Allassac

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Allassac
Vue générale du bourg d'Allassac.
Vue générale du bourg d'Allassac.
Blason de Allassac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Brive-la-Gaillarde
Canton Donzenac
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Brive
Maire
Mandat
Jean-Louis Lascaux
2014-2020
Code postal 19240
Code commune 19005
Démographie
Gentilé Allassacois
Population
municipale
3 829 hab. (2011)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 33″ N 1° 28′ 35″ E / 45.2591666667, 1.4763888888945° 15′ 33″ Nord 1° 28′ 35″ Est / 45.2591666667, 1.47638888889  
Altitude Min. 103 m – Max. 387 m
Superficie 39,01 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Allassac (Alaçac en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Limousin.

Ses habitants sont appelés les Allassacois et les Allassacoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La digue et l'ancien moulin sur la Vézère à Garavet.

Située dans le bassin de Brive, la commune d'Allassac est irriguée par trois cours d'eau principaux dans le sens nord-sud : la Vézère, son affluent la Loyre, et le Clan, un sous-affluent de la Corrèze.

Allassac, comme nombre de communes alentour, fait partie du Pays de Vézère-Ardoise bénéficiant du label pays d'art et d'histoire.

La ville d'Allassac est implantée au croisement des routes départementales 9, 25, 34 et 134. Elle est également traversée par la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon. Elle est située, en distances orthodromiques, six kilomètres à l'est d'Objat et douze kilomètres au nord-nord-ouest de Brive-la-Gaillarde.

La commune est également desservie par les routes départementales 57, 148 et 901.

À quatre kilomètres au sud-est, l'autoroute A20 permet par l'échangeur no 48 d'arriver directement à Allassac.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Abattoirs, Bardoux, la Barrière-de-la-Borie, la Bessière, la Blondinerie, Bois-Communal, le Bois-du-Roi, Bois-la-Pleuge, la Borde, les Borderies, le Bos-Delpy, le Bouchailloux, Bridal, Brochat, le Buffalou, les Caneaus, les Carrières, la Chapelle, la Chartroulle, les Chartrous, Chaves-de-Brochas, le Cheyral, Chez-Gauthier, Chez-le-Forgeron, Colombier, la Côte, la Côte-Reynie, la Crois-des-Masredons, Croix-Saint-Joseph, les Escures-de-Gorsas, les Escures-de-la-Chapelle, l'Escurotte, Etang-de-la-Roche, Eyzac, la Faurie, les Fosses, Fouysse, Freygemouche, les Galubes, Garatins, Garavet, les Gardelles, Gau, Gauch, le Gaucher, la Geneste, Giriges, Gorsas, les Gouttes, Grande-Fontaine, les Granetties, Lacombe, Lacomborne, Lajugie, Laprade, Lascaux, Lasteyrie, Laugerie, Laujour, Laval, Lavergne, Maison-Bounie, Maison-Dumas, Maison-Garde, Maison-Meyer, Maison-Soudrie, Mas-Redon, la Meyranie, Montaural, les Mosredons, Moulin-de-Bridal, le Moulin-du-Verdier-Bas, Petit-Garavet, la Pialeporcherie, la Pialeporchie, Pic-de-Corsat, les Pierres-Blanches, la Pissotte, les Placeaux, la Pleuge, Pont-Salomon, le Poulverel, les Prades, Pradel, la Prise-d'Eau, le Puy, Puy-de-Brochat, le Puy-l'Epine, les Rebières-Blanches, la Reygnie, le Roc, la Roche, le Saillant, le Saillant-Vieux, Saint-Laurent, la Sudrie, le Temple, Usines-Chaux, Le Verdier, Verdier-Bas, Verdier-Haut, Vinzelas, Virolles, Virols.

Le Saillant,

En latin aqua saliens qui désignait une eau bondissante. Ce nom évoque des rapides et une cascade dans une gorge profonde. Il est appelé ad illo Salente en 904.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune d'Allassac est limitrophe de dix communes.

Communes limitrophes d’Allassac
Voutezac Estivaux Saint-Bonnet-l'Enfantier
Sadroc
Objat
Saint-Aulaire
Allassac Donzenac
Yssandon
Varetz
Saint-Viance
Place Allègre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Allassac serait dérivé du mot gallo-romain Alaciacus (le domaine d’Alacius). Une première mention de la forme Allassac est transcrite dans le testament d'Aredius (saint Yrieix). Il s'est appelé Alaciaco en 947.

Le village est identifié sous le nom d’Alassac sur le Grand atlas du royaume de France établi par Johannes Blaeu au XVIIe siècle puis sur la carte de Cassini, représentant la France entre 1756 et 1789. On trouve ensuite Allassat, au début de la Révolution française avant l'apparition définitive du nom actuel en 1801.

Histoire[modifier | modifier le code]

Déjà au Mésolithique, le site de la Roche était habité, comme en témoignent les racloirs, et pointes lithiques retrouvés sur les lieux.

Occupée par les Romains, Allassac possède déjà plusieurs carrières d'ardoise qui permettront le développement rapide de la ville.

En 572, saint Yrieix et sa mère font don d'une exploitation agricole et de forges à Allassac, qui faisait alors partie du pays d'Yssandon. À la période carolingienne existe déjà un ensemble fortifié abritant une église et une habitation appartenant aux abbés de Limoges, ainsi qu'une habitation seigneuriale.

En 864 on transporta à Allassac les reliques des saints Innocents pour les protéger des envahisseurs normands.

Au Moyen Âge, Allassac devient une seigneurie de l'abbaye de Saint-Martial de Limoges. Elle est ensuite une co-seigneurie appartenant entre autres à la famille Roffignac surnommée "premiers chrétiens du Limousin".

Au XIVe siècle, la ville se dote d'une deuxième enceinte avec 17 tours, 8 portes et 6 châteaux. L'évêque lutte pour garder son territoire.

Les XVIe et XVIIe siècles sont propices à l'expansion grâce aux carrières d'ardoise et aux salaisons, malgré plusieurs sièges. En 1569, Henri d’Anjou y passe quelques jours avec ses armées. En 1580, Allassac est la quatrième ville du Bas Limousin (la Corrèze actuelle). Les maisons nobles à tourelles se multiplient.

En 1790, Allassac est brièvement chef-lieu de canton avant de céder la place à Donzenac en 1801.

En 1870 la population est de 4 200 habitants et, depuis plus d'un siècle, l'exploitation de l'ardoise est une industrie importante. Le paysan est aussi ardoisier, mais le phylloxera mettra fin à cette double économie. Le paysan devra alors se tourner vers la culture fruitière et celle du tabac tout en développant les exploitations de l'ardoise, les débouchés s'effectuant vers la région parisienne grâce au train.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Allassac

Son blasonnement est : Parti au 1er, coupé au 1, de sable à l'aigle d'or au vol abaissé, au 2, d'argent au lambel de gueules, au 2nd, d'or au lion de gueules.

Blason adopté en 1981 par le conseil municipal, représentant : à gauche, le blason de la famille de Lasteyrie du Saillant, et à droite celui de la famille de Roffignac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1981 1983 Fernande Geneste   Retraitée
mars 1983 1995 Michel Sancier   Transporteur
juin 1995 réélu en 2008[1] Gilbert Fronty PS Professeur des écoles
conseiller général

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 829 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 159 3 353 3 115 3 670 4 049 4 029 4 209 4 222 4 126
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 070 3 853 4 047 4 082 4 150 4 046 4 165 4 551 4 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 417 4 577 4 396 4 010 4 097 3 806 3 718 3 638 3 637
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 619 3 448 3 474 3 532 3 379 3 366 3 561 3 601 3 796
2011 - - - - - - - -
3 829 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'arboriculture se développe sur la commune, en particulier la pomme du Limousin (AOP), la pêche, la prune ou le kiwi.

Un vignoble « les Coteaux du Saillant - Vézère » vient d’être replanté sur 17 hectares sur un sol schisteux. Allassac était célèbre jusqu'à la fin du XIXe siècle pour ses vignes, d'où la Cave viticole du Saillant ; les cépage choisis sont chenin, sauvignon gris, chardonnay, merlot et cabernet franc.

L'élevage concerne les veaux de race limousine élevés sous la mère.

Allassac abrite une ardoisière remise en activité.

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 1962, au pont du Saillant, fut tournée une scène du film Le Chevalier de Pardaillan de Bernard Borderie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • La tour César, XIIe et XIVe siècles, d'une hauteur de 30 mètres, seul vestige de l'enceinte fortifiée, inscrite aux monuments historiques en 1949[5]. Elle est faite d'ardoise et de gneiss. Les mâchicoulis furent rajoutés au XVe siècle. C'est une des rares tours rondes du Moyen Âge en Limousin.
  • Le manoir des Tours, XVe et XVIe siècles, inscrit aux monuments historiques en 1993[6], abrite une collection de 600 armes romaines et médiévales et armures ainsi qu'une forge d'armes « la Bombarde » appartenant au dernier taillandier de France en activité[7].
  • Le château de Lasteyrie, maison noble du XIXe siècle, au Saillant
  • Le pont gothique à becs du Saillant, XVIe siècle, classé monument historique en 1969[8].
  • L'église Saint Jean-Baptiste, XIIe et XIVe siècles, classée monument historique en 1914[9]. Le clocher fut fortifié au XIVe siècle lors de la guerre de Cent Ans. Elle possède un remarquable mobilier baroque composé de trois retables et d'une chaire ; ces œuvres auraient été réalisées par les frères Duhamel autour de l'an 1680. Le retable central (1679) est dédié au « Cœur sacré de Jésus ». Le fait qu'il présente sur une face le Christ montrant son Cœur Sacré le rend exceptionnel, cette dévotion n'étant activée que quatre ans avant la création du retable, à la suite de l'apparition du Christ à Marguerite-Marie Alacoque à Paray le Monial en 1675.
  • La chapelle Saint-Nicolas de Tolentine, construite en 1894, au village de Brochat.
  • La robuste chapelle Sainte-Marguerite, bâtie en grès rouge, du XIIIe au XVIIIe siècle, au village de la Chapelle.
  • La chapelle Saint-Ferréol, XVIIe ou XVIIIe siècle, partie intégrante du cimetière, au village de la Chartroulle.
  • La chapelle Saint-Roch, XVIe et XIXe siècles, au village de Gauch.
  • La minuscule chapelle Saint-Laurent, XIIIe et XVIIIe siècles, au village de Saint-Laurent, avec son portail qui ouvre directement sur le cimetière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Volley-ball : 3 équipes inscrites en UFOLEP (mixte).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Lascaux, Allassac en Bas-Limousin un pays... une histoire, Allassac, 2006 (ISBN 9782952591904)
  • Chanoine Blaise-Adolphe Marche, Le Passé glorieux d'Allassac et de ses cinq annexes, Brive, 1909 ; Paris, 2004

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]