Allassac
| Allassac | ||
Vue générale |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Limousin | |
| Département | Corrèze | |
| Arrondissement | Brive-la-Gaillarde | |
| Canton | Donzenac | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Brive | |
| Maire Mandat |
Gilbert Fronty 2008-2014 |
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| Code postal | 19240 | |
| Code commune | 19005 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Allassacois | |
| Population municipale |
3 796 hab. (2010) | |
| Densité | 97 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 103 m – Max. 387 m | |
| Superficie | 39,01 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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Allassac (Alaçac en occitan) est une commune française, située dans le département de la Corrèze et la région Limousin.
Ses habitants sont appelés les Allassacois et les Allassacoises.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Située dans le bassin de Brive, la commune d'Allassac est irriguée par trois cours d'eau principaux dans le sens nord-sud : la Vézère, son affluent la Loyre, et le Clan, un sous-affluent de la Corrèze.
Allassac, comme nombre de communes alentour, fait partie du Pays de Vézère-Ardoise bénéficiant du label pays d'art et d'histoire.
La ville d'Allassac est implantée au croisement des routes départementales 9, 25, 34 et 134. Elle est également traversée par la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon. Elle est située, en distances orthodromiques, six kilomètres à l'est d'Objat et douze kilomètres au nord-nord-ouest de Brive-la-Gaillarde.
La commune est également desservie par les routes départementales 57, 148 et 901.
À quatre kilomètres au sud-est, l'autoroute A20 permet par l'échangeur n° 48 d'arriver directement à Allassac.
Hameaux[modifier]
Abattoirs, Bardoux, la Barrière-de-la-Borie, la Bessière, la Blondinerie, Bois-Communal, le Bois-du-Roi, Bois-la-Pleuge, la Borde, les Borderies, le Bos-Delpy, le Bouchailloux, Bridal, Brochat, le Buffalou, les Caneaus, les Carrières, la Chapelle, la Chartroulle, les Chartrous, Chaves-de-Brochas, le Cheyral, Chez-Gauthier, Chez-le-Forgeron, Colombier, la Côte, la Côte-Reynie, la Crois-des-Masredons, Croix-Saint-Joseph, les Escures-de-Gorsas, les Escures-de-la-Chapelle, l'Escurotte, Etang-de-la-Roche, Eyzac, la Faurie, les Fosses, Fouysse, Freygemouche, les Galubes, Garatins, Garavet, les Gardelles, Gau, Gauch, le Gaucher, la Geneste, Giriges, Gorsas, les Gouttes, Grande-Fontaine, les Granetties, Lacombe, Lacomborne, Lajugie, Laprade, Lascaux, Lasteyrie, Laugerie, Laujour, Laval, Lavergne, Maison-Bounie, Maison-Dumas, Maison-Garde, Maison-Meyer, Maison-Soudrie, Mas-Redon, la Meyranie, Montaural, les Mosredons, Moulin-de-Bridal, le Moulin-du-Verdier-Bas, Petit-Garavet, la Pialeporcherie, la Pialeporchie, Pic-de-Corsat, les Pierres-Blanches, la Pissotte, les Placeaux, la Pleuge, Pont-Salomon, le Poulverel, les Prades, Pradel, la Prise-d'Eau, le Puy, Puy-de-Brochat, le Puy-l'Epine, les Rebières-Blanches, la Reygnie, le Roc, la Roche, le Saillant, le Saillant-Vieux, Saint-Laurent, la Sudrie, le Temple, Usines-Chaux, Le Verdier, Verdier-Bas, Verdier-Haut, Vinzelas, Virolles, Virols.
- Le Saillant,
En latin aqua saliens qui désignait une eau bondissante. Ce nom évoque des rapides et une cascade dans une gorge profonde. Il est appelé ad illo Salente en 904.
Communes limitrophes[modifier]
La commune d'Allassac est limitrophe de dix communes.
Toponymie[modifier]
Allassac serait dérivé du mot gallo-romain Alaciacus (le domaine d’Alacius). Une première mention de la forme Allassac est transcrite dans le testament d'Aredius (saint Yrieix). Il s'est appelé Alaciaco en 947.
Le village est identifié sous le nom d’Alassac sur le Grand atlas du royaume de France établi par Johannes Blaeu au XVIIe siècle puis sur la carte de Cassini, représentant la France entre 1756 et 1789. On trouve ensuite Allassat, au début de la Révolution française avant l'apparition définitive du nom actuel en 1801.
Histoire[modifier]
Déjà au Mésolithique, le site de la Roche était habité, comme en témoignent les racloirs, et pointes lithiques retrouvés sur les lieux.
Occupée par les Romains, allassac possède déjà plusieurs carrières d'ardoises qui permettront le développement rapide de la ville.
En 572, saint Yrieix et sa mère font don d'une exploitation agricole et de forges à Allassac, qui faisait alors partie du pays d'Yssandon. À la période carolingienne existe déjà un ensemble fortifié abritant une église et une habitation appartenant aux abbés de Limoges, ainsi qu'une habitation seigneuriale.
En 864 on trasporta à Allassac les reliques des saints Innocents pour les protéger des envahisseurs normands.
Au Moyen Âge, Allassac devient une seigneurie de l'abbaye de Saint-Martial de Limoges. Elle est ensuite une co-seigneurie appartenant entre autres à la famille Roffignac surnommée "premiers chrétiens du Limousin".
Au XIVe siècle, la ville se dote d'une deuxième enceinte avec 17 tours, 8 portes et 6 châteaux. L'évêque lutte pour garder son territoire.
Les XVIe et XVIIe siècles sont propices à l'expansion grace aux carrières d'ardoises et aux salaisons, malgré plusieurs sièges. En 1569, Henri d’Anjou y passe quelques jours avec ses armées. En 1580, Allassac est la quatrième ville du Bas Limousin (la Corrèze actuelle). Les maisons nobles à tourelles se multiplient.
En 1790, Allassac est brièvement chef-lieu de canton avant de céder la place à Donzenac en 1801.
En 1870 la population est de 4 200 habitants et, depuis plus d'un siècle, l'exploitation de l'ardoise est une industrie importante. Le paysan est aussi ardoisier, mais le phylloxera mettra fin à cette double économie. Le paysan devra alors se tourner vers la culture fruitière et celle du tabac tout en développant les exploitations de l'ardoise, les débouchés s'effectuant vers la région parisienne grâce au train.
Héraldique[modifier]
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Son blasonnement est : Parti au 1er, coupé au 1, de sable à l'aigle d'or au vol abaissé, au 2, d'argent au lambel de gueules, au 2nd, d'or au lion de gueules. Blason adopté en 1981 par le conseil municipal, représentant : à gauche, le blason de la famille de Lasteyrie du Saillant, et à droite celui de la famille de Roffignac. |
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 3 796 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie[modifier]
L'arboriculture se développe sur la commune, en particulier la pomme du Limousin (AOP), la pêche, la prune ou le kiwi.
Un vignoble « les Coteaux du Saillant - Vézère » vient d’être replanté sur cinq hectares sur un sol schisteux. Allassac était célèbre jusqu'à la fin du XIXe siècle pour ses vignes, d'où la Cave viticole du Saillant ; les cépage choisis sont chenin, sauvignon gris, chardonnay, merlot et cabernet franc.
L'élevage concerne les veaux de race limousine élevés sous la mère.
Allassac abrite une ardoisière remise en activité.
Lieux et monuments[modifier]
Lieux[modifier]
- Le Saillant, village traversé par la Vézère et partagé entre les communes d'Allassac (Le Saillant d'Allassac en rive gauche) et de Voutezac (rive droite).
- Les gorges et cascades du Clan, à proximité des Trois-Villages
- Le site de la Roche, où affleurent des roches du Mésolithique, possède une table d'orientation et offre un large panorama sur le cirque du Saillant.
- Garavet, baignade et pêche dans la Vézère.
Monuments[modifier]
- La tour César, XIIe et XIVe siècles, d'une hauteur de 30 mètres, seul vestige de l'enceinte fortifiée, inscrite aux monuments historiques en 1949[5]. Elle est faite d'ardoise et de gneiss. Les mâchicoulis furent rajoutés au XVe siècle. C'est une des rares tours rondes du Moyen Âge en Limousin.
- Le manoir des Tours, XVe et XVIe siècles, inscrit aux monuments historiques en 1993[6], abrite une collection de 600 armes romaines et médiévales et armures ainsi qu'une forge d'armes « la Bombarde » appartenant au dernier taillandier de France en activité[7].
- Le château de Lasteyrie, maison noble du XIXe siècle, au Saillant
- Le pont gothique à becs du Saillant, XVIe siècle, classé monument historique en 1969[8]
- L'église Saint Jean-Baptiste, XIIe et XIVe siècles, classée monument historique en 1914[9]. Le clocher fut fortifié au XIVe siècle lors de la guerre de Cent Ans. Elle possède un remarquable mobilier baroque composé de trois retables et d'une chaire ; ces œuvres auraient été réalisées par les frères Duhamel autour de l'an 1680. Le retable central (1679) est dédié au « Cœur sacré de Jésus ». Le fait qu'il présente sur une face le Christ montrant son Cœur Sacré le rend exceptionnel, cette dévotion n'étant activée que quatre ans avant la création du retable, suite à l'apparition du Christ à Marguerite-Marie Alacoque à Paray le Monial en 1675.
- La chapelle Saint-Nicolas de Tolentine, construite en 1894, au village de Brochat
- La robuste chapelle Sainte-Marguerite, bâtie en grès rouge, du XIIIe au XVIIIe siècle, au village de la Chapelle
- La chapelle Saint-Ferréol, XVIIe ou XVIIIe siècle, partie intégrante du cimetière, au village de la Chartroulle
- La chapelle Saint-Roch, XVIe et XIXe siècles, au village de Gauch
- La minuscule chapelle Saint-Laurent, XIIIe et XVIIIe siècles, au village de Saint-Laurent, avec son portail qui ouvre directement sur le cimetière
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Raynaud de La Porte cardinal évêque d'Ostie (+1325).
- Aymard de Foucauld, (1824-1863), Officier de l'Armée Française,
- Élie Dufaure, (1824-1865), Docteur en Droit, Avocat à la Cour impériale de Paris.
- Famille Lasteyrie du Saillant
- Georges Mamy, (1921-1997), journaliste et écrivain, est né à Allassac.
- Jean-Louis Lascaux, Chevalier de l’Ordre national du Mérite, directeur du CMPP de Tulle puis directeur de celui de Brive[10], fédérateur des quinze communes du Pays d’Arts et d’Histoire, Vézère Ardoise.
- Aurélien Béco, né en 1986, joueur de rugby à XV originaire d'Allassac
- Bertrand de Chanac
Sports[modifier]
Volley-ball : 3 équipes inscrites en UFOLEP (mixte)
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Gare d'Allassac
- Liste des communes de la Corrèze
- Anciennes communes de la Corrèze
- Le Saillant
- Liste des gares du Limousin
- Le saillant d'Allassac
Bibliographie[modifier]
- Jean-Louis Lascaux, Allassac en Bas-Limousin un pays... une histoire, Allassac, 2006 (ISBN 9782952591904)
- Chanoine Blaise-Adolphe Marche, Le Passé glorieux d'Allassac et de ses cinq annexes, Brive, 1909 ; Paris, 2004
Sources[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
- démissionne
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Tour César, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 juin 2011.
- Manoir des Tours, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 juin 2011.
- Forge d'armes et musée « la Bombarde »
- Vieux pont du Saillant sur la Vézère, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 juin 2011.
- Église de la Décollation de Saint-Jean-Baptiste, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 juin 2011.
- directeur du CMPP de Tulle puis directeur de celui de Brive
