Aubevoye

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Aubevoye
Vue aérienne de la commune d'Aubevoye.
Vue aérienne de la commune d'Aubevoye.
Blason de Aubevoye
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gaillon
Intercommunalité Communauté de communes Eure-Madrie-Seine
Code postal 27940
Code commune 27022
Démographie
Gentilé Albavien
Population 5 043 hab. (2013)
Densité 661 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 28″ nord, 1° 20′ 12″ est
Altitude Min. 8 m – Max. 129 m
Superficie 7,63 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Le Val d'Hazey
Localisation

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Aubevoye est une ancienne commune française, située dans le département de l'Eure en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle du Val-d'Hazey[1]. Les Albaviens y résident.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aubevoye est située dans la vallée de la Seine, qu'elle borde, et s'étend jusqu'aux coteaux boisés qui la surplombent.

Aubevoye se situe au nord de Gaillon et d'Évreux (respectivement à 1,9 km et 26 km), à 9,7 km au sud des Andelys, au sud-est de Louviers et Rouen (respectivement à 19 km et 48,9 km) et à 15,1 km au nord-ouest de Vernon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aubevoye[2]
(comm. nouv. du Val-d'Hazey)
Villers-sur-le-Roule Courcelles-sur-Seine
Vieux-Villez
(comm. nouv. du Val-d'Hazey)
Aubevoye[2] (comm. nouv. du Val-d'Hazey)
Sainte-Barbe-sur-Gaillon
(comm. nouv. du Val-d'Hazey)
Gaillon Saint-Pierre-la-Garenne

Une partie du lieu-dit « Le Roule » est rattachée à la commune. Tosny et Villers-sur-le-Roule se partagent les autres démembrements.
Avec Aubevoye, l'île du Roule [3] est partagée entre Courcelles-sur-Seine et Villers-sur-le-Roule.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le « ru du canal » [4] ou « ravine du Hazey », affluent de la Seine.

En outre, on relève de nombreuses sources dont le captage permet l'entretien de bassins de rétention pour divers usages : en dernier lieu, celui de Tournebut est employé à l'arrosage des plantes de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

À titre d'illustration, on a jugé utile d'exposer ci-dessous les normales climatiques du chef-lieu de département[5]:

Evreux (1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1 0,9 2,9 4,6 8,1 10,8 12,9 12,8 10,2 7,5 3,8 1,5 6,4
Température moyenne (°C) 3,9 4,3 7,2 9,5 13,1 16,1 18,6 18,4 15,4 11,6 7,1 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,8 7,7 11,4 14,4 18,1 21,4 24,2 24 20,5 15,7 10,4 7,1 15,1
Ensoleillement (h) 60 78,3 120,3 175,1 180,9 210,8 190,1 182,8 168,9 113,8 66,6 63,5 1 611,1
Précipitations (mm) 55,7 36,1 53,2 41,1 62,2 51,9 48,3 36,8 44,1 59 54,6 53,1 596,1
Source : http://www.lameteo.org/index.php/climatologie/1607-normales-climatiques-1981-2010-evreux
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6,8
1
55,7
 
 
 
7,7
0,9
36,1
 
 
 
11,4
2,9
53,2
 
 
 
14,4
4,6
41,1
 
 
 
18,1
8,1
62,2
 
 
 
21,4
10,8
51,9
 
 
 
24,2
12,9
48,3
 
 
 
24
12,8
36,8
 
 
 
20,5
10,2
44,1
 
 
 
15,7
7,5
59
 
 
 
10,4
3,8
54,6
 
 
 
7,1
1,5
53,1
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Quartiers[modifier | modifier le code]

On cite les quartiers anciens, d'une part, dans l'ordre des travaux de Charpillon, et, d'autre part, les quartiers contemporains.

Quartiers anciens[modifier | modifier le code]

Bethléem, Charlemagne, Chartreuse de Gaillon, Courtillier[6], La Crétinière[6], Maison-Rouge, Les Moulins, Le Moutier, La Roque, Le Roule, Saint-Fiacre, Les Vallets, Gros-Mesnil, Tournebu[6].

Quartiers contemporains[modifier | modifier le code]

Le parti a été pris de dénommer les quartiers contemporains "résidences". Parmi elles :

Le clos normand, le clos d'Orléans, Albert-Forcinal, Edmond-Bliard, Charles-Trénet, le clos des vignes, le Hazey, la ferme, la voie blanche, le clos de l'argillière, la galiote, Albert-Posier, Charles-Perrault, le chemin vert.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Aubevoye est desservie par la D316 sur l'axe Évreux - Les Andelys et traversée par la D65 sur l'axe Herqueville - Croisy-sur-Eure. Un embranchement emprunte l'artère principale qu'est la rue Saint-Fiacre/rue du général-De-Gaulle/rue de Sarstedt jusqu'à l'entrée de ville de Gaillon.

Un pont routier reconstruit après la Seconde Guerre mondiale traverse la Seine entre la rive gauche albavienne et la rive droite de Courcelles-sur-Seine. C'est le seul pont existant entre Vernon et Les Andelys.

Pont sur la Seine entre Aubevoye et Courcelles
Pont sur la Seine entre Aubevoye et Courcelles - D316.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la ligne ferroviaire de Paris à Rouen.

Le bâtiment voyageurs de la gare de Gaillon - Aubevoye est implanté sur son territoire.

Le tunnel du Roule est l'un des grands ouvrages d'art qu'il a fallu percer sous la commune de Villers-sur-le-Roule dans les années 1840 pour la création de la ligne.

Pont-route RD316 à hauteur de la gare d'Aubevoye (Eure)
Pont-route RD 316 à hauteur de la gare d'Aubevoye (Eure).

Un pont routier, dans le prolongement de celui de la Seine, enjambe les voies.

Transport urbain et interurbain[modifier | modifier le code]

La commune a aménagé des quais conformes aux normes de transport sur un trajet type.

Une navette emmène les habitants au marché de Gaillon.

En outre, la gare ferroviaire est le point de connexion du réseau interurbain de l'Eure : la ligne 290 y prend ou dépose les voyageurs à destination des Andelys, tandis que la ligne 200 est accessible, sorti de l'emprise de la gare, au niveau de chacun des arrêts de bus aménagés en amont du rond-point de l'avenue de l'Europe, dans le sens Gaillon-Courcelles, soit dans la direction de Gaillon, soit dans la direction opposée des Andelys.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Aubevoye est bordé par la Seine. Quelques infrastructures sont disponibles pour l'accostage de péniches sur l'axe Rouen - Paris.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2013, 56,50 % des foyers fiscaux sont imposables contre 65,90 % en moyenne nationale. Entre 2006 et 2013, ce sont 220 foyers fiscaux imposables qui ont enrichi la commune. Le revenu fiscal de référence par ménage est de 21 995 €, soit inférieur à la moyenne nationale, 24 272 €. En revanche, la moyenne de l'impôt sur le revenu net par foyer, 1 515 €, s'élève au-dessus du chiffre national, 1 241 €[7].

Concernant les impôts locaux (taux communaux 2014), la comparaison avec deux grandes communes voisines établit les données suivantes :

taux d'imposition Aubevoye Gaillon Courcelles-s-Seine
taxe d'habitation 11,10 12,01 9,15
taxe foncière bâti 22,50 24,01 14,92
taxe foncière non bâti 52,92 72,11 64,97

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Station d'épuration du Hazey - Aubevoye - CCEMS
Station d'épuration du Hazey

Aubevoye dispose de zones d'activités (A, B, C...) spécialisées en artisanats ou industries. Pour ne citer que les sociétés anonymes :

  • AVRN plastiques, spécialisé dans le travail de récupération de déchets triés [8].
  • BS Coatings, spécialisée dans la fabrication de peintures, vernis, encres et mastics [9].
  • Renault y a un centre d'essai de véhicules (35 ans en 2017) [10].
  • Fransdal Concept, spécialisé dans les travaux de revêtement des sols et des murs [11].
  • Grand Marnier y a installé un site de conditionnement qui fonctionne depuis 1975 [12].
  • Pipelife France spécialisé dans la fabrication de tubes en plastique [13].

Une extension de la station d'épuration située au bord du Hazey a été réalisée en 2014-2015.

Emploi en 2012[modifier | modifier le code]

Actifs en emploi et chômeurs à Aubevoye [14]

Aubevoye % de la population

active de 15-64 ans

Moyenne

des villes

Actifs en emploi 2 029 85,8 % 90,0 %
Chômeurs 336 14,2 % 10,0 %
Inactifs 852 26,5 % 25,7 %

Activité et emploi selon le sexe à Aubevoye [15]

Hommes Hommes :

moyenne des villes

Femmes Femmes :

moyenne des villes

Part des actifs 51,3 % 53,4 % 48,7 % 46,6 %
Taux d'activité 77,7 % 77,6 % 69,6 % 71,0 %
Taux d'emploi 86,5 % 91,0 % 85,0 % 88,8 %
Taux de chômage 13,5 % 9,0 % 15,0 % 11,2 %

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

La qualité de vie figure au cœur de la politique urbaine, comme en témoignent par exemple l'aménagement de la place devant la mairie ou celui du CRAPA, le réseau de pistes cyclables... La commune est dotée de sentes historiques en nombre encore assez élevé malgré la tendance à la densification des parcelles, qui font le bonheur des marcheurs.

En outre, Aubevoye a été récompensée d'une première fleur au concours des villes et villages fleuris en 2006 [16], avant d'en obtenir une deuxième en 2007.

Un site de déchetterie pour l'ensemble de la communauté de communes est installé dans la zone industrielle [17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Alba via en 1051[18],[19].

Il s'agit d'un toponyme médiéval composé de deux éléments : l'ancien français aube « blanc », dont l'emploi est aujourd'hui limité au sens métaphorique (terme issu du latin vulgaire alba « blanc ») et voye, forme ancienne de « voie » (issu du latin via), d'où le sens global de « voie blanche » en raison de son revêtement. Cependant, on n'a repéré aucun tracé d'ancien itinéraire à ce niveau. L'origine reste donc obscure.

Il existe également aux abords de la forêt de Bord-Louviers, sur la commune de Val-de-Reuil, un lieu-dit La Voie blanche. Or, à cet endroit, un chemin encavé dans le calcaire monte dans la forêt et tranche par sa blancheur avec les couleurs du paysage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un site tout proche de l'actuelle commune laisse à penser que, dès le Néolithique ancien, de premiers agriculteurs se sont installés dans la vallée de la Seine. Une campagne de fouille menée en 2003-2005 par l'Institut national de recherches archéologiques préventives a conduit à la découverte d'un objet insolite selon les chercheurs : un vase zoomorphe, remontant à 4 300 ans avant notre ère [20].

Un autre site de fouille a mis en évidence la présence avant l'an 300 d'une villa dite du "chemin vert" (restitutions techniques) [21].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Propos liminaires : les détails historiques se rapportant à la commune trouvent leur source dans un document écrit qui fait référence, le "Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure" (Charpillon - 1868 - suivant référence en pied de page de l'article).

Faisant partie du domaine de Gaillon, Aubevoye fut annexé au comté d'Évreux en 990 au profit de Robert, fils de Richard (duc de Normandie).

En 1082, on trouve cité Aubevoye dans une charte de la Reine Mathilde.

Gilbert d'Auteuil est châtelain à Aubevoye. Il possède notamment le moulin dit d'Auteuil. En 1204, lors de la conquête de la Normandie par Philippe Auguste, il conserve en partie son fief. Mais il doit céder une partie de ses biens à Lambert Cadoc mercenaire au service du roi de France [22].

Premier château de Tournebut (qu'on écrit aussi "Tournebu"), avec chapelle intégrée au corps de bâtiment.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

1563 : Le cardinal Charles de Bourbon[23], archevêque de Rouen, fonde, dans la plaine alluviale de la Seine, la chartreuse Notre-Dame de Bonne-Espérance, considérée à l'époque comme "la plus belle de France".

1582 : la copie de la chapelle de Bethléem est achevée.

1590 : Lorsque le cardinal, captif, meurt cette année, son corps est ramené de Fontenay-le-Comte à l'église de la chartreuse et inhumé avec celui des autres princes de la famille Bourbon-Soissons dans leur tombeau.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Eustache Le Sueur, Albavien pendant trois ans...
Eustache Le Sueur, Albavien pendant trois ans...

1645 - 1648 : Eustache Le Sueur peint en la Chartreuse une série de tableaux en majorité consacrés à saint Bruno . Ils sont visibles au musée du Louvre.

S'illustrera dans le domaine littéraire en fréquentant Hyppolite Charruau, coadjuteur de la chartreuse.

1652 : le 1er septembre, l'église de la Chartreuse est consacrée par l'évêque d'Évreux Boutault.

1687 : Louis Licherie a achevé une toile représentant la chartreuse[24].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Portrait de Dom Baudouin Du Basset
Portrait de Dom Baudouin Du Basset.

1716 : Le peintre Jean II Restout trace le Portrait de Dom Louis Baudouin du Basset, chartreux

1718 : Le peintre Nicolas Bertin visite la chartreuse et note le déplacement du tombeau des princes de Bourbon.

1764 : Incendie de la chartreuse où vivent 24 religieux et 10 frères en 1770 (selon les données de l'abbé Expilly).

1776 : Le 18 septembre, les travaux de reconstruction sont achevés [25].

1780 : On a une illustration de l'allure somptueuse que possède ce bâtiment. C'est à Nicolas Ransonnette (1745-1810) que l'on doit la gravure originale qui est visible à l'article 37 du tome IV° que lui consacre Millin en 1792, le dessin étant de Jean François Garneray.

Révolution[modifier | modifier le code]

1789 - Représentant de l'ordre de la noblesse pour Aubevoye au titre de la généralité de Rouen et généralités secondaires de Pont-de-l'Arche et d'Andely, monsieur de Chalange, qui tient le fief de Grosmesnil depuis au moins 1666. Il a contribué à l'élection des quatre députés de cet ordre aux états généraux du 24 janvier 1789.

1792 : Rachat de la chartreuse par Victor Louis, dot de sa fille.

1794 : En l'église communale, temple de l'Être suprême l'espace de la journée du 10 août, les habitants viennent prêter serment.

1796 : Alexandre Lamaury, nommé garde champêtre

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

1804 : Madame de Combray prend une part importante aux mouvements de la chouannerie normande[26].

1829 : plan parcellaire terminé le 1er avril, en six planches [27]

1832 : la statue de saint Bruno, attribuée à Nicolas Legendre sur un dessin d'Adrien Gois, est placée dans l'église Saint-Georges, à la faveur de l'initiative personnelle du père Aubourg, ancien chartreux (Dom Dorothée) et curé de la paroisse (1802-1827), qui l'avait épargnée en lieu sûr [28] après la dispersion des effets mobiliers de la Chartreuse.

1840 : 11 décembre - La Dorade passe à hauteur de la Maison Rouge ; ce bateau à vapeur translate les cendres de l'Empereur, ramenées de Sainte-Hélène par Le Havre jusqu'à Paris.

1857 : reconstruction d'un second château de Tournebut. La chapelle est rebâtie à l'écart, en usage jusqu'en 1914. Elle est pourvue d'un sous-sol.

1870 : le 14 octobre, les Prussiens sont bloqués quelque temps sur la rive droite de la Seine, le Pont de Courcelles ayant été détruit par le Génie.

1888 : Les travaux vont bon train sur les terres de la ferme de la chartreuse [29].

1891 : l'amidonnerie Remy s'implante dans le quartier de la gare.

1895 : 24 novembre : de nombreuses personnalités assistent à la réouverture de la chapelle de Bethléem, et notamment l'abbé Léon-Adolphe Amette.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Un produit de la gamme des amidons Remy
Un produit de la gamme des amidons Remy

La famille Gabriel Perney crée en 1917 une unité de fabrication de matériel ferroviaire (Paris-Aubevoye) [30]. Elle devient "Carel et Fouché" en 1929 par absorption. En 1933, les Michelines, autorail à pneumatiques précédèrent la fabrication des automotrices en acier inoxydable. Le centre de construction de matériel ferroviaire ferme ses portes en 1989 (groupe Alstom).

L'école de la gare est édifiée entre 1939 et 1942 par l'architecte Georges Thurin; elle est détruite par faits de guerre en 1944.

1940 - 10 juin : La Seine est franchie en plusieurs points malgré la destruction tactique du pont de Courcelles, à Saint-Pierre-du-Vauvray, aux Andelys et à Aubevoye. Par la suite, les occupants allemands établissent un poste de commandement au château de la Créquinière[31].

1944 - 31 mai -13 août : attaques aériennes contre le pont provisoire de Courcelles sur la Seine.

1950 : le pont de Courcelles est reconstruit.

1955 -2 juillet : Pierre Mendès-France inaugure la nouvelle école de la gare.

Avant son retour aux affaires en 1958, le général De Gaulle eut le projet de s'installer au château de Tournebut.

1966 -12 juin : inauguration de la stèle élevée - rive droite du pont de Courcelles - à la mémoire de l'épisode de la "drôle de guerre" des 9-10 juin 1940.

1970 : création de la zone industrielle intercommunale de Gaillon-Aubevoye-Saint-Pierre-la-Garenne.

1972 : la cheminée de l'amidonnerie Remy disparaît du paysage.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Détail de l'élection présidentielle de 2012 selon note de référence [32].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 David Gasse
1790 1792 Michel Laisné
1792 1796 Joseph Gasse
1796 1800 François Bayon
1800 1802 Guillaume Leriche
1802 1804 Jacques Liénard
1804 1806 Jacques Goubert
1806 1829 Charles Ethis de Corny
1829 1832 François Laisné
1832 1839 Pierre Guillot
1839 1840 Aubin Delavigne
1840 1870 Alexandre Thézard épicier
1870 1871 Armand Laisné
1871 1879 Alfred Boudehan
1879 1881 Armand Laisné
1881 1891 Guillaume Houdin
1891 1892 Armand Luzurier
1893 1900 Arthur Mignot avoué honoraire
près le tribunal de 1re instance de la Seine
1901 1912 Edouard Mulot
1912 02-09-1939 Emile Laguette entre 1914 & 1918,
Victor Lapôtre adjoint fonction de maire
03-09-1939 03-06-1940 Lucien Boudehan RG
04-06-1940 04-04-1941 Lucien Boudehan RG élu conseiller général
05-04-1941 14-11-1944 Almine Huard délégation spéciale pendant l'occupation
15-11-1944 29-04-1945 Marcel Gaudeau
05-1945 03-05-1953 Dominique Béchennec
03-05-1953 03-1983 Edmond Bliard
19-03-1983 07-05-1987 Bernard Chandelier DVD élection intermédiaire en 1987
07-05-1987 11-06-1995 Albert Posier réélection en mars 1989
18 juin 1995 11 septembre 2015
Décès
Jean-Luc Recher DVG Instituteur retraité,
conseiller général puis départemental
11 septembre 2015 6 décembre 2015 Francis Rosay DVG Retraité,
1er adjoint, maire par intérim
à la suite du décès de JL Recher
6 décembre 2015 31 décembre 2015 Michèle Pucheu DVG Retraitée

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[34],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 5 043 habitants, en augmentation de 10,96 % par rapport à 2008 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
660 581 536 513 473 516 523 552 523
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
506 556 550 505 507 506 487 500 587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
586 633 651 772 931 1 124 1 090 1 214 1 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2013
1 671 1 707 2 188 2 632 3 879 3 819 4 325 4 794 5 043
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Monuments recensés et autres édifices d'intérêt local[modifier | modifier le code]

  • Elévation de la tour carrée du manoir de La Roque
    Elévation de la tour carrée du manoir de La Roque
    Château de Tournebut, du XIXe siècle, et chapelle Notre-Dame, édifiés sur d'anciens manoirs des XIIIe et XVIIe siècles, recensés à l'inventaire [44]. Le bâtiment, acquis en 2001 par la commune, abrite le conseil de la CCEMS depuis juillet 2010.
  • Château de la Créquinière (pour mémoire), dont le portail d'entrée et un bassin d'ornement sont encore visibles. Les propriétaires de cet immeuble furent (1892-1900) les époux Mignot, par ailleurs un temps propriétaires de la chapelle de Bethléem (11/11/1894). Dans ses dépendances fut construite en 1930 La Thébaïde.
  • Statue de la Vierge noire, du XVIIe siècle, élevée par M. François-Frédéric Alaboissette en 1883 (Notre-Dame d'Aubevoye), lieu de pèlerinage.

Autres édifices publics[modifier | modifier le code]

  • Mairie, place du Souvenir.
  • Monument aux morts, place du Souvenir[48].
Calvaire du cimetière nouveau
Calvaire du cimetière nouveau

Cimetières[modifier | modifier le code]

  • Enclos de l'église Saint-Georges. Un petit banc en pierre fait l'objet d'une conjecture : il s'agirait d'un dolmen dont Charpillon écrit qu'il a probablement été déplacé de l'entrée du cimetière dont il gênait l'accès.
Cimetière nouveau.
  • Carré militaire, dans l'enclos de l'église Saint-Georges.
  • Nouveau cimetière ouvert en 1954, rue de la Créquinière, dont le calvaire (hauteur : 7,2 m) ci-contre est fait en moellons locaux et pierre de Vernon (dont le motif de la mise au tombeau), la plaque de marbre blanc de l'autel étant issue de la chapelle Notre-Dame de Bon Secours [49](du prieuré) des Quaizes (lieu-dit d'Ailly).

Espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Partie nord de l'ancien parc du château de Gaillon.
  • Parc de l'ancien château de la Créquinière, qui remonte jusqu'aux arrières du château de Gaillon, en longeant l'enceinte du centre d'essais Renault.
  • Circuit rustique d'activités physiques aménagé (CRAPA), où des chemins sont tracés pour la marche ou la course, de nombreux bancs et enfin des jeux mis à la disposition des enfants. Dans l'extension plus récente du côté de la Chartreuse sont disposés des équipements sportifs individuels.

Équipements culturels et de loisirs[modifier | modifier le code]

  • Espace "Marcel-Pagnol", salle de spectacles polyvalente.
  • Salle conviviale polyvalente "Pierre-Mondy"

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Site classé[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Aubevoye (Eure).svg

Les armoiries d'Aubevoye se blasonnent [51] ainsi :
D'azur à la voie romaine d’argent pavée de sable mouvant de la pointe et menant en chef à un arc de triomphe de trois arches aussi d'argent, l'arche centrale plus haute, au chef de gueules chargé de deux léopards d'or l'un sur l'autre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eustache Toustain, seigneur du Roule [52], sixième fils de Guillaume II Toustain et d'Anne de Croismare.
  • La tombe du poète dans l'enclos de l'église Saint-Georges.
    La tombe du poète dans l'enclos de l'église Saint-Georges.
    Cardinal Charles Ier de Bourbon (1523 - 1590, quelque temps roi de France sous le nom de Charles X), fondateur de la Chartreuse de Bourbon-lèz-Gaillon. Plusieurs membres de la lignée Bourbon-Soissons ont reposé en l'église de la chartreuse d'Aubevoye.
  • Noël Argonne dit Bonaventure d'Argonne (1634 - 1704), chartreux, y est mort.
  • Pierre-Louis Helin (1734 - 1791), architecte, qui reconstruisit la Chartreuse après l'incendie de 1764.
  • Victor Louis (1731 - 1800), architecte, qui racheta la Chartreuse en 1792 et restructura le site pour son logis familial.
  • La marquise de Combray (1742 - 1823), décédée en son manoir de Tournebut.
  • Marie-Emmanuelle Bayon (1746 - 1825), musicienne, épouse de Victor Louis, y est décédée. Leur fille épouse Charles Éthis de Corny (1763 - 1829), officier de cavalerie, fils de Louis Éthis de Corny et maire de la commune.
  • Paul Ferdinand Stanislas Dermoncourt (1771 - 1847), général des armées de la République et de l'Empire, décédé à Aubevoye.
  • Henri Grout de Beaufort (1798 - 1825) : explorateur, natif d'Aubevoye[53].
  • Adolphe Vard (1832 - 19 mai 1908), né et mort à Aubevoye, poète sous le pseudonyme de Jacques Ysart[54].
  • Jean-Luc Recher (1953-2015) : maire de 1995 à 2015, conseiller départemental du canton de Gaillon de 1998 à 2015, premier président fondateur de la communauté de communes Eure-Madrie-Seine de 2002 à 2015.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Molkhou, Aubevoye - Eure - La Voie Royale : Histoire de la Ville d'Aubevoye - De la Voie Blanche aux Lumières de la Ville ou la Voie Royale, Pierre Molkhou - "Histoire et Municipalités", , 64 p.
  • Germain Villain, Aubevoye et son passé, Monographie, , 65 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Eure »
  2. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  3. a et b ZNIEFF 230030977 - L'île du Roule sur le site de l’INPN.
  4. SANDRE, « Fiche ru du Canal (H3213000) » (consulté le 23 mars 2017)
  5. « Normales climatiques 1981-2010 de la ville d'Evreux (27) », sur la météo.org
  6. a, b et c Écrit tel que sur le cadastre de 1829.
  7. « Impôts à Aubevoye (27940) en 2013 », sur Le Journal du Net
  8. « AVRN », sur Société SAS
  9. « BS COATINGS », sur Société SAS
  10. « Renault SAS », sur Kompass
  11. « FRANSDAL CONCEPT », sur Société SAS
  12. « GrandMarnier », sur Kompass
  13. « PIPELIFE », sur site internet de la société éponyme
  14. « Actifs en emploi et chômeurs à Aubevoye », sur journaldunet.com, (consulté le 8 mars 2016)
  15. « Activité et emploi selon le sexe à Aubevoye », sur lejournaldunet.com, (consulté le 8 mars 2016)
  16. Palmarès du 47e concours des villes et villages fleuris, 2006. Consulté le 3 janvier 2016.
  17. « Déchetterie d'Aubevoye », sur CCEMS
  18. Marie Fauroux, « Recueil des actes des ducs de Normandie de 911 à 1066, complété d'un index rerum par Lucien Musset. Caen. », sur http://www.persee.fr/, société d'impressions Caron, (consulté le 12 mars 2016), p. 125
  19. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 55
  20. « Le vase zoomorphe d'Aubevoye », sur inrap.fr, 2005-2006 (consulté le 6 mars 2016)
  21. « Le Chemin Vert », sur inrap.fr, (consulté le 7 avril 2016)
  22. Louis-Étienne Charpillon et Anatole Caresme, Dictionnaire historique, géographique, statistique de toutes les communes du département de l'Eure, 1868, p. 164
  23. The Cardinals of the Holy Roman Church. Biographical Dictionary. Pope Paul III (1534-1549). Consistory of January 9, 1548 (XI).
  24. « Chartreuse de Bourbon-lès-Gaillon », sur http://www.culture.gouv.fr (consulté le 27 avril 2016)
  25. « Almanach historique et raisonné des architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et cizeleurs ... pp 58, 59 », sur http://gallica.bnf.fr, (consulté le 14 mai 2016)
  26. G Lenotre, La Chouannerie normande au temps de l'Empire, Tournebut : 1804-1809 (préface de Victorien Sardou de l'Académie française), Perrin, édition 1895 (plusieurs rééditions)
  27. Archives du département de l'Eure (FRAD027_6NUM_3PL692)
  28. Société des amis des arts du département de l'Eure, « Notice de l'abbé Blanquart - "Le saint Bruno de la chartreuse de Bourbon-lez-Gaillon" », Bulletin - compte rendu des travaux de 1894, no X,‎ , p. 75 à 80 (lire en ligne)
  29. « Ferme de la Chartreuse », sur Delcampe, 1888 selon le cachet de la poste (consulté le 12 mars 2016)
  30. 13 mai 1919 - Le Matin : derniers télégrammes de la nuit - On lit l'entrefilet suivant : 'ETABLISSEMENTS GABRIEL PERNEY Société anonyme au capital de 3 millions de francs. Un stand particulièrement remarquable à la Foire de Paris est celui des Établissements Gabriel Perney, en bordure de la rue Saint-Dominique et tout proche de la rue de Constantine. Ces établissements dont le siège social est 4, boulevard Malesherbes, ont fait un effort considérable pour nous présenter une série de remorques de types tous différents, s'adaptant aux diverses branches de l'industrie, du commerce et même du tourisme. Parmi ces véhicules, dont la construction a été effectuée dans leurs ateliers, 131, avenue Jean-Jaurès, et 11, rue de l'Ourcq, les types de poids lourds pouvant supporter une charge utile de 10 000 kg ont le plus vivement attiré notre attention. Une remorque surbaissée pour le transport de longues charges et les bois en grumes est bien la plus pratique et dernière création du genre ainsi qu'une remorque légère destinée au tourisme. C'est la première fois qu'une usine de matériel de transports sur routes offre à tous les besoins commerciaux et industriels des véhicules aussi nettement caractérisés. En dehors de ce genre de matériel qui se développera journellement davantage, les établissements Gabriel Perney, dans leurs usines d'Aubevoye, près Gaillon (Eure), construisent le gros matériel de chemins de fer et seront à même de livrer sous peu des wagons, plateformes, tombereaux et couverts des différents types unifiés. {à suivre) [1]
  31. "La Belle Âme", de Christophe Vieu [2]("La Belle Âme", de Christophe Vieu).
  32. « Elections/presidentielle-2012-aubevoye-27940 », sur http://www.lexpress.fr (consulté le 28 mai 2016)
  33. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  37. « Église Saint-Georges », notice no PA00099313, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Eglise paroissiale Saint-Georges », sur http://www.culture.gouv.fr/public/mistral, (consulté le 22 mai 2016)
  39. « Vierge à l'enfant », sur http://www.culture.gouv.fr, (consulté le 22 mai 2016)
  40. « Saint-Nicolas », sur http://www.culture.gouv.fr, (consulté le 22 mai 2016)
  41. « Saint Bruno faisant l'oraison, 1776, statue en stuc, par Etienne Gois », sur http://www.culture.gouv.fr, (consulté le 22 mai 2016)
  42. « Chapelle de Bethléem », notice no PA00099312, base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « Couvent », notice no IA00017665, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  44. « Manoir », notice no IA00017670, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  45. « Manoir », notice no IA00017669, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  46. « Maison », notice no IA00017672, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  47. « Ferme », notice no IA00017671, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  48. « Monument aux morts », sur google, 2014-2015 (consulté le 11 avril 2016)
  49. « Notre-Dame-de-Bon-Secours », notice no IA00017657, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  50. « La boucle de la Seine dite de Château-Gaillard à Les Andelys, Aubevoye, Bernières-sur-Seine, Bouafles, Courcelles-sur-Seine, Muids, La Roquette, Le Thuit, Tosny, Venables, Vézillon, Villiers-sur-Le-Roule », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le 4 août 2017).
  51. Création de l'Académie paléographique de l'Eure. (L'Eure des blasons), Denis Joulain.
  52. Famille de Toustain-Frontebosc par Gaspard-François Toustain de Richebourg [3]
  53. « Citation du nom de Grout de Beaufort - pp 154. », sur books.google, (consulté le 4 mars 2016)
  54. « Adolphe Vard, poète », sur https://fr.wikisource.org, (consulté le 17 juin 2016)