Claude Michelet

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Claude Michelet à la foire du livre 2010 de Brive-la-Gaillarde

Claude Michelet est un écrivain français né à Brive-la-Gaillarde en 1938.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien agriculteur, Claude Michelet est le fils d'Edmond Michelet, ministre du général de Gaulle. Claude Michelet a commencé à écrire très tôt. Il sort un premier roman en 1965 : La Terre qui demeure. Son œuvre la plus connue à ce jour reste certainement la saga des Vialhe, qui retrace la vie d'une famille d'agriculteurs de Saint-Libéral, petit village de Corrèze, au long du XXe siècle, dont le premier opus est le titre le plus connu : Des grives aux loups.

Son roman Les promesses du ciel et de la terre donne également lieu à une épopée en trois volumes narrant l'histoire de jeunes français partis chercher fortune au Chili à la fin du XIXe siècle, leur histoire les mènera jusqu'au commencement des travaux du canal de Panama.

Michelet nous transporte à travers ses romans dans le monde des agriculteurs, amoureux de cette terre qui lui est si chère. Il permet de revivre de l'intérieur le sort de nombreux agriculteurs de France au XXe siècle, avec l'arrivée de l'Europe et notamment les problèmes rencontrés par les petits exploitants.

Son auto-biographie, Une fois sept, raconte son enfance ainsi que les conditions de vie sous l'Occupation. Il nous fait également part de l'éloignement de son père, Edmond Michelet, déporté à Dachau.

De 2005 à 2010, Claude Michelet a été président du Prix du livre sur l'environnement, de la Fondation Veolia Environnement.

Il est membre de la Nouvelle école de Brive.

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Des grives aux loups est le premier tome de la saga des Vialhe. L’histoire se déroule à « Saint-Libéral sur Diamond », un petit bourg de Corrèze, près de la Dordogne. La Corrèze est un pays d’élevage et d’agriculture. Jean-Édouard vit et règne en maître sur son domaine de dix hectares et sur sa famille. Marié à Marguerite, ils auront trois enfants : Pierre-Édouard, Louise et Berthe. L’histoire se déroule des années 1899 à 1920, à l’aube d’un nouveau siècle et des nouvelles idées techniques et révolutionnaires et de la Première Guerre mondiale. Ainsi, Jean-Édouard, profitera de la construction de la voie ferrée pour faire des bénéfices et agrandir ses terres, Pierre–Édouard partira à la guerre, Louise quittera sa famille, bannie par son père car elle voulait se marier à une personne dont il ne voulait pas, et Berthe, après des longues années passées à subir les réprimandes de son père, quittera la maison familiale au petit matin de ses 21 ans pour aller vivre à Paris.

C’est quelques années après la guerre que l’on retrouve la famille Vialhe pour de nouvelles aventures. L’histoire se déroule des années 1930 jusqu’en 1968. La génération d’après la guerre évolue, les jeunes commencent à quitter les bourgs pour aller étudier et travailler en ville. À l’arrivée de la Seconde Guerre mondiale, tous les rêves de ces jeunes sont ruinés. Obligés de partir pour la guerre, ils doivent abandonner leurs projets d’études. Après la guerre, Jacques, l’aîné de Pierre et Mathilde, ayant dû arrêter ses études pour partir au combat, reprendra la terre des Vialhe sans grandes convictions. Paul, le second, s’était engagé dans la Résistance, et choisira de rester dans l'armée ; il tombera pendant la guerre d'Algérie. Leur sœur deviendra institutrice, et, avec son mari, ils seront bientôt les instituteurs de Saint-Libéral.

Le troisième volet de la saga des Vialhe se déroule sur une plus courte durée. C’est en trois ans que Claude Michelet décide de poursuivre leur aventure. En 1974, la population n’a cessé de diminuer dans les bourgs. C’est ainsi que le village de Saint-Libéral ne compte plus que 304 habitants. Pierre-Édouard est devenu le doyen du village. Jacques continue d’exploiter la terre des Vialhe pendant que Dominique, son aîné, devenu ingénieur agronome et marié à Béatrice, part en Afrique travailler dans un élevage. Jo, la fille de Mauricette, quant à elle, part faire le tour du monde avec un photographe. Seul Jean, le fils de Guy, rêve de quitter Paris pour reprendre la terre des Vialhe, ce qui n’est pas du goût de son père, qui préférerait le voir faire des études.

  • La terre des Vialhe

Le dernier tome de la saga débute en 1987. Saint-Libéral est devenu un village fantôme. L’auberge, le dernier souffle de vie du village, a fini par rendre les armes. Malgré tout, Mathilde et son ainé Jacques, bien que fatigués, sont toujours présents pour veiller sur la terre des Vialhe. Les jeunes Vialhe ne veulent pas reprendre la terre, connaissant trop bien les duretés de la vie d’un agriculteur. Qu’adviendra-t-il de la terre des Vialhe ?

  • Dans la saga des Leyrac :
    • Les promesses du ciel et de la terre, Robert Laffont, mars 1985,
    • Pour un arpent de terre, Robert Laffont, septembre 1986,
    • Le grand sillon, Robert Laffont, septembre 1988,
    • La nuit de Calama, Robert Laffont, mars 1994,
  • Histoires des paysans de France
  • La grande muraille, Robert Laffont, 1979,
  • Une fois sept, Robert Laffont, mars 1983
  • Les copains d'Aristide
  • 4 saisons en Limousin
  • Pour le plaisir
  • Les défricheurs d'éternité
  • En attendant minuit
  • Quelque part dans le monde
  • Quand ce jour viendra
  • Rocheflame, Robert Laffont, juin 1982,
  • Cette terre est la vôtre
  • Un drôle d'oiseau
  • Vive l'heure d'hiver
  • Il était une fois dans la vallée
  • Ils attendaient l'aurore
  • J'ai choisi la terre, Robert Laffont, 1975

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

  • Prix des écrivains combattants, 1972
  • Prix des Volcans, 1975
  • Prix Eugène-Le-Roy, 1979
  • Prix des Libraires, 1980
  • Prix de la Paulée de Meursault, 1984
  • Prix du Roman populaire, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]