Donzenac
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| Donzenac | ||
Ruelle médiévale |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Limousin | |
| Département | Corrèze | |
| Arrondissement | Brive-la-Gaillarde | |
| Canton | Donzenac | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des trois A : A20, A89 et Avenir | |
| Maire Mandat |
Yves Laporte 2008-2014 |
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| Code postal | 19270 | |
| Code commune | 19072 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Donzenacois(es) | |
| Population municipale |
2 545 hab. (2010) | |
| Densité | 106 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 112 m — Max. 388 m | |
| Superficie | 24,12 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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Donzenac (Domzenac en occitan) est une commune française, située dans le département de la Corrèze et la région Limousin.
Ses habitants sont appelés les Donzenacois et les Donzenacoises ou gamadous.
La commune de Donzenac est labellisée Village étape depuis 1998.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Commune de l'aire urbaine de Brive-la-Gaillarde située dans le Massif central sur la route nationale 20 à 10 km au nord de Brive-la-Gaillarde
Elle est accrochée à flanc de coteau pour la ville haute, perchée sur un piton dominant le Maumont, issu de la confluence du Maumont Blanc et du Maumont Noir. Autre affluent du Maumont, le Clan arrose la partie ouest du territoire communal.
Le quartier du château, Donzenac, gros bourg autrefois fortifié, garde encore son aspect médiéval avec ses hauts murs, ruelles étroites et tortueuses qui reviennent toutes au quartier de l'église. Le hameau de Travassac abrite une importante ardoisière[1].
Histoire [modifier]
Préhistoire [modifier]
-
- Paléolithique :
- Du paléolithique à Donzenac, il n'y a qu'un témoignage: un biface moustérien trouvé au lieu dit «La Toupinerie»[2].
- Néolithique :
- «Les Pierres Noires» : Il s'agit surtout de pierres de gneiss plus ou moins plates alignées verticalement qui semblent très difficiles à dater. Par ailleurs ces mêmes pierres posées à plat sur deux autres ne sont peut-être que l'effet de l'affleurement géologique. Cependant on a trouvé sur ce site une hachette en silex noir et un nucleus en silex dans un épierrement situé entre deux blocs verticaux de gneiss dont l'origine n'est pas connue.
- «La Bacalérie» : On a trouvé des éclats de silex visiblement taillés au lieu-dit «La Bacalérie». Un témoignage manuscrit du début du XXe siècle[3] fait état de l'existence possible de sépultures pré-chrétiennes au même endroit.
- «Les Combes» : Une hachette polie y a été trouvée dans les années 1960 qui pourrait provenir de Bretagne. Il y subsiste de très nombreux indices de fonderie de minéraux ferreux.
- «Grand-Roche» : On ne peut fournir de date pour le creusement par l'homme des excavations dans la falaise de grès haute de 10 à 15 mètres; elles ont pu être creusées plus récemment, à l'époque historique. Néanmoins, lors de la réfection de la route entre ces grottes et le Maumont, en 2011, on a trouvé une pierre à aiguiser, taillée peut-être elle aussi à l'époque historique, dans une roche qui pourrait provenir de « Les Pierres Noires» distantes de 4 kilomètres. Ces grottes sont assez bien placées pour être candidates à la liste des sites néolithiques.
- «La Rochette» : Une quartzite probablement aménagée, très patinée, a été trouvée près du pont médiéval de «La Rochette».
- «La Bonnie», «En Gutagne», etc... Éclats de silex allogènes.
Moyen Âge [modifier]
Seigneurie épiscopale [modifier]
Il est possible que le site de Donzenac apparaisse dans le chartrier de Charroux en 783. En 924, le village est cité comme une villa dépendant de la vicairie d'Uzerche (in vicariâ Usercense, in villà de Donzenac dans le livre de J.-B. Champeval Cartulaire des abbayes de Tulle et de Rocamadour, 1903). On trouve le nom de Donzenaco en 930, Donsenacho en 1109. En 1183, Geoffroy, prieur de l'abbaye de Vigeois, raconte qu'une dame Garsinde fait don à l'abbaye d'Uzerche fait don du temps du roi Robert, vers l'an 1000, d'une borderie sise sur le territoire d'Yssandon, près l'église de Donzenac. Donzenac était une seigneurie épiscopale, mais l'évêque de Limoges déléguait ses pouvoirs aux seigneurs locaux. Les Malemort rendaient hommage aux évêques et se qualifiaient de barons de Donzenac. Entre 1275 et 1294, l'évêque de Limoges était Gilbert de Malemort, issu de cette famille. La famille de Malemort était liée par mariages avec les familles des seigneuries environnantes, les vicomtes de Comborn et de Turenne. Par le mariage de Galienne de Malemort avec Ebles de Ventadour cette famille devient la famille dominante à Donzenac.
Donzenac est pillée vers 1350, par les Anglais (en fait par un nommé Bacon, probablement anglais mais au service de Jeanne de Penthievre, alliée au roi de France ; il s'agit d'un épisode collatéral de la guerre de succession de Bretagne qui commença la guerre de cent ans). Le futur pape Innocent VI intervint en 1351 en recommandant Donzenac au roi de France car son neveu, le cardinal Pierre de Monteruc, appartenait à une famille originaire de la ville. Géraud de Ventadour obtint en 1354 des faveurs royales pour aider la restauration de Donzenac. Ces faveurs culminèrent avec l'ordonnance de Charles V, en avril 1372.
Charte de Franchise [modifier]
Lettres patentes de Charles V dit le Sage datées de Pâque 1372 confirmant comme duc de Guyenne les privilèges de la ville et des habitants de Donzenac[4]
"Charles, par la grace de Dieu, roy de France. Faisons savoir à tous presens et avenir, que Nous considérons que nôtre amé et feal Cirart de Ventadour, chevalier, sire de Donzenac en Nous recongnaissant son souverain et droiturier seigneur, et que à Nous appartiennent les droits de souveraineté et ressort du duché de Guyenne, a mis sa ville de Donzenac, et ses autres lieux et sujets quelconques en nostre obéissance, et Nous a promis et juré à servir de lui et de ses sujets contre tout homme qui peut vivre et mourir. En faveur de ce et de ses autres bons et agreables services qu'il Nous a fais et esperons qu'il Nous fasse, tous les privilèges, liberté, franchise qui par nos predecesseurs roi de France, ducs de Guienne, ou autres seigneurs quelconques, ont esté pour le temps passé donnés et octroyés; et dont il pourra justement apparoitre audit Sire de Donzenac, à ses dits sujets, et à leurs predecesseurs, et dont ils ont communement usé de nostre pleine puissance et autorité royal, certaine science et grace especial, louons, agréons, ratifions, approuvons, et par la teneur de ces presentes confirmons; et voulons et leur octroyons, que en faisant foy et montrent leurs dits privileges, ils soient insérés et ecrits de mot à mot, et conservés par nos autres Lettres, se mestier leur est, toutes fois qu'ils Nous en requereront. Si donnons en Mandement au sénéchal de Limousin, et à tous nos autres Justiciers et Offiviers, present et avenir, et à chacun d'eulx ou à leurs Lieutenans, que ledit Sire de Donzenac et ses dis subgiez, et chascun d'eulx, laissant jouîr et user paisiblement de leurs dits privileges, libertez et franchises dont ilz ont d'ancien temps usé, comme dit est, et desquelx il apparra, sanz les empescher, ne souffrir est re empeshchez, ne molestez en aucune maniere au contraire. Et que ce soit ferme chose et estable à toujours, Nous avons fait mettre nostre scel à ces presentes. Sauf en autres choses nostres droit, et l'autrui en toutes. Donné à Paris, l'an de grâce mil trois cens soixante et douze, et de nostre règne le IX ou mois d'Avril, après Pasques."
Seigneurie jusqu'à la Révolution [modifier]
Géraud de Ventadour vend la seigneurie à Jean de Berry en 1389. C'est à ce moment que la ville atteignit son expansion maximale. Puis, Jeanne de Boulogne, veuve de Jean de Berry, transféra Donzenac à sa fille Louise née de son mariage avec Georges de la Trémoille. Louise se maria avec Bertrand VI de La Tour d'Auvergne, comte d'Auvergne. La seigneurie fut donnée à Catherine de Médicis par sa tante Anne de la Tour. Elle conserva la ville jusqu'en jusqu'en 1572 quand elle revendit la seigneurie à Gilbert de Lévis de Ventadour. Geoffroy de Vivans fit piller la ville le 9 juillet 1577. En 1694, Anne Geneviève de Lévis, fille du duc de Ventadour, se maria avec Hercule Mériadec de Rohan-Soubise, prince de Rohan et de Soubise, transmettant la seigneurie de la ville. Donzenac resta dans cette famille jusqu'à la Révolution.
Le roi Louis XI s'arrêta à Donzenac le 28 juin 1463.
Après la Révolution [modifier]
La ville traverse la Révolution sans évènement important. Quand le 4 juillet 1790 eut lieu à Tulle la fête de la fédération des Gardes nationales du département, Donzenac ne figure pas dans le procès-verbal.
Héraldique [modifier]
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
| En 2010, la commune comptait 2 545 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2]. |
Économie [modifier]
Associations [modifier]
Arts et culture:
- ADAGE (Asso. de designers, artistes graphiques, écrivains…)
- Les Amis des 3A
- Les Amis Travassacois
- Avenir de Donzenac (musique)
- Bibliothèque
- Le Cantou (Club des Aînés)
- Club Informatique
- Comité des Fêtes
- Comité de Jumelage
- Familles Rurales
- Protection des Saulières
- Troubadours Gamadous (théâtre)
Sport :
- Les Ardoisiennes (GRS)
- La Boule d'Or Donzenac (pétanque)
- Cochonnet Gamadou (pétanque)
- DONZENAC OXYGENE (Course Nature & VTT)
- École de football
- Judo Club Donzenac
- Santé Vitalité
- Société de Chasse
- Tennis Club de Donzenac
- USD (football)
- Yoseikan Budo (art martial)
Vie locale :
- Amicale des Sapeurs Pompiers
- Anciens résistants de Donzenac
- Association des Anciens Combattants et Prisonniers de Guerre
- Association pour l’Animation du village d’Espeyrut
- Association Intercommunale des Donneurs de Sang Bénévoles
- Associations Professionnelles Comice Cantonal
- FNACA (Anciens d’Algérie)
- Office de Tourisme
- La Paroisse
- Vivre à Donzenac
Patrimoine Oral [modifier]
Accès aux enregistrements réalisés sur la commune sur le site des archives de L'IEO Lemosin
Lieux et monuments [modifier]
- L'église Saint-Martin entourée de quelques maisons anciennes, conserve un clocher-tour du XIVe siècle[8].
- La chapelle des Pénitents de Donzenac, inscrite en 1977 au titre des Monuments historiques[9].
- Immeuble sur la place du Marché, inscrit en 1967 au titre des Monuments historiques[10].
- La maison du XIIIe siècle, rue du Puy-Broche, inscrite en 1967 au titre des Monuments historiques[11].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Antoine-Sébastien Lavialle de Masmorel (1781-1852), magistrat et homme politique français.
Jumelage [modifier]
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes de la Corrèze
- Anciennes communes de la Corrèze
- Bassin de Brive
- Musée de l’ardoise
- Village étape
Sources [modifier]
Références [modifier]
- Les Pans de Travassac
- J. P. Raynal Contribution à l'étude du paléolithique en Corrèze, BSSHAC 1970, numéro 92, pages 32 et 33
- Manuscrit «Vigne», coll. part.
- - 32k Histoire de Donzenac
- Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- église Saint-Martin, base Mérimée, ministère français de la Culture
- chapelle des Pénitents, base Mérimée, ministère français de la Culture
- immeuble, base Mérimée, ministère français de la Culture
- maison, base Mérimée, ministère français de la Culture
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Bibliographie [modifier]
- Pierre Garrigou-Grandchamp, Yasmine Vergne-Mabrousse, Donzenac du XUUe au milieu du XVe siècle. Histoire sociale et architecture domestique, p. 157-205, dans Congrès archéologique de France. 163e session. Monuments de Corrèze. 2005, Société française d'archéologie, Paris, 2007
- Ad. Ulry, Histoire de Donzenac, Res Universis (collection Monographies des villes et villages de France), Paris, 1990 (ISBN 2-87760-242-7) ; p. 111
