Chamberet

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Chamberet
Blason de Chamberet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Canton Treignac
Intercommunalité Communauté de communes de Vézère Monédières
Maire
Mandat
Daniel Chasseing
2014-2020
Code postal 19370
Code commune 19036
Démographie
Gentilé Chambertois, Chambertoise[1].
Population
municipale
1 333 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 03″ N 1° 43′ 14″ E / 45.5841666667, 1.72055555556 ()45° 35′ 03″ Nord 1° 43′ 14″ Est / 45.5841666667, 1.72055555556 ()  
Altitude Min. 376 m – Max. 727 m
Superficie 69,85 km2
Localisation

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Chamberet (Chambarèt en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Massif central située sur le plateau de Millevaches dans le parc naturel régional de Millevaches en Limousin, au centre du Limousin près de Treignac au nord de la Corrèze, à proximité du Mont Gargan et des Monédières.

La commune est arrosée par deux affluents de la Vézère : le Bradascou qui y prend sa source, et la Soudaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Chamberet apparaît pour la première fois en 930, lors de l'arrivée des reliques de saint Dulcet marque la création du bourg[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chamberet Blason Parti, au 1er , coupé au 1 d'or à deux lions léopardés de gueules, au 2, de sable au lion d'or, au 2e, fascé d'argent et de gueules à six pièces, les fasces d'argent chargées chacune de trois mouchetures d'hermine de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ??? mars 1965 René Chaumeil PCF Marbrier/tailleur de pierre - conseiller général du canton de treignac (1937-1940) et (1945-1979)
mars 1965 mars 2001 Raymond Nicaud   Médecin
mars 2001 en cours[3] Daniel Chasseing UMP puis UDI Conseiller général

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 333 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 215 2 465 2 394 2 686 2 656 2 827 2 848 2 958 2 633
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 596 2 841 2 864 2 798 2 946 3 026 3 189 3 279 3 406
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 401 3 416 3 308 3 054 2 544 2 643 2 517 2 173 1 803
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 673 1 413 1 415 1 470 1 376 1 304 1 319 1 319 1 333
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L’économie de la commune est tournée vers le tourisme, avec un hôtel, un camping, sept gîtes, un village « espace nature », des roulottes et des chalets découvertes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Dulcet (église paroissiale) date du XIIe siècle. Elle a été restaurée à différentes époques suite à divers incendies et autres catastrophes.

  • Au Xe siècle, l'église et les maisons étaient en bois, ce n'est que de 1127 à 1137[6] que l'église actuelle fut construite par les moines d'Uzerche et les Comborn[7].
  • Les reliques de saint Dulcet, furent transportées à Chamberet afin qu'elles échappent aux bandes de Normands qui mettaient l'Aquitaine à feu et à sang en Au XIIe siècle[8].
  • Le clocher, détruit pendant les guerres religieuses, a été reconstruit en 1660.
  • Frappée par la foudre au matin de Noël 1818[9], l'effondrement du clocher provoquera trois mort pendant l'office.
  • En 1881 (le 29 juillet), le feu venant d'une boulangerie voisine causera la perte de la sacristie alors couverte de bardeaux de bois.
  • L'église a été restaurée à la fin du XIXe siècle[10].

Depuis le 25 juin 1981, sont classés aux monuments historiques, dans l'église de Chamberet, les éléments suivants :

  • la grande châsse émaillée du XIIIe siècle, représentant la mise au tombeau de saint Dulcide
  • le bras reliquaire en cuivre du XIVe siècle

Autres monuments :

  • borne fontaine, datée de la deuxième moitié du ou du début du XIXe siècle ;
  • Château d'Enval, construit du XVIIe au XIXe siècle, inscrit avec son parc paysager de la fin du XIXe à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 29 mai 1991[11] ;
  • chapelle Saint-Dulcet (peut-être du XVIIIe siècle, restaurée en 1827[12]) ;
  • chapelle Saint-Nicolas (reconstruite en 1827, elle existait au XIe siècle[13])
  • l’ancien presbytère était installé dans un manoir de la deuxième moitié du XVIe siècle, et a été restauré à la fin du XIXe siècle[14]

La Maison de l'Arbre s'enracine dans le tourisme régional et sensibilise le public autour de trois thèmes : les tourbières, le rôle des champignons dans l'écosystème forestier et, une étude approfondie de ce qu'est un lichen.

L’arboretum est constitué d'une collection de 105 espèces différentes, d'un fructicetum, d'une collection de plantes aquatiques, d'une bambouseraie, d'un étang, d’une pommeraie constituée exclusivement de variétés locales, dont la reinette brune museau de lièvre de la Corrèze et la pomme reinette dorée rouge des vergnes sainte germaine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Événements et manifestations[modifier | modifier le code]

Le quarante-deuxième Tour du Limousin traversa la commune, le mardi 18 août 2009, lors de la première étape : Limoges - Ussel.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ville de Chamberet », sur http://www.conseil-general.com/ (consulté le 3 février 2014)
  2. [1] Site de la commune
  3. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Construction en 1137
  7. Relation au monastère d'Uzerche
  8. Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze
  9. Manoir Renaissance, autrefois presbytère à Chamberet
  10. Notice sur la Base Mérimée, consultée le 22 août 2008
  11. Notice sur la Base Mérimée, consultée le 22 août 2008
  12. Notice sur la Base Mérimée, consultée le 22 août 2008
  13. Notice sur la Base Mérimée, consultée le 22 août 2008
  14. Notice sur la Base Mérimée, consultée le 22 août 2008
  15. [2]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Maurice Gady, Chamberet (monographie historique), imprimerie Lachaise, Brive, 1948 (plaquette de trente pages épuisée ; AD Corrèze Br 188)
  • Daniel Borzeix, Histoire de Chamberet, tome I, des origines à la fin du XVIe siècle, Treignac, éditions Les Monédières, 1981 (épuisé, seul tome paru).
  • Paul Estrade (sous la dir. de), Les Forçats espagnols des GTE de la Corrèze (1940-1944), 2004, (dont le témoignage de M. et Mme Peyraud, de Chamberet)
  • Yves Lavalade, Les Noms de lieux de la commune de Chamberet, Treignac, éditions Les Monédières, 2005.
  • Le xxe siècle en Limousin, Treignac, éditions Les Monédières, 2001 (dont Éric Moratille, Évolution politique du canton de Treignac ; Jan dau Melhau, Marcelle Delpastre : Entre deux mondes, entre deux langues et André Plantadis, son témoignage de maire de Soudaine-Lavinadière).
  • Daniel Borzeix, Le Pays de Treignac autrefois, Treignac, éditions de L'Esperluette, 2011.
  • Monique Borzeix, "Histoire des écoles du canton de Treignac", éditions de L'Esperluette, 2013.
  • Yves Lavalade, "Les noms de lieux du canton de Treignac", éditions de L'Esperluette, 2014 (dont évidemment Chamberet, pp. 28-51).