René Schérer

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René Schérer

Naissance 25 novembre 1922 (91 ans)
Tulle
Nationalité Drapeau : France Française
Profession
Formation
Famille
Éric Rohmer (frère)
René Monzat (neveu)

René Schérer (né à Tulle le 25 novembre 1922) est un universitaire et philosophe français, professeur émérite à l’université Paris VIII. Il est le frère cadet du cinéaste Éric Rohmer. Chantre dans les années 1970 d'une réinvention de la pédagogie et de la relation enfant-adulte, il est allé jusqu'à faire dans ses écrits l'apologie de la pédophilie, ce qui lui a valu dans les années 1980 d'être brièvement mis en cause dans l'affaire du Coral, et a contribué à occulter l'ensemble de son œuvre.

Vie et œuvre[modifier | modifier le code]

Ancien élève du lycée Edmond-Perrier de Tulle et de l’École normale supérieure, René Schérer est d'abord professeur de philosophie dans l'enseignement secondaire. Il soutient en 1960 à l'Université de Paris sa thèse de doctorat, Structure et fondement de la communication humaine : essai critique sur les théories contemporaines de la communication. Il publie en 1964 son premier livre, Husserl : sa vie, son œuvre et, l'année suivante, sa thèse sous une forme condensée. Il réédite à nouveau sa thèse en 1971 dans une version remaniée et sous le titre Philosophies de la communication, la version révisée ayant pris, après Mai 68, une optique plus marxiste et révolutionnaire[1].

En 1962, il a pour élève Guy Hocquenghem, avec lequel il entretient une relation amoureuse, et qui devient plus tard son collègue à l'université, collaborant avec lui à la rédaction de plusieurs ouvrages[2]. Lorsque s'engage leur relation, Guy Hocquenghem n'a pas encore 16 ans[3]. René Schérer participe plus tard au Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR), dont Guy Hocquenghem est l'une des autres figures[4],[5].

Ses premiers travaux traduisent une connaissance de la philosophie allemande et de penseurs comme Edmund Husserl, Emmanuel Kant, G. W. F. Hegel et Max Stirner, et portent notamment sur la phénoménologie de Husserl ou de Heidegger[6].

La publication en 1967 de l'ouvrage Le nouveau monde amoureux, texte jusque-là inédit de Charles Fourier, dans lequel ce dernier défend la libre expression des désirs de tous, constitue une étape fondamentale dans l'itinéraire intellectuel de René Schérer, qui consacre ensuite plusieurs études à Fourier. Dans Charles Fourier ou la Contestation globale, Schérer considère que la pensée utopiste de Fourier ne relève pas de l'« irréalisable » mais du « non encore réalisé ». La pensée de Fourier est le point de départ, pour René Schérer, d'une série d'études sur les thèmes de l'utopie et de l'enfance, dans lesquelles il défend l'idée d'une « utopie de la compénétration, c'est-à-dire la mise en place d'une société dans laquelle l'expression et la satisfaction des attractions les plus diverses et singulières s'accompliront dans un climat d'approbation et de bonheur mutuel »[7].

Dans le climat de l’après-Mai 68, René Schérer enseigne notamment à l’université de Vincennes, dont il est l'une des figures avec Gilles Deleuze, Michel Foucault, Félix Guattari, François Châtelet ou Georges Lapassade[8],[9]. Il collabore par ailleurs à la revue Chimères créée par Deleuze et Guattari.

Parmi les thèmes traités par René Schérer figure celui de l'hospitalité, qu'il conçoit non pas seulement comme une éthique, mais comme « un mode d'être reposant sur une érotique ». Pour lui, l'hospitalité est une pratique s'opposant à la raison d'État et à la logique de Nation et transgressant les différences de classe, d'âge, de race et de sexe. L'hospitalité est conçue par lui comme « érotique et subversive »[10].

Sur l'enfance, René Schérer développe une pensée dans la lignée du concept de « devenir-enfant » de Gilles Deleuze : l'enfant et l'adulte s'enrichiraient mutuellement dans une « compénétration » constituant une alternative à l'éducation héritée de Rousseau, dans laquelle l'enfant serait autant formateur de l'adulte que l'adulte est formateur de l'enfant. Les travaux de René Schérer portent également, mais de manière plus annexe, sur l'homosexualité, qu'il conçoit, dans une proximité théorique avec Gilles Deleuze et Guy Hocquenghem, avant tout comme une pratique subversive, dans un cadre révolutionnaire[11].

La réalisatrice Franssou Prenant lui consacre en 2007 un film documentaire, Le Jeu de l'oie du Professeur Poilibus[12]. En 2008, un colloque est consacré à René Schérer à Bordeaux, ainsi qu'un numéro de la revue philosophique de l'Université Paris VIII. Les rédacteurs des articles de cette revue insistent en particulier sur son rôle d'enseignant, le faisant apparaître comme un éducateur qui, aujourd'hui encore dans son séminaire, sait s'ouvrir à la pensée de l'autre et inciter chacun à penser par soi-même, à « être soi ».

Il a lui-même exposé et commenté l'historique de sa vie et de son œuvre dans un entretien avec Geoffroy de Lagasnerie : Après tout : entretiens sur une vie intellectuelle, aux éditions Cartouche, en 2009.

La question de la pédophilie[modifier | modifier le code]

René Schérer se distingue par ailleurs dans les années 1970 par des positions favorables à la révision de la législation concernant la sexualité des mineurs de moins de quinze ans, à une époque où l'idée d'une « libération sexuelle » était à l'ordre du jour. Si d'autres intellectuels, de renom, ont pu défendre également cette idée à l'époque, René Schérer est allé jusqu'à s'exprimer en faveur de la pédophilie[13], poussant la réflexion sur la « compénétration » de l'enfant et de l'adulte jusqu'à envisager et souhaiter leur rencontre sexuelle. Dénonçant à l'époque la « domestication puérilisante sous couvert d'éducation » de l'enfant, René Schérer « propose l'ouverture de l'enfant hors de l'espionnage panoptique, hors de la famille, à la recherche de lui-même dans une relation d'égalité et d'attraction passionnée avec des adultes amoureux », le pédophile (terme qui apparaît rarement sous sa plume, et surtout pour le récuser) étant à ses yeux un « grand ami non autoritaire » et son échange avec l'enfant un « amalgame entre éducation et amour »[14]. En 1971, la rédaction de Politique-Hebdo, refuse de publier une interview de Schérer en raison, selon le témoignage du rédacteur en chef adjoint de l'époque Hervé Hamon, de ses « positions pro-pédophiles »[15].

En 1974, René Schérer publie Émile perverti, ou Des rapports entre l’éducation et la sexualité (le titre faisant référence à Émile, ou De l'éducation, de Jean-Jacques Rousseau), un essai consacré aux rapports entre l'éducation et la sexualité. Selon Schérer, « Il n'y a pas deux sexualités, celle de l'enfant et celle de l'adulte, qui sert de but et de norme, mais une seule, non celle de l'adulte, certes, mais la sexualité prise en un réseau de tensions qui, hors de l'adulte, commence à projeter “l'enfant” et à le constituer »[16]. Il dénonce l'« action infantilisante » de l'école[17] et conteste les conclusions d'auteurs comme Françoise Dolto sur le caractère nocif pour les enfants des relations sexuelles, de l'inceste et de la promiscuité sexuelle avec les adultes[18]. Pour lui, « La première relation pédagogique est commandée par le désir »[19] : dissertant sur la pédérastie des Grecs anciens et sur les rapports avec les mineurs existant chez les Aborigènes d'Australie[20], il conclut ensuite « Nous posons en principe que la relation pédagogique est essentiellement perverse, non parce qu'elle s'accompagnerait de rapports pédérastiques entre maîtres et élèves, mais précisément parce qu'elle les dénie et les exclut. Et, ayant exclu la pédérastie pour pouvoir se constituer comme telle sous la forme que nous connaissons aujourd'hui, elle ne saurait la réinclure cette fois que sous la forme qu'il est convenu d'appeler une perversion. »[21]. Analysant Le Tour d'écrou de Henry James, René Schérer voit une métaphore de l'éducation dans l'action de la jeune éducatrice qui, voulant protéger l'enfant des fantômes pervers et supposés pédophiles, entraîne finalement sa mort[22] : en conclusion de son ouvrage, Schérer appelle « la secte des instituteurs et des pédagogues » à se faire « attentive aux attractions passionnées des enfants » et à les aider « à satisfaire l'immensité de leurs désirs, en dehors des familles et contre elles »[23].

En 1976, il dirige avec Guy Hocquenghem le numéro 22 de la revue Recherches, intitulé Co-Ire : album systématique de l’enfance, qui s'inspire partiellement de ses séminaires de Vincennes consacrés à l'enfance[24]. Roger-Pol Droit considère cette publication comme ayant marqué l'apogée d'un certain type de discours sur la pédophilie et l'éphébophilie[25]. Le Monde écrit à l'époque : « les auteurs ne [cachent] pas que le corps des enfants — sexué, désirant, désirable, ludique — les intéresse. Leur livre n’est pas « à mettre entre toutes les mains » aurait-on dit naguère. On serait bien embarrassé, aujourd’hui, de préciser lesquelles. Celles des parents, peut-être »[26]. À la même époque, René Schérer salue en ces termes le roman Journal d'un innocent, de l'écrivain ouvertement pédophile Tony Duvert : « Persistera-t-on longtemps encore à appeler perversion ce point de lucidité où l'acceptation de l'enfance en soi, notre profondeur, et le désir de l'enfant hors de nous se rejoignent et se complètent ? »[27].

En 1978, René Schérer publie l'essai Une érotique puérile, qui postule qu'« Une érotique (...) rayonne des enfants, dont l'adulte cherche à se garantir, car il y pressent le plus grand des dangers. Aussi dresse-t-il des barrières là où il faudrait ménager des passages et ouvrir une libre voir à l'essor. »[28]. Pour lui, « une relation non familiale ni pédagogique d'un adulte avec un enfant est, pour l'émergence de la puérilité fondatrice, une condition de possibilité indispensable. Le rôle "pivotal" y est fréquemment joué par le pédéraste qui, toutefois, n'est pas toujours en position de pouvoir le remplir (..) Le pédéraste se targue d'être le seul à entretenir avec l'enfant une amour personnaliste réciproque, ou tout simplement, le seul capable de le former, de lui "apporter beaucoup". Il se leurre : ce qui importe au contraire est qu'il permette l'explosion de la puérilité affirmative qui provoque le brouillage des rôles, nie copie et modèle, supprime, dans la clarté absolue du simulacre, toute distinction d'âge et de pouvoir entre adulte et enfant »[29]. Selon René Schérer, « L'érotique puérile vient se substituer à "l'affolement frivole" du Sexe, en opposant à l'arbitraire de son ordre fonctionnel fondé sur l'abstraction de tout ce qui porte, complique, enrichit le plaisir, l'éventail chatoyant des combinaisons auxquelles se prête son jeu. Pour peu qu'un adulte vienne le favoriser, l'enfant, petit démon, y étale tout son attirail magique »[30]. Analysant des procès-verbaux datant du XIXe siècle, et portant sur les abus sexuels d'un paysan sur de jeunes enfants et adolescents, Schérer estime que les enfants ont été « piégés » par les accusateurs pour accabler l'accusé, et voit dans cette affaire de mœurs la prémisse de la répression contemporaine. Lui-même, au sujet de cette affaire, écrit « Les roulades dans les chemins creux quand le temps s'y prête, les déculottages pour rire, les tripotages furtifs, et surtout avec un drôle de bonhomme qui change tellement des autres adultes indifférents ou brutaux, quoi, en effet, de plus innocent ? » [31] et estime que dans ces images d'« érotique pastorale », « un petit pâtre en sabots et pantalon de gros cadis de laine, qui pourrait être notre grand-père ou notre arrière-grand-père, fait revivre la Grèce de l'anthologie en se prêtant avec complaisance aux caresses d'un soupirant chenu »[32]. Pour lui, avec la condamnation de l'accusé, « le sort qui l'accable entraîne avec lui l'enfance, commune victime du nouveau droit »[33]. En conclusion de son ouvrage, René Schérer prône « une réforme peu coûteuse » de la « ségrégation » que représentent selon lui les articles du code pénal relatifs à la majorité sexuelle, réforme qui « suffirait à lever les obstacles qui s'opposent à la production de multiples rapports harmoniques. (...) Il n'y aurait plus une enfance repliée sur elle-même en présence d'une maturité morne, mais la diversité des combinaisons auxquelles elle seule, dans son invention toujours renaissante, est capable de donner lieu »[34].

René Schérer écrit par ailleurs la même année, dans Libération : « on s’interroge sur la possibilité d’un amour partagé entre un homme et un enfant. C’est que l’on voudrait, au couple insolite, imposer une grille d’une érotique d’adultes, entre personnes cloisonnées. Mensonge, énigme, impossibilité ou crime, l’amour pédophilique devient au contraire toute lumière dès qu’on l’introduit au champ de l’érotique puérile. (...) L’aventure pédophilique vient révéler quelle insupportable confiscation d’être et de sens pratiquent à l’égard de l’enfant les rôles contraints et les pouvoirs conjurés »[35]. Plus tard, au procès du pédophile Jacques Dugué, jugé pour abus sexuels sur mineurs, René Schérer vient témoigner en faveur de l'accusé[36].

Daniel Zimmermann, tout en publiant l'ouvrage L'Enfant interdit de René Schérer dans la collection « Sciences de l'éducation » aux éditions ESF, accompagne le livre d'une préface critique, dans laquelle il reproche à Schérer de parler « au nom des enfants » comme les pédagogues qu'il dénonce par ailleurs, et d'oublier que l'enfant, supposé formateur de l'adulte dans la rencontre avec ce dernier, ne désire pas former l'adulte[37].

En 1982, René Schérer et Gabriel Matzneff, témoins de la défense dans le procès Dugué, sont mis en cause dans l'affaire du Coral. René Schérer est inculpé pour excitation de mineurs à la débauche[38], sur dénonciation calomnieuse, dont l'auteur sera d'ailleurs condamné. René Schérer est alors, selon les termes de Maxime Foerster qui lui a consacré une étude, soumis à un « lynchage médiatique sans précédent », qui aboutit à frapper d'« ostracisme » son œuvre entière. Il est finalement mis hors de cause. Michel Foucault s'abstient de le soutenir au moment de l'affaire. Guy Hocquenghem consacre ensuite à l'affaire un roman à clef, Les Petits garçons, dans lequel il met en scène René Schérer sous les traits de « Stratos », « professeur à la carrière brisée »[39].

Émile perverti est réédité en 2006 : dans la préface de la nouvelle édition, René Schérer reconnaît que « L'illusion d'un eden érotique élargi à l'enfance n'a plus aujourd'hui la faveur du public. Sa cote est à zéro. (...) Naguère doté d'une sexualité polymorphe et perverse, le rejeton encore immature est déclaré tout simplement asexué et innocent.(...) Il ne s'agit plus d'ouvrir les jeunes corps au contact des autres, à la chaleur affective des étreintes, mais de les tenir à distance, de les isoler. » Il ajoute cependant : « L'Histoire procède en zigzag, non par accumulation dialectique. Un fait propre à consoler ceux qui désespèrent »[40].

Jugements sur son œuvre[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Guillebaud range dans la catégorie du « militantisme pédophile sentencieux » les écrits publiés dans les années 1970 par René Schérer sur la question de l'enfance. Il ajoute cependant : « aujourd'hui [en 1998] René Schérer, qui a sensiblement amendé son point de vue, reste un philosophe important et estimable »[41]. L'historien américain Julian Bourg juge que malgré leurs compétences universitaires, Schérer et Hocquenghem n'étaient pas éloignés de Gabriel Matzneff et Tony Duvert dans leurs points de vue sur les désirs enfantins[42]. Maxime Foerster, auteur d'un essai sur René Schérer, dit partager les critiques de Daniel Zimmerman sur les vues de Schérer et ne pas croire à la possibilité d'un consentement sexuel valide de l'enfant ; il considère tout de même Schérer comme « le grand penseur de l'enfance, non seulement pour sa critique de la pédagogie moderne, mais aussi pour la façon dont il restitue (...) la magie subversive de l'enfance constituant cette dernière plutôt comme une façon d'être au monde que comme un état transitoire biologiquement défini et essentialisé », et estime que la défense de la pédophilie chez Schérer équivaut plutôt à « devenir son propre pédophile », soit retrouver et laisser s'épanouir l'enfant qui est en soi en pratiquant « au quotidien sur soi-même le détournement de mineur pour échapper au travail de l'éducastration promu par la société »[43]. Michel Onfray estime pour sa part que René Schérer s'abrite « derrière la caution fouriériste pour justifier la pédophilie dans la quasi-totalité de ses ouvrages philosophiques depuis plus de quarante ans »[44].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Husserl, sa vie, son oeuvre (avec Arion Lothar Kelkel), Paris : PUF, coll. « Philosophes », 1964.
  • Structure et fondement de la communication humaine, Paris : SEDES, 1966.
  • La Phénoménologie des « Recherches logiques » de Husserl, Paris : PUF, 1967.
  • Charles Fourier ou la Contestation globale, Paris : Seghers, 1970. Réédition Séguier, 1996.
  • Philosophies de la communication, S.E.E.S., 1971.
  • Charles Fourier, l'ordre subversif (avec Jean Goret), Paris : Aubier, 1972.
  • Heidegger ou l’Expérience de la pensée (avec Arion Lothar Kelkel), Paris : Seghers, 1973.
  • Émile perverti ou Des rapports entre l’éducation et la sexualité, Laffont, 1974. Réédition Désordres-Laurence Viallet, 2006.
  • « Co-Ire : album systématique de l’enfance » (avec Guy Hocquenghem), revue Recherches, no 22, 1976.
  • Une érotique puérile, Paris : Galilée, 1978.
  • L’Emprise. Des enfants entre nous, Paris : Hachette, 1979.
  • L’Âme atomique. Pour une esthétique d’ère nucléaire (avec Guy Hocquenghem), Paris : Albin Michel, 1986.
  • Pari sur l’impossible. Études fouriéristes, Saint-Denis : Presses Universitaires de Vincennes, 1989.
  • Zeus hospitalier. Éloge de l’hospitalité, Paris : Armand Colin, 1993. Réédition La Table ronde, 2005).
  • Utopies nomades. En attendant 2002, Paris : Séguier, 1998 (rééd. Les Presses du réel, 2009).
  • Regards sur Deleuze, Paris : Kimé, 1998.
  • Un parcours critique : 1957–2000, Paris : Kimé, 2000.
  • L’Écosophie de Charles Fourier, Paris : Economica, 2001.
  • Enfantines, Paris : Anthropos, 2002.
  • Hospitalités, Paris : Anthropos, 2004.
  • Vers une enfance majeure, Paris : La Fabrique, 2006.
  • Passages pasoliniens (avec Giorgio Passerone), Villeneuve-d'Ascq : Presses universitaires du Septentrion, 2006.
  • Après tout. Entretiens sur une vie intellectuelle (avec Geoffroy de Lagasnerie), Paris : Cartouche, 2007.
  • Pour un nouvel anarchisme, Paris, Cartouche, 2008.
  • Nourritures anarchistes. L’anarchisme explosé, Paris : Hermann, 2009

Présentations et édition de textes[modifier | modifier le code]

  • Edmund Husserl, Recherches logiques (traduction et présentation, avec Hubert Elie et Ariel Lothar Kelkel), Paris : PUF, 4 vol., 1958-1963.
  • Charles Fourier, Charles Fourier, l'attraction passionnée (choix de textes et présentation), Paris : J.-J. Pauvert, 1967.
  • Charles Fourier, Trois Textes sur la civilisation (préface), Paris : Aubier, 1972.
  • Gabriel Tarde, Fragments d'histoire future (préface), Paris : Séguier, 1998.
  • Gabriel Tarde, La Logique sociale (préface), Le Plessis-Robinson : Institut Synthélabo pour le progrès de la connaissance, coll. « Les Empêcheurs de penser en rond », 1999.

Sur l'œuvre[modifier | modifier le code]

  • Maxime Foerster, Penser le désir : à propos de René Schérer, éditions H&O, 2007, (ISBN 9782845471542)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maxime Foerster, Penser le désir : autour de René Schérer, H&0, 2007, pages 17-18
  2. Julian Bourg, French pedophiliac discours of the 1970s, in Between Marx and Coca-Cola: youth cultures in changing European societies, 1960-1980, Berghahn Books, 2005, pages 208-209
  3. Maxime Foerster, Penser le désir : autour de René Schérer, H&0, 2007, page 65
  4. René Schérer a témoigné dans le documentaire réalisé par Alessandro Avellis, La Révolution du désir (2006), qui retrace l’histoire du FHAR et ses liens avec Guy Hocquenghem et Françoise d'Eaubonne.
  5. Frédéric Martel, Le rose et le noir : les homosexuels en France depuis 1968, Seuil, 2000, page 248
  6. Maxime Foerster, Penser le désir : autour de René Schérer, H&0, 2007, pages 18-21
  7. Maxime Foerster, Penser le désir : autour de René Schérer, H&0, 2007, pages 25-31
  8. (fr) « L’utopie est un mode de vivre », L’Humanité, 28 Septembre 2007
  9. Maxime Foerster, Penser le désir : autour de René Schérer, H&0, 2007, pages 11-12
  10. Maxime Foerster, Penser le désir : autour de René Schérer, H&0, 2007, pages 78-83
  11. Maxime Foerster, Penser le désir : autour de René Schérer, H&0, 2007, pages 55-57
  12. Le jeu de l’oie du professeur Poilibus, Documentaire sur Grand écran, catalogue.
  13. Frédéric Martel, Le rose et le noir : les homosexuels en France depuis 1968, Seuil, 2000, page 248
  14. Maxime Foerster, Penser le désir : autour de René Schérer, H&0, 2007, pages 38-42
  15. Paul Benkimoun et Sandrine Blanchard, « Que reste-t-il de la révolution sexuelle de Mai 68 ? », Le Monde, 1er mars 2001.
  16. René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, page 32
  17. René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, page 56
  18. René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, pages 102-111
  19. René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, page 129
  20. René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, pages 133-140
  21. René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, pages 145-146
  22. René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, pages 179-184
  23. René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, page 186
  24. Julian Bourg, French pedophiliac discours of the 1970s, in Between Marx and Coca-Cola: youth cultures in changing European societies, 1960-1980, Berghahn Books, 2005, page 209
  25. Roger-Pol Droit, De la subversion par la sexualité à la reconnaissance des droits de l'enfant, Le Monde, 1er mars 2001.
  26. Anne-Claude Ambroise-Rendu, Un siècle de pédophilie dans la presse (1880-2000) : accusation, plaidoirie, condamnation, Le Temps des médias n°1, 2003
  27. Article paru dans Les Nouvelles littéraires, cité en quatrième de couverture de Journal d'un innocent, éditions de Minuit, 1976
  28. René Schérer, Une érotique puérile, quatrième de couverture, éditions Galilée, 1978
  29. René Schérer, Une érotique puérile, éditions Galilée, 1978, pages 24-25
  30. René Schérer, Une érotique puérile, éditions Galilée, 1978, pages 71-72
  31. . René Schérer cite en note, en référence du terme innocent, le titre de Journal d'un innocent, de Tony Duvert. Cf Une érotique puérile, éditions Galilée, 1978, page 109
  32. René Schérer, Une érotique puérile, éditions Galilée, 1978, pages 112
  33. René Schérer, Une érotique puérile, éditions Galilée, 1978, page 144
  34. René Schérer, Une érotique puérile, éditions Galilée, 1978, pages 185-186
  35. Libération, 9 Juin 1978
  36. L'Archange aux pieds nus, interview de Gabriel Matzneff, Gai Pied, 1er janvier 1982
  37. Maxime Foerster, Penser le désir : autour de René Schérer, H&0, 2007, pages 43-44
  38. Trois nouvelles inculpations de l'affaire du "lieu de vie" Coral, Libération, 20 octobre 1982
  39. Maxime Foerster, Penser le désir : autour de René Schérer, H&0, 2007, pages 38, 50-51 et quatrième de couverture
  40. René Schérer, Émile perverti, Laurence Viallet-éditions du Rocher, édition de 2006, pages 9-10 et 15
  41. Jean-Claude Guillebaud, La Tyrannie du plaisir, Seuil, 2000, page 23
  42. Julian Bourg, French pedophiliac discours of the 1970s, in Between Marx and Coca-Cola: youth cultures in changing European societies, 1960-1980, Berghahn Books, 2005, page 295
  43. Maxime Foerster, Penser le désir : autour de René Schérer, H&0, 2007, page 118
  44. Michel Onfray, La lueur des orages désirés, Grasset, 2007, page 91

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]