Gamaches-en-Vexin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gamaches (homonymie).

Gamaches-en-Vexin
Gamaches-en-Vexin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gisors
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Normand
Maire
Mandat
Perrine Forzy
2014-2020
Code postal 27150
Code commune 27276
Démographie
Gentilé Gamachais
Population
municipale
308 hab. (2015 en diminution de 4,05 % par rapport à 2010)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 14″ nord, 1° 37′ 02″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 115 m
Superficie 8,68 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte administrative de l'Eure
City locator 14.svg
Gamaches-en-Vexin

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
Gamaches-en-Vexin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gamaches-en-Vexin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gamaches-en-Vexin
Liens
Site web Site officiel

Gamaches-en-Vexin est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gamaches-en-Vexin[1]
Sainte-Marie-de-Vatimesnil Sainte-Marie-de-Vatimesnil, Chauvincourt-Provemont Chauvincourt-Provemont
Sainte-Marie-de-Vatimesnil Gamaches-en-Vexin[1]
Villers-en-Vexin Villers-en-Vexin Vesly

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Gamapium en 707 [2].

Le second élément -ache serait issu d'un thème *ap- désignant une « eau », lui-même d'une langue proto-celtique, mais également indo-européenne. Il semble équivalent au thème celtique ab- (vieil irlandais ab « rivière », gaulois *abu-). La forme d'origine devait être en -appia, la terminaison -ache résultant d'une évolution de -appia qui ne doit pas surprendre, car elle est semblable à celle du vieux bas francique *happja (francique happia) > hache. Elle est observée en Picardie et dans la partie nord est de la Normandie.
Le premier élément Gam- a été rapproché du latin gemelli « jumeaux » et du grec gamein « marier ». Le sens global serait donc: « confluent »[3]. François de Beaurepaire fait cependant remarquer que Gamaches-en-Vexin n'est pas situé au confluent de deux rivières[4], ce qui rend douteux le rapprochement de Gam- avec gamein et gemelli.

Homonymie avec Guémappe (Nord-Pas-de-calais), Jemappes ou Jemeppe Ce lien renvoie vers une page d'homonymie ou Gempe (Belgique) [4], tous situés au nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Voir le rôle du château de Gamaches infra.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1892 1919 Jacques Paul Le Couteulx du Molay   Baron et officier de cavalerie
Les données manquantes sont à compléter.
    Michel Quillet DVG puis UDF-Rad. Conseiller général du canton d'Étrépagny
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1989 Antoine Forzy    
Les données manquantes sont à compléter.
1995 en cours Perrine Forzy UDI conseillère départementale du Canton de Gisors
Présidente de la Communauté de Communes

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 308 habitants[Note 1], en diminution de 4,05 % par rapport à 2010 (Eure : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
335328303333345335338355376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
347345380382415408396414432
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
425429404376393397398426380
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
315306271296313329319318319
2015 - - - - - - - -
308--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Gamaches-en-Vexin compte sur son territoire plusieurs monuments inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • L'église Notre-Dame (XIXe)[9] ;
  • Un château fort datant probablement du XIIe siècle au lieu-dit le Vieux-Château[10]. Le château de Gamaches est alors l'un des points les plus importants de la plaine du Vexin normand. La forteresse se situe dans la côte qui mène à l'actuel cimetière. Elle est semblable à celle de Château-Gaillard (Les Andelys). Bien que les premiers seigneurs de Gamaches soient mentionnés dès le XIe siècle, le château n'apparaît dans les textes qu'en 1195 alors que Richard Cœur de Lion prend la forteresse de Gamaches à Philippe Auguste, pendant que ce dernier s'empare de Nonancourt. Parmi les châteaux normands, Gamaches sert de base de concentration et de départ à l'armée de Richard Cœur de Lion, dont le but est de reconquérir Gisors. Philippe Auguste a connaissance de cette initiative ; mais la bataille de la plaine de Gamaches tourne à la défaveur des Français. Pendant la guerre de Cent Ans, le château joue un rôle décisif en résistant au siège de 1419-1422, alors que Gisors est déjà tombé aux mains des Anglais depuis trois ans ;
  • Un manoir du XVIIIe siècle[11].

Par ailleurs, sont également inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel deux édifices aujourd'hui détruits : l'église Saint-Ouen des XIIe et XVIIIe siècles[12] et la léproserie Sainte-Marguerite[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 114 - 115
  3. Jacques Chaurand et Maurice Lebègue, Noms de lieux de Picardie (page 19), Condé-sur-Noireau, Bonneton, (ISBN 978-2-862-53265-3)
  4. a et b ibidem
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Église paroissiale Notre-Dame », notice no IA00017081, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Château fort », notice no IA00017084, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Manoir », notice no IA00017083, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Église paroissiale Saint-Ouen », notice no IA00017082, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Léproserie Sainte-Marguerite », notice no IA00016942, base Mérimée, ministère français de la Culture.