Viam

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Viam
Blason de Viam
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Canton Bugeat
Intercommunalité Communauté de communes Bugeat - Sornac - Millevaches au Cœur
Maire
Mandat
Michèle Guillou
2014-2020
Code postal 19170
Code commune 19284
Démographie
Population
municipale
111 hab. (2011)
Densité 3,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 36″ N 1° 53′ 04″ E / 45.61, 1.8844444444445° 36′ 36″ Nord 1° 53′ 04″ Est / 45.61, 1.88444444444  
Altitude Min. 632 m – Max. 850 m
Superficie 29,99 km2
Localisation

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Viam est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Massif central située sur le plateau de Millevaches.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces humaines remontent au néolithique. Ce sont deux haches polies et des silex taillés découverts à six endroits. A la période gallo-romaine, une voie venant de Limoges traverse la commune. Sept sites correspondent à des vestiges de construction, le plus important occupant un plateau du domaine de Plazanet où une colonne double fut mise au jour. Deux sépultures à incinération ont été découvertes à proximité. L'une, datée du Ier siècle de notre ère, reposait sous une butte de terre (tumulus) de 15 mètres de diamètre. L'autre, constituée par un coffre funéraire en granite, date de la fin du IIe siècle. Un autre coffre funéraire, très particulier, comprenait trois réceptacles[1].

La paroisse de Viam semble attestée dès l’an mil. En 1154, une bulle du pape Adrien IV, confirme la propriété de l'église à l'abbaye de Tulle[2]. Au village de Plazanet, seize silos, répartis en trois groupes appartenaient à une ferme de cette époque. Près du village de Monceaux, les vestiges d’un château occupent un promontoire dominant la Vézère. En 1514, un Laurent de Monceaux était curé de Viam. Au milieu du XIVe siècle, le château de Monceaux, propriété du seigneur de Murat de Tarnac, est vendu à la famille Comte, bourgeois de Treignac, anoblis par la suite[3]. À la fin du XVIIe siècle, Les armoiries de Pierre Comte, sieur du Monceaux de Viam, se blasonnent ainsi : d'argent à un arbre de sinople[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Viam Blason D'argent à un arbre arraché de sinople sommé d'une colombe de gueules, au chef d'azur à trois étoiles d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Armand Terracol    
mars 2008   Michèle Guillou[5]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 111 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 541 643 601 671 729 796 767 845
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
792 744 821 837 872 919 915 918 890
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
831 887 821 649 568 507 506 398 313
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
276 213 160 141 133 132 119 118 111
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Viam[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de Viam a été probablement bâtie au XIIe siècle, comme l'évoque sa structure générale. Elle est construite sur un promontoire rocheux, tous ses murs reposant sur celui-ci. Bien située, elle domine le Lac, la place du village et les bâtiments alentours. De dimensions modestes et d’apparence sévère, elle se remarque par sa silhouette aux proportions harmonieuses, par la qualité de sa construction, par l’intérêt de son espace intérieur, par le soin de son décor sculpté et par sa polychromie.

Essentiellement romane, avec des murs épais, des ouvertures étroites côté sud, un chevet demi-circulaire, assez rare en Corrèze et des modillons de différents profils régnant sous la corniche. L'édifice intérieur est long de 22 m, la largeur et la hauteur moyenne sont de 5 m. L’église est composée d'une nef unique, de trois travées et six colonnes, dont les chapiteaux à feuillages ornés de volutes stylisées, annoncent l'art gothique.  Le plafond d'origine était en bois, comme dans beaucoup d'églises romanes de cette époque, c’est aux XIIIe et XIVe siècles qu’il sera remplacé par une voûte en pierres de style gothique avec croisées d'ogives. À cette époque l'église sera « remaniée », puisque ce style gothique se retrouve aussi sur l'entrée principale et sur la porte latérale droite.

Le clocher-mur, à deux niveaux, est flanqué d'imposants contreforts. Dans sa partie supérieure se trouve une double arcade en plein cintre dans laquelle se balancent deux cloches. L'une, datant de 1581, pèse 120 kg. L’autre pesant 245 kg date de 1866. Le portail d'entrée a plusieurs voussures en arc brisé ; il est surmonté d'un fronton triangulaire en bas relief qui abrite une coquille.  L'église Saint-Martin a été classée monument historique en 1976.

Édifices[modifier | modifier le code]

Sur l’ensemble du territoire de la commune de Viam, il existe de nombreuses croix, souvent en granit et de formes diverses.

Barrage[modifier | modifier le code]

Le barrage EDF de Monceaux-La-Virole, a été édifié sur la rivière Vézère.

Les travaux de construction du barrage ont débuté en 1940.

La mise en eau a été effectuée en 1946.

Quelques chiffres :

  • hauteur du barrage sur fondations : 34 m ;
  • superficie du lac : 183 ha ;
  • volume de la retenue (côte maximale) : 20 millions de m3 ;
  • débit normal de la rivière : 6,7 m3/s ;
  • débit maximal de la rivière : 140 m3/s ;
  • débit prise d’eau : 13 m3/s.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • 2004 : VIAM en Millevaches raconte son passé
  • 2005 : La Gare de VIAM
  • 2006 : HISTOIRE et histoires de VIAM
  • 2008 : Il était une fois VIAM
  • 2013 : L'église de Viam par ceux qui l'ont restaurée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Mécénat populaire pour l’église de Viam[modifier | modifier le code]

L'église de Viam est le plus ancien édifice de la commune.

Depuis le début des années 1990, plusieurs études et rapports ont mis en évidence l'urgence d'une restauration générale, de ce qui constitue la mémoire architecturale de Viam.

Pour mener à bien ce projet évalué à 683 000,00 € HT la commune a obtenu l’aide de l’État (50 %), du conseil régional du Limousin (10 %) et du conseil général de la Corrèze (17,5 %). Cependant la part à la charge de la commune reste élevée, pour ses 120 habitants.

Aussi en partenariat avec la Fondation du Patrimoine, la municipalité de Viam et l’association « Les Gens de Viam », ont décidé de lancer une grande souscription publique, qui fait appel au mécénat populaire, afin d’alléger cette charge communale. Chacun, particuliers, entreprises, professions libérales, associations, pourra participer ainsi à ce grand projet de sauvegarde et de valorisation du patrimoine national de proximité.


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Lintz, Quels sont les premiers habitants de Viam, dans il était une fois Viam, 2008, p. 4-25.
  2. Jean-Baptiste Champeval, Cartulaire des abbayes de Tulle et de Rocamadour, Brive, 1903, n° 602.
  3. Ch. Jean-Baptiste Poulbrière, Dictionnaire Historique et Archéologique des paroisses du diocèse de Tulle, 2° édition, Brive, t. 3, 1966, p. 483-486.
  4. Ch. Charles d'Hozier, Armorial général de France, généralité de Limoges; publié par J. Moreau de Pravieux, Collège héraldique de France -impr. de Darantière (Dijon), 1895, p. 74 n° 88 .
  5. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011