Club athlétique Brive Corrèze Limousin
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CA Brive
| Nom complet | Club athlétique Brive Corrèze Limousin |
|---|---|
| Surnoms | CAB Les Zèbres |
| Noms précédents | Club athlétique Briviste Club athlétique Brive Corrèze |
| Fondation | 20 mars 1910 |
| Statut professionnel | SASP |
| Couleurs | Blanc et noir |
| Stade | Stade Amédée-Domenech (15 000 places) |
| Siège | 116, avenue du 11-Novembre 19100 Brive-la-Gaillarde |
| Championnat actuel | Pro D2 |
| Président | |
| Entraîneur | |
| Site web | www.cabrive-rugby.com |
| National[1] | Championnat de 2e division (1) Challenge Yves du Manoir (1) |
|---|---|
| International[1] | Coupe d'Europe (1) |
Maillots
Actualités
Pro D2 2012-2013
Dernière mise à jour : 22 janvier 2013.
Le Club athlétique Brive Corrèze Limousin est la section professionnelle rugby à XV d'un club omnisports français, basé à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). L'équipe première, entraînée par Nicolas Godignon, évolue actuellement en Pro D2 (deuxième division française).
Le CA Brive évolue au Stade Amédée-Domenech. Le club a remporté la Coupe d’Europe en 1997. Il a été présent dans l'élite du rugby français quasiment sans interruption de 1930 à 2012, date de sa relégation. Durant cette période, il participa à deux finales européennes, quatre finales de championnat de France, sans jamais toutefois conquérir le Bouclier de Brennus. et remporta le Challenge Yves du Manoir en 1996.
Histoire [modifier]
La fondation du CAB [modifier]
Si le rugby est introduit en France en France en 1872, au sein du Havre Athlétic Club, il faut attendre 1903 pour retrouver ses premières traces à Brive. Cette année-là est créé le tout premier club de la cité gaillarde, l’Union Sportive Briviste,qui se mettra en sommeil quelques mois plus tard. Puis, au cours de la saison 1905-1906, un Périgourdin du nom de Roldes va mettre sur pied le Football Club Briviste. Mais c’est en 1907 que le rugby va vraiment prendre son envol à Brive. En août de la même année, à la suite de la crise de la viticulture dans le Languedoc, le 126e Régiment d’Infanterie, est muté de Toulouse à Brive. Cette unité compte des rugbymen de talent dans ses bagages, qui vont venir renforcer de manière considérable le Football Club Briviste. Peu de temps, après, un second club voit le jour à Brive. Il s’agit du Stade Gaillard. La rivalité entre les deux clubs brivistes va battre son plein jusqu’au 15 mars 1910, date à laquelle est conclu un accord de fusion des deux clubs, donnant naissance au Club Athlétique Briviste.
Les débuts (1910-1939) [modifier]
Le nouveau club dispute ses premiers matches au Stades des Bordes, l’ancien stade du Football Club Briviste. Très rapidement, le club conquiert une notoriété régionale, puisque de 1911 à 1913, il est champion du Limousin de 1re série. Au plan national, après une demi-finale de 2ème série perdue face à l’AS Perpignan, le CAB accède la 1re série nationale en 1911. Le 2 mars 1911, le Club Athlétique Briviste dispute son premier match international contre les Gallois du Pennarth Football Club de Cardiff, qu’il perd 9 à 3. En 1919, le CAB quitte le stade des Bordes pour le stade de Lascamps, anciennement occupé par le Stade Gaillard avant 1910. Dans d’entre-deux guerres, le club est plusieurs fois de champion du Limousin et dispute deux quarts de finale du Championnat de France, en 1920 et 1921. À partir de la saison 1921-1922, le CAB est pensionnaire du nouveau Stadium. Dans les années 1920, le club oscille entre Honneur et Excellence. En 1930, Brive remonte en Excellence et parvient dès lors à réaliser de bons résultats dans l'élite. En 1936, sous le capitanat d'André Jalinat, le CAB dispute un nouveau quart de finale. Peu avant la guerre le club est tenté par l'aventure treiziste et jouait dans le championnat de France de rugby à 13 au même titre de que Narbonne et Carcassonne.
Les années de guerre, puis une première installation au sommet (1943-1955) [modifier]
À la Libération, à laquelle le Limousin joua un grand rôle dans la Résistance (Limoges et Brive furent parmi les premières villes de France libérées par leurs propres moyens), le club atteint les quarts de finale de la Coupe de France en 1945, éliminé par le SU Agen. En 1946, il enregistre deux arrivées de poids : celle de son ailier Élie Pebeyre, de retour à Brive après avoir quitté la Corrèze sous l’occupation pour échapper au STO en Allemagne. Il avait rejoint Fumel avec lequel il avait disputé une demi-finale de championnat et gagné ses galons d’International. Le pilier international Jean Prin-Clary arrive quant à lui du Rugby club toulonnais. Le club de la cité gaillarde s’incline en quarts de finale du Championnat 1947-1948 et en 1949, après avoir éliminé l’AS Montferrand, avec qui il est déjà en lutte pour la suprématie régionale, le CA Brive va se qualifier pour la première fois de son histoire pour le dernier carré du Championnat de France, en disposant de sa meilleure ennemie par 8 points à 0, à Limoges. En demi-finale, les Limousins devront toutefois baisser pavillon devant le Stade montois. Les saisons suivantes vont marquer un déclin du club corrézien, qui arrivera encore en quart de finale de la Coupe de France en 1951 et sera éliminé par le FC Lourdes. Le club, au creux de la vague, enchaîne les résultats en dents de scie, ce qui le précipite en deuxième division en 1955.
Les années Domenech (1955-1965) [modifier]
À la suite de cette relégation, le jeune pilier international Amédée Domenech rejoint Brive. Une bonne nouvelle qui va immédiatement remettre en selle un club en plein doute. Le CAB est sacré champion de France de deuxième division face à l’US Bellegarde-Coupy. le 26 mai 1957, sur le score de 20-5.
En 1957, le CA Brive va évacuer le Stadium, en reconstruction, pour trois saisons, et s’installer au Stade Gaëtan-Devaud, prêté par la SNCF. Sous la férule de l’entraîneur-capitaine Domenech, dit le Duc, qui brille sous le maillot tricolore, le club corrézien retrouve sa place parmi les plus grands clubs de l’Hexagone. Il est de nouveau quart de finaliste en 1961 (éliminé par le Stade montois), puis finaliste du Challenge Yves du Manoir, (défaite 11-0 face au SU Agen). En 1965, avec une redoutable ligne de trois-quarts, surnommée l’attaque ricochet, le CA Brive est pour la première fois de son histoire en finale du championnat. Les blanc et noir butent à nouveau sur Agen, 15 à 8.
La gloire sans bouclier (1965-1976) [modifier]
Au cours des saisons suivantes, Brive échoue souvent en quarts de finale. Il n’y parvient que deux fois en six saisons : en 1969, battu en demi-finale par le Stade toulousain, et en 1971, battu aussi en demi par le Rugby club toulonnais. Les blanc et noir atteignent les demi-finales du Challenge Yves du Manoir en 1969. En 1970, le CA Brive enregistre l’arrivée de l’international tulliste Michel Yachvili. Roger Bastié devient quant à lui entraîneur de l’équipe. En 1972, le CAB, numéro un national à l’issue des poules, après gagné tous ses matches de Championnat, perd la finale contre le tenant du titre Béziers, à Gerland (9-0). La saison suivante, il est éliminé par Dax en quarts, mais remporte le Challenge Antoine Béguère face au Stade toulousain. Jean-Luc Joinel rejoint Brive la même année. En 1974, c’est Béziers qui élimine les Corréziens en demi-finales. En Challenge Yves du Manoir, le CAB joue sa seconde finale, onze ans après sa première. Le RC Narbonne inflige une nouvelle défaite en finale à Brive. Au plus fort de sa grande époque, Brive dispute sa troisième finale de Championnat en 1975. Au Parc des Princes, le grand Béziers remporte un nouveau Bouclier de Brennus sur un score étriqué (13-12). La saison 1975-1976 verra Brive échouer aux portes de la finale, une fois de plus face à Béziers.
Les années creuses (1976-1992) [modifier]
Après la demi-finale de 1976, Brive va connaître la grisaille du championnat avec deux éliminations en huitièmes de finale et même une en seizième. Le renouveau intervient en 1980. Qualifié pour les quarts de finale du Championnat, le CAB affronte à ce stade de la compétition son voisin Tulle. Dans un Stade Marcel-Michelin de Clermont-Ferrand archi-comble, 15 000 spectateurs vont assister au plus épique face-à-face de l’Ovalie corrézienne. Après être revenu dans la partie alors que tout semblait perdu pour lui, le CAB va faire mordre la poussière aux préfectoraux après prolongations (22-19) et après un terrible suspense. Son aventure s’achèvera une semaine plus tard à Bordeaux, contre le Stade toulousain en demi-finale. La saison 1980-1981 verra Brive prendre une magnifique revanche sur Toulouse (24-23) en huitièmes au Stade Armandie d’Agen. Hélas pour les Corréziens, c’est son meilleur ennemi, Montferrand, qui le sortira en quarts. Les saisons suivantes sont plus difficiles : en 1983, pour la première fois en un quart de siècle, Brive n’est pas en phase finale du Championnat de France. Il est en demi-finale de la Coupe de France en 1985, où il est corrigé par le Stade toulousain (38-9).
Le club de la cité gaillarde voit l’arrivée en 1985 de l’Australien Peter FitzSimons, et les Blanc et Noir atteignent les quarts de finale du Championnat 1987, après six ans d’absence. Ils battus par le Racing club de France, puis par le Stadoceste tarbais en 1988, toujours en quarts. Le CAB va ensuite caler pendant quatre saisons de suite en huitièmes de finale. En ce début des années 1990, Brive voit éclore de jeunes joueurs comme Alain Penaud et Sébastien Viars.
Retour au sommet et gloire européenne (1992-1998) [modifier]
En 1992, le CAB devient le CA Brive Corrèze à la suite de l’engagement du Conseil Général de la Corrèze derrière le club. Pierre Villepreux, l’ancien entraîneur prestigieux du Stade toulousain est de retour au bercail. Le CABC est en quarts de finale du Championnat, où il est battu par le SU Agen, après s’être imposé chez le vice-champion de France, Biarritz. Les deux exercices suivants seront plus difficiles. Le rugby connaît un grand tournant en 1995, lorsque le professionnalisme est instauré. L’homme de télévision Patrick Sébastien devient président du CAB. Vincent Moscato rejoint le club, désormais entraîné par Laurent Seigne. Le début de saison est tonitruant, tant en championnat qu’en Challenge Yves du Manoir, où le CAB s’impose sur terrain du Stade toulousain, sur un score fleuve : 35-10. Le club est en vogue, les Didier Casadeï, Richard Crespy, Éric Alégret, Loïc Van der Linden, François Duboisset, Sébastien Bonnet, Sébastien Paillat, Laurent Bonventre, Romuald Paillat et Sébastien Viars brillent de mille feux, emmenés par leur capitaine et enfant du pays Alain Penaud. Tout semble sourire aux Corréziens, qui reviennent en finale du Challenge Yves du Manoir, pour la première fois depuis 1974, après s’être débarrassés de l’AS Montferrand, dans une demi-finale à suspense (12-9). Le club gaillard va remporter le premier grand trophée de son histoire à Charléty face à Pau. Comme un symbole, ce sont ces mêmes béarnais que Brive rencontrera quatre mois plus tard à Toulouse, où son parcours exceptionnel l’amène en demi-finale du Championnat, une première depuis seize ans. Le CA Brive Corrèze gagne le droit de monter à Paris pour y disputer la quatrième finale du Championnat de France de son histoire. Le 1er juin 1996, le Stade toulousain l’emporte 20-13. Le club de la Corrèze voit le Bouclier de Brennus lui échapper pour la quatrième fois de son histoire.
L’année suivante, le CAB gagne la deuxième Coupe d’Europe aux dépens des Leicester Tigers à l’Arms Park de Cardiff. L’euphorie s’empare de Brive et de la Corrèze, où sur l’aérodrome de Brive-Laroche, 5 000 supporters acclament les Blanc et Noir à leur arrivée. Le 22 février 1997, le nouveau champion d'Europe reçoit le vainqueur du Super 12, Auckland en finale de la Coupe Intercontinentale. Les joueurs du Sud l'emportent 47 à 11. L’année suivante, Brive est à deux doigts du doublé en Heineken Cup mais il est battu par Bath (18-19) en finale. Le capitaine emblématique Alain Penaud part aux Saracens à l’intersaison, pendant que Sébastien Viars rejoint le Stade français.
Les débuts du professionnalisme, puis le purgatoire (1998-2003) [modifier]
Le CAB rentre progressivement dans le rang les saisons suivantes. Il est éliminé en playoff durant le Championnat 1998-1999, puis en demi-finale du Bouclier européen par Bourgoin. Brive se qualifie pour la finale de la Coupe de France en 2000 et chute face aux Basques de Biarritz, vainqueurs 24-13. La saison suivante, la formation corrézienne ne peut éviter la relégation en Pro D2 lors de la dernière journée et une énième défaite à domicile, face au futur champion de France, le Stade toulousain. C’est un coup de tonnerre qui s’abat sur Brive : le CAB quitte l’élite du rugby national, où il était présent sans interruption depuis 44 saisons.
Consécutivement à cette descente en deuxième division, Alain Penaud regagne son club de cœur. Brive finit troisième au classement final et doit disputer une nouvelle saison en Pro D2. Celle-ci sera parfaitement négociée, et la remontée en Top 16 sera effective le 10 mai 2003, à une journée du terme de la phase régulière après une victoire à domicile sur Bayonne 45-23.
A nouveau l’élite, entre espoirs et crises (2003-2012) [modifier]
Dès leur première saison dans l’élite, les Brivistes se qualifient pour les playoff en terminant seconds de leur poule. Ils seront éliminés en playoff, tombant dans la poule des trois derniers champions de France : Biarritz, le Stade toulousain et le Stade français. Les deux saisons suivantes, où est instaurée la poule unique, voient Brive terminer neuvième. Le club revient en demi-finale du Challenge européen et y est éliminé par Pau. Le 21 mai 2005, l’emblématique capitaine de Brive Alain Penaud joue son dernier match sous le maillot blanc et noir. Il quitte le club après 263 apparitions en Championnat, un record dans l’histoire du club. Le Stadium est debout, des larmes sont versées lorsqu’il quitte le terrain. En septembre 2005, le club prend le nom de CA Brive Corrèze Limousin. Neuvième en Championnat, il est éliminé en quarts de finale de Challenge européen face à Gloucester. La saison 2006-2007 est plus compliquée, avec plusieurs changements d’entraîneurs en cours de saison, mais le CAB assure une neuvième place. Patrick Sébastien est de retour aux affaires. En 2007-2008, coaché par Laurent Seigne et Olivier Magne, Brive finit onzième. Deux joueurs sont révélés : Antonie Claassen et Alexis Palisson, capé dès juin 2008 face à l'Australie. Brive recrute en 2008 de nouveaux entraîneurs: Christophe Laussucq et Ugo Mola, tandis que Laurent Seigne reste le manager. Coté terrain, les Internationaux Gallois Alix Popham et Anglais Andy Goode, ainsi que le Sud-Africain Gerhard Vosloo rejoignent l'effectif.
Le Top 14 2008-2009 ramènera le CABCL en Heineken Cup, à la suite de sa sixième place en championnat. En Challenge européen, Brive est éliminé à Worcester en quarts de finale. C’est un nouvel échec en quarts de finale dans cette compétition, après ceux de 2008 à Sale et de 2007 à Newport. Malgré l’arrivée de Riki Flutey en 2009, Brive manquera son retour en H Cup. Patrick Sébastien démissionne en cours de saison. Laurent Seigne est débarqué une semaine plus tard, et Didier Casadeï devient entraîneur des avants. Brive finit neuvième du Top 14 2010. En Top 14 2010-2011, après de bons débuts, le club connaît une crise durant l’automne, qui va déboucher sur le départ de l’entraîneur Christophe Laussucq. La défaite à domicile face à Agen place même les Brivistes en position de relégable. Les Coujous parviennent toutefois à remonter la pente grâce à des victoires à domicile dont celle, déterminante, face à La Rochelle, qui leur assure quasiment le maintien en Top 14. Une semaine plus tard, les Corréziens affrontent la province irlandaise du Munster en quarts de finale de la Amlin Cup. Après un match de haut vol, ils seront éliminés avec les honneurs (42-37). Au terme d'une saison ratée, le CAB perd des joueurs clés à l'intersaison, comme Alexis Palisson, Gerhard Vosloo et Alix Popham. Néanmoins le CAB réussit à ce qualifier au quart de finale de la Amlin Cup en terminant premier de son groupe.
Brive aborde la saison 2011-2012 avec le douzième budget du Top 14, et fait partie des équipes potentiellement en difficultés pour le Championnat à venir. Les débuts sont difficiles, le club souffre malgré tous les efforts des joueurs. De nombreux matchs sont perdus par les Corréziens, mais de peu, ce qui leur permet de glaner des bonus défensifs.
Un évènement extra-sportif survient le 10 janvier 2012: les dirigeants du CA Briviste divulgent un projet de fusion (ou plutôt d'entente) avec le club voisin de l'USA Limoges. L'acronyme EBLL "Entente Brive Limoges Limousin" est alors évoqué. Les réactions à cette annonce sont immédiates et spontanées. Le projet est massivement rejeté par les supporters brivistes et certains anciens joueurs emblématiques du club. Près d'un mois plus tard, à la mi-février 2012, le président Jean-Jacques Bertrand annonce le retrait du projet. Sur le plan sportif, la saison demeure des plus critiques. Malgré un recrutement jugé de bonne qualité (sans être extravagant), le parcours en Top 14 est marqué par des résultats décevants. Cela se passe mieux dans la petite coupe d'Europe (Amlin Challenge Cup), avec un parcours sans faute en poules et une qualification pour les quarts de finale. L'épopée européenne continue, le CABCL sort vainqueur de leur quart de finale face aux Llanelli Scarlets à domicile, mais ils échouent en demie face à Biarritz sur le score de 19-0.
En championnat de France, le club coule littéralement et perd toutes ses illusions. Son destin est scellé à l'issue de l'avant-dernière journée face au club promu Bordeaux-Bègles, le CABCL s'incline 9-23 puis s'effondre sans résistance face à son ennemi juré Montferrand sur le lourd score de 57 à 14. C'est une nouvelle relégation en Pro D2, 11 ans après celle de 2001.
Le retour en deuxième division (2012-2013) [modifier]
Suite à la relégation, le président Jean-Jacques Bertrand fixe comme objectif la remontée directe ou au moins une qualification pour les demi-finales d'accession au Top 14. Sportivement, tout est à reconstruire après des années difficiles. Le début de saison 2012-2013 voit le club éprouver des difficultés, notamment à l'extérieur où les brivistes enregistrent des défaites parfois lourdes loin de leurs bases. A domicile en revanche, où ils peuvent compter sur le soutien indéfectible d'un public resté très fidèle malgré la relégation, les coujous empochent victoire sur victoire, dont certaines avec bonus offensif. Toutefois, en janvier 2013, les corréziens sont battus à domicile par l'US Carcassonne 22-16. Peu après ce revers, Philippe Carbonneau rejoint le staff briviste comme entraîneur des lignes arrières. L'entraîneur en chef Nicolas Godignon, délesté de cette tâche, met un peu plus l'accent sur son domaine de prédilection, la défense. Et de fait, l'équipe resserre les boulons, et encaisse dès lors moins d'essais. Le CAB se remet en ordre de marche durant la phase retour. L'accident à domicile face à l'US Carcassonne est vite oublié, les victoires s'enchaînent à nouveau. Le leader incontesté du championnat, l'US Oyonnax est battu au Stadium in extrémis 30-29 lors de la 27ème journée. Grâce à ce bon parcours, le club briviste termine second de la phase régulière et se qualifie pour les barrages d'accession au Top 14. En demi-finale, les blanc et noir disposent d'Aurillac (30-14) dans leur Stadium. Le 19 mai 2013, à l’issue d’une finale maîtrisée de bout en bout, le CA Brive bat la Section paloise 30-10 et retrouve l’élite du rugby français un an après l’avoir quittée. Le retour en Corrèze est triomphal, la ville accueille dans la liesse ses champions.
Palmarès [modifier]
- Compétitions internationales
- Challenge européen :
- Demi-finaliste (1) : 2012
- Compétitions nationales
- Championnat de France :
- Championnat de France 2e division
- Champion (1) : 1957
- Vainqueur des barrages d'accession en Top 14 en 2013
- Autres Compétitions
- Coupe de France :
- Finaliste (1) : 2000
- Compétitions de jeunes
- Coupe Gaudermen (Cadets) :
- Finaliste (1) : 2005
- Championnat de France Espoirs
- Championnat de France Crabos
Les finales du CA Brive [modifier]
On accède à l'article qui traite d'une saison particulière en cliquant sur le score de la finale.
Championnat de France [modifier]
| Date de la finale | Vainqueur | Finaliste | Score | Lieu de la finale | Spectateurs |
| 23 mai 1965 | SU Agen | CA Brive | 15 - 8 | Stade de Gerland, Lyon | 28 758 |
| 21 mai 1972 | AS Béziers | CA Brive | 9 - 0 | Stade de Gerland, Lyon | 31 161 |
| 18 mai 1975 | AS Béziers | CA Brive | 13 - 12 | Parc des Princes, Paris | 39 991 |
| 1er juin 1996 | Stade toulousain | CA Brive | 20 - 13 | Parc des Princes, Paris | 48 162 |
Challenge Yves du Manoir [modifier]
| Date de la finale | Vainqueur | Finaliste | Score | Lieu de la finale | Spectateurs |
| 1er juin 1963 | SU Agen | CA Brive | 11 - 0 | Parc des Princes, Paris | 13 000 |
| 18 mai 1974 | RC Narbonne | CA Brive | 19 - 10 | Stade Yves-du-Manoir, Colombes | |
| 27 janvier 1996 | CA Brive | Section paloise | 12 - 6 | Stade Charléty, Paris |
Coupe de France [modifier]
| Date de la finale | Vainqueur | Finaliste | Score | Lieu de la finale | Spectateurs |
| 1er juin 2000 | Biarritz olympique | CA Brive | 24 - 13 | Parc Lescure, Bordeaux |
Coupe d’Europe [modifier]
| Date de la finale | Vainqueur | Finaliste | Score | Lieu de la finale | Spectateurs |
| 25 janvier 1997 | 28 - 9 | Arms Park, Cardiff | 41 664 | ||
| 31 janvier 1998 | 19 - 18 | Parc Lescure, Bordeaux | 36 500 |
Aspects juridiques et économiques [modifier]
Évolution du budget du CA Brive [modifier]
| Saison | Budget en francs | Budget en euros |
|---|---|---|
| 1911-1912 | 11 000 | 34 300 |
| 1945-1946 | 1 360 000 | 100 000 |
| 1976-1977 | 1 680 000 | 890 000 |
| 1980-1981 | 2 000 000 | 680 000 |
| 1989-1990 | 6 000 000 | 1 260 000 |
| 1994-1995 | 9 200 000 | 1 730 000 |
| 1998-1999 | 27 000 000 | 4 880 000 |
| 1999-2000 | 29 000 000 | 5 150 000 |
| 2000-2001 | 28 200 000 | 4 930 000 |
| 2001-2002 | 5 470 000 | |
| 2002-2003 | 5 170 000 | |
| 2003-2004 | 6 660 000 | |
| 2004-2005 | 7 350 000 | |
| 2005-2006 | 7 900 000 | |
| 2006-2007 | 9 280 000 | |
| 2007-2008 | 14 290 000 | |
| 2008-2009 | 15 000 000 | |
| 2009-2010 | 15 330 000 | |
| 2010-2011 | 13 000 000[2] | |
| 2011-2012 | 13 650 000[3] | |
| 2012-2013 | 10 000 000 |
Les différents statuts du CA Brive [modifier]
Le club vit le jour le 15 mars 1910, mais ne fut déclaré à la sous-préfecture de Brive que le 16 octobre 1912. À la suite d'un partenariat signé avec le Conseil Général de la Corrèze, il devint le CA Brive Corrèze (CABC) en 1992, puis le CA Brive Corrèze Limousin en 2005, la Région Limousin s'étant engagée derrière le club. En avril 1998, fut créé la SAOS CABC, qui devint une société anonyme sportive professionnelle en juin 2001. Jean-Claude Penauille, dirigeant de la société du même nom, en devient le Président. En 2006, sa société est rachetée par le groupe Derichebourg. Ce dernier procède à deux augmentations de capital, avant de vendre ses parts en juillet 2009. Dès 2010, le directeur général Simon Gilham impulse une politique visant à renforcer l'ancrage régional du club. Le groupe Andros, possédant une usine près de Brive, à Biars-sur-Cère s'engage auprès du club . Le CA Brive connaissant des difficultés financières durant la saison 2010-2011, un nouveau sponsor arrive durant l'hiver. Il s'agit de KPMG, un cabinet spécialisé dans l'expertise comptable.
Au début de 2013, le groupe Love2recycle.fr rejoint le Premium club national des partenaires du club.
Personnalités du club [modifier]
Joueurs emblématiques [modifier]
Entraîneurs [modifier]
Pour la saison 2012-2013, l'équipe Pro du CA Brive est coachée par Nicolas Godignon. Il est secondé par Didier Casadeï, en charge du paquet d'avants. En janvier 2013, les deux techniciens sont rejoints par Philippe Carbonneau, l'ancien demi de mêlée et champion d'Europe 1997 avec le club. Il est en charge des lignes arrières.
Effectif 2012-2013 [modifier]
Supporters [modifier]
Trois grands groupes de supporters du CA Brive existent : les Gaillards du CABCL, l'amicale des 100 % coujous et le Kop Cabiste. Il y a, en France et également à l'étranger, de nombreux supporters indépendants. Brive est une des équipes françaises de rugby les plus supportées dans l'Hexagone.
Le public briviste a la réputation d'être exigeant avec son équipe, ce qui contribue à renvoyer une image du club (et plus généralement de la ville) assez médiocre aux yeux d'une partie de la société française. Une des raisons de cette exigence est que le club n'est jamais parvenu à gagner le Bouclier de Brennus, malgré le fait que de grands joueurs (Amédée Domenech, Jean-Luc Joinel, Olivier Magne, Alain Penaud, etc) aient joué sous ses couleurs. Nonobstant cet aspect négatif, il est en revanche très fidèle aux rencontres que le club dispute au Stade Amédée-Domenech. Les taux d'affluence enregistrés ces dernières saisons dans cette enceinte, encore appelée par une grande majorité des supporters le Stadium, sont relativement corrects pour une ville comme Brive-la-Gaillarde, devenue, de par sa population, l'une des plus petites de l'élite du rugby français.
Lors de cette même saison 2011-2012, un projet de rapprochement entre le CAB et l'USA Limoges fut initié le 10 janvier 2012 par le président du club briviste Jean-Jacques Bertrand. Ceci dans le but de créer une franchise régionale, chose inédite en France. Spontanément, ce projet rencontra une large et farouche opposition des supporters. Alors que les partisans du projet taxaient leurs adversaires de sectarisme, les opposants organisèrent une mobilisation jamais vue auparavant, témoignant ainsi l'attachement viscéral de toute une ville à son maillot. L'immense majorité des amoureux du CAB déclarènt préférer voir leur club jouer sous sa forme initiale en Pro D2 plutôt que de voir une franchise régionale "brivisto-limougeaude" évoluer dans l'élite. La mobilisation sans faille de ces derniers fut payante, le président Bertrand retirera son projet un mois plus tard.
Aujourd'hui, malgré la rélégation en Pro D2, la passion et le respect des valeurs du rugby sont restées intactes chez le peuple coujou, même si la descente a tout de même entrainé une légère baisse des affluences. Témoignage du roman d'amour entre le club et ses fidèles supporteurs, le Kop Cabiste voit le jour duant la saison 2012-2013.
Statistiques du CA Brive [modifier]
Matchs joués [modifier]
| Rang | Joueur | Poste(s) | Total de matches disputés | Championnat de France | Challenge Du Manoir | Coupe d’Europe | Challenge Européen |
| 1 | Jean-Claude Roques | Ouvreur | 373 | 247 | 89 | - | - |
| 2 | Loïc Van Der Linden | 3e ligne aile | 356 | 259 | 72 | 12 | 11 |
| 3 | Eric Alégret | 2e ligne | 349 | 262 | 67 | 14 | 3 |
| 4 | Alain Penaud | Ouvreur | 334 | 263 | 43 | 16 | 11 |
| 5 | Didier Faugeron | Arrière, ailier | 323 | 255 | 68 | - | - |
| 6 | Eric Alabarbe | Pilier | 319 | 259 | 60 | - | - |
| 7 | Richard Crespy | Pilier | 311 | 221 | 58 | 14 | 17 |
| 8 | Jacques Genois | 2e ligne | 284 | 223 | 61 | - | - |
| 9 | Jean-Pierre Dales | Pilier | 277 | 216 | 61 | - | - |
| 10 | Rodolphe Modin | Demi de mêlée | 220 | - | - | - | |
| 11 | Jean-Luc Joinel | 3e ligne aile | 218 | - | - | - |
Essais marqués [modifier]
| Rang | Joueur | Poste(s) | Nombre d’essais |
| 1 | Jean-Pierre Puidebois | Ailier | 115 |
| 2 | Pierre Besson | Ailier | 99 |
| 3 | Didier Faugeron | Arrière, ailier | 93 |
| 4 | Rodolphe Modin | Demi de mêlée | 59 |
| 5 | Christophe Deschamps | Ailier | 53 |
| 6 | Gérard Burguet | 3e ligne aile | 52 |
| 7 | Alain Penaud | Ouvreur | 44 |
| 8 | Laurent Desnoyer | Ailier | 43 |
| 9 | Michel Yachvili | 3e ligne aile | 41 |
| 10 | Amédée Domenech | Pilier | 36 |
Points buteur inscrits [modifier]
| Rang | Joueur | Nombre de points |
| 1 | Jean-François Thiot | 1796 |
| 2 | Sébastien Viars | 1056 |
| 3 | Valentin Courrent | 1044 |
| 4 | Christophe Lamaison | 693 |
Le stade Amédée-Domenech [modifier]
Le stade Amédée-Domenech est le stade du CA Brive. Doté de 15 000 places, ce dernier pourrait voir sa capacité grandir d'ici peu. L’ancien propriétaire du club Daniel Derichebourg avait fait de la rénovation du stade un de ses objectifs. Aujourd'hui, ce projet n'a que partiellement abouti via une petite tribune derrière les poteaux accueillant places assises et loges.
Notes et références [modifier]
- Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
- Les budgets à la hausse, sur www.lequipe.fr, L'Équipe, 9 août 2010. Consulté le 21 septembre 2011
- Cartographie des budgets des clubs de rugby du top 14, 2011-2012, sur www.le-cartographe.net. Consulté le 11 septembre 2011
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Stade Amédée-Domenech
- Bilan par saison du Club athlétique Brive Corrèze Limousin
- Historique du parcours européen du Club athlétique Brive Corrèze Limousin
- Liste des joueurs du Club athlétique Brive Corrèze Limousin
Bibliographie [modifier]
- Brive, un grand parmi les grands du rugby, de Thierry Degoulange, édité en décembre 1976. Préface d'Élie Pebeyre, président général du CA Brive, membre du comité directeur de la Fédération française de rugby.
- Destins croisés de François Duboisset avec la collaboration de Patrick Sébastien.
- Rugby au coeur, 1910-2010, 100 ans d'histoire au CA Briviste.
