Alexandre Lenoir

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Alexandre Lenoir
Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait par Jacques Louis David (1815-1817), Paris musée du Louvre

Naissance
Paris (France)
Décès (à 77 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France France
Champs histoire de l'art
Renommé pour Musée des monuments français

Alexandre Lenoir, né le à Paris où il est mort le , est un médiéviste et un conservateur de musée français. Il fut le premier maître d'Honoré Daumier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexandre Lenoir est l'aîné des huit enfants de Catherine Louise Adam († 1790) et d'Alexandre Lenoir père (1723-1802), bonnetier du roi dont la boutique est rue Saint-Honoré près du palais des Tuileries. Son père a épousé en premières noces Marie Charlotte Mouton qui lui a donné quatre autres frères et sœurs[1].

Élève au collège des Quatre-Nations chez les pères de l'Oratoire, il intègre en 1778 l'Académie royale de peinture et de sculpture et fait son apprentissage auprès du peintre Gabriel-François Doyen. C'est dans cet atelier qu'il rencontre sa femme Adélaïde Binart qu'il épouse le 7 février 1794. Il abandonne rapidement cette carrière de peintre pour laquelle il n'est pas doué pour s'essayer à l'écriture[2].

Au début de la Révolution française, Alexandre Lenoir demande et fait accepter, grâce au soutien de Jean Sylvain Bailly, la réunion, pour éviter leur dispersion et leur destruction, de tous les objets d'art des biens nationaux confisqués aux différentes maisons religieuses et entreposés dans un même lieu.

L'Assemblée constituante le nomme conservateur de ces monuments et l'installe dans le « ci-devant » couvent des Petits-Augustins.

Le 1er août 1793, la Convention décrète la destruction des tombeaux des « ci-devant rois » de la basilique Saint-Denis. Alexandre Lenoir est le témoin de la destruction des tombes royales, des ossements jetés dans une fosse. Il se bat contre le vandalisme révolutionnaire sur les objets d'art mais parvient à sauver du saccage les statues et les gisants qu'il fait entreposer au couvent des Petits-Augustins. Il se constitue une collection de reliques en subtilisant des ossements royaux (notamment l'omoplate d’Hugues Capet, un fémur de Charles V, les côtes de Philippe le Bel et de Louis XII, la mâchoire inférieure de Catherine de Médicis, les tibias du cardinal de Retz ou de Charles VI)[3]. La caisse contenant une collection de restes royaux dérobés est ramenée dans le caveau des Bourbon dans la basilique Saint-Denis en 1893[4].

En 1795, il ouvre au public le Musée des monuments français, dont il est nommé administrateur et le reste pendant une trentaine d'années. Ce musée avec des salles dédiées à chaque siècle a une influence durable bien que Lenoir y ait reconstitué des monuments de manière fantaisiste[5].

En 1816, il est chargé par Louis XVIII de replacer les dépouilles royales et il est nommé administrateur des tombeaux de la basilique Saint-Denis.

Il fut membre de l'Académie de Stanislas[6].

Il a avec sa femme Adélaïde Binart trois enfants, Zélia (1795-1813), Albert (1801-1891, architecte d'histoire, fondateur du Musée du Moyen Âge et grand-père d'Alfred-Charles Lenoir) et Clodomir (1804-1887, peintre d'histoire).

Iconographie[modifier | modifier le code]

On connaît plusieurs portraits d'Alexandre Lenoir :

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Publications[modifier | modifier le code]

  • Histoire des arts en France, prouvée par les monuments. Suivie d’une description chronologique des statues en marbre et en bronze, bas-reliefs et tombeaux des hommes et des femmes célèbres, réunis au Musée impérial des monuments français, Hacquart, Paris 1810
  • Recueil de portraits inédits des hommes et des femmes qui ont illustré la France sous différens règnes, dont les originaux sont conservés dans ledit musée, Paris 1809.
  • Description historique et chronologique des monuments de sculpture, réunis au Musée des monuments français. Musée des monuments français, 4 vol., Paris an V de la République [1795-1806].
  • Musée des monuments français: histoire de la peinture sur verre, et description des vitraux anciens et modernes, pour servir à l’histoire de l’art, relativement à la France; ornée de gravures, et notamment de celles de la fable de Cupidon et Psyché, d’après les dessins de Raphael, Imprimerie de Guilleminet, Paris 1803.
  • Musée impérial des monuments français : histoire des arts en France, et description chronologique des statues en marbre et en bronze, bas-reliefs et tombeaux des hommes et des femmes célèbres, qui sont réunis dans ce musée, Hacquart, Paris 1810.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Léandre Vaillat, La société du XVIIIe siècle et ses peintres, Perrin,‎ 1912, p. 78
  2. (en) Andrew McClellan, Inventing the Louvre: Art, Politics, and the Origins of the Modern Museum in Eighteenth-century Paris, University of California Press,‎ 1994, p. 158-159
  3. Pierre Belet et Stéphane Gabet, « On a retrouvé la tête d'Henri IV », sur Paris Match,‎ .
  4. Dossier les ossements royaux, sous-série H8, classé à 1864, archives des musées nationaux, Paris.
  5. (en) Astrid Swenson, The Rise of Heritage: Preserving the Past in France, Germany and England, 1789–1914, Cambridge University Press,‎ 2013, p. 35
  6. (fr) « LENOIR Alexandre », sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) (consulté le 25 octobre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]