Club athlétique Brive Corrèze Limousin

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CA Brive

Logo du CA Brive
Généralités
Nom complet Club athlétique Brive Corrèze Limousin
Surnoms CAB
les zèbres
Noms précédents Club athlétique Briviste
Club athlétique Brive Corrèze
Fondation 20 mars 1910
Statut professionnel SASP
Couleurs blanc et noir
Stade Stade Amédée-Domenech
(15 000 places)
Siège 116, avenue du 11-Novembre
19100 Brive-la-Gaillarde
Championnat actuel Top14
Président Drapeau : France Jean-Jacques Bertrand
Entraîneur Drapeau : France Nicolas Godignon
Drapeau : France Didier Casadeï
Site web www.cabrive-rugby.com

Maillots

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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2013-2014 du CA Brive
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Dernière mise à jour : 22 janvier 2013.

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Localisation de la ville de Brive-la-Gaillarde

Le Club athlétique Brive Corrèze Limousin est la section professionnelle rugby à XV d'un club omnisports français, basé à Brive-la-Gaillarde. Son équipe première évolue actuellement en Top14. Son président est Jean-Jacques Bertrand[1], l’équipe étant entraînée par Nicolas Godignon,

Le CA Brive est un club historique du rugby français. Il a été présent dans l'élite du rugby français quasiment sans interruption depuis 1930, à l'exception de trois courts passages à l'étage inférieur, dont le dernier en 2012-2013. Il remporte la Coupe d’Europe en 1997 et est finaliste de cette épreuve l'année suivante[2]. Il participe à quatre finales de championnat de France, sans jamais toutefois conquérir le Bouclier de Brennus. Le CA Brive remporte son seul Challenge Yves du Manoir en 1996.

Depuis 1921, le CA Brive évolue au Stade Amédée-Domenech, rebaptisé ainsi en 2004 en l'honneur de l'un de ses plus illutres joueur, pilier international dans les années 1950-1960.

Histoire[modifier | modifier le code]

La fondation du CAB[modifier | modifier le code]

Si le rugby est introduit en France en France en 1872, au sein du Havre Athlétic Club, il faut attendre 1903 pour retrouver ses premières traces à Brive. Cette année-là est créé le tout premier club de la cité gaillarde, l’Union Sportive Briviste, qui se mettra en sommeil quelques mois plus tard. Puis, au cours de la saison 1905-1906, un Périgourdin du nom de Roldes va mettre sur pied le Football Club Briviste. Mais c’est en 1907 que le rugby va vraiment prendre son envol à Brive. En août de la même année, à la suite de la crise de la viticulture dans le Languedoc, le 126e Régiment d’Infanterie, est muté de Toulouse à Brive. Cette unité compte des rugbymen de talent dans ses bagages, qui vont venir renforcer de manière considérable le Football Club Briviste. Peu de temps, après, un second club voit le jour à Brive. Il s’agit du Stade Gaillard. La rivalité entre les deux clubs brivistes va battre son plein jusqu’au 15 mars 1910, date à laquelle est conclu un accord de fusion des deux clubs, donnant naissance au Club Athlétique Briviste.

Les débuts (1910-1939)[modifier | modifier le code]

Le nouveau club dispute ses premiers matches au Stades des Bordes, l’ancien stade du Football Club Briviste. Très rapidement, le club conquiert une notoriété régionale, puisque de 1911 à 1913, il est champion du Limousin de 1re série. Au plan national, après une demi-finale de 2ème série perdue face à l’AS Perpignan, le CAB accède la 1re série nationale en 1911. Le 2 mars 1911, le Club Athlétique Briviste dispute son premier match international contre les Gallois du Pennarth Football Club de Cardiff, qu’il perd 9 à 3. En 1919, le CAB quitte le stade des Bordes pour le stade de Lascamps, anciennement occupé par le Stade Gaillard avant 1910. Dans d’entre-deux guerres, le club est plusieurs fois de champion du Limousin et dispute deux quarts de finale du Championnat de France, en 1920 et 1921. À partir de la saison 1921-1922, le CAB est pensionnaire du nouveau Stadium. Dans les années 1920, le club oscille entre Honneur et Excellence. En 1930, Brive remonte en Excellence et parvient dès lors à réaliser de bons résultats dans l'élite. En 1936, sous le capitanat d'André Jalinat, le CAB dispute un nouveau quart de finale. Peu avant la guerre le club est tenté par l'aventure treiziste et jouait dans le championnat de France de rugby à 13 au même titre de que Narbonne et Carcassonne.

Les années de guerre, puis une première installation au sommet (1943-1955)[modifier | modifier le code]

À la Libération, à laquelle le Limousin joua un grand rôle dans la Résistance (Brive fut la première ville de France libérée par ses propres moyens[3]), le club atteint les quarts de finale de la Coupe de France en 1945, éliminé par le SU Agen. En 1946, il enregistre deux arrivées de poids : celle de son ailier Élie Pebeyre, de retour à Brive après avoir quitté la Corrèze sous l’occupation pour échapper au STO en Allemagne. Il avait rejoint Fumel avec lequel il avait disputé une demi-finale de championnat et gagné ses galons d’International. Le pilier international Jean Prin-Clary arrive quant à lui du Rugby club toulonnais. Le club de la cité gaillarde s’incline en quarts de finale du Championnat 1947-1948 et en 1949, après avoir éliminé l’AS Montferrand, avec qui il est déjà en lutte pour la suprématie régionale, le CA Brive va se qualifier pour la première fois de son histoire pour le dernier carré du Championnat de France, en disposant de sa meilleure ennemie par 8 points à 0, à Limoges. En demi-finale, les Limousins devront toutefois baisser pavillon devant le Stade montois. Les saisons suivantes vont marquer un déclin du club corrézien, qui arrivera encore en quart de finale de la Coupe de France en 1951 et sera éliminé par le FC Lourdes. Le club, au creux de la vague, enchaîne les résultats en dents de scie, ce qui le précipite en deuxième division en 1955.

Les années Domenech (1955-1965)[modifier | modifier le code]

À la suite de cette relégation, le jeune pilier international Amédée Domenech rejoint Brive. Une bonne nouvelle qui va immédiatement remettre en selle un club en plein doute. Le CAB est sacré champion de France de deuxième division face à l’US Bellegarde-Coupy. le 26 mai 1957, sur le score de 20-5.

En 1957, le CA Brive va évacuer le Stadium, en reconstruction, pour trois saisons, et s’installer au Stade Gaëtan-Devaud, prêté par la SNCF. Sous la férule de l’entraîneur-capitaine Domenech, dit le Duc, qui brille sous le maillot tricolore, le club corrézien retrouve sa place parmi les plus grands clubs de l’Hexagone. Il est de nouveau quart de finaliste en 1961 (éliminé par le Stade montois), puis finaliste du Challenge Yves du Manoir, (défaite 11-0 face au SU Agen). En 1965, avec une redoutable ligne de trois-quarts, surnommée l’attaque ricochet, le CA Brive est pour la première fois de son histoire en finale du championnat. Les blanc et noir butent à nouveau sur Agen, 15 à 8.

La gloire sans bouclier (1965-1976)[modifier | modifier le code]

Au cours des saisons suivantes, Brive échoue souvent en quarts de finale. Il n’y parvient que deux fois en six saisons : en 1969, battu en demi-finale par le Stade toulousain, et en 1971, battu aussi en demi par le Rugby club toulonnais. Les blanc et noir atteignent les demi-finales du Challenge Yves du Manoir en 1969. En 1970, le CA Brive enregistre l’arrivée de l’international tulliste Michel Yachvili. Roger Bastié devient quant à lui entraîneur de l’équipe. En 1972, le CAB, numéro un national à l’issue des poules, après gagné tous ses matches de Championnat, perd la finale contre le tenant du titre Béziers, à Gerland (9-0). La saison suivante, il est éliminé par Dax en quarts, mais remporte le Challenge Antoine Béguère face au Stade toulousain. Jean-Luc Joinel rejoint Brive la même année. En 1974, c’est Béziers qui élimine les Corréziens en demi-finales. En Challenge Yves du Manoir, le CAB joue sa seconde finale, onze ans après sa première. Le RC Narbonne inflige une nouvelle défaite en finale à Brive. Au plus fort de sa grande époque, Brive dispute sa troisième finale de Championnat en 1975. Au Parc des Princes, le grand Béziers remporte un nouveau Bouclier de Brennus sur un score étriqué (13-12). La saison 1975-1976 verra Brive échouer aux portes de la finale, une fois de plus face à Béziers.

Les années creuses (1976-1992)[modifier | modifier le code]

Après la demi-finale de 1976, Brive va connaître la grisaille du championnat avec deux éliminations en huitièmes de finale et même une en seizième. Le renouveau intervient en 1980. Qualifié pour les quarts de finale du Championnat, le CAB affronte à ce stade de la compétition son voisin Tulle. Dans un Stade Marcel-Michelin de Clermont-Ferrand archi-comble, 15 000 spectateurs vont assister au plus épique face-à-face de l’Ovalie corrézienne. Après être revenu dans la partie alors que tout semblait perdu pour lui, le CAB va faire mordre la poussière aux préfectoraux après prolongations (22-19) et après un terrible suspense. Son aventure s’achèvera une semaine plus tard à Bordeaux, contre le Stade toulousain en demi-finale. La saison 1980-1981 verra Brive prendre une magnifique revanche sur Toulouse (24-23) en huitièmes au Stade Armandie d’Agen. Hélas pour les Corréziens, c’est son meilleur ennemi, Montferrand, qui le sortira en quarts. Les saisons suivantes sont plus difficiles : en 1983, pour la première fois en un quart de siècle, Brive n’est pas en phase finale du Championnat de France. Il est en demi-finale de la Coupe de France en 1985, où il est corrigé par le Stade toulousain (38-9).

Le club de la cité gaillarde voit l’arrivée en 1985 de l’Australien Peter FitzSimons, et les Blanc et Noir atteignent les quarts de finale du Championnat 1987, après six ans d’absence. Ils battus par le Racing club de France, puis par le Stadoceste tarbais en 1988, toujours en quarts. Le CAB va ensuite caler pendant quatre saisons de suite en huitièmes de finale. En ce début des années 1990, Brive voit éclore de jeunes joueurs comme Alain Penaud et Sébastien Viars.

Retour au sommet et gloire européenne (1992-1998)[modifier | modifier le code]

En 1992, le CAB devient le CA Brive Corrèze à la suite de l’engagement du Conseil Général de la Corrèze derrière le club. Pierre Villepreux, l’ancien entraîneur prestigieux du Stade toulousain est de retour au bercail. Le CABC est en quarts de finale du Championnat, où il est battu par le SU Agen, après s’être imposé chez le vice-champion de France, Biarritz. Les deux exercices suivants seront plus difficiles. Le rugby connaît un grand tournant en 1995, lorsque le professionnalisme est instauré. L’homme de télévision Patrick Sébastien devient président du CAB. Vincent Moscato rejoint le club, désormais entraîné par Laurent Seigne. Le début de saison est tonitruant, tant en championnat qu’en Challenge Yves du Manoir, où le CAB s’impose sur terrain du Stade toulousain, sur un score fleuve : 35-10. Le club est en vogue, les Didier Casadeï, Richard Crespy, Éric Alégret, Loïc Van der Linden, François Duboisset,Labrousse Thierry Sébastien Bonnet, Sébastien Paillat, Laurent Bonventre, Romuald Paillat et Sébastien Viars brillent de mille feux, emmenés par leur capitaine et enfant du pays Alain Penaud. Tout semble sourire aux Corréziens, qui reviennent en finale du Challenge Yves du Manoir, pour la première fois depuis 1974, après s’être débarrassés de l’AS Montferrand, dans une demi-finale à suspense (12-9). Le club gaillard va remporter le premier grand trophée de son histoire à Charléty face à Pau. Comme un symbole, ce sont ces mêmes béarnais que Brive rencontrera quatre mois plus tard à Toulouse, où son parcours exceptionnel l’amène en demi-finale du Championnat, une première depuis seize ans. Le CA Brive Corrèze gagne le droit de monter à Paris pour y disputer la quatrième finale du Championnat de France de son histoire. Le 1er juin 1996, le Stade toulousain l’emporte 20-13. Le club de la Corrèze voit le Bouclier de Brennus lui échapper pour la quatrième fois de son histoire.

L’année suivante, le CAB gagne la deuxième Coupe d’Europe aux dépens des Leicester Tigers à l’Arms Park de Cardiff. L’euphorie s’empare de Brive et de la Corrèze, où sur l’aérodrome de Brive-Laroche, 5 000 supporters acclament les Blanc et Noir à leur arrivée. Le 22 février 1997, le nouveau champion d'Europe reçoit le vainqueur du Super 12, Auckland en finale de la Coupe Intercontinentale. Les joueurs du Sud l'emportent 47 à 11. L’année suivante, Brive est à deux doigts du doublé en Heineken Cup mais il est battu par Bath (18-19) en finale. Le capitaine emblématique Alain Penaud part aux Saracens à l’intersaison, pendant que Sébastien Viars rejoint le Stade français.

Les débuts du professionnalisme, puis le purgatoire (1998-2003)[modifier | modifier le code]

Le CAB rentre progressivement dans le rang les saisons suivantes. Il est éliminé en playoff durant le Championnat 1998-1999, puis en demi-finale du Bouclier européen par Bourgoin. Brive se qualifie pour la finale de la Coupe de France en 2000 et chute face aux Basques de Biarritz, vainqueurs 24-13. La saison suivante, la formation corrézienne ne peut éviter la relégation en Pro D2 lors de la dernière journée et une énième défaite à domicile, face au futur champion de France, le Stade toulousain. C’est un coup de tonnerre qui s’abat sur Brive : le CAB quitte l’élite du rugby national, où il était présent sans interruption depuis 44 saisons.

Consécutivement à cette descente en deuxième division, Alain Penaud regagne son club de cœur. Brive finit troisième au classement final et doit disputer une nouvelle saison en Pro D2. Celle-ci sera parfaitement négociée, et la remontée en Top 16 sera effective le 10 mai 2003, à une journée du terme de la phase régulière après une victoire à domicile sur Bayonne 45-23.

A nouveau l’élite, entre espoirs et crises (2003-2012)[modifier | modifier le code]

Dès leur première saison dans l’élite, les Brivistes se qualifient pour les playoff en terminant seconds de leur poule. Ils seront éliminés en playoff, tombant dans la poule des trois derniers champions de France : Biarritz, le Stade toulousain et le Stade français.

Les deux saisons suivantes, où est instaurée la poule unique, voient Brive terminer neuvième. Le club revient en demi-finale du Challenge européen et y est éliminé par Pau. Le 21 mai 2005, l’emblématique capitaine de Brive Alain Penaud joue son dernier match sous le maillot blanc et noir. Il quitte le club après 263 apparitions en Championnat, un record dans l’histoire du club. Le Stadium est debout, des larmes sont versées lorsqu’il quitte le terrain. En septembre 2005, le club prend le nom de CA Brive Corrèze Limousin. Neuvième en Championnat, il est éliminé en quarts de finale de Challenge européen face à Gloucester. La saison 2006-2007 est plus compliquée, avec plusieurs changements d’entraîneurs en cours de saison, mais le CAB assure une neuvième place. Patrick Sébastien est de retour aux affaires.

En 2007-2008, coaché par Laurent Seigne et Olivier Magne, Brive finit onzième. Deux joueurs sont révélés : Antonie Claassen et Alexis Palisson, capé dès juin 2008 face à l'Australie. Brive recrute en 2008 de nouveaux entraîneurs: Christophe Laussucq et Ugo Mola, tandis que Laurent Seigne reste le manager. Coté terrain, les Internationaux Gallois Alix Popham et Anglais Andy Goode, ainsi que le Sud-Africain Gerhard Vosloo rejoignent l'effectif.

Le Top 14 2008-2009 ramènera le CABCL en Heineken Cup, à la suite de sa sixième place en championnat. En Challenge européen, Brive est éliminé à Worcester en quarts de finale. C’est un nouvel échec en quarts de finale dans cette compétition, après ceux de 2008 à Sale et de 2007 à Newport. L'équipe Espoirs est toutefois championne de France

Malgré l’arrivée de Riki Flutey en 2009, Brive manquera son retour en H Cup. Patrick Sébastien démissionne en cours de saison[4]. Laurent Seigne est débarqué une semaine plus tard, et Didier Casadeï devient entraîneur des avants. Brive finit neuvième du Top 14 2010.

En Top 14 2010-2011, après de bons débuts, le club connaît une crise durant l’automne, qui va déboucher sur le départ de l’entraîneur Christophe Laussucq. La défaite à domicile face à Agen place même les Brivistes en position de relégable. Les Coujous parviennent toutefois à remonter la pente grâce à des victoires à domicile dont celle, déterminante, face à La Rochelle, qui leur assure quasiment le maintien en Top 14. Une semaine plus tard, les Corréziens affrontent la province irlandaise du Munster en quarts de finale de la Amlin Cup. Après un match de haut vol, ils seront éliminés avec les honneurs (42-37). Au terme d'une saison ratée, le CAB perd des joueurs clés à l'intersaison, comme Alexis Palisson, Gerhard Vosloo et Alix Popham. Néanmoins le CAB réussit à ce qualifier au quart de finale de la Amlin Cup en terminant premier de son groupe.

Brive aborde la saison 2011-2012 avec le douzième budget du Top 14, et fait partie des équipes potentiellement en difficultés pour le Championnat à venir. Les débuts sont difficiles, le club souffre malgré tous les efforts des joueurs. De nombreux matchs sont perdus par les Corréziens, mais de peu, ce qui leur permet de glaner des bonus défensifs.
Un évènement extra-sportif survient le 10 janvier 2012: les dirigeants du CA Briviste divulgent un projet de fusion (ou plutôt d'entente) avec le club voisin de l'USA Limoges. L'acronyme EBLL "Entente Brive Limoges Limousin" est alors évoqué. Les réactions à cette annonce sont immédiates et spontanées. Le projet est massivement rejeté par les supporters brivistes et certains anciens joueurs emblématiques du club. Près d'un mois plus tard, à la mi-février 2012, le président Jean-Jacques Bertrand annonce le retrait du projet.
Sur le plan sportif, la saison demeure des plus critiques. Malgré un recrutement jugé de bonne qualité (sans être extravagant), le parcours en Top 14 est marqué par des résultats décevants. Cela se passe mieux dans la petite coupe d'Europe (Amlin Challenge Cup), avec un parcours sans faute en poules et une qualification pour les quarts de finale. L'épopée européenne continue, le CABCL sort vainqueur de leur quart de finale face aux Llanelli Scarlets à domicile, mais ils échouent en demie face à Biarritz sur le score de 19-0.
En championnat de France, le club coule littéralement et perd toutes ses illusions. Son destin est scellé à l'issue de l'avant-dernière journée face au club promu Bordeaux-Bègles, le CABCL s'incline 9-23 puis s'effondre sans résistance face à son ennemi juré Montferrand sur le score de 57 à 14. C'est une nouvelle relégation en Pro D2, 11 ans après celle de 2001.

Un nouvel aller-retour en deuxième division (depuis 2012)[modifier | modifier le code]

Suite à la relégation, le président Jean-Jacques Bertrand fixe comme objectif la remontée directe ou au moins une qualification pour les demi-finales d'accession au Top 14. Sportivement, tout est à reconstruire après des années difficiles. Le début de saison 2012-2013 voit le club éprouver des difficultés surtout à l'extérieur. En janvier 2013, à la suite d'une défaite à domicile face à l'US Carcassonne, Philippe Carbonneau, ancienne gloire du CAB, rejoint le staff comme entraîneur des lignes arrières. L'entraîneur en chef Nicolas Godignon retrouve son domaine de prédilection, la défense. Et de fait, l'équipe se remet en ordre de marche durant la phase retour. L'accident carcassonnais sera le seul gros couac de la saison cabiste, le leader incontesté Oyonnaxien est battu au Stadium en avril lors de la 27ème journée. Second de la phase régulière, le CAB dispute les barrages d'accession au Top 14. Il élimine son voisin Aurillac en demi-finale au Stadium, puis le 19 mai 2013, il remporte la finale face à la Section paloise 30-10 au Stade Jacques Chaban-Delmas de Bordeaux. Un an après l’avoir quittée, le CA Briviste retrouve l’élite du rugby français. L'équipe espoirs remporte quant à elle le titre de champion de France Espoirs de 2e division.

En août 2013, le CA Brive fait son retour en Top 14, avec l'avant-dernier budget de l'élite. Malgré cela, il réalise une belle saison, surtout à domicile, où il assure une grande partie de son maintien. Toutes les écuries du Top 14 chutent à Amédée-Domenech, à l'exception du Biarritz olympique, pourtant lanterne rouge qui vient s'imposer en novembre, et le Racing Métro 92, qui arrache le nul un mois plus tard. A l'extérieur, le club briviste détient une triste statistique: il est le seul à ne pas s'imposer loin de ses bases. De bonnes opérations y sont cependant réalisées, comme le bonus défensif glané au Stade Marcel-Michelin face au grand rival clermontois, celui décroché en ouverture face au Racing Métro 92 ainsi que celui contre le Stade français. Au terme de la 23ème journée, le CA Brive pointe à la 9ème place au classement. Pour son retour en Challenge européen, Brive parvient à se qualifier pour les quarts de finale, où ilest battu par les Anglais de Bath. La saison est marquée sur le plan extrasportif par la maladie du deuxième ligne Olivier Caisso[5], et par la grave blessure de l'ex-Cabiste Alexandre Barozzi[6], qui entraîne une mobilisation sans faille de ses anciens partenaires, par le biais de l'association Soutenir Baro[7].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès du CA Brive Corrèze Limousin[8]
Compétitions nationales Compétitions internationales
Championnat de France 
Championnat de France 2e division
  • Champion (1) : 1957
Coupe d'Europe 
  • Vainqueur (1) : 1997
  • Finaliste (1) : 1998
Challenge européen
Compétitions nationales disparues Compétitions de jeunes
Challenge Yves du Manoir
Coupe de France
  • Finaliste (1) : 2000
Challenge Antoine Béguère 
  • Vainqueur (1) : 1973
Challenge Jules Cadenat 
  • Finaliste (1) : 1975
Championnat de France Espoirs
  • Vainqueur (2) : 2009 (Elite), 2013 (Poule 2)
  • Finaliste (1) : 2006
Championnat de France Crabos
Championnat de France Cadets
  • Finaliste (1) : 2005

Finales[modifier | modifier le code]

Les joueurs du CAB au stade Marcel-Michelin en août 2010
Compétitions internationales

On accède à l'article qui traite d'une saison particulière en cliquant sur le score de la finale.

Championnat de France[modifier | modifier le code]

Date de la finale Vainqueur Finaliste Score Lieu de la finale Spectateurs
23 mai 1965 SU Agen CA Brive 15 - 8 Stade de Gerland, Lyon 28 758
21 mai 1972 AS Béziers CA Brive 9 - 0 Stade de Gerland, Lyon 31 161
18 mai 1975 AS Béziers CA Brive 13 - 12 Parc des Princes, Paris 39 991
1er juin 1996 Stade toulousain CA Brive 20 - 13 Parc des Princes, Paris 48 162

Challenge Yves du Manoir[modifier | modifier le code]

Date de la finale Vainqueur Finaliste Score Lieu de la finale Spectateurs
1er juin 1963 SU Agen CA Brive 11 - 0 Parc des Princes, Paris 13 000
18 mai 1974 RC Narbonne CA Brive 19 - 10 Stade Yves-du-Manoir, Colombes
27 janvier 1996 CA Brive Section paloise 12 - 6 Stade Charléty, Paris

Coupe de France[modifier | modifier le code]

Date de la finale Vainqueur Finaliste Score Lieu de la finale Spectateurs
1er juin 2000 Biarritz olympique CA Brive 24 - 13 Parc Lescure, Bordeaux

Coupe d’Europe[modifier | modifier le code]

Date de la finale Vainqueur Finaliste Score Lieu de la finale Spectateurs
25 janvier 1997 Drapeau : France CA Brive Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 28 - 9 Arms Park, Cardiff 41 664
31 janvier 1998 Drapeau : Angleterre Bath Rugby Drapeau : France CA Brive 19 - 18 Parc Lescure, Bordeaux 36 500

Structures[modifier | modifier le code]

Le stade Amédée-Domenech[modifier | modifier le code]

Article détaillé : stade Amédée-Domenech.
Stade Amédée Domenech

Le stade Amédée-Domenech est le stade du CA Brive. Doté de 15 000 places, ce dernier pourrait voir sa capacité grandir d'ici peu. L’ancien propriétaire du club Daniel Derichebourg avait fait de la rénovation du stade un de ses objectifs. Aujourd'hui, ce projet n'a que partiellement abouti via une petite tribune derrière les poteaux accueillant places assises et loges.

Le centre de formation[modifier | modifier le code]

Le centre de formation du CA Briviste est situé a coté du Stade Amédée Domenech. Il est agréé par le Minisère de la Jeunesse et des Sports depuis 2002, et classé en Catégorie 1 par la Commission mixte FFR/LNR[9]. Rattachée à la section professionnelle, elle accueillait 17 jeunes joueurs pour la saison 2012-2013. De nombreux joueurs professionnels sont passés par cette structure :

Afin de préparer les jeunes joueurs pour leur après-carrière, il existe un Centre d'Excellence au sein du centre de formation[10]. Celui-ci a le double objectif d'offrir aux stagiaires la réussite sportive ainsi que la réussite scolaire et professionnelle.

Le CABCL Association et l'école de rugby[modifier | modifier le code]

L'association du CABCL fut créée le 15 mars 1910.

L’école de rugby du CA Brive fut fondée en 1950[11]. Elle fut impulsée par Elie Pebeyre, alors joueur et futur grand dirigeant du club. Longtemps, elle apporta un important contingent à l'équipe première. Le CABCL Association a pour objectif le développement et la promotion de la pratique du rugby, ainsi que le tissage entre tous ses membres de liens d’amitié et de solidarité[12]. A ce titre, elle a aussi pour objet de participer à la SASP. L’Association est présidée par José Lopez[13], la responsabilité de l'école de rugby étant assurée par Guy Rougerie (depuis 2008)[14]. Le CABCL Association organise chaque été des stages destinés de rugby aux jeunes pratiquants ou non le rugby[15].

Les équipes Féminines, Espoirs, Reichel, Crabos, Cadets Alamercery et Cadets Gaurdemen ainsi que l'école de rugby sont rattachées au CABCL Association.

Equipe féminimes[modifier | modifier le code]

Le CABCL Association a mis sur pied en 2012 une équipe féminines. Pour la saison 2013-2014, celle-ci dispute le Championnat de France de Fédérale 3 Féminines secteur Sud-Ouest, avec des équipes essentiellement locales[16].

Le Pôle d’Arbitrage[modifier | modifier le code]

Le CABCL Association a créé en octobre 2010 son Pôle d’Arbitrage, tous les clubs de Top 14 étant tenus d'avoir 6 arbitres dans leurs rangs[17]. Cette section est dirigée par Henry Léonat. A ce titre, le club possède un arbitre référent, Bruno Bessot (arbitre international) qui intervient au sein de la section professionnelle. Pour le reste, la notoriété régionale du club lui a permis d’avoir l’aide de plusieurs arbitres du Comité du Limousin de Rugby.

La boutique[modifier | modifier le code]

Boutique du CA Brive rugby
Boutique du CA Brive rugby, Brive-la-Gaillarde.

Le CA Brive possède une boutique qui se situe dans le centre-ville de Brive-la-Gaillarde. On y trouve de nombreux produits dérivés à l’effigie du club.

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Organigramme[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, le club est doté d'un comité directeur[18]. Le président Jean-Jacques Bertrand est assisté de trois vice-présidents qui possèdent chacun un domaine bien précis. Max Mamers est en charge du domaine sportif, Simon Gillham est responsable du groupe des partenaires nationaux, appelé Premium Club. Enfin, Christian Terrassoux, dirigeant de Pitch Promotion, est vice-président en charge du développement commercial. Gérard Bothier était chargé du développement jusqu'en janvier 2014, date à laquelle ce dernier ne démissionne[19]. Jean-Pierre Bourliataud est quand à lui le Directeur Général. Il dirige le personnel administratif du club, qui comptait 9 salariés en 2012[20].

Évolution du budget[modifier | modifier le code]

Le budget du CA Brive a connu une augmentation spectaculaire depuis le passage au professionnalisme. En 2007, l'arrivée du groupe Derichebourg et le retour à la présidence du club de Patrick Sébastien entraîna une nette augmentation des moyens financiers. En 2012, sous l'impulsion de Frédéric Gervoson (président du groupe agro-industriel Andros) et de Simon Gillham, le Premium Club vit le jour[21]. Celui-ci rassemble une vingtaine de chefs d'entreprise, hauts responsables économiques et financiers. Ce groupe apporte au club 4 millions d'euros. Les poids du sponsoring privé et des collectivités sont importants dans le buget du CABCL car ils représentaient respectivement en 2011-2012 54% et 14% du budget du club[22].

Évolution du budget du CA Brive[réf. nécessaire]
Saison Budget en francs Budget en euros
1911-1912 11 000 34 300
1945-1946 1 360 000 100 000
1976-1977 1 680 000 890 000
1980-1981 2 000 000 680 000
1989-1990 6 000 000 1 260 000
1994-1995 9 200 000 1 730 000
1998-1999 27 000 000 4 880 000
1999-2000 29 000 000 5 150 000
2000-2001 28 200 000 4 930 000
2001-2002 5 470 000
2002-2003 5 170 000
2003-2004 6 660 000
2004-2005 7 350 000
2005-2006 7 900 000
2006-2007 9 280 000
2007-2008 14 290 000
2008-2009 15 000 000
2009-2010 15 330 000
2010-2011 13 000 000[23]
2011-2012 13 650 000[24]
2012-2013 10 000 000
2013-2014 11 090 000

Différents statuts et partenariats[modifier | modifier le code]

Le club vit le jour le 15 mars 1910, mais ne fut déclaré à la sous-préfecture de Brive que le 16 octobre 1912[25]. Durant une très longue période, le CA Brive a été constitué en une association loi de 1901. Son statut changea avec le professionnalisme. Ainsi, en avril 1998, fut créée la société anonyme à objet sportif (SAOS) CABC, qui devint une société anonyme sportive professionnelle (SASP) en juin 2001. Celle-ci est gérée par la société Brive rugby SAS[18]. La SASP est liée par le biais d'une convention à l'association loi de 1901, le «CABCL Association». Cette structure regroupe le centre de formation ainsi que toutes les équipes représentant le club, jeunes et féminines. Le CABCL Association est présidé depuis 2013 par José Lopez.

Le club a plusieurs partenaires institutionels. En 1992, c'est à la suite d'un premier partenariat signé avec le Conseil général de la Corrèze, que le club changea de nom pour devenir le CA Brive-Corrèze (CABC). En 1995, la Chambre de commerce et d'industrie de la Corrèze devint à son tour partenaire du club[26]. Fin 2001, la Communauté d'agglomération de Brive vit le jour et s'engagea rapidement aux cotés du CA Brive. La dernière entité institutionelle à s'être associée au club fut la Région Limousin le 3 septembre 2005. Depuis cette date, celui-ci a pour nom le le CA Brive Corrèze Limousin

Personnalités[modifier | modifier le code]

Joueurs emblématiques[25][modifier | modifier le code]

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Effectif 2013-2014[modifier | modifier le code]

Nom Poste Naissance Nationalité sportive International Dernier club Arrivée au club
(année[27])
Louis Acosta Talonneur 25/05/1991 Drapeau de la France France - Formé au Club 2010
Guillaume Ribes Talonneur 18/11/1984 Drapeau de la France France - Drapeau : France Toulon 2009
François Da Ros Talonneur 29/09/1983 Drapeau de la France France - Drapeau : France Aviron bayonnais rugby pro 2012
Paul Henry Talonneur 19/06/1991 Drapeau de la France France - Formé au Club 2012
Victor Laval Pilier 27/11/1989 Drapeau de la France France - Formé au Club 2010
Johannes Coetzee Pilier 14/03/1988 Drapeau de la Namibie Namibie - Drapeau : France Racing Métro 92 2012
Goderdzi Shvelidze Pilier 17/04/1978 Drapeau de la Géorgie Géorgie Drapeau : Géorgie Drapeau : France Montpellier Hérault Rugby 2012
Kevin Buys Pilier 26/04/1986 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud - Drapeau : Afrique du Sud Southern Kings 2013
Tamato Leupolu Pilier 07/12/1980 Samoa Samoa Drapeau : Samoa Drapeau : France Union Bordeaux-Bègles 2013
Karlen Asieshvili Pilier 21/04/1987 Drapeau de la Géorgie Géorgie Drapeau : Géorgie Drapeau : France Stade Aurillacois 2013
Damien Lavergne Pilier 15/12/1991 Drapeau de la France France - Formé au Club 2012
Patrick Barnard Pilier 03/07/1981 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud - Drapeau : Angleterre London Wasps 2009
Olivier Caisso Deuxième ligne 17/12/1985 Drapeau de la France France - Drapeau : France US Colomiers 2011
Victor Lebas Deuxième ligne 09/06/1993 Drapeau de la France France - Formé au Club 2013
Tjiuee Uanivi Deuxième ligne 31/12/1990 Drapeau de la Namibie Namibie - Formé au Club 2012
Julien Le Devedec Deuxième ligne 04/06/1986 Drapeau de la France France - Drapeau : France Stade toulousain 2010
Arnaud Méla Deuxième ligne 19/01/1980 Drapeau de la France France Drapeau : France Drapeau : France SC Albi 2008
Simon Pinet Deuxième ligne 09/08/1986 Drapeau de la France France - Drapeau : France Stade Aurillacois 2013
Saïd Hireche Troisième ligne 27/05/1985 Drapeau de la France France Drapeau de l'Algérie Algérie Drapeau : Algérie Drapeau : France Aurillac 2012
Petrus Hauman Troisième ligne 07/05/1987 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud - Drapeau : France Aurillac 2011
Dominiko Waqaniburotu Troisième ligne 20/04/1986 Drapeau des Îles Fidji Fidji Drapeau : Fidji Drapeau : Nouvelle-Zélande Waikato Chiefs 2012
Hugues Briatte Troisième ligne 11/03/1990 Drapeau de la France France - Drapeau : France Stade français Paris rugby 2012
Fabien Laurent Troisième ligne 20/07/1984 Drapeau de la France France - Drapeau : France US Oyonnax 2013
Lucas Lyons Troisième ligne 09/04/1993 Drapeau de la France France - Formé au Club 2013
Kieran Murphy Troisième ligne 19/01/1988 Drapeau : Pays de Galles Galles Drapeau : Pays de Galles Drapeau : Pays de Galles Llanelli Scarlets 2013
Sisa Koyamaibole Troisième ligne 06/03/1980 Drapeau des Îles Fidji Fidji Drapeau : Fidji Drapeau : France UA Libourne 2013
Nicolas Faltrept Demi de mêlée 25/06/1991 Drapeau de la France France - Formé au Club 2012
Jean-Baptiste Péjoine Demi de mêlée 17/07/1980 Drapeau de la France France - Drapeau : France Stade bordelais 2000
Romain Kuziolek Demi de mêlée 03/05/1991 Drapeau de la France France - Formé au Club 2012
Damien Neveu Demi de mêlée 29/06/1986 Drapeau de la France France - Drapeau : France Stade rochelais 2013
Romain Sola Demi d'ouverture 29/10/1987 Drapeau de la France France - Drapeau : France CS Bourgoin-Jallieu 2012
Thomas Laranjeira Demi d'ouverture 05/05/1992 Drapeau de la France France - Formé au Club 2011
Anderson Neisen Demi d'ouverture 03/04/1993 Drapeau de la France France - Formé au Club 2013
Arnaud Mignardi 3/4 centre 01/11/1986 Drapeau de la France France Drapeau : France Drapeau : France Biarritz olympique 2011
Riaan Swanepoel 3/4 centre 14/01/1986 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud - Drapeau : France ASM Clermont Auvergne 2011
Thomas Sanchou 3/4 centre 23/11/1981 Drapeau de la France France - Drapeau : France Castres Olympique 2013
Baptiste Delage 3/4 centre 27/08/1991 Drapeau de la France France - Formé au Club 2012
Andrew Ma'ilei 3/4 centre 24/05/1980 Drapeau des Îles Tonga Tonga Drapeau : Tonga Drapeau : France Union Bordeaux-Bègles 2013
Sevenaia Galala 3/4 aile 29/01/1993 Drapeau des Îles Fidji Fidji - Drapeau : France Tarbes Pyrénées rugby 2012
Venione Voretamaya 3/4 aile 22/10/1990 Drapeau des Îles Fidji Fidji - Drapeau : France SC Albi 2013
Alfie Mafi (en) Arrière, Ailier 08/06/1988 Drapeau des Îles Tonga Tonga Drapeau de l'Australie Australie - Drapeau : Australie Western Force 2013
Guillaume Namy 3/4 aile 03/04/1989 Drapeau de la France France - Formé au club 2007
Malakai Bakaniceva 3/4 aile 06/05/1985 Drapeau des Îles Fidji Fidji Drapeau : Fidji Drapeau : France Tarbes Pyrénées rugby 2012
Laurent Ferrères Arrière 30/08/1980 Drapeau de la France France - Drapeau : France Union Bordeaux Bègles 2012
Gaëtan Germain Arrière 02/07/1990 Drapeau de la France France - Drapeau : France Racing Metro 92 2013

Soutien et image[modifier | modifier le code]

Supporters[modifier | modifier le code]

Trois groupes officiels de supporters du CA Brive existent : les Gaillards du CABCL[28], l'amicale des 100 % coujous[29], et le Kop Cabiste[30]. Il y a, en France et également à l'étranger, de nombreux supporters indépendants. Brive est une des équipes françaises de rugby les plus supportées dans l'Hexagone.

Le public briviste a la réputation d'être exigeant avec son équipe. Cette exigence est similaire à celle des Français avec l'équipe nationale de football. Une des raisons de cette exigence est que le club n'est jamais parvenu à gagner le Bouclier de Brennus, malgré le fait que de grands joueurs (Amédée Domenech, Jean-Luc Joinel, Olivier Magne, Alain Penaud, etc) aient joué sous ses couleurs. Les supporters du CABCL sont en revanche très fidèles à leur équipe. Les affluences enregistrées ces dernières saisons au Stade Amédée-Domenech, qu'une grande majorité des supporters nomment toujours le Stadium, sont relativement corrects pour une ville comme Brive-la-Gaillarde, devenue, de par sa population, l'une des plus petites de l'élite du rugby français.

Malgré la relégation en Pro D2 en 2012-2013, la fidélité au club resta intacte chez le peuple coujou. Le club réalisa la seconde meilleure affluence du Championnat de Pro D2, avec une moyenne de 7168 spectateurs (très élevée pour la deuxième division), ne descendant jamais sous la barre des 5000[31]. Lors de la demi-finale d'accession en Top 14, il y eut plus de 13000 spectateurs . Une semaine plus tard, pour la finale d'accession, on nota la présence au Stade Jacques Chaban-Delmas de très nombreux supporters du club, brivistes bien sûr pour certains, mais aussi venus de toute la France pour d'autres pousser leurs favoris vers la victoire. C'était là l'occasion de rappeler que le lien entre le club et ses supporters dépasse très largement les limites d'une ville ou d'un territoire.

Lors de la saison 2011-2012, le feuilleton du rapprochement entre le CAB et l'USA Limoges illustra parfaitement le lien particulier entre les Brivistes et le club. Le projet, initié par le président Jean-Jacques Bertrand[32], visait à fusionner les deux clubs pour former une franchise régionale, chose inédite en France. Spontanément, ce projet rencontra une large et farouche opposition des supporters. Alors que les partisans du projet taxaient leurs adversaires de sectarisme, les opposants (largement majoritaires) organisèrent une mobilisation jamais vue auparavant, montrant ainsi l'attachement viscéral de toute une ville à son maillot. De nombreux amoureux du club, à l'image de Patrick Sébastien[33], déclarèrent préférer voir leur club jouer sous sa forme initiale en Pro D2, plutôt que de voir une franchise régionale "brivisto-limougeaude" évoluer dans l'élite. La mobilisation sans faille de ces derniers fut payante, le président Bertrand retirera son projet un mois plus tard[34].

Rivalités[modifier | modifier le code]

Rivalités locales et régionales[modifier | modifier le code]

Le CA Brive a développé, au fil des saisons et des compétitions, des rivalités locales importantes.

Par la distance, son premier rival fut le SC Tulle. Le duel entre les deux clubs reflète la rivalité historique qui existe entre les deux villes qui les abrite. Ce sont les deux plus importantes de la Corrèze, elles sont distantes de 28 kilomètres seulement. Tulle détient la puissance administrative, avec la préfecture, alors que Brive-la-Gaillarde est le poumon économique et démographique du département, avec un carrefour ferroviaire et autoroutier, ainsi que la présence non loin de la ville d'un aéroport international depuis 2010. De plus, la présence de la Foire du Livre chaque année dans la cité gaillarde lui confère une puissance culturelle immportante. Les derbies ont toujours été virulents, ils avaient une saveur particulière car ils se sont toujours déroulés dans un contexte de rugby amateur. Le plus épique d'entre eux fut le dernier, un quart de finale de Championnat de France 1980 qui suscita un enthousiasme inédit dans les deux cités[35]. Depuis, le professionnalisme s'est mis en place, entraînant le SC Tulle dans une régression qui le conduisit jusqu'en Fédérale 3, la cinquième division nationale, alors que les Brivistes connaissaient la gloire nationale et européenne dans les années 1990, puis participaient régulièrement à l'élite du rugby français. A partir de 2008, de nombreux joueurs professionnels du CAB en fin de carrière (Charl van Rensburg, Jérôme Bonvoisin, Cédric Leite, Fabien Domingo et plus récemment l'international anglais Jamie Noon, Simon Azoulai) signèrent au SC Tulle pour lui redonner ses lettres de noblesses. C'est ainsi que le Sporting se hissa en Fédérale 2 en 2010, puis en Fédérale 1 en 2013.

Le CA Brive eut également avec son voisin limougeaud de USA Limoges des relations houleuses. Dès son fondation, le club de la capitale du Limousin (alors appelé la SAU Limoges) fut le principal rival des Coujoux dans la lutte pour le titre régional . Jusque dans les années 1930, où les Cabistes prirent finalement l’ascendant sur les précédents, ces derbys donnaient leu à des parties passablement heurtées. Les deux clubs se recroisèrent beaucoup moins après-guerre. Si la rivalité était toujours présente, celle-ci s’était atténuée avec le temps, pour disparaître avec l’arrivée du professionnalisme.

Les Brivistes ont aussi des relations particulières avec un autre voisin, le Stade aurillacois. Les deux clubs, distants de 100 kilomètres, se sont rencontrés assez régulièrement dans leur histoire, ces dernières années surtout en matches amicaux de pré-saison[36] [37]. Les confrontations sont plutôt à l’avantage des Cabistes. Contairement au SC Tulle et à l’USA Limoges, Aurillac a su négocier le virage du professionnalisme, et participe régulièrement à la Pro D2 depuis 2001, date de sa dernière saison dans l’élite. Lors de ses deux passages par la deuxième division, Brive a eu l’occasion de rencontrer son voisin Cantalien[38], avec notamment une demi-finale d’accession en Top 14 en 2013.

Rivalité avec l’ASM Clermont[modifier | modifier le code]

Au niveau régional, c’est toutefois avec l’ASM Clermont Auvergne que le CA Brive entretient la plus intense rivalité. Ce grand classique du Championnat de France met aux prises les clubs phare de deux régions, le Limousin pour Brive, l’Auvergne pour Clermont. La notion de derby vient du fait que ces deux régions, limitrophes l’une de l’autre, sont assez proches culturellement. Sur le plan sportif, ce sont les Clermontois qui possèdent le meilleur bilan au vu des confrontations.

Autres rivalités nationales[modifier | modifier le code]

Un des adversaires maudits du CA Brive a longtemps été l’AS Béziers. Dans les années 1970, les joutes entre Biterrois et Brivistes rythmaient les phases finales de Championnat, et tournaient presque toujours à l’avantage des premiers cités. Le CAB perdit ainsi deux finales de Championnat face au club de l’Hérault, sa ‘bête noire’. Si les deux clubs perdirent en standing avec le temps, l’affiche n’en demeurait pas moins un clasico pour eux. En 2005 eut lieu le dernier Brive-Béziers officiel dans l’élite. Les deux clubs ne se rencontrèrent de manière officielle que durant la saison 2012-2013[39], après que les coujoux furent rétrogradés en Pro D2. La première journée opposa justement les deux clubs au Stade de la Méditerranée.

Comme quasiment tous les clubs phares du rugby français, Brive eut toujours affaire au Stade toulousain dans ses tentatives d’être champion de France. Brive parvint plusieurs fois à éliminer les Toulousains en Championnat, mais jamais dans son dernier carré. Deux demi-finales virent la victoire de Toulouse. En 1996, Brive retourna en finale, face aux Stadistes, alors doubles tenants du titre. À nouveau, Brive s’inclina. En 1997, les Cabistes succédèrent aux Toulousains au palmarès de la Coupe d’Europe en battant Leicester. Lors de l’édition suivante, les deux champions d’Europe se retouvèrent en demi-finale et ne parvinrent pas à se départager après prolongations. Brive se qualifia au bénéfice des essais inscrits. En 2007, un ‘’’match des Légendes’’’[40],[41] réunit les joueurs des deux clubs pour célébrer l’anniversaire de cette rencontre épique. Il est à noter que ces rencontres, lorsqu’elles se déroulent Brive, sont celles qui remplissent le mieux le Stade Amédée Domenech.

Médias[modifier | modifier le code]

Le CA Brive a ses propres médias officiels, avec un site officiel cabriverugby.com[42], où l'on retrouve la chaîne web du club cabtv. Il possède aussi un compte Twitter[43], une page officielle Facebook[44]. Le club a également une radio officielle, France Bleu Limousin, qui retransmet tous ses matches de Championnat, de même que la radio locale Radio Vallée Vézère. L'actualité du club est relatée dans les journaux locaux La Montagne et Le Populaire du Centre. France Bleu Limousin propose même une émission en partenariat avec La Montagne, Bleu-blanc-noir, diffusée tous les lundi soir, avec deux personnalités du club invitées[45], . En 2012, la volonté d'ancrage régional voulue par les dirigeants du club a poussé l'hebdomadaire La Vie Corrézienne a consacrer une rubrique dédiée au club, intitulée XV Actu.

Partenaires[modifier | modifier le code]

Equipementiers[modifier | modifier le code]

Le club a connu de nombreux équipementiers dans son histoire. Parmi eux, Kappa fut l'équipementier officiel jusqu'en 2010. A cette date, Otago prit le relais. Le choix de cette société répondait à la volonté d'ancrage régional du club voulue par le président Bertrand. Otago fut en effet fondée en 2007 par un Briviste, Gérard Bothier, qui devint en 2011 vice-président du club.

Sponsors[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Penauille, dirigeant de la société du même nom, en devient le Président. En 2006, sa société est rachetée par le groupe Derichebourg. Ce dernier procède à deux augmentations de capital, avant de vendre ses parts en juillet 2009. Dès 2010, le directeur général Simon Gilham impulse une politique visant à renforcer l'ancrage régional du club. Le groupe Andros, possédant une usine près de Brive, à Biars-sur-Cère s'engage auprès du club . Durant la saison 2010-2011, KPMG, un cabinet spécialisé dans l'expertise comptable, s'engage aux cotés du club.

Au début de 2013, le groupe Love2recycle.fr rejoint le Premium club national des partenaires du club.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Matchs joués[modifier | modifier le code]

Rang Joueur Poste(s) Total de matches disputés Championnat de France Challenge Du Manoir Coupe d’Europe Challenge Européen
1 Jean-Claude Roques Ouvreur 373 247 89 - -
2 Loïc Van Der Linden 3e ligne aile 356 259 72 12 11
3 Eric Alégret 2e ligne 349 262 67 14 3
4 Alain Penaud Ouvreur 334 263 43 16 11
5 Didier Faugeron Arrière, ailier 323 255 68 - -
6 Eric Alabarbe Pilier 319 259 60 - -
7 Richard Crespy Pilier 311 221 58 14 17
8 Jacques Genois 2e ligne 284 223 61 - -
9 Jean-Pierre Dales Pilier 277 216 61 - -
10 Rodolphe Modin Demi de mêlée 220 - - -
11 Jean-Luc Joinel 3e ligne aile 218 - - -

Essais marqués[modifier | modifier le code]

Rang Joueur Poste(s) Nombre d’essais
1 Jean-Pierre Puidebois Ailier 115
2 Pierre Besson Ailier 99
3 Didier Faugeron Arrière, ailier 93
4 Rodolphe Modin Demi de mêlée 59
5 Christophe Deschamps Ailier 53
6 Gérard Burguet 3e ligne aile 52
7 Alain Penaud Ouvreur 44
8 Laurent Desnoyer Ailier 43
9 Michel Yachvili 3e ligne aile 41
10 Amédée Domenech Pilier 36

Points buteur inscrits[modifier | modifier le code]

Rang Joueur Nombre de points
1 Jean-François Thiot 1796
2 Sébastien Viars 1056
3 Valentin Courrent 1044
4 Christophe Lamaison 693

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. site officiel du club
  2. site officiel du club
  3. Les années sombres en R5
  4. Patrick Sébastien-Brive: les raisons d'un divorce sur 20minutes.fr
  5. Brive: Olivier Caisso atteint de la maladie d'Hodgkin
  6. Barozzi gravement blessé
  7. Alexandre Barozzi : Une asso et une vente aux enchères pour le soutenir
  8. « Historique », sur www.cabrive-rugby.com, CA Brive Corrèze Limousin (consulté le 14 novembre 2013)
  9. Le centre de formation, site officiel du club
  10. Le centre d'Excellence, Telim TV
  11. Historique du CABCL Association
  12. Présentation du CABCL Association
  13. Organisation du CABCL Association - Le Président
  14. Organisation du CABCL Association - Le Responsable de l’École de Rugby
  15. Site du CABCL Association
  16. Equipe féminines, site du CABCL Association
  17. CABCL Association, le Pôle d’Arbitrage
  18. a et b site officiel du club
  19. CAB : Gérard Bothier n'est plus vice-président
  20. Rencontre avec les administratifs qui assurent la bonne marche du CAB
  21. Quand les patrons vont au stade
  22. Brive porté par un solide pack financier
  23. « Les budgets à la hausse », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 9 août 2010 (consulté le 21 septembre 2011)
  24. « Cartographie des budgets des clubs de rugby du top 14, 2011-2012 », sur www.le-cartographe.net (consulté le 11 septembre 2011)
  25. a et b Jean-François Bourg, Rugby au cœur : cent ans d'histoire au C.A. Briviste. 1910-2010, Association du CABCL et Amicale des anciens,‎ 2010, 1e éd., 736 p. (ISBN 978-2-7466-1820-6)
  26. site officiel du club
  27. Pour les joueurs formés au club année de leur première apparition en équipe pro
  28. site officiel du club
  29. site officiel du club
  30. site officiel du club
  31. Bilan des affluences de ProD2 2012-2013
  32. Vers une fusion Brive-Limoges
  33. Rugby : Patrick Sébastien opposé à un rapprochement Brive - Limoges
  34. Rugby : le projet de fusion Brive - Limoges abandonné
  35. 1980 : le sct échouait en quart ...contre Brive
  36. 2007, Brive rencontre Aurillac en amical
  37. Aurillac Brive : un derby pour se rassurer
  38. Aurillac Brive : les derbys d'antan
  39. Béziers Brive : le titre de 1972 fêté à la Méditerranée
  40. Le Match des Légendes
  41. Match Des légendes brive-toulouse
  42. le site officiel
  43. « Twitter officiel du CABCL »
  44. « Facebook officiel du CABCL »
  45. émission Bleu, Blanc, Noir de France Bleu dont La Montagne est partenaire

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brive, un grand parmi les grands du rugby, de Thierry Degoulange, édité en décembre 1976. Préface d'Élie Pebeyre, président général du CA Brive, membre du comité directeur de la Fédération française de rugby.
  • Destins croisés de François Duboisset avec la collaboration de Patrick Sébastien.
  • Jean-François Bourg, Rugby au cœur : cent ans d'histoire au C.A. Briviste. 1910-2010, Association du CABCL et Amicale des anciens,‎ 2010, 1e éd., 375 p. (ISBN 978-2-7466-1820-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]