Musée des monuments français (1795)

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 Ne doit pas être confondu avec le musée des monuments français (1879)
Musée des monuments français
(1795)
La Salle d'introduction du musée des Monuments français par Jean-Lubin Vauzelle dans l’ancienne chapelle du Couvent des Petits-Augustins.
La Salle d'introduction du musée des Monuments français par Jean-Lubin Vauzelle dans l’ancienne chapelle du Couvent des Petits-Augustins.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris
Monument Couvent des Petits-Augustins
Coordonnées 48° 51′ 27″ nord, 2° 20′ 04″ est
Informations générales
Type Musée national
Date d’inauguration 1795
Date de fermeture 1816
Conservateur Alexandre Lenoir

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Musée des monuments français(1795)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Musée des monuments français(1795)

Le musée des monuments français a été créé par Alexandre Lenoir après les destructions du patrimoine architectural intervenues pendant la période de la révolution de 1789.

Ce premier établissement, ouvert au public en 1795, est hébergé dans un ancien couvent du XVIIe siècle, sur la rive gauche de la Seine à Paris, le Couvent des Petits-Augustins. Il a été fermé en tant que musée en 1816 et ses locaux ont été affectés après cette date à l'École nationale supérieure des beaux-arts.

En 1879, un second musée des monuments français est fondé par Eugène Viollet-le-Duc au palais de Chaillot.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tombeau d'Abélard dans le musée des monuments français, gravure de Laurent Guyot d'après un dessin d'Alexandre Lenoir, ca. 1800.

L'Assemblée constituante et la Convention nationalisent sous la Révolution française les biens du clergé, puis ceux de la couronne de France et des émigrés. Les députés décident alors en 1790, de consacrer le couvent des Petits-Augustins au dépôt d'une partie des statues et tombeaux issus de ces aliénations et placent Alexandre Lenoir à sa tête en 1791.

Le , Alexandre Lenoir ouvre au public le dépôt, qui devient, le 21 octobre suivant, le musée des monuments français, qui présente une histoire de la sculpture française. Lenoir est nommé administrateur du musée. Il est alors très visité, notamment par les étrangers de passage à Paris.

Il s'agit historiquement du deuxième musée national après le Louvre. Les œuvres sont rangées par époques mais sans explication sur leur contexte. Elles sont soit originales (gisants et orants des rois de France), soit inventées (mausolée pour Héloïse et Abélard)[1].

Avec le retour de la monarchie, Louis XVIII fait fermer le musée en 1816 : une grande partie des œuvres sont restituées à leurs propriétaires d'origine. Le reste est intégré aux collections du Louvre, en 1824, et au musée de Versailles, en 1836. La majorité des dépouilles (Molière, Jean de La Fontaine, Nicolas Boileau, Jean Mabillon, Héloïse et Abélard) sont transférées au cimetière du Père-Lachaise. Les trésors religieux contenus sont redonnés aux églises (d’objets d’histoire, ils redeviennent objets religieux), notamment à la basilique Saint-Denis pour servir aux restaurations de François Debret. Retirées par Eugène Viollet-le-Duc à partir de 1846, ces œuvres ont pour partie été affectées au musée de Cluny et au département des sculptures du musée du Louvre dans les années 1880[2].

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Du 7 avril au 4 juillet 2016, Un musée révolutionnaire, le Musée des monuments français d'Alexandre Lenoir, Paris, musée du Louvre.
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Éric Biétry-Rivierre, « La vie agitée des gisants », Le Figaroscope, semaine du 11 au 17 mai 2016, page 27.
  2. Voir Sculptures du XIIIe siècle dans les collections du musée de Cluny sur le site officiel de la Réunion des musées nationaux

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Lenoir, Musée des monuments français, Guilleminet 1801
  • Alexandre Lenoir, Musée impérial des monuments français, Paris, 1810.
  • Pierre Nora, Roland Schaer, Alexandre Lenoir et les musées des monuments français dans L'Invention des musées, Paris, Gallimard-Réunion des Musées nationaux, 1993.
  • Dominique Poulot, Musée, nation, patrimoine, 1789-1815, Paris, Gallimard, 1997.
  • Antoine de Baecque, Françoise Melonio, Histoire culturelle de la France, tome 3, « Lumières et liberté, les dix-huitième et dix-neuvième siècles », Paris, Seuil, 1998.
  • Alexandra Stara, The Museum of French Monuments 1795-1816: "Killing art to make history", Farnham, Ashgate, (ISBN 978-1-4094-3799-4)
  • Priscille de Lassus, Un musée évanoui: le musée des monuments français, Archéologia, no 542, avril 2016, p. 56-61.
  • Geneviève Bresc et Béatrice de Chancel-Bardelot (dir.), Un musée révolutionnaire : Le musée des Monuments français d'Alexandre Lenoir, Paris, Musée du Louvre et éditions Hazan, , 384 p. (ISBN 978-2-75410-937-6). (Catalogue de l'exposition éponyme au musée du Louvre du 7 avril au 4 juillet 2016)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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