Gaël (Ille-et-Vilaine)

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Gaël
Mairie de Gaël.
Mairie de Gaël.
Blason de Gaël
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Montauban-de-Bretagne
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Méen Montauban
Maire
Mandat
Denis Levrel
2014-2020
Code postal 35290
Code commune 35117
Démographie
Gentilé Gaëlite
Population
municipale
1 651 hab. (2014)
Densité 32 hab./km2
Population
aire urbaine
9 861 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 59″ nord, 2° 13′ 12″ ouest
Altitude 80 m (min. : 51 m) (max. : 131 m)
Superficie 52,1 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-gael.fr

Gaël est une commune d'Ille-et-Vilaine, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

La ville de Gaël est située en Ille-et-Vilaine à la limite du Morbihan et des Côtes-d'Armor.

Transports[modifier | modifier le code]

Ancien bâtiment voyageurs de la gare de Gaël.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Guadel en 799, Wadel en 816, Vadel en 851, Wael en 1096, Gael dès 1112[1].

La forme moderne Gaël pourrait suggérer un rapport avec le nom de personne breton Gaël ou le nom d'un peuple gaélique[2], la commune se situant dans l'aire de diffusion de la toponymie bretonne.

En réalité, l'étude des formes anciennes montre que ce n'est pas le cas. La forme bretonne Gwazel[1] est d'ailleurs directement issue de l'ancienne forme du nom avant l'amuïssement complet en langue d'oïl de la consonne intervocalique [d]. En breton [d] est régulièrement passé à [z].

Il s'agit d'un emprunt au gallo-roman *WADELLU « passage à gué »[3], dérivé roman à partir du germanique (vieux bas francique) *wad̄ « gué ». *Wad̄ a donné le mot français gué, il signifiait probablement aussi « petit étang »[4]. Il n'y a aucune raison de considérer ce terme comme celtique, car il n'existe aucun terme celtique *waddel signifiant « gué », le terme celtique étant *ritu- « gué », gaulois ritu-, rito- (conservé dans la toponymie française), vieux breton rit, ret, vieux cornique rid « uadum », gallois rhyd « gué » (cf. Rhydamman, en anglais Ammanford, en raison d'un gué permettant de traverser la rivière Amman) et vieil irlandais rith conservé dans le nom de lieu Humarrith[5]. Quant au breton moderne, il possède un terme roudouz (variante et anciennement rodoez), mais conserve red dans les toponymes[6].

Dans le cas de Gaël, Wadellu(m) devait désigner un « passage à gué » sur un des bras de rivière toute proche, peut-être d'après celui, implanté au sud de la commune, qui permet de traverser le Meu à pied.

Ce même Wadellu(m) se retrouve dans Wail (Pas-de-Calais, Wadhil en 1066), cependant ce toponyme a conservé son w- initial comme les dialectes d'oïl septentrionaux, alors qu'en français central et de l'ouest (gallo, etc.), il a évolué en g(u)- (d'un plus ancien [gʷ] conservé en brittonique, d'où la forme bretonne Gwazel)

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint Méen fonda au VIIe siècle le monastère de Saint-Jean-de-Gaël à l'orée de la forêt de Brocéliande, sur les bords du Meu, là où un seigneur local lui offrit ne terre. C'est là qu'il accueillit notamment Judicaël, roi de Domnonée. Sa réputation de thaumaturge attira pendant longtemps des pèlerins venus parfois de loin, implorant la guérison du "mal de Saint Méen", une espèce de lèpre ou de gale, en tout cas une maladie de peau, horrible à voir. L'hospice de Saint-Méen[7] à Rennes, transformé par la suite en hôpital psychiatrique, recevait alors les pèlerins en route vers le monastère de saint Jean de Gaël. Le monastère de Gaël fut détruit par des pirates normands au IXe siècle et reconstruit un peu plus au nord, en un lieu devenu depuis Saint-Méen-le-Grand[8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, deux foires se tenaient à Gaël : à la saint Symphorien le 22 août et à la saint Luc le 18 octobre.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[9].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Gaël porte les noms de 126 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[10]. Celui du Bran porte les noms de 15 soldats originaires de ce hameau morts pour la France au cours de la même guerre[11].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Gaël porte les noms de 13 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[10]. Celui du Bran porte les noms de 2 soldats originaires de ce hameau morts pour la France au cours de la même guerre[11].

Pendant l'Occupation, l'aérodrome de Point-Clos, situé à proximité de la ville, emploie de nombreux villageois pour des travaux sur les pistes[12].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un soldat originaire de Gaël (François Gosmat) est mort pendant la Guerre d'Indochine et un autre (Marcel Moreul) pendant la Guerre d'Algérie[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Daniel Amet    
2008 2014 Claude Josse   Retraité
2014 en cours Denis Levrel[13] SE Chef d'entreprise

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 651 habitants, en augmentation de 4,49 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 335 2 225 2 212 2 432 2 055 2 166 2 225 2 295 2 402
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 393 2 434 2 432 2 373 2 522 2 641 2 704 2 862 2 874
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 815 2 654 2 709 2 566 2 667 2 693 2 567 2 105 2 038
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 880 1 673 1 515 1 484 1 406 1 351 1 564 1 637 1 651
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006 [17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre de Gaël.
  • Église Saint-Pierre, des XIe, XVe, XVIIe et XIXe siècles[18].
  • Chapelle de Louyat.
  • Le four à pain communal restauré de façon traditionnelle.

Arts et culture[modifier | modifier le code]

La ville parraine l'ETEC "Gaël" basé à Villacoublay[19].

2006[modifier | modifier le code]

  • Cinépotager #1 le 4 août 2006 par Labomobile (lieu-dit Bénihel)
  • Les pas perdus de Raymond Hains du 30/09 au 05/11/2006 au Centre culturel de la gare de Gaël.

2011[modifier | modifier le code]

  • Treiz #12, brocante et cinéma le 13 juillet 2011 par l'association rennaise TREIZ (lieu-dit Bénihel)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la croix alésée d’argent, gringolée d’or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Recherchez un nom de lieu : Gaël », sur la base Kerofis de l'Office Public de la Langue Bretonne
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne), n° 1932.
  3. Maurits Gysseling, « Gaël », dans François de Beaurepaire (préface de Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , p. 114.
  4. « étymologie de gué », sur le site du CNRTL
  5. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance, , p. 258.
  6. « Gué », sur Grand Terrier
  7. « Asile de Qaint-Méen », sur Wiki Rennes
  8. Joseph Chardonnet, Rennes et la Haute-Bretagne, éditions France-Empire,
  9. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 21, t. 4,‎ , p. 398-399
  10. a, b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=10308
  11. a et b http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=74452
  12. Julien Joly, « Aérdrome de Point-Clos : de l'air à la poussière », Mensuel de Rennes,‎ (ISSN 2101-8936, lire en ligne)
  13. « Denis Levrel élu maire, à la tête du nouveau conseil municipal », Ouest-France, 1er avril 2014.
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. « Notice no IA00130698 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. L'ETEC sur le site du Ministère de la Défense