Corrèze (Corrèze)
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| Corrèze | ||
La porte Margot et le clocher de l'église |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Limousin | |
| Département | Corrèze | |
| Arrondissement | Tulle | |
| Canton | Corrèze (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes Tulle et Cœur de Corrèze | |
| Maire Mandat |
François Barbazange 2008-2014 |
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| Code postal | 19800 | |
| Code commune | 19062 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Corrèzois | |
| Population municipale |
1 161 hab. (2010) | |
| Densité | 34 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 295 m — Max. 644 m | |
| Superficie | 34,16 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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Corrèze (Corresa en occitan) est une commune française, située dans le département de la Corrèze et la région Limousin.
Ses habitants sont appelés les Corrèzois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La commune est située dans le Massif central, au sud du plateau de Millevaches, aux confins du parc naturel régional de Millevaches en Limousin, à 20 kilomètres au nord-est de Tulle. Le bourg est édifié à une altitude d'environ 470 mètres (mairie), sur les pentes du versant droit de la vallée de la Corrèze, qui traverse la commune, tout comme la Menaude.
Communes limitrophes [modifier]
Toponymie [modifier]
Le bourg tire son nom de la rivière qui le traverse, la Corrèze, le franchissement de la rivière marquant une étape importante des pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Corrèze se blasonnent ainsi : d'argent à trois bandes ondées de sinople Armes d'office attribuées par les commis d'Hozier en 1696, ce blason a été voté par la commune le 7 novembre 1980. |
Histoire [modifier]
La première mention de Corrèze date du IXe siècle, lorsqu'elle n'est encore qu'une implantation ecclésiale en surplomb de la rivière. Son origine est toutefois sans doute plus ancienne, puisque la ville se situe au croisement d'anciennes voies romaines et que des traces de la période gallo-romaine ont été retrouvées.
Devenue l'une des étapes du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, la ville se construit autour de l'église. En 1293, Eble VII, vicomte de Ventadour, crée la châtellenie de Boussac et Corrèze. En 1350, pendant la guerre de Cent Ans, la ville est assiégée puis incendiée par les Anglais. Reconstruite, elle se constitue en ville-forte au cours du XVe siècle. Par la suite, la ville n'est pas épargnée par les guerres de religions et en 1595, les ligueurs s'emparent des cloches de l'église pour fondre des canons. Mais c'est au cours des XVIe et XVIIe siècles qu'elle atteint son apogée, après qu'elle a accédé au statut de ville franche. Disposant de privilèges, droit de consuls, confréries, corporations de tisserands, elle est alors un des plus gros bourgs du bas pays limousin et ses foires attirent de nombreux voyageurs. Vers la fin du XVIIe siècle, quelque 200 familles vivent à Corrèze (soit environ 1 400 personnes), 40 dans les murs, pour l'essentiel des notables et leurs domestiques, 40 dans les faubourgs, principalement des artisans, et 120 dans la campagne alentour, laboureurs et journaliers[1].
Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la ville continue à se développer. La Révolution n'apporte pas de bouleversement, bien que l'église soit transformée en salpêtrière et la chapelle des Pénitents en salle de réunion. En revanche, la Première Guerre mondiale prélève un très lourd tribut : 103 noms figurent sur le monument aux morts. Depuis, la commune, confrontée à l'exode rural, n'a jamais retrouvé sa population d'alors.
Administration [modifier]
Administration municipale [modifier]
Chef lieu du canton de Corrèze. Elle fait partie de la première circonscription de la Corrèze
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 161 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
L'économie locale est principalement agricole, qu'il s'agisse de culture ou d'élevage. À côté d'activités artisanales on trouve aussi quelques sociétés plus importantes, en particulier de transformation du bois, dans la zone d'activité Le Roc Blanc et au Chêne des Bergères.
Sports [modifier]
L'Association Sportive Vitrac-Corrèze est l'équipe de football de la ville. Cette équipe a déjà affronté le Variétés Club de France, en juin 1999 emmené par son capitaine Michel Platini.
Corrèze a organisé le Championnat d'Europe de football pour mal-voyants en juin 2003, et la commune organise depuis plusieurs années le Critérium international de cyclisme handisport, qui compte pour le championnat du Monde.
Lieux et monuments [modifier]
Ville médiévale, étape sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, Corrèze conserve de nombreux vestiges de son passé.
- La porte Margot, en souvenir de la Reine Margot, dernière trace de l'ancien chemin de ronde qui défendait l'entrée de la ville, ouvre sur la place de l'église. Elle date du XVe siècle et porte une statue de saint Martial dans une niche au dessus de l'entrée. Elle a été inscrite aux Monuments historiques en 1927[4].
- L'église Saint-Martial, dont les origines remontent à l'époque carolingienne. Plusieurs fois reconstruite et étendue, elle porte des marques de style roman des XIIe et XIIIe siècles sous les adjonctions plus tardives de style gothique, au XVIe siècle. Elle renferme en particulier un retable baroque du XVIIe siècle réalisé par Jean Tournié de Gourdon. Elle a été inscrite aux Monuments historiques en 1972[5].
- La chapelle des Pénitents Blancs, inscrite aux Monuments Historiques en 1988[6], a été édifiée entre 1730 et 1781. Située à côté du cimetière, elle est dédiée à saint Jean Baptiste et renferme une chaire en bois sculpté du XVIIIe siècle elle aussi inscrite aux Monuments historiques.
- La chapelle Notre-Dame du Pont du Salut, située en bordure de la Corrèze à côté d'un pont de pierre à deux arches du XVIIIe siècle, dont les origines remontent au XVe siècle. Elle abrite une statue de la Vierge en pierre polychrome rapportée d'Espagne par un maçon du village qui est à l'origine de sa construction. Lieu important de pèlerinage, elle a été reconstruite au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Elle accueille encore des pèlerins, du 5 au 8 septembre, pour la fête de la nativité de la Vierge.
- Plusieurs hôtels de la Renaissance, groupés autour de l'église, tels que les hôtels Florentin (XVIIe siècle) et Terriou (1667).
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Baptiste Tramond (1834-1889), général français
- Jean-Baptiste Chèze (1870-1935), poète limousin
- Bernadette Chirac, conseillère générale de la Corrèze pour le canton de Corrèze depuis 1979
Philatélie [modifier]
Un timbre postal, d'une valeur de 4,40 francs, représentant la porte Margot qui défendait l'ancien chemin de ronde et, à l'arrière, le clocher de l'église Saint Martial de Corrèze, a été émis le 3 juin 1995[7].
Notes et références [modifier]
- Antoine Paucard, Le retable de Corrèze, Lemouzi, n°115, juillet 1990
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00099750, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00099749, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00099748, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Le timbre
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
