Cosnac

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Cosnac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Brive-la-Gaillarde
Canton Brive-la-Gaillarde-Sud-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Brive
Maire
Mandat
Gérard Soler
2014-2020
Code postal 19360
Code commune 19063
Démographie
Gentilé Cosnacois
Population
municipale
2 929 hab. (2011)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 05″ N 1° 35′ 11″ E / 45.1347222222, 1.58638888889 ()45° 08′ 05″ Nord 1° 35′ 11″ Est / 45.1347222222, 1.58638888889 ()  
Altitude Min. 134 m – Max. 381 m
Superficie 19,98 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Cosnac est une commune française située dans le département de la Corrèze et dans la région Limousin. La Commune appartient à la Communauté d'agglomération de Brive dans le sud-ouest du département. Cosnac se trouve à l'est de Brive-la-Gaillarde, sous-préfecture de la Corrèze, les deux communes étant limitrophes. Les habitants de Cosnac sont appelés les Cosnacois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Brive-la-Gaillarde située dans le bassin de Brive-la-Gaillarde, la superposition des terrains se présente comme suit selon une coupe partant de Combe longue passant par la vallée de Planchetorte pour arriver à Chèvres-Cujols.

Tout d'abord, on remarque la présence d'un grès rouge permien puis d'un grès triasique gris, variolé. Ensuite vient le Lias, inférieur, moyen et supérieur avec des distinctions de minéraux : grès sableux inf., argile verte moy., et calcaire sup.

La commune de Cosnac s'inscrit dans le massif principal de forme rectangulaire situé au sud de Brive. Cette zone est délimitée au nord par la vallée de la Corrèze, à l'ouest par le versant gauche de la Courolle et au sud par une ligne Lissac - sud de Noailles - La Rougerie. Ce massif est composé de Trias inférieur avec des vestiges sommitaux du trias supérieur à l'état sporadique. C'est dans ce secteur que se trouve la plupart des stations préhistoriques.

Il existe également des failles géologiques de dislocation de terrains auxquelles peuvent correspondre des vallées assez profondes de couches triasiques caractérisées par des ruisseaux : le Pian et la Loyre, cette dernière rivière formant la limite communale à l'est aet au nord-est.

Ainsi la présence de sable sédimentaire aggloméré provenant de la détérioration du Massif Central a amené certains propriétaires à s'orienter vers l'exploitation du grès de carrière ou plus récemment du brasier (Rochelongue).

Il convient de remarquer la présence majeure de l'habitat sur le sommet de ces plates-formes triasiques. Une prédominance de cette localisation amène à déduire une certaine constante dans l'évolution de ce territoire. Il existe une certaine disparité historique entre les différentes bourgades de cette commune. En effet, le Bourg communal, pourtant daté du Moyen Age ne demeure historiquement pas la partie la plus anciennement peuplée, ou pour sûr, la plus densément peuplée au milieu du siècle dernier. Ce n'est que récemment que l'habitat s'est nettement aggloméré autour du pôle administratif et scolaire.

Carte de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du sol sur la commune de Cosnac débute dès la Préhistoire. D'une occupation du sol saisonnière à une installation sédentaire, les hommes vont d'abord occuper plus clairement les limites sud de la commune.

En effet, une série d'abris sous-roche fouillés dès les années 1945 puis abandonnés vers 1970, avec des épisodes de fouille clandestine, a été reconnue au lieu dit Maranzat. L'abri de « Chez Jugie » constitue une très bonne stratigraphie portant sur le Mésolithique. Quelques éléments résiduels du paléolithique moyen (acheuléen) ont été retrouvés de manière fortuite à proximité de ces affleurements rocheux et plus généralement sur l'ensemble de la commune en situation de plateau.

Au lieu-dit Régnac, une pierre de grès blanc a été reconnu comme étant une périlithe de dolmen néolithique.

A priori aucune découverte portant sur l'âge du Bronze ou du Fer ne démontre une occupation sur la commune pour les chronologies protohistoriques.

Néanmoins une occupation romaine a elle-aussi été révélée dans la partie sud de la commune avec la présence de plusieurs fours de tuilier. La présence d'une église du XIe siècle non découverte à ce jour laisse imaginer une persistance de l'habitat et la possible implantation d'une villa gallo-romaine sur le territoire communal ou à proximité directe. L'étymologie du nom de la commune ramène également à un suffixe gallo-romain d'appartenance -acum devenu ac en langue d'oc.

L'origine du nom de cette commune vient de la Seigneurie Coznac, à la fin du XIe siècle. L'implantation des seigneurs de Cosnac sur le territoire communal est aujourd'hui portée à réflexion avec la redécouverte de l'Abri des Roches. Cette carrière troglodyte dans le sud de la commune, constitue un parallèle très intéressant avec les premières demeures aristocratiques à vocation défensive reconnues sous le terme de « roca » dans tout le sud de la France. La présence de sculptures anthropomorphes à même un pilier constitue un élément déterminant de cette analyse qui pourrait dater l'occupation de cette cavité du XIe siècle au XIIIe siècle.

De nombreuses autres cavités d'origine médiévale ont été retrouvées et fouillées sur le sud de la commune.

La famille de Cosnac doit sans doute asseoir son pouvoir en s'installant ensuite au coeur du bourg actuel en construisant une maison forte qui comprenait 2 tours de guet et un donjon de 60 pieds de haut qui permettait les signaux entre Turenne, Malemort, Noailles et Yssandon. L'escalier central, la cheminée à colonnettes ainsi que les toilettes extérieures en saillie constituent des bons marqueurs chronologiques.

L'aile XIVe du château adossée à l'église a été complétée au XVIe siècle. Le château est encore rénové par la famille au début (1720) et à la fin du XVIIIe siècle (1767) comme l'atteste des marques au charbon de bois sur un linteau de cheminée retrouvées lors des restaurations en 2001. L'aile nord, entre sobriété des lignes, respect des proportions entre comble et façade en faible saillie, caractérise une annexe élaborée par le même architecte (M. Boffrand, élève de Mansart) que l'actuelle sous-préfecture de Brive-la-Gaillarde (ancien hôtel des Cosnac) au milieu du XIXe siècle.

D'autres annexes comme un laboratoire pour vers à soie complétait les bâtiments agricoles à proximité du château (orangerie, vergers de muriers) L'actuel parc du château recélait quelques années auparavant d'essences végétales agglomérées par la famille.

Tout au long de leur histoire familiale, les Cosnac ont notamment donné de nombreux dignitaires à l'Église ce qui faisait dire à Saint Simon : « dans cette famille on est évêque de père en fils ».

En 1352, Bertrand, nonce du pape Clément VI en tant que trésorier de l'église participe à la construction du Palais des Papes à Avignon.

En 1530, Louis, en tant que premier écuyer de la reine et gentilhomme de François Ier, accompagne à Madrid le vicomte de Turenne (François de la Tour) pour signer le contrat de mariage entre François Ier et la sœur de Charles Quint, Eléonore.

Sous la Révolution, pour suivre un décret de la Convention, Cosnac prit pour nom L'Égalité.

Seigneurs de Cosnac[modifier | modifier le code]

  • Immon de Caunac (?-après 940) [1]
  • Bernard de Cosnac[1]
  • Israël de Cosnac (?-avant 1053)[1]
  • Gérald de Cosnac fils puiné du précédent[1]
  • Engalvin de Cosnac, chevalier, fils du précédent (?-Vers 1180)[1]
  • Guillaume Ier de Cosnac, chevalier, seigneur de Cosnac, fils du précédent[1] vivait en 1200[2]
  • Pierre de Cosnac, damoiseau, seigneur de Cosnac, fils du précédent, meurt sans héritier vers 1270.
  • Hugues Ier de Cosnac, chevalier, seigneur de Cosnac, frère du précédent lui succède.
  • Guillaume II de Cosnac, damoiseau, seigneur de Cosnac, fils du précédent
  • Hugues II de Cosnac, chevalier, seigneur de Cosnac, de Malemort, Brive, Sainte-Féréole, fils du précédent (?-Après 1369)[3] ,[4]
  • Jean de Cosnac, chevalier, seigneur de Cosnac, Chanoine de Bayeux et de Lombez, fils du précédent (avant 1345-après 1388)
  • Raymond de Cosnac, chevalier, seigneur de Cosnac, fils du précédent (avant 1380-avant 1420)
  • Hélie de Cosnac, seigneur de Cosnac, fils du précédent (vers 1405-après 1452)
  • Pierre de Cosnac, seigneur de Cosnac et de Creysse, fils du précédent
  • Guillaume III de Cosnac, chevalier, fils du précédent (?-après 1517)
  • Louis de Cosnac, chevalier, seigneur de Cosnac, Linoyre et de Font-de-Meyraguet, fils du précédent (vers 1485-11 octobre 1532)
  • Galiot de Cosnac, écuyer, seigneur de Cosnac, Linoyre, de Font-de-Meyraguet et de la Borderie, fils du précédent (?-après 1588)
  • Annet de Cosnac, seigneur de Cosnac, Linoyre, Dampniat, Morioles, Creysse fils du précédent (après 1547-après 1597)
  • Christophe de Cosnac, écuyer, seigneur de Cosnac, d'Espeyruc, de Genouillac, etc. fils du précédent (15 mai 1597-avant 1639)
  • Claude de Cosnac, capitaine dans le régiment d'infanterie d'Armand de Cosnac, seigneur de Cosnac, d'Espeyruc, de Genouillac, etc. fils du précédent (6 août 1633-après 1708)
  • Jean-Baptiste de Cosnac, chevalier, marquis de Cosnac, seigneur d'Espeyruc, La Guesle, Chariol, Saint-Rémy-sur-Thiers, Dampniat, Enval,... fils du précédent (25 mai 1665-après 1744)
  • Gabriel Anne de Cosnac, comte de Cosnac, fils du précédent (31 octobre 1705-27 janvier 1755 à Beynat) chevalier de Saint-Louis
  • Joseph Mathieu de Cosnac, vicomte de Cosnac, capitaine au régiment des chasseurs à cheval de Picardie, fils du précédent (23 septembre 1753 au château de Sabeau à Beynat-22 avril 1809)
  • Gabriel Noël de Cosnac, vicomte de Cosnac, conseiller général de la Corrèze, fils du précédent (27 septembre 1791 à Beynat-1857)

...

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cosnac Blason D'argent semé de molettes de sable, au lion de même armé, lampassé et couronné de gueules brochantsur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Guy Lefebvre    
mars 2008   Gérard Soler[5]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 929 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
775 616 710 805 952 983 941 946 996
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
997 1 170 1 002 920 923 896 820 822 811
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
803 802 735 701 702 615 622 573 558
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
590 592 819 1 452 1 962 2 340 2 788 2 929 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les grottes de Maranzat -10000 ans BP.
  • Les Habitats troglodytes des Roches (encore habités) (XI-XIIIe siècle).
  • Le château (XIVe siècle) inscrit aux monuments historiques le 20 octobre 1987 [8]: tapisseries de Van Eyck au Musée Labenche de Brive-La-Gaillarde.
  • L'église (XIIe siècle) : proche des églises sud-corréziennes du début et milieu du XIIe siècle. En effet, le chevet de l'église est parsemé de marques de tailleur de pierre comme ses homologues religieuses des environs. Qui plus est, le clocher-mur reste une des caractéristiques de cette architecture religieuse qui déborde également sur les départements voisins.
L'intérieur de l'église est marquée par une nette restructuration architectonique avec un piquetage des anciennes voûtes d'arêtes encore visibles aujourd'hui en négatif. Ce bâtiment ayant été rebâti au cours du XIXe siècle en blocs de grès blanc dans la partie du transept.
Le plafond de cette église est décoré d'une peinture de Rossi exécutée en 1836 à la suite de restauration en 1834. Il s'agit d'une peinture à l'italienne de 20,30 m sur 6,30 m réalisée en trompe-l'œil et représentant les thèmes du ciel et des apôtres.
  • La chapelle funéraire des de Chalup et de Cosnac (XIXe siècle).
  • Le camp d'entraînement militaire de Séchepierre (XXe siècle).
  • La maison de naissance de Pierre Jean George Cabanis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Étienne Baluze pense que Guillaume Ier de Cosnac est bien le fils Engalvin de Cosnac mais cette filiation n'est pas prouvée littéralement
  2. Nobiliaire universel de France livre XIV Page 309
  3. Généalogie des de Cosnac sur geneanet.org
  4. Nobiliaire universel de France livre XIV Page 317
  5. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. « Château de Cosnac », base Mérimée, ministère français de la Culture

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bulletins de la Société scientifique d’histoire et d’archéologie de la Corrèze, tome des années : 1971, 1973, 1976, 1977, 1978
  • P. Conte, Marion Liboutet, De la spelunca à la roca, l’habitat troglodytique au Moyen Âge, 11-12 juin 2005, Actes de colloque, Carcassonne, 2005
  • F. Guillot, Fortifications, pouvoirs, peuplement en Sabarthès du début du XIe au début du XIVe siècle, Thèse de doctorat, Université de Toulouse 2, 1997, p. 81-90 et 177
  • M.-M. Macary, Châteaux de Corrèze, p. 6-7, 1977
  • F. Mazières et alii, Rapport de prospection diachronique sur la commune de Cosnac, SRA Limoges, 2000, non-publié, disponible sur demande à la mairie ou à la bibliothèque
  • F. Mazières et alii, Rapport de prospection diachronique sur la commune de Cosnac, SRA Limoges, 2001, non-publié, disponible sur demande à la mairie ou à la bibliothèque
  • F. Mazières et alii, Rapport de prospection diachronique sur la commune de Cosnac, SRA Limoges, 2002, non-publié, disponible sur demande à la mairie ou à la bibliothèque
  • Ab. Poulbrière, Dictionnaire des paroisses de la Corrèze, Tome I, page 359 à 363
  • M. Villoutreix, Noms de lieux du Limousin, Paris, Christine Bonneton éditeurs, 1995

Liens externes[modifier | modifier le code]

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