Rue du Bac

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7e arrt
Rue du Bac
Image illustrative de l’article Rue du Bac
Vue de la rue du Bac à la jonction de la rue de Gribeauval.
Situation
Arrondissement 7e
Quartier Saint-Thomas-d’Aquin
Début 35, quai Voltaire et 1, quai Anatole-France
Fin 24, rue de Sèvres
Morphologie
Longueur 1 150 m
Largeur 20 m
Historique
Ancien nom Grand chemin du Bac
Ruelle du Bac
Grande rue du Bac
Géocodification
Ville de Paris 0605
DGI 0620

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue du Bac
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La rue du Bac est une voie située dans le 7e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Longue de 1 150 mètres, elle part des quais Voltaire et Anatole-France et se termine rue de Sèvres.

Par métonymie, Rue du Bac est également le nom d'une station de métro, dont la sortie est située là où commence le boulevard Raspail (ligne 12), à l'intersection avec la rue du Bac.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La voie doit son nom au bac établi vers 1550 sur l'actuel quai Voltaire et qui servait au XVIe siècle au transport des blocs de pierre destinés à la construction du palais des Tuileries, en traversant la Seine à l'emplacement de l'actuel pont Royal.

Historique[modifier | modifier le code]

Initialement, la rue fut appelée « grand chemin du Bac », puis « ruelle du Bac » et « grande rue du Bac ».

Celle-ci a été construite sous Louis XIV à l'emplacement du pont Rouge, édifié en bois à partir de 1632 par le financier Le Barbier, sur décision de Louis XIII après qu'il a assisté à un accident du bac[1].


En mai 2016, l'espace du trottoir à l'intersection de la rue du Bac avec la rue de Montalembert prend officiellement le nom de « place Gabriel-García-Márquez[2] ».

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Plaque au no 32.
Plaque au no 43.
Plaque au no 44.
Plaque au no 44.
Plaque au no 93.
Jean d'Ormesson, dit y avoir vécu, « dix ou quinze ans dans cet endroit somptueux et un peu de guingois, presque en face, quand il était à Paris, de Romain Gary[15] ».
  • No 101 : hôtel de La Feuillade.
  • No 102 : hôtel de Sainte-Aldegonde (première moitié du XVIIIe siècle).
  • No 106 : siège de la Délégation catholique pour la coopération.
  • No 108 : square de La Rochefoucauld. Les terrains appartenaient aux ducs de La Rochefoucauld-Doudeauville. En 1910, la duchesse de Doudeauville, née princesse Louise Radziwill, fit construire d'importants immeubles de rapport. Le savant et astronome Pierre-Simon de Laplace a vécu à ce numéro ainsi que le rappelle une plaque. L'écrivain et ancien diplomate Romain Gary y a habité et s'y est donné la mort le . Jean Seberg, après son divorce de Romain Gary, s'installera dans un autre appartement de l'immeuble.
  • No 110 : l'artiste peintre James Abbott McNeill Whistler (1834-1903) a vécu dans cet immeuble de 1892 à 1901[16]. En fond de cour, atelier et habitation construits en 1812 pour lui-même par Louis-Pierre Baltard, père de l'architecte Victor Baltard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Lavedan, Histoire de l'urbanisme à Paris, Paris, Hachette, 1975, p. 177.
  2. « Inauguration de la place Gabriel-Garcia-Marquez », sur le site de la mairie de Paris, presse.paris.fr, 23 juin 2017.
  3. Notice sur le catalogue de la bibliothèque nationale de France [lire en ligne]
  4. « Élysée, gouvernement : ça déménage à tous les étages », www.liberation.fr, 17 février 2017.
  5. (en) Jo Davidson, Between Sittings, Reed Books, 2007, chapitre 27 (ISBN 1406754641), p. 151.
  6. Nicolas Ungemuth, « Et Cléopâtre changea la face de Hollywood », Le Figaro Magazine, semaine du 7 juillet 2017, p. 72-73.
  7. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, t. I, Paris, Éditions de Minuit, , p. 131-132.
  8. Yvan Christ, Jacques Silvestre de Sacy et Philippe Siguret, Le Faubourg Saint-Germain, Paris, Henri Veyrier, , 413 p., p. 170-171.
  9. E. de Clermont-Tonnerre, Histoire de Samuel Bernard et de ses enfants, Paris, Librairie ancienne Honoré Champion, , XII + 418 p., p. 137-142.
  10. Dossier de Légion d'honneur, sur la base Léonore.
  11. Son fils Laurent Vizzavona l'y succéda[réf. nécessaire]. Celui-ci était pendant la Seconde Guerre mondiale vice-président de la Chambre syndicale française de la photographie et de ses applications. Il fait acclamer le gouvernement de Vichy et se fait nommer administrateur provisoire de plusieurs studios juifs, dont les studios Lorelle (Amson), Cosmos et Mano (cf. liste publiée par Paul Montel dans Le Photographe, no 555, 20 novembre 1942, p. 41 ; Françoise Demoyelle, La Photographie d'actualité et de propagande sous le régime de Vichy, Paris, CNRS Éditions, 2003, p. 288-319.
  12. Armand Husson, Étude sur les hôpitaux : considérés sous le rapport de leur construction, de la distribution de leurs ameublement…, coll. « XIX », 2016 (voir en ligne).
  13. Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut et Magny, Dictionnaire historique de la Ville de Paris et de ses environs, Paris, Moutard, 1779, p. 227 (voir en ligne).
  14. Cf. Anie Marcel-Paon : La Société des Missions étrangères, Editions du Marais, Paris (voir en ligne).
  15. Jean d'Ormesson, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle, Paris, Gallimard, , 496 p. (ISBN 978-2070178292), p. 128.
  16. Plaque commémorative.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Pons et Anne Forray-Carlier (dir.), La Rue du Bac, Paris, Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris, 1991 (ISBN 2905118334).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]