Saint-Pierre-d'Autils

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Saint-Pierre-d'Autils
L'Église de Saint-Pierre-d'Autils.
L'Église de Saint-Pierre-d'Autils.
Blason de Saint-Pierre-d'Autils
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Pacy-sur-Eure
Intercommunalité Seine Normandie Agglomération
Statut Commune déléguée
Maire délégué Jean-Michel Maureille
2017-2020
Code postal 27950
Code commune 27588
Démographie
Gentilé Pétrusiens
Population 1 013 hab. (2014)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 07″ nord, 1° 26′ 18″ est
Altitude Min. 12 m – Max. 139 m
Superficie 7,09 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration La Chapelle-Longueville
Localisation

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Saint-Pierre-d'Autils

Saint-Pierre-d'Autils est une ancienne commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Ses habitants sont les Pétrusiens.

Depuis le , elle est une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de La Chapelle-Longueville[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-d'Autils est située dans la vallée de la Seine.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la D6015 sur l'axe Vernon - Gaillon.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la ligne ferroviaire de Paris à Rouen.

Le bâtiment voyageurs de l'ancienne gare du Goulet est implanté sur le territoire voisin de Saint-Pierre-la-Garenne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

À la fin du XIe siècle, la localité est mentionnée sous la forme Altilz, et dans la première moitié du XIIIe siècle, sous la forme latinisée de Sanctus Petrus de Autix[2].

Autil est peut-être une forme ancienne alternative du terme autel, au pluriel autils. La forme normanno-picarde, également au pluriel, est représentée dans l'Eure par les Authieux et les Authieux-sous-Barquet[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-d'Autils, qui faisait partie du domaine de Longueville au Xe siècle, fut incendié en 1153 par Louis le Gros.

Le prieuré de ce bourg, fondé en 1012, se trouvait près de l'église, dont la haute tour est du XIIe siècle. Sur l'emplacement de ce prieuré, dont il ne restait que peu de vestiges, avait été installée la première maison d'école (1870). Il dépendait de l'Abbaye de Bourgueil, puis de celle de Jumièges.

Le domaine, situé sur la paroisse de Saint-Pierre-d'Autils avait été donné en douaire à Lectrade de Vermandois, épouse de Guillaume Ier de Normandie. Il passa à sa fille Emma, comtesse de Poitou, qui en fit don à l'Abbaye de Bourgueil. Ce monastère établit à Saint-Pierre-d'Autils un prieuré nommé Saint-Pierre-de-Longueville, mais, trop éloigné de l'abbaye mère, il fut échangé contre le prieuré de Tourtenay, appartenant à l'Abbaye de Jumièges.

À la suite de la suppression de ce prieuré, ses biens furent réunis en 1667 à ceux de Jumièges. Les bâtiments et la chapelle furent vendus en 1779 au duc de Penthièvre, seigneur de Vernon. Quelques pierres subsistent, encore visibles dans les bases des murs de l'école[4].

Au village du Goulet, près de Saint-Pierre, Philippe Auguste fit édifier un fort qu'il nomma Boute-Arrière, en opposition à celui érigé par Richard Cœur de Lion, dans l'île aux Bœufs, dont le nom était Boutavant [5].

Le roi de France et le roi d'Angleterre se rencontrèrent entre ces deux forts en 1200. Celui de Boute-Arrière a été démoli en 1571, et ses pierres servirent à la construction de la chartreuse de Gaillon [6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Pierre-d'Autils

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : d'azur, aux deux clefs d'argent passées en sautoir, cantonnées de deux fleurs de lys, une en chef et une en pointe, et de deux grappes de raisins du même aux flancs, le tout d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1789   Pierre Ducosté   Syndic communal
         
Les données manquantes sont à compléter.
19.. 1971      
1971 mars 2001 Louis Bellois    
mars 2001 31/12/2016 Jean-Michel Maureille SE Chef d'entreprise, président du SETOM 01-2016

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 013 habitants, en augmentation de 2,43 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
844 892 631 886 852 881 853 838 801
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
748 746 737 704 703 660 602 589 563
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
545 529 528 530 562 612 610 783 806
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
775 793 905 899 939 1 036 1 024 989 1 013
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, des XIIe, XIIIe, XVe, XVIIe et XIXe siècles, constituée d'une nef et d'un chœur rectangulaire. La nef est éclairée par des lancettes et une fenêtre à meneaux. Elle renferme des vitraux du XVIe siècle : Une Vierge à l'Enfant, Saint Nicolas, Annonciation, ainsi qu'une tapisserie du XIXe siècle. Le clocher de l'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis 1928[11]. Le maître verrier messin Philippe Tisserand réalise cinq vitraux pour l'Eglise et les pose en 1991.
  • Abris sous roche de Mestreville, dont l'Abri du Mammouth, du néolithique[12], site classé en 1909[13].
  • Lavoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Recueil des actes administratifs de l'Eure, voir page 11 »,‎ (consulté le 18 janvier 2017).
  2. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 978-2-7084-0067-2, OCLC 9675154), p. 56
  3. François de Beaurepaire, Op. cité.
  4. Amis des monuments et sites de l'Eure - N° 48 - pages 16-17 - article de J.L. de Renaucourt
  5. « Notice IA27000211 », sur http://www.culture.gouv.fr,‎ (consulté le 18 octobre 2016)
  6. Histoire et géographie du département de l'Eure - Paul Rateau - 1870 - Éditions du Bastion - Réédition 1988
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Alphonse-Georges Poulain, Bulletin de la Société préhistorique de France, volume 9, (lire en ligne), p. 581.
  13. [PDF] « Fiche de site », sur le site du Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables.
  14. Dossier conservé aux archives départementales de l'Eure et dossier individuel conservé aux archives militaires de Vincennes

Liens externes[modifier | modifier le code]

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