1. FC Lokomotive Leipzig

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1.FC Lokomotive Leipzig

Logo du 1.FC Lokomotive Leipzig
Généralités
Nom complet 1. Fussball-Club Lokomotive Leipzig e. V.
Surnoms Lok Leipzig, Loksche
Fondation 1896
1948 (reconstitution)
1er janvier 1966 (restructuration)
10 décembre 2004 (refondation)
Disparition 1945 (dissous par les Alliés)
2004 (faillite)
Couleurs Bleu et Jaune
Stade Bruno Plache-Stadion
Championnat actuel NOFV-Liga Süd (V) (2014-15)
Président Flag of Germany.svg Heiko Spauke
Entraîneur Heiko Scholz
Joueur le plus capé Ronald Kreer
Site web www.lok-leipzig.com

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Le 1. FC Lokomotive Leipzig e.V. est un club allemand de football basé basé à Leipzig, dans la Saxe. Il évoluait en Regionalliga Nordost, la quatrième division allemande, jusqu'au printemps 2014 et est relégué en NOFV-Liga (cinquième division) pour 2014-15.

Héritier d'une histoire mouvementée, le club actuel est le successeur officieux du VfB Leipzig, le tout premier champion d'Allemagne de l'histoire du football, et de l'ancien 1. FC Lokomotive est-allemand créé en 1966 dont il a repris les couleurs, les traditions, et les attaches historiques au quartier de Probstheida, au sud-est de la ville.

Le Lok fut l'un des clubs les plus prestigieux de l'ex-RDA. Il disputa notamment la finale de la Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe (1987).

Repères historiques[modifier | modifier le code]

  • 1896 - Fondation du Verein für Bewegungsspiel Leipzig.
  • 1945 - Le VfB Leipzig est dissous par les Alliés.
  • 1946 - Reconstitution sous le nom Sportgemeinschaft Probstheida.
  • 1948 - Le SG Probstheida est renommé Betriebssportgemeinschaft Erich Zeigner Leipzig.
  • 1949 - Le BSG Erich Zeigner Leipzig est renommé Betriebssportgemeinschaft Einheit Leipzig-Ost.
  • 1954 - Le BSG Einheit Leipzig-Ost est dissous puis reconstitué sous le nom de Sport-Club Rotation Leipzig. Au même moment, un autre club, le BSG Chemie Leipzig, est dissous et reconstitué sous le nom de SC Lokomotive Leizpig.
  • 1963 - Le SC Rotation Leizpig est dissous, ses meilleurs éléments passent au SC Lokomotive Leizpig.
  • 1966 - La section football du SC Lokomotive Leizpig devient indépendante sous le nom de 1. Fussball-Club Lokomotive Leipzig.
  • 1991 - Le 1. FC Lokomotive reprend le nom historique de VfB Leipzig.
  • 2004 - Le VfB Leipzig est déclaré en faillite et disparaît.
  • 2004 - Des sympathisants de l'ancien 1.FC Lokomotive constituent un nouveau club sous ce nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les glorieux débuts du "VfB Leipzig"[modifier | modifier le code]

Article détaillé : VfB Leipzig.

Le VfB Leipzig (Verein für Bewegungsspiel, association pour le jeu en mouvement) est fondé le 13 mai 1896 au début de l'histoire du football en Allemagne. Deux ans plus tard, il fusionne avec les Sportbrüdern pour former le VfB Sportbrüder Leipzig, mais les deux clubs se séparent en 1900. Lors de la saison 1902-1903, le VfB remporte ses deux premiers titres : le championnat de la ville de Leipzig, puis celui de la Fédération régionale d'Allemagne centrale (qui regroupait les clubs des Länder actuels de Saxe, Saxe-Anhalt et Thuringe). Cette même année est fondée à Leipzig la Fédération nationale et le tout premier Championnat d'Allemagne de football est organisé.

Qualifié pour le tour final, le VfB bat le BFC Britannia 92 Berlin (3-1) et Altona 93 (6-3) malgré le décès de son entraîneur Theodor Schöffler un mois plus tôt. Il atteint ainsi la finale où il s'impose 7-2 contre le DFC Prague, devenant donc le premier champion d'Allemagne. Lors des onze saisons suivantes avant la Première Guerre mondiale, le VfB tient le haut du pavé. Il se qualifie huit fois pour le tour final, atteint la finale cinq fois, et remporte deux nouveaux titres en 1906 et 1913.

Après la Première Guerre mondiale, les succès se font plus rares. Le club doit se contenter de deux titres de champion d'Allemagne centrale. En 1936, cependant, le VfB arrive pour la première fois en finale de la coupe nationale, la Tschammer-Pokal, et réussit l'exploit de battre (2-1 ) Schalke 04, la meilleure équipe allemande de l'époque.

À l'effondrement du Troisième Reich en 1945, le VfB ainsi que tous les autres clubs allemands sont dissous par les autorités d'occupation (voir Directive n°23). Quelques mois plus tard (11 janvier 1946), plusieurs anciens membres du VfB fondent un club successeur, le SG Probstheida.

Une renaissance mouvementée en RDA[modifier | modifier le code]

À la naissance de la RDA en 1949, le nouveau club prend le nom de BSG Erich Zeigner Leipzig en hommage au maire de la ville décédé quelques semaines plus tôt. L'année suivante, il devient le BSG Einheit Leipzig-Ost suite à la création d'une série de grandes "associations sportives" omnisports (Sportvereinigungen) par le pouvoir central. En 1953, le club monte en Oberliga, la première division est-allemande.

La réorganisation continue sous l'égide des responsables politiques. En 1954, le BSG Einheit Leipzig-Ost est remplacé par le SC Rotation Leipzig. Dans le même temps, l'autre équipe locale d'Oberliga, le Chemie Leipzig, devient le SC Lokomotive Leipzig (à ne pas confondre avec le futur 1.FC Lok). Les deux nouveaux clubs prennent directement les places des anciens en Oberliga et deviennent rapidement populaires, établissant des records d'affluence dans l'immense Zentralstadion, le plus grand stade d'Allemagne. Ainsi, le 9 septembre 1956, plus de 100 000 spectateurs assistent au derby entre Rotation et Lok, record en championnat d'Allemagne (Est ou Ouest) qui tient encore à ce jour. Cependant, aucun des deux clubs ne parvint à décrocher le titre national.

En 1963, une nouvelle décision politique met fin à l'existence du SC Rotation dont les joueurs sont redistribués. Les meilleurs sont reversés au SC Lok, les autres se partagent entre le BSG Chemie Leipzig, reconstitué à cette l'occasion et relancé en Oberliga, et le Rotation 1950 Leipzig en troisième division. C'est par le biais de ces transferts que le SC Lok peut se poser en successeur du BSG Einheit Leipzig-Ost et donc du glorieux VfB Leipzig. Ironie du sort, c'est le Chemie, pourtant plus faible sur le papier, qui remporte le titre en 1964. Le SC Lok ne termine que troisième, devancé aussi par le SC Empor Rostock.

L'avènement du 1. FC Lokomotive et les grandes heures[modifier | modifier le code]

En 1966, face aux résultats médiocres du football est-allemand à l'international, le pouvoir communiste décide de séparer les sections football des clubs omnisports dont elles faisaient partie. Ainsi, le 20 janvier, le premier 1. FC Lokomotive Leipzig acquiert son indépendance et ses nouvelles couleurs : maillot jaune et short bleu remplacent le rouge et le noir du SC Lok.

Les débuts sont laborieux et voient même le nouveau club descendre en deuxième division en 1968. La remontée est immédiate et le Lok s'installe rapidement aux premières loges de l'Oberliga, toujours placé mais jamais gagnant. Dans l'ombre des deux grands clubs est-allemands du moment, le FC Magdebourg et le Dynamo Dresde, il se taille cependant une belle réputation d'équipe de coupe. Dans les années 70, Loksche atteint quatre fois la finale de la Coupe de RDA et en remporte une, en 1976, après dix-neuf ans sans trophée. En Coupe d'Europe, le Lok ne passe que rarement l'hiver mais réussit toutefois un beau parcours en Coupe UEFA 1973-74. Il élimine successivement le Torino (2-1, 2-1), Wolverhampton (3-0, 1-4), le Fortuna Düsseldorf (1-2, 3-0) et Ipswich Town (1-0, 0-1, t.a.b.) pour se hisser en demi-finale où il s'incline sans discussion (1-2, 0-2) face à Tottenham.

C'est dans les années 80 que le Lok écrit ses plus belles pages. Barré de manière pas toujours loyale en Oberliga par le puissant Dynamo Berlin, émanation de la Stasi et souvent favorisé à ce titre, le Lok se console en Coupe où il atteint et remporte trois finales en 1981, 1986 et 1987. En Europe, il confirme sa réputation d'équipe difficile à manier autour de joueurs de qualité tels que le gardien René Müller, les défenseurs Ronald Kreer et Uwe Zötzsche, le milieu Matthias Liebers ou l'attaquant Dieter Kühn. Au premier tour de la Coupe UEFA 1983-84, le Lok défait ainsi à plate couture le grand Bordeaux de l'ère Bez-Jacquet-Giresse (3-2, 4-0), mais tombe en huitième de finale.

En 1986-87, c'est l'apogée : troisième en Oberliga et vainqueur de la Coupe, le Lok réalise son meilleur parcours européen à ce jour. En Coupe des Coupes, il écarte successivement Glentoran (1-1, 2-0), le Rapid Vienne (1-1, 2-1), et le FC Sion (2-0, 0-0) pour retrouver en demi-finale un adversaire connu, Bordeaux. Vainqueur 1-0 à l'aller en Gironde, le Lok s'incline sur le même score au retour mais se qualifie aux tirs au but pour la finale, à Athènes, face au redoutable Ajax des Rijkaard, Winter ou autres van Basten. Ce 13 mai 1987, le Lok se montre à la hauteur de son prestigieux adversaire mais concède en fin de compte une courte défaite (0-1).

Le déclin s'amorce avant les bouleversements politiques en RDA et la chute du Mur de Berlin. Quelques mois seulement après la finale d'Athènes, le Lok tombe au premier tour de la Coupe des Coupes (0-0, 0-1) face à l'Olympique de Marseille où débutent les années Tapie. La génération des années 80 arrive en fin de cycle et la relève ne se montre pas au niveau. Cinquième (sur quatorze) en 1988-89, huitième en 1989-90 pour la dernière saison d'existence de l'Oberliga, le Lok est déjà rentré dans le rang quand survient la réunification allemande.

1990-2004: vie et mort du nouveau VfB[modifier | modifier le code]

Lors de la saison 1990-91 qui décide du reversement des clubs est-allemands dans les diverses divisions nationales, le Lok se qualifie de justesse pour la 2e division. L'heure est au rejet généralisé des symboles de l'ex-RDA et le Lok n'échappe pas à la règle. Le 1er juin 1991, le club reprend son ancien nom de VfB Leipzig et ses anciennes couleurs bleu et blanc.

L'année suivante, le « nouveau » VfB monte en Bundesliga. On croit au retour des heures fastes des années 80 mais le succès n'est qu'éphémère : l'équipe ne quitte jamais le bas du tableau et redescend immédiatement. Il s'ensuit une période tumultueuse où joueurs et entraîneurs se succèdent à un rythme soutenu dans le seul but d'accrocher la remontée. L'effet est inverse du résultat escompté : le VfB s'enfonce inexorablement et finit par descendre en 3e division en 1998.

La coûteuse fuite en avant des saisons précédentes a mis à mal les finances du VfB qui se retrouve dos au mur après avoir manqué la remontée en 1999. Début 2000, le club est placé en redressement judiciaire puis subit un nouveau coup d'arrêt sportif. La 3e division (Regionalliga) passant de quatre à deux poules de 20 clubs à l'été 2000, le VfB manque les places qualificatives et se voit relégué en Oberliga, la 4e division nationale.

La descente aux enfers continue. Le VfB reste englué en milieu de tableau, les équipes dirigeantes se succèdent et ne tiennent pas toujours les conditions du plan de redressement, les dettes ne cessent de croître. Début 2004, une nouvelle procédure de redressement judiciaire est engagée. Face à l'absence d'un plan de restructuration viable, la liquidation du VfB est prononcée le 21 avril 2004.

La renaissance du Lok (depuis 2004)[modifier | modifier le code]

Fin 2004, un groupe de supporters fonde un nouveau 1. FC Lokomotive Leipzig qui reprend les couleurs et revendique les traditions de son prédécesseur d'avant 1991. Si le nouveau club peut sans difficulté reprendre les équipes juniors et féminines de l'ex-VfB sans rétrogradation administrative, l'équipe première masculine doit repartir au niveau le plus bas : la 3.Kreisklasse, 11e division nationale.

La nouvelle équipe suscite un engouement phénoménal, preuve que la greffe VfB n'avait pris que partiellement. Pour sa première saison en 2004-05, le Lok dépasse les 3 000 spectateurs de moyenne par match, du jamais vu à ce niveau. De nombreuses anciennes gloires reprennent du service pour quelques piges de soutien, par example Matthias Liebers qui rechausse les crampons à 46 ans, dispute deux rencontres et inscrit un but. Le Lok survole la saison avec 26 victoires en 26 matches[1].

Suite à des fusions avec des clubs locaux, notamment le SSV 52 Torgau, le Lok peut remonter dès la saison 2005-2006 en Bezirksklasse Leipzig (8e division), qu'il remporte également. En 2006-2007 le Lok remporte la Bezirksliga (7e division), puis termine 2e de la Landesliga Sachsen (6e division) en 2007-2008 et monte en NOFV-Liga Süd (5e division) après un barrage. Après quatre saisons à ce niveau, le Lok monte en 2012 en Regionalliga Nordost (4e division) où il évolue jusqu'au printemps 2014 avant d'être relégué en NOFV-Liga pour 2014-15.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Note: Les titres de champions d'Allemagne (1903, 1906, 1913) et autre palmarès du VfB Leipzig se trouvent dans l'article sur ce club.

Stade[modifier | modifier le code]

Le 1. FC Lokomotive Leipzig actuel évolue dans son enceinte historique, le "Bruno-Plache-Stadion" situé dans le quartier de Probstheida au sud-est de Leipzig. Construit en 1922, le stade pouvait autrefois accueillir jusqu'à 40 000 spectateurs avant que sa capacité ne soit réduite pour raisons de sécurité. Il dispose aujourd'hui de 15 600 places mais n'est autorisé par la ville de Leipzig à accueillir que 7 000 spectateurs maximum.

L'ancien Lokomotive Leipzig du temps de sa splendeur à l'époque de la RDA jouait aussi pour l'essentiel dans ce stade mais disputait ses matches les plus importants au célèbre Zentralstadion.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Anciens joueurs[modifier | modifier le code]

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Walseck (1951-52) • Winter (1952-53) • Fischer (1953-54) • Krügel (1954-56) • Welzel (1956-59) • Brunnert (1959-60) • Schwendler (1961-63) • Krause (1963-65) • Konzack (1965-66) • Studener (1966-69) • Holke (1969-71) • Scherbaum (1971-76) • Pfeifer (1976-78) • Joerk (1978-79) • Miller (1979-85) • Thomale (1985-90) • Böhme (1990-91) • Sundermann (1991-93) • Stange (1993-94) • Sundermann (1994) • Halata (1994) • Woodcock (1994) • Starek (1994-96) • Halata (1996) • Held (1996-97) • Halata (1997-98) • Thomale (1998-99) • Stepanovi? (1999) • Steffens (1999-2001) • Dörner (2001-03) • Schössler (2003) • Andreev (2003-04) • Breitkopf & Engelmann (2004) • Sadlo (2004) • Lisiewicz (2004-09) • Seydler (2009--) •

Autres anciens entraîneurs[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

mais aussi…[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir France Football n°3317 du mardi 3 novembre 2009

Sources & liens externes[modifier | modifier le code]

Page ad hoc sur Wikipédia en allemand et en anglais