest Lefèvre, ceux de l'US Tourcoing, afin que les trois clubs mettent leurs forces en commun[41]. La négociation débouche sur la fusion des équipes professionnelles uniquement, afin de conserver la personnalité de chacun des trois grands clubs, dont les sections amateurs subsistent[o 2]. Le nouveau club prend le nom de Club olympique Roubaix-Tourcoing, prenant la place de l'Excelsior en Division 1, tandis que le nom RC Roubaix continue d'exister avec l'équipe amateur, qui repart en Division d'Honneur de la Ligue du Nord. Pour cette saison 1945-1946, l'équipe amateur du RC Roubaix ne termine que douzième sur quatorze équipe, en position de premier relégable[42]. L'équipe amateur du RC Roubaix est alors reléguée en Promotion d'Honneur, et ne rejoindra plus jamais le plus haut niveau du championnat du Nord.

Pendant ce temps, le CO Roubaix-Tourcoing réalise de très bonnes performances, a tel point que l'ambition initiale des dirigeants des trois clubs fusionnés se concrétise lorsque le club remporte le titre de champion de France lors de la saison 1946-1947. L'année suivante, les sections amateurs des deux clubs roubaisiens sont rattachées au CO Roubaix-Tourcoing[o 3]. Plus aucune équipe ne joue alors sous le nom RC Roubaix. Le CO Roubaix-Tourcoing connait ensuite des saisons difficiles, en plus de problèmes de trésorerie qui subviennent parallèlement à la crise de l'industrie textile qui touche les villes de Roubaix et de Tourcoing[43]. Le club est relégué en Division 2 à l'issu de la saison 1954-1955, puis l'US Tourcoing reprend son indépendance en 1957. Le club réalise de piètres performance en Division 2, finissant même dernier à la fin de la saison 1961-1962[note 9]. Finalement, le club abandonne le professionnalisme à la fin de la saison suivante et repart en Promotion d'Honneur de la Ligue du Nord au cinquième niveau de la hiérarchie. Dans le même temps, le RC Roubaix décide de quitter l'association après dix-huit ans de fusion et de reprendre son indépendance, repartant lui-aussi en District de Flandre[o 3].

Retour à l'indépendance, nouvelle fusion et épilogue (1963-1990)[modifier | modifier le code]

Le retour à l'indépendance ne va durer que le temps de la saison 1963-1964. En effet, le Stade Maertens du Stade roubaisien, situé dans la même rue que le Parc Jean-Dubrulle du RC Roubaix, est en pleine rénovation et inutilisable. Le RC Roubaix se propose alors d'accueillir le Stade roubaisien et l'idée d'une fusion entre les deux clubs est alors lancée[a 5]. Le 24 juin 1964, le Racing Club de Roubaix fusionne avec le Stade roubaisien, qui a la particularité d'avoir été en avril 1919 le premier club affilié à la FFFA et donc de posséder le prestigieux n°1[44],[45],[note 10]. En mélangeant le nom des deux clubs, le club devient le Racing Stade de Roubaix et décide de garder le n°1 du Stade roubaisien auprès de la FFF[45]. L'incontournable Georges Verriest du Racing devient le président du nouveau RS Roubaix, avec pour ambition de gravir les échelons du football français pour remettre le club parmi les meilleurs de France[a 5]. Malgré cette fusion, le RS Roubaix ne rejoindra jamais la Division d'Honneur du Nord[46] et va rester dans les divisions inférieures de la Ligue du Nord et du District de Flandre, ne revenant au mieux qu'en Promotion d'Honneur, deuxième niveau régional, pour la saison 1969-1970[a 6].

Parallèlement, le CO Roubaix-Tourcoing reprend le nom d'Excelsior AC Roubaix en 1970, puis absorbe le Sporting Club de Roubaix en 1977 et devient le Roubaix Football[47]. Le club parvient à obtenir des résultats correct en jouant régulièrement en Division 4 et en Division 3, accrochant même une saison en Division 2 lors de la saison 1983-1984[48]. Afin de créer un club roubaisien plus fort, Roubaix football, alors en Division 4, absorbe en 1990 le RS Roubaix et devient le Stade Club Olympique Roubaix[47]. C'est un peu le vieux CO Roubaix-Tourcoing qui renait. Le Racing Club de Roubaix, devenu entretemps le Racing Stade de Roubaix s'éteint donc après 95 ans d'existence. Dans le même temps, le prestigieux n°1 du RS Roubaix se retrouve radié de la FFF[45]. Mais en 1996, alors que le SCO Roubaix joue en Nationale 1 au troisième échelon national, le maire de Roubaix René Vandierendonck ne renouvelle pas son aide financière au club. En manque d'argent, celui-ci est contraint de déposer le bilan. Le club est refondé sous le nom SCO Roubaix 59 et repart en Ligue du Nord-Pas-de-Calais[47]. Le SCO Roubaix 59, descendant du RC Roubaix, club historique et pionnier du football français, joue désormais lors de la saison 2014-2015 en Promotion de Ligue du Nord-Pas-de-Calais, au dixième échelon du football français[49].

Structures du club et culture populaire[modifier | modifier le code]

Image et identité[modifier | modifier le code]

Nom du club[modifier | modifier le code]

Le club est fondé en tant que club omnisports en 1895 sous le nom Racing Club de Roubaix, la section football étant la principale du club. Il garde ce nom jusqu'en 1945, date à laquelle la section professionnelle fusionne avec l'Excelsior AC Roubaix et l'US Tourcoing pour former le Club olympique Roubaix-Tourcoing. En 1948, l'équipe amateur du RC Roubaix est finalement aussi intégrée au CO Roubaix-Tourcoing. Le club reprend son indépendance en 1963 et rejoue une dernière saison sous le nom Racing Club de Roubaix avant de fusionner en 1964 avec le Stade roubaisien, fondé en 1896, pour former le Racing Stade de Roubaix. Le club disparait en 1990 en fusionnant avec Roubaix Football, issu de l'Excelsior AC Roubaix, pour former le Stade Club olympique Roubaix.

 
 
 
 
Racing Club de Roubaix
(1895-1945)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Club olympique Roubaix-Tourcoing
(1945-1963)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Racing Club de Roubaix
(1963-1964)
 
Stade roubaisien
(1896-1964)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Roubaix Football
(1977-1990)
 
Racing Stade de Roubaix
(1964-1990)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Stade Club olympique Roubaix
(depuis 1990)
 
 
 
 
 
 
 

Couleurs et logos[modifier | modifier le code]

Les couleurs du RC Roubaix sont le bleu ciel et le noir. Le club joue avec différents motifs au cours de son histoire. Il aborde une large bande en diagonale pour ses premiers matchs, puis le maillot se pare rapidement de rayures verticales, tenue que le club garde jusque dans les années 1920. Les Roubaisiens disputent leurs deux finales de Coupe de France en 1932 et 1933 dans une tenue ayant deux larges bandes horizontales, avant d'adopter de fines rayures horizontales sur leurs maillots à la fin des années 1930.

Le seul logo connu du club date de la fin des années 1930. Il s'inspire des armoiries de Roubaix, sur lesquelles est apposé une bande bleu contenant la mention RCR[50],[51].

Stades[modifier | modifier le code]

Le RC Roubaix se fixe rapidement sur le terrain du vélodrome roubaisien, ouvert en juin 1895 peu après la création du club. Bien qu'il porte ce nom, le vélodrome est situé sur la commune de Croix. Il reçoit l'arrivée de la course cycliste Paris-Roubaix entre 1896 et 1914. Le bois de la piste est démonté et utilisé pendant la Première Guerre mondiale, entrainant l’abandon du vélodrome et sa démolition en 1924. Entretemps, le RC Roubaix joue au parc Barbieux et sur un terrain situé rue de Beaumont[a 7]. Il finit par faire construire son propre stade en 1919, le Parc Jean-Dubrulle, dans le quartier du Chemin-Neuf dans le sud de la ville[a 7]. Le stade prend ce nom en hommage à Jean Dubrulle, joueur puis président du club en 1914, mort pour la France le 30 avril 1917 de blessures de guerres consécutivement à un accident d'avion[a 3],[52],[53]. Le club ne va alors plus quitter ce stade. En 1920 et en 1921, le Parc Jean-Dubrulle reçoit lui-aussi l'arrivée de Paris-Roubaix[54].

En 1945, lors de la création du CO Roubaix-Tourcoing, le club utilise alternativement le stade des trois clubs fusionnés, dont le Parc Jean-Dubrulle du RC Roubaix[o 4], avant de se fixer au stade Amédée-Prouvost de l'Excelsior AC Roubaix[o 3]. Lorsqu'il retrouve son indépendance en 1963, le RC Roubaix réutilise son stade, puis le Racing Stade de Roubaix, né de la fusion entre le RC Roubaix et le Stade roubaisien, l'utilise à partir de 1964. Le stade existe toujours, portant désormais le nom de Parc Dubrulle-Verriest en hommage à Georges Verriest, figure importante du football roubaisien. Il accueille les matchs du SCO Roubaix 59, descendant du RC Roubaix et de l'Excelsior AC Roubaix[55].

Rivalités[modifier | modifier le code]

La conurbation Lille-Roubaix-Tourcoing est une place forte du football français dès les années 1900. En effet, le RC Roubaix, l'Olympique lillois et l'US Tourcoing remportent tous les trois le championnat de France USFSA entre 1902 et 1914, faisant naître une rivalité entre ces trois clubs sur fond de suprématie industrielle qui se joue entre les trois villes[56]. La rivalité se développe fortement à partir de 1911 suite au « travail de publicité et de propagande » d'Henri Jooris, président du club lillois, pour attirer le public dans le stade de son club[56].

Entre 1919 et 1932, ces derbies se poursuivent en Division d'Honneur du Nord, où le titre de champion du Nord se joue à chaque fois entre le RC Roubaix, l'Olympique lillois, l'US Tourcoing mais aussi les Picards de l'Amiens AC. La popularité de ces derbies est renforcée par les différentes victoires de la sélection du Nord, surnommés les Lions des Flandres, qui regroupe les meilleurs joueurs lillois, roubaisiens, tourquennois et amiénois et qui affronte régulièrement les autres sélections régionales[56],[o 5].

En 1928, un nouveau club roubaisien arrive en Division d'Honneur. L'Excelsior de Tourcoing, alors en Division d'Honneur, se retrouve sans stade et migre sur les terrains du Football Club de Roubaix, alors en Promotion d'Honneur, avec qui il fusionne. Ainsi né l'Excelsior AC Roubaix et le derby roubaisien entre les noir et bleu ciel du Racing Club et les vert et blanc de l'Excelsior. La rivalité atteint son paroxysme lors de la Coupe de France 1932-1933 où les deux clubs se retrouvent en finale, la rencontre se terminant par une victoire de l'Excelsior.

Une fois passé professionnel en 1933, le RC Roubaix affronte ses rivaux en championnat de France professionnel. Il est ainsi opposé en Division 2 à l'US Tourcoing pendant deux saisons entre 1933 et 1935, puis à l'Olympique lillois et à l'Excelsior AC Roubaix en Division 1 pendant trois saisons entre 1936 et 1939. Le RC Roubaix a un bilan de deux victoires, un nul et trois défaites contre l'Excelsior et de deux victoires, deux nuls et deux défaites contre l'Olympique lillois[o 6].

Liste des matchs RC Roubaix - Excelsior AC Roubaix en championnat de France et en Coupe de France
Compétition Date Équipe 1 Score Équipe 2
Coupe de France 1932-1933 - Finale 7 mai 1933 Excelsior 3 - 1 Roubaix
Coupe de France 1934-1935 - 16e de finale 6 janvier 1935 Excelsior 2 - 1 Roubaix
Division 1 1936-1937 - 15e journée 25 décembre 1936 Excelsior 3 - 2 Roubaix
Division 1 1936-1937 - 30e journée 6 mai 1937 Roubaix 0 - 2 Excelsior
Division 1 1937-1938 - 11e journée 13 novembre 1937 Excelsior 0 - 1 Roubaix
Division 1 1937-1938 - 26e journée 10 avril 1938 Roubaix 2 - 1 Excelsior
Division 1 1938-1939 - 15e journée 25 décembre 1938 Roubaix 1 - 1 Excelsior
Coupe de France 1938-1939 - 8e de finale 5 février 1939 Roubaix 4 - 2 Excelsior
Division 1 1938-1939 - 30e journée 7 mai 1939 Excelsior 4 - 2 Roubaix
Coupe de France 1944-1945 - 32e de finale 7 janvier 1945 Excelsior 5 - 3 Roubaix

Autres sports[modifier | modifier le code]

Le RC Roubaix est fondé en tant que club omnisports. Outre la section de football, la plus importante du club, le club a connu différentes sections au cours de son histoire. Dès sa fondation, le club possède une section d'athlétisme, qui obtient de bons résultats sur le plan national. Salomon Hohr enlève en 1898 les records de France du lancer du disque et du lancer du poids, puis Jean Catteau améliore en 1903 le record de France du saut en longueur avec un bond à 6,90 m[a 8]. Athlète complet, il remporte de plus des médailles aux championnats de France d'athlétisme au lancer du disque et au 110 m haies[57]. Alphonse Scrépel remporte lui aussi plusieurs médailles aux lancers du disque et du poids entre 1900 et 1903 aux championnats de France, tout comme le footballeur international Émile Sartorius, vice-champion de France du saut en hauteur en 1903 et troisième en 1905[57]. Le meilleur performeur de la section athlétisme du RC Roubaix reste Georges Malfait (en), champion de France du 100 m en 1904 et 1905 et vice-champion en 1903, troisième au 200 m en 1908, ainsi que champion de France du 400 m en 1905 et vice-champion en 1903, 1904, 1908 et 1909[57]. Grâce à ces performances, il représente la France aux Jeux olympiques intercalés de 1906, aux Jeux olympiques de 1908 et aux Jeux olympiques de 1912, mais n'obtient pas de médaille[a 9]. Enfin, d'autres athlètes du club deviennent champion de France, comme Alfred Motte au saut en hauteur sans élan en 1907 et 1908 et au saut en longueur sans élan en 1909, 1911 et 1912, ou encore Émilien Duflo au lancer du marteau en 1930[57]. La section athlétisme du RC Roubaix n'existe plus désormais.

L'autre section importante du RC Roubaix est celle de tennis, est fondée le 8 avril 1897[a 10]. Elle devient rapidement la section phare du club avec celle de football, à tel point qu'en 1970, la section tennis du RC Roubaix est celle qui compte le plus de membres au sein du club[a 11]. La section tennis est la seule section du RC Roubaix qui existe toujours, sous le nom Racing Tennis Club de Roubaix[58]. Elle est toujours basée au Parc Dubrulle-Verriest et possède huit courts de tennis[59].

Au cours de son histoire, le RC Roubaix a connu de nombreuses sections, à l'existence plus ou moins éphémère, dont des sections d'aviron[a 12], de basket-ball[a 13], d'escrime, de préparation militaire, de water-polo, de handball[a 14], de hockey sur gazon[a 15], de volley-ball[a 16], de boxe, de savate ou encore de tir à la corde[2].

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Le RC Roubaix se forge un palmarès solide avant la Première Guerre mondiale. Il remporte sept fois le championnat du Nord entre 1902 et 1908, puis cinq fois le championnat de France USFSA sur cette période. Avec la création de la Ligue du Nord, le club remporte quatre fois le titre de champion du Nord entre 1923 et 1930. Enfin, les Roubaisiens atteignent deux fois de suite la finale de la Coupe de France en 1932 et en 1933.

Palmarès du RC Roubaix en compétitions officielles
Compétitions nationales Compétitions régionales
Championnats
Coupes
Compétitions disparues
Championnats
Compétitions disparues

Bilan saison par saison[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente le bilan saison par saison du RC Roubaix depuis 1897-1898, date de sa première participation à un championnat, jusqu'à la saison 1989-1990, dernière saison du club.

Bilan sportif et records[modifier | modifier le code]

Championnats[modifier | modifier le code]

Après l'instauration du championnat de France professionnel en 1932, le RC Roubaix dispute trois saisons en Division 1 et trois saisons en Division 2[61]. Au sein de la fusion CO Roubaix-Tourcoing, le club dispute de plus dix saisons de Division 1 et huit saisons de Division 2.

La plus large victoire du RC Roubaix en Division 1 est une victoire de trois buts d'écart (quatre buts à un face au FC Mulhouse et trois buts à zéro face au FC Rouen lors de la saison 1936-1937, et quatre buts à un face à l'AS Cannes et trois buts à zéro face à l'Olympique lillois lors de la saison 1937-1938). D'autre part, la plus large défaite du club est une défaite sept buts à zéro sur le terrain du Red Star Olympique lors de la saison 1937-1938[o 6].

Bilan sportif de Roubaix en championnat entre 1932 et 1964[61],[62]
Championnat Saisons Titres J V N D Bp Bc Diff
Championnat de France 3 0 90 26 20 44 120 188 -68
Championnat de France D2 3 0 84 47 14 23 202 132 +70

Coupes[modifier | modifier le code]

Le RC Roubaix n'a jamais remporté la Coupe de France, perdant deux fois de suite en finale en 1932 et 1933, d'abord contre l'AS Cannes puis contre l'Excelsior AC Roubaix. Il atteint de plus les demi-finales en 1934, battu par l'Olympique de Marseille. Les Roubaisiens sont réguliers dans la compétition, participant au moins aux trente-deuxièmes de finale entre 1920 et 1939.

Bilan sportif du Roubaix SC en coupes[63],[note 11]
Coupe V F 1/2 1/4 1/8 1/16 1/32
Coupe de France 0 2 1 2 7 6 5

Personnalités[modifier | modifier le code]

Entraineurs[modifier | modifier le code]

Photographie d'un homme vue de face.
Le Hongrois Franz Platko, ici en 1941 avec le CSD Colo-Colo, entraine le RC Roubaix pendant quatre saisons.

L'Anglais Thomas Griffiths entraine l'équipe au début des années 1920[a 4] et ce jusqu'en 1931[a 17],[note 12]. Il est remplacé à cette date par César Truffaut, qui reste entraineur pendant deux saisons[a 17]. Il entraine donc l'équipe lors des deux finales de Coupe de France auxquelles le club participe en 1932 et en 1933. Pour ses débuts en championnat professionnel en Division 2 lors de la saison 1933-1934, le RC Roubaix engage le Hongrois Franz Platko. Il arrive en tant qu'entraineur-joueur, poste qu'il occupait la saison précédente en Division 1 au FC Mulhouse, avec qui il finit dernier du groupe A[o 7],[64]. Il ne reste qu'une saison, puis part entrainer au FC Barcelone[65]. Thomas Griffiths reprend ensuite l'équipe pendant la saison 1935-1936, lors de la montée du club en Division 1[64]. Entre 1936 et 1939, Franz Platko revient entrainer le RC Roubaix. Il arrive à la moitié de la saison 1936-1937 en provenance du KS Cracovia puis repart à la moitié de la saison 1938-1939 entrainer un club argentin du nom d'Arsenal[65].

Entraineurs du RC Roubaix[64],[65],[a 17]
Entraineur Période
Drapeau : Angleterre Thomas Griffiths vers 1922-1931
Drapeau : France César Truffaut 1931-1933
Drapeau : Hongrie Franz Platko 1933-1934
Drapeau : Angleterre Thomas Griffiths 1935-1936
Drapeau : Hongrie Franz Platko 1936-1939

Joueurs[modifier | modifier le code]

Homme debout en tenue de football
L'attaquant roubaisien Émile Sartorius, grand artisan des cinq titres de champion de France du RC Roubaix entre 1902 et 1908.

Les premiers joueurs du RC Roubaix sont majoritairement des jeunes venant de Roubaix, de Tourcoing et de Lille. Dans les premiers temps, l'équipe est peu modifiée. Ils ne sont ainsi que vingt-six joueurs différents à prendre par aux finales du championnat de France USFSA que le club dispute à chaque fois entre 1902 et 1908. George Scott, un britannique résident à Roubaix pour raisons professionnelles, est le seul joueur à participer à toutes les finales, au poste d'arrière droit[a 2]. André Renaux tient sept fois les buts en finale de 1903 à 1908, tandis que son frère Charles Renaux dispute quatre finales, dont trois au poste de demi centre. Les frères Dubly, dont la fratrie est composée de neuf frères, tous sportifs, font aussi pleinement partie de l'ossature de l'équipe[a 18]. Albert Dubly et André Dubly jouent sept finales à eux deux[note 13], contre quatre rencontres et trois buts pour Léon Dubly, au poste de demi, trois pour Maurice Dubly et deux pour Jean Dubly au poste d'arrière gauche en 1907 et en 1908. Émile Sartorius dispute aussi sept finales pour trois buts marqués, principalement en tant qu'ailier droit, mais aussi en tant qu'avant centre en remplacement de l'habitué du poste, André François, qui joue quatre finales à ce poste pour autant de buts marqués. Finalement, l'ossature de l'équipe est complétée par l'ailier gauche Hargrave, six finales pour trois buts, par l'inter Albert Jenicot et le demi Dubrulle, cinq finales chacun, et le demi gauche Smeets avec quatre finales. Parmi les autres joueurs finalistes figurent notamment le premier président du club, Henri Lesur, qui participe à la finale de 1902, ou encore Maurice Vandendriessche. Toutes ces bonnes performances valent à sept joueurs du club d'être sélectionné en équipe de France sur cette période : J. Dubly, François, Jenicot, les deux frères Renaux, Sartorius et Vandendriessche. En 1908, ils sont ainsi à chaque fois quatre joueurs du club à faire partie de l'équipe qui affronte respectivement la Suisse, l'Angleterre et le Danemark les 8 mars, 23 mars et 22 octobre 1908.

Après cette période de domination du RC Roubaix sur le football français, Émile Dusart est aussi sélectionné en équipe de France en 1914. Mais c'est surtout Raymond Dubly, le plus jeune des frères Dubly, qui va assurer la transition vers la période de domination du club en Ligue du Nord entre 1919 et 1932, date de la professionnalisation du football français[a 7]. Il débute dans le club de ses grands frères en 1911 à l'age de 17 ans et y reste jusqu'en 1931, participant aux quatre titres de champion du Nord que le club enlève en 1923, 1925, 1926 et 1930. Il est de plus sélectionné en équipe de France et nommé capitaine, portant le record de sélection à trente-et-une, record qui sera finalement battu par Jules Dewaquez le 11 mars 1928[o 8],[66],[67]. Sur cette période, quatre autres joueurs participent aux succès du RC Roubaix tout en jouant en équipe de France : Gérard Isbecque, Edmond Leveugle, Raymond Wattine et Marcel Vanco, ce dernier rejoignant le club en 1923 en provenance du CA Paris[a 19],[a 20].

Par la suite, le RC Roubaix parvient deux fois de suite en finale de la Coupe de France en 1932 et en 1933 grâce à des joueurs comme le gardien François Encontre, arrivé en 1924 en provenance du FC Cette[a 20], le demi droit Lechanteux, William Hewitt ou encore les internationaux Jules Cottenier, Edmond Leveugle et Georges Verriest. Verriest est sans doute le joueur le plus emblématique du RC Roubaix. Né à Roubaix, il fait toute sa carrière au club, débutant en minime puis en équipe première en 1928 à l'âge de 19 ans[a 21],[68]. Il reste amateur malgré la professionnalisation du club en 1933[o 9]. Il devient ensuite dirigeant du club à la fin des années 1940 puis vice-président du CO Roubaix-Tourcoing. Sur les six saisons professionnelles du club entre les saisons 1933-1934 et 1938-1939, l'effectif se constitue autour de joueurs comme Verriest, André Van Vooren, Robert Van Vooren, Jean Florin, qui participe à ces six saisons[69], l'anglais William Barrett, arrivé en 1933 en provenance de l'Olympique lillois avec qui il vient d'être l'un des grands artisans du titre de champion de France[o 10]. L'effectif en Division 1 se construit avec des joueurs comme Maxime Dessertot, Willy Collat, Camille Cottin, Charles Hummel, Jean Cholle, Bela Nagy, Marcel Tomazover, Joseph Allen, Robert Allison, Georges Janin, André Renard, l'international français Edmond Delfour, Stanislas Laczny, qui deviendra champion de France avec le CO Roubaix-Tourcoing, ou encore Ali Benouna[70],[71],[72].

Joueurs internationaux français du RC Roubaix[note 14]
Joueur Sél. Période Sél. totales
Jules Cottenier 4 1932-1934 4
Edmond Delfour 5 1937-1939 41
Jean Dubly 1 1908 1
Raymond Dubly 31 1913-1925 31
Émile Dusart 1 1914 1
André François 6 1906-1908 6
Michel Frutoso 1 1937 1
Gérard Isbecque 4 1923-1924 4
Albert Jenicot 3 1908 3
Edmond Leveugle 1 1926 1
André Renaux 1 1908 1
Charles Renaux 1 1908 1
Émile Sartorius 5 1906-1908 5
Marcel Vanco 1 1923 8
Maurice Vandendriessche 2 1908 2
Georges Verriest 14 1933-1936 14
Raymond Wattine 1 1923 1
Total 83 1906-1939 126
Finalistes du championnat de France USFSA du RC Roubaix[note 15]
Matchs Joueurs
8 George Scott
7 Albert/André Dubly[note 13], André Renaux, Émile Sartorius
6 Georges Hargrave
5 Dubrulle, Albert Jenicot
4 Léon Dubly, André François, Charles Renaux, Adolphe Smeets
3 Duthoit, Maurice Dubly, Lefebvre, Henri Perche
2 Jean Dubly, Collette, Gadenne, Peacock, Maurice Vandendriessche
1 P. Catteau, Émile Lesur , Ernest Lesur, Mongey, Parker
Scott
Duthoit
(J. Dubly)
Dubrulle
(L. Dubly)
Smeets
A. Dubly
Hargrave
Voir l’image vierge
Équipe-type des finales du championnat de France[note 15].
Encontre Gardien de but
Mathoré
Lechanteux
Kramarik
Hewitt
Depoers
Cossement
Gonce
Voir l’image vierge
Équipe finaliste de la Coupe de France 1932[27].
Encontre Gardien de but
Hewitt
Lechanteux
Lerouge
Cossement
A. Van Vooren
Chauvel
R. Van Vooren
Voir l’image vierge
Équipe finaliste de la Coupe de France 1933[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La rue de la Gare porte désormais le nom d'avenue Jean-Baptiste Lebas
  2. Le RC France de dote officiellement d'une section football en 1896, tandis que les premières traces de la pratique de ce sport par des Racingmen remontent à 1891
  3. La règle des tirs aux buts n'existe pas à cette époque, un match nul devant être rejoué
  4. Ce club n'a pas de lien avec le Stade de Reims
  5. Ceci est valable pour les autres clubs du Nord, seuls l'UR Dunkerque-Malo et l'Amiens AC parvenant en demi-finale sur cette période, respectivement en 1929 et en 1930
  6. Le site de la FFF mentionne par erreur Pierre Fachino comme passeur décisif
  7. Cela était déjà arrivé trois fois pour des club de Paris, en 1919, en 1921 et en 1928
  8. Les saisons 1939-1940 à 1944-1945 ne sont pas reconnues par la FFF et ne rentre donc pas dans le décompte des statistiques
  9. Il n'y a alors pas de relégations et de promotions entre la Division 2, dernier niveau professionnel, et le CFA, premier niveau amateur ; cette situation change en 1970 avec la création d'une Division 3
  10. Le numéro d'affiliation réel est le 500001, le 5 correspondant à une catégorisation et le 00001 étant le numéro ; la numérotation de la FFF n'a rien à voir avec l'ancienneté des clubs
  11. Le 8e de finale de Zone occupée est considéré comme un 32e de finale et le quart de finale de Zone occupée comme un 16e de finale
  12. Ce Thomas Griffiths ne doit pas être confondu avec Charles Griffiths, entraineur de l'Excelsior AC Roubaix lors de la saison 1932-1933 et de l'US Valenciennes-Anzin lors de la saison 1935-1936 ; le site de la Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation semble indiquer par erreur Thomas Griffiths à la place de Charles Griffiths comme entraineur de l'Excelsior
  13. a et b Les deux frères Albert et André Dubly disputent à eux deux un total de sept finales, mais les sources utilisées mentionnant le nom A. Dubly, le nombre de matchs de chacun n'a pas pu être attribué par les auteurs de l'article ; cependant il est possible que l'un ait joué cinq matchs au poste d'attaquant et l'autre deux au poste d'arrière gauche et demi gauche
  14. Seuls sont indiqués les joueurs ayant été sélectionnés lorsqu'ils jouaient au RC Roubaix ; les dates données correspondent à la période de sélection lorsque les joueurs jouaient au RC Roubaix
  15. a et b Ce tableau a été réalisé à partir des feuilles de matchs consultables sur chaque article consacré aux saisons du championnat de France USFSA ; huit finales ont été disputées entre 1902 et 1908, celle de 1903 ayant été rejouée

Ouvrages de références[modifier | modifier le code]

  • Collectif, 75e anniversaire du Racing Club de Roubaix,‎ 1970
  1. a et b Collectif, p. 8
  2. a et b Collectif, p. 28
  3. a et b Collectif, p. 12
  4. a et b Collectif, p. 36
  5. a, b et c Collectif, p. 44
  6. Collectif, p. 46
  7. a, b et c Collectif, p. 32
  8. Collectif, p. 16
  9. Collectif, p. 18
  10. Collectif, p. 52
  11. Collectif, p. 54
  12. Collectif, p. 20
  13. Collectif, p. 22
  14. Collectif, p. 26
  15. Collectif, p. 48
  16. Collectif, p. 50
  17. a, b et c Collectif, p. 42
  18. Collectif, p. 30
  19. Collectif, p. 34
  20. a et b Collectif, p. 38
  21. Collectif, p. 40

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

  1. Éric Lemaire, Le guide français et international du football, Éditions de Vecchi,‎ 2004 (ISBN 2-7328-6810-8), « Le passé du championnat - Saison 1941-42 », p. 145
  2. a et b Club olympique Roubaix-Tourcoing, Le livre d'or du Club olympique Roubaix-Tourcoing : Champion de France 1946-1947,‎ 1947 (lire en ligne), p. 23
  3. a, b et c Collectif (sous la direction de Thierry Berthou), Dictionnaire historique des clubs de football français, t. 2, Pages de foot,‎ 1999 (ISBN 2913146023), « Roubaix »
  4. Club olympique Roubaix-Tourcoing, Le livre d'or du Club olympique Roubaix-Tourcoing : Champion de France 1946-1947,‎ 1947 (lire en ligne), p. 41
  5. Oliver Chovaux, Grandes figures sportives du Nord-Pas-de-Calais, Christian Dorvillé,‎ 2010 (ISBN 978-2-7574-0152-1, lire en ligne), « Henri Jooris (1879/1940), ou l'incarnation du césarisme sportif dans l'entre-deux-guerres ? », p. 79
  6. a et b Éric Lemaire, Le guide français et international du football, Éditions de Vecchi,‎ 2004 (ISBN 2-7328-6810-8), « Le passé du championnat - l'avant-guerre », p. 140-142
  7. Marc Barreaud, Dictionnaire des footballeurs étrangers du championnat professionnel français (1932-1997), L'Harmattan,‎ 1998 (ISBN 2738466087), p. 45
  8. Éric Lemaire, Le guide français et international du football, Éditions de Vecchi,‎ 2004 (ISBN 2-7328-6810-8), « L'équipe de France - Les bilans, les records », p. 411
  9. Pierre Delaunay, Jacques De Ryswick, Jean Cornu et Dominique Vermand, 100 ans de football en France, Atlas,‎ 1982, 320 p. (ISBN 2731201088, notice BnF no FRBNF34871354), p. 134-135
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Autres références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Philippe Waret et Jean-Pierre Popelier, Roubaix - Une ville de Sport, Alan Sutton, coll. « Sport - Une Ville de Sport »,‎ 2005, 128 p. (ISBN 2849101559)
  • Collectif, 75e anniversaire du Racing Club de Roubaix,‎ 1970, 34 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]