Château-sur-Epte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Château (homonymie).
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Epte (homonymie).
Château-sur-Epte
Le donjon du château ruiné.
Le donjon du château ruiné.
Blason de Château-sur-Epte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Les Andelys
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Normand
Maire
Mandat
Nathalie Caillaud
2014-2020
Code postal 27420
Code commune 27152
Démographie
Gentilé Casteleptien
Population
municipale
600 hab. (2015 en augmentation de 3,81 % par rapport à 2010)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 32″ nord, 1° 40′ 09″ est
Altitude Min. 31 m
Max. 134 m
Superficie 4,6 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Normandie

Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Château-sur-Epte

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
Château-sur-Epte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Château-sur-Epte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Château-sur-Epte
Liens
Site web http://www.chateau-sur-epte.fr

Château-sur-Epte est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Les habitants sont les Casteleptiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune, située dans l'Eure, est limitrophe du Val-d'Oise dont elle est séparée par l'Epte.

Elle est desservie par l'ex-RN 14 (actuelles RD 6014 pour la voie actuelle, actuelle 6014 pour le tracé historique de la route).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune a son point culminant au niveau du bois de Cabut, en limite ouest, à une altitude de 133 m. NGF, le point le plus bas étant au bord de la vallée de l'Epte, en limite communale sud-est, à la cote 33 m. NGF, constituant deux ensembles nettement séparés :

  • une zone de coteaux agricoles débutant sur les bordures du plateau du Vexin, et descendant en pente relativement douce vers la vallée de l'Epte et comprenant trois anciens vallons ;
  • la plaine alluviale de l'Epte, vaste étendue plane[1].

Le terrain est constitué d'alluvions d'une épaisseur variant de 1 à 5 m. constituées de sables et d'argiles près de l'Epte, puis de colluvions le long des principaux axes d'écoulement (vallons secs), des limons des plateaux (constituant des sols agricoles fertiles), des sables grossiers, et sur les hauteurs, de la craie à silex et des calcaires[2].

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu de la commune est situé aux Bordeaux de Saint-Clair, où se trouve la mairie, en pied de coteau, et comprend un hameau dans la plaine alluviale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Château-sur-Epte[3]
Authevernes Guerny
Vexin-sur-Epte (comm. dél. de Cahaignes) Château-sur-Epte[3] Saint-Clair-sur-Epte (Val-d'Oise)
Vexin-sur-Epte (comm. dél. de Berthenonville)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitée à l'est par l'Epte, rivière française, prenant sa source en Seine-Maritime et affluent en rive droite de la Seine.

Deux rus se trouvent dans la commune, les rus de Requiécourt et des Plantes, qui sont affluents de l'Epte.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le château auquel la commune doit son nom est mentionné sous les formes Novum Castrum prope Eptam en 1119, Castrum novum Beati Dyonisii, ad dictum Castellum en 1197, Neufcastel sus Ete, le Chastel en 1431[4].

L'Epte est une rivière française, affluent en rive droite de la Seine. Longue de 113 kilomètres[5], elle naît dans la Seine-Maritime, dans le pays de Bray, près de Forges-les-Eaux, et rejoint la Seine près de Giverny, dans l’Eure.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur demande d'Eudes, abbé de Saint-Denis, Hugues, archevêque de Rouen, accorde, en 1154, la protection de l'Église à ceux qui fréquenteront le marché établi par le roi à Château-sur-Epte. La justice ecclésiastique frappera les malfaiteurs qui nuiront à ce marché[6].

La commune doit son nom à son château, une forteresse ducale du XIe siècle aujourd'hui connue sous le nom de Châteauneuf sur Epte. Cette dernière, ruinée, est en cours de restauration par les bénévoles de l’association Héritage historique, qui l'ont acquise en décembre 2015 et espèrent à terme accueillir ses premiers visiteurs, après un chantier évalué à au moins 5 millions d'euros répartis sur quinze à vingt ans[7].

Le village a été desservi par la gare de Château - Saint-Clair-sur-Epte sur la ligne de Gisors-Boisgeloup à Pacy-sur-Eure de 1869 à 1940.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement des Andelys du département de l'Eure. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la cinquième circonscription de l'Eure.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton d'Écos[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton des Andelys.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la petite communauté de communes Epte-Vexin-Seine, créée fin 1997 et qui regroupait environ 9 800 habitants.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[9], cette intercommunalité fusionne avec la Communauté d'agglomération des Portes de l'Eure (CAPE) et la Communauté de communes des Andelys et de ses environs (CCAE) pour former, le , la communauté d'agglomération Seine Normandie Agglomération (SNA), composée de 66 communes et regroupant près de 85 000 habitants, et dont Château-sur-Epte fait partie en 2017.

Cette situation ne satisfaisant pas la commune, celle-ci obtient son intégration, le , la communauté de communes du Vexin Normand dont elle est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1884 1928 Clément Hervé[11],[12] RG Propriétaire
Conseiller d'arrondissement (1889 → 1893)
Conseiller général d'Écos (1893 → 1928)
Chevalier de la Légion d'honneur
1929 1932 Bernard Hervé    
1932 1935 Zéphir Binet    
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1959 Raoul Gallois    
1959 1971 André Rasperger    
1971 1977 Besnard André    
1977 1983 Alfred Fuma    
1983 1995 Joseph Loobuyck    
1995 2008 Vincent Andreu    
2008 en cours
(au 8 novembre 2017[7])
Nathalie Caillaud SE Agricultrice
Réélue pour le mandat 2014-2020

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2015, la commune comptait 600 habitants[Note 1], en augmentation de 3,81 % par rapport à 2010 (Eure : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
136 154 153 137 152 148 145 151 158
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
151 150 192 166 174 144 131 145 177
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
226 268 309 286 344 380 367 358 403
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
439 404 410 357 632 661 590 580 599
2015 - - - - - - - -
600 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

La construction d'une maison de santé, étudiée dès 2009 et inscrite au contrat de Pays du Vexin Normand 2011-2013, regroupant dix professionnels (deux médecins généralistes, trois infirmiers, un kinésithérapeute, un dentiste, un orthophoniste, un psychologue, un podologue) sur une surface totale de 357 m², a débuté en février 2014 en vue d'une ouverture escomptée en janvier 2015.

Le coût total de l’opération s’élève à près d’1,2 million d’euros, dont 180 000 financés par le département, 130 000 payés par la région, 467 800 assumés par l’État. Le solde provient de la commune de Château-sur-Epte et des professionnels de santé (sous la forme d’un loyer)[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Au même titre que la commune de Guerny, Château-sur-Epte est classée en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [19] pour les marais de Guerny.

La vallée de l'Epte est un Logo des sites naturels français Site classé (1982)[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas IV de Neufville de Villeroy (~1543 - 1617), chevalier, baron de Bury, seigneur notamment de Château-sur-Epte. Audiencier, ministre et secrétaire d'État, fait marquis de Villeroy, trésorier des Ordres du roi, gouverneur puis comte de Corbeil. Il érige le château d'Alincourt à Parnes vers 1565. Ce fut un ligueur avant qu'il se rallie à Henri IV[11].
  • Clément Hervé (1844-1928), maire de la commune (1884-1928), conseiller d'arrondissement et conseiller général, bienfaiteur et principal donateur de la commune. La municipalité a donné son nom à l'école primaire en 2016[11].
  • Ernest Hervé (1869-1949), son fils, industriel, créateur en 1903 de l'usine Les Papeteries de l'Epte située à la sortie des Bordeaux de Saint-Clair, face à l'Epte et à Saint Clair sur Epte. L'usine a employée jusqu'à 450 personnes principalement des habitants de Château sur Epte et de Saint Clair sur Epte[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Château-sur-Epte

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :
d'azur au chevron d'or cantonné de trois croisettes ancrées du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Audiccé urbanisme, Rapport de présentation du PLU, 2017, p. 27 [PDF].
  2. Audiccé urbanisme, Rapport de présentation du PLU, 2017, p. 30 [PDF].
  3. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  4. Ernest Nègre,Toponymie générale de la France, page 1461[réf. incomplète]
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - l'Epte (H31-0400) » (consulté le 12 février 2018)
  6. Petite charte en parchemin, rédigée en latin avec un sceau en cire brune pendant sur une cordelette de chanvre. Archives nationales de France.
  7. a et b Celia Mick, « Château-sur-Epte : la renaissance d’un château », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  10. « Maires de la commune, d'hier à aujourd'hui », Histoire & patrimoine, sur http://www.chateau-sur-epte.fr, (consulté le 17 janvier 2018).
  11. a, b, c et d « Figures de la commune », Histoire & patrimoine, sur http://www.chateau-sur-epte.fr, (consulté le 17 janvier 2018).
  12. « Clément César Hervé », base Léonore, ministère français de la Culture
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. Jean-Paul Gosselin, « C’est parti pour la maison médicale : Elus et acteurs du projet ont procédé à la pose de la première pierre des nouvelles infrastructures qui ouvriront d'ici un an », L'Impartial,‎ (lire en ligne).
  17. « Château », notice no PA00099372, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Église Saint-Martin », notice no IA00017155, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. ZNIEFF 230031142 - Les marais de Guerny sur le site de l’INPN..
  20. « La vallée de l'Epte à Authevernes, Berthenonville, Bus-Saint-Rémy, Château-sur-Epte, Dampmesnil, Fourges, Gasny » [PDF], sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le 26 juillet 2017).