Saint-Aubin-sur-Gaillon

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Saint-Aubin-sur-Gaillon
L'église de Saint-Aubin-sur-Gaillon.
L'église de Saint-Aubin-sur-Gaillon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gaillon
Intercommunalité Communauté de communes Eure-Madrie-Seine
Maire
Mandat
Nicole Drouillet
2014-2020
Code postal 27600
Code commune 27517
Démographie
Gentilé Saint-Aubinois
Population
municipale
1 841 hab. (2014)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 53″ nord, 1° 19′ 49″ est
Altitude Min. 16 m – Max. 143 m
Superficie 19,46 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saintaubinsurgaillon.fr/

Saint-Aubin-sur-Gaillon est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Aubin-sur-Gaillon est situé sur le plateau de Madrie, au sud de Gaillon, sur la route d'Évreux aux Andelys.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Saint-Aubin-sur-Gaillon est traversé par la D316 de l'axe Évreux - Les Andelys. La D65 de l'axe Herqueville - Croisy-sur-Eure emprunte la rue de Pacy. Au sud, c'est la D75 de l'axe Ailly - Douains et au-delà, jusqu'à la N13, qui matérialise la limite avec Champenard.

L'accès routier à la commune par la D6015 est praticable en empruntant les routes communales 128 et 16 en direction respective des hameaux de Couvicourt et Habloville.

Enfin, le territoire est traversé par l'A13. Le double échangeur 17 se situe au point kilométrique 84. En outre, l' Aire de repos de Beauchêne (dans les deux sens) doit son nom à la propriété citée infra.

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

La zone d'activités des Champs Chouette est implantée sur la commune.

Le site internet de la CCEMS comporte l'ensemble des activités hébergées sur cette zone de 23 hectares située à proximité du double échangeur 17 de l’autoroute A13. Créée en 2004, elle accueille une vingtaine d’entreprises.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté anciennement sous la forme latinisée Sanctus Albinus de Rothoris, puis Sanctus Albinus de Gaillon dès 1027, ensuite Sanctus Albinus juxta Gaillon et Saint Aubin de lez Gaillon. À la Révolution, il prend le nom de La-Montagne [1].

Il n'est pas sûr que la première forme se rapporte à ce lieu. Saint Aubin était évêque d'Angers au VIe siècle. Il s'agit d'un des nombreux lieux du département de l'Eure composés avec le nom de cet évêque.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Aubin possède des traces archéologiques gallo-romaines : thermes et fana [2].

En 1205, Barthélemy Cadoc, neveu de Lambert Cadoc, seigneur de Gaillon, est curé à Saint-Aubin-sur-Gaillon [3].

Charpillon fait mention de Guillaume des Rothoirs à la fin du XIIIe siècle [4]. De même qu'un fief Cadot tenu par les héritiers de Jehan-le-Velu en 1562.

Les registres paroissiaux témoignent d'une grande densité nobiliaire au XVIIe siècle, sans doute du fait de la grande proximité avec Gaillon. Demeurent alors à Saint-Aubin-sur-Gaillon les Chevestre ou Sevestre, seigneurs de Beauchesne ; les Coëtlogon, sieur de Carville, Jeufosse, Le Manoir, Les Rotoirs, Les Bucquets et Les Boullais ; les Gueré, seigneurs de Courcelles-sur-Seine et de Launay ; les Le Prévost, seigneurs de Boislaunay ; les Manneville, seigneurs de Montmérel ; les Trevet, seigneurs de Couvicourt ; et s'y trouvent plus épisodiquement les Hallé, seigneurs de Clerbourg ; les Le Coq, sieurs et barons de La Plesse ; et enfin les Saint-Paul, seigneurs de Fourneaux et de Jeufosse.

1829 : plan parcellaire terminé (pas de date précise), en quinze planches.

1857 : procès tenu au tribunal criminel d'Évreux, retentissant en France entière [5] - il s'agit de l'affaire de Jeufosse, un homicide commis dans le jardin du château de Jeufosse.

Entre 1899 et 1932 ont lieu les courses de côte sur la route montante de Gaillon sur le territoire de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1818 - Jean-Jacques Malide
1865 - Mabille
1876 - Masson
1896 - Astolphe Grout
1917 - Bance
1945 1949 Pierre Pirou SFIO conseiller général
courant 1984 - Claude Nachtergaële
mars 2001 2005
(démission)
Claude Nachtergaële DVG 6e vice-président du conseil général de l'Eure jusqu'en 2008
2005 mars 2014 Nicole Drouillet DVD 8e vice-présidente, chargée de la culture de la CCEMS
mars 2014 en cours Nicole Drouillet DVD Cadre - commission finances culture tourisme de la CCEMS

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 841 habitants, en augmentation de 9,19 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 059 1 086 1 166 1 101 1 079 1 097 1 073 1 464 1 026
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
936 876 868 810 846 803 790 750 746
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
686 613 620 616 604 611 510 673 721
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
654 662 888 1 135 1 249 1 403 1 660 1 821 1 841
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Clocher de l’église Saint-Aubin.

[12]. Le site archéologique figure sur la carte IGN, à l'ouest de l'église Saint-Aubin, aux Motelles.

  • château de Couvicourt, construit par l'architecte Joseph-Abel Couture [13].
  • église de Saint-Aubin : elle possède un clocher tors, recouvert d'ardoise, à base carrée, qui devient octogonal et tourne de gauche à droite d'1/8e de tour. Son unique cloche (1833) se prénomme "Charlotte". À l'intérieur, belle Vierge à l'Enfant du XVIIe siècle, et boiseries provenant de la chartreuse d'Aubevoye[14].
  • château de Jeufosse [15]. Chapelle dédiée à Saint-André où a été baptisé l'honorable comte Amédée Joseph Alexandre de Laniepce de Jeufosse (11 janvier 1785-1846), promu officier de la Légion d'honneur en 1829.
  • château des Rotoirs [16], fin XVIIe siècle - début XIXe siècle - raison sociale Château de Saint-Aubin.
  • château de Beauchêne, XVIIe siècle [17],[18] rénové.
  • bois communal de Brillehaut, depuis juin 2005, s’étendant sur une superficie d'environ 190 hectares.
  • lavoir.

Ensemble des édifices répertoriés [1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Marmontel, écrivain du siècle des Lumières y meurt en 1799 au hameau d'Habloville où il vivait depuis 1792 fuyant la Révolution à laquelle il était hostile. En 1797, comme il fréquentait madame Bayon, épouse de Victor Louis, il commet une pièce de vers lors d'une fête donnée (probablement) dans les salons de la chartreuse d'Aubevoye.
  • Pierre-François Bisson des Rotoirs (19 février 1783 - 2 mai 1849), y est né. Chevalier de la Légion d'honneur [19] du 28 juin 1813, engagé volontaire le 1er germinal an XII (22 mars 1804), officier affecté au 19° régiment de Dragons. Il est le fils du maire de Gaillon, Pierre Bisson de la Roque.
  • Pierre, André Colin (18 avril 1896), y est né, fils du docteur Henri Colin, médecin de la maison centrale de Gaillon, résidant au château de Jeufosse, et de Marie Idoux. On retient des archives que ce jeune citoyen a combattu pendant la Guerre de 1914-1918. Médaillé militaire du 16 juin 1920, il a été réformé par suite de blessures de guerre et intoxication par les gaz, faits qui lui valent d'être nommé chevalier de la Légion d'honneur le 14 juin 1924 [21], alors qu'il est invalide à 100 % et en sanatorium en Suisse (commune de Leysin). Etudiant en médecine à Paris alors qu'il a 20 ans en 1916, il est appelé sous les drapeaux, incorporé le 11 août. Le 17 août 1917, il subit un bombardement de gaz suffocants. Plus tard, il est blessé et évacué le 12 juin 1918. Il décède le 15 octobre 1928.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Communes de l'Eure
  • Pierre-Antoine Berryer, avocat, défenseur de madame Élisabeth Augustine de Beauvais (1808-1888), veuve du comte Amédée Joseph Alexandre de Laniepce de Jeufosse (1785 à Saint-Aubin-sur-Gaillon - 1846) [22], et ses deux fils Ernest et Albert, lors de l'affaire de Jeufosse en 1857 [5].
  • Ernest Cresson, avocat de la partie civile, défenseur de la veuve d'Émile Guillot et de son frère Paul [2].
  • Ernest Fornairon, auteur de Les Vierges folles de Jeufosse, 1952 [3].
  • Eugène Jolibois [5], premier avocat à la cour d'appel impériale de Rouen, est intervenu dans la procédure de l'affaire de Jeufosse.
  • Gustave Louis Chaix d'Est-Ange [5], juriste, rédacteur du Moniteur, chroniqueur de l'affaire de Jeufosse

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les anciens noms révolutionnaires des communes de l'Eure », sur http://www.eure.gouv.fr,‎ (consulté le 21 juillet 2016)
  2. « Les Temples Gallo-romains de Saint-Aubin-sur-Gaillon (Eure). Fouilles des Années 1910 et 1911 par Alphonse-Georges Poulain », sur http://www.persee.fr,‎ (consulté le 18 juin 2016)
  3. François Neveux, La Normandie royale : des Capétiens aux Valois, XIIIe-XIVe siècle, 2005, page 79-82
  4. « Guillaume des Rothoirs (Charpillon) », sur https://books.google.fr (consulté le 30 juin 2016)
  5. a, b, c et d La Bête Noire du Château de Jeufosse, par Michel de Decker, éditions Bertout, La Mémoire Normande, 1996 (ISBN 2-86743-256-1)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Alphonse-Georges Poulain - Campagne de fouilles des années 1910-1911 - Revue Persée -
  11. Alphonse-Georges Poulain - Campagne de fouilles des années 1912-1913 - Revue Persée suite-
  12. « Temple antique. », notice no IA00017719, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Château de Couvicourt. », notice no IA00017728, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Église Saint-Aubin. », notice no IA000177242, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Château de Jeufosse. », notice no IA00017729, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Château des Rotoirs. », notice no IA00017722, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Château de Beauchêne. », notice no IA00017723, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Château de Beauchêne », sur http://chateaudebeauchene.free.fr/ (consulté le 25 juin 2016)
  19. « suivant notice LH/245/68 », sur http://www.culture.gouv.fr,‎ (consulté le 6 juillet 2016)
  20. « suivant notice LH/2617/47 », sur http://www.culture.gouv.fr,‎ (consulté le 6 juillet 2016)
  21. « suivant notice LH/564/73 », sur http://www.culture.gouv.fr,‎ (consulté le 6 juillet 2016)
  22. « notice LH/1471/62 », base Léonore, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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