Il court, il court, le furet

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Il court, il court, le furet est une chanson enfantine très connue en France.

C'est une rengaine associée au jeu traditionnel dit du furet. De fait, on utilise l'expression "Il court, il court, le furet" ou on en sifflote l'air pour signaler de manière complice et humoristique qu'on fait chercher un objet ou une idée, ou encore qu'on fait effectuer une action inutile, à quelqu'un.

Paroles[modifier | modifier le code]

Version courante[modifier | modifier le code]


(Refrain :)
Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet
Le furet du bois joli.


Il est passé par ici
Le furet du bois, mesdames
Il est passé par ici
Le furet du bois joli.


(Refrain :)
Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet
Le furet du bois joli.


Il repassera par là
Le furet du bois, mesdames
Devinez s'il est ici
le furet du bois joli.


(Refrain :)
Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet
Le furet du bois joli.


Le furet est bien caché
Le furet du bois, mesdames,
Pourras-tu le retrouver ?
Le furet du bois joli.

Autre version[modifier | modifier le code]


(Refrain :)
Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois joli.


Il est passé par ici,
Il repassera par là.


(Refrain :)
Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois joli.

Contrepèterie[modifier | modifier le code]

Le début de cette chanson est parfois interprété comme une contrepèterie anticléricale[1],[2] : « Il fourre, il fourre, le curé ». Plusieurs auteurs considèrent que ce n'est pas une coïncidence : dans les comptines françaises pour enfants, le double sens paillard caché par une contrepèterie ou par l'utilisation d'expressions désuètes est la règle, non l'exception[3]. Le Furet figure en bonne place dans les recueils de double sens dans la chanson française[4].

Il n'est pas certain que la contrepèterie ait été intentionnelle de la part de l'auteur des paroles, il y a controverse à ce sujet. Cette lecture pourrait dater seulement d'un article de 2006 de la revue La Règle du jeu[5].[réf. souhaitée]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis-Jean Calvet Il était une fois 7000 langues, éditions Fayard (2011) - 272 pages
  2. Revue La règle du jeu, Numéros 31 à 32, 2006, p. 20.
  3. Ces comptines que vous n'oserez plus chanter à vos enfants, le plus du Nouvel Observateur
  4. La Chanson paillarde épisode 1 : innocentes chansons
  5. La règle du jeu, Numéros 31 à 32, 2006, p. 20.