Jean Ier le Posthume

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Jean Ier
Jean Ier le Posthume.
Jean Ier le Posthume.
Titre
Roi de France et de Navarre
14 novembre 131619 novembre 1316
5 jours
Couronnement Jamais couronné
Régent Philippe de Poitiers (1316)
Prédécesseur Louis X
Successeur Philippe V
Biographie
Dynastie Capétiens
Date de naissance 14 novembre 1316
Lieu de naissance Paris (France)
Date de décès 19 novembre 1316 (à 5 jours)
Lieu de décès Paris (France)
Père Louis X
Mère Clémence de Hongrie

Jean Ier le Posthume
Rois de France

Jean Ier, dit « le Posthume »[1],[2] roi de France et roi de Navarre, était le fils posthume de Louis X le Hutin et de Clémence de Hongrie. Né dans la nuit du 14 au 15 novembre 1316, il ne vécut que cinq jours. Il fut enterré dans la basilique de Saint-Denis. Le comte de Poitiers, alors régent, fut proclamé roi de France sous le nom de Philippe V.

Biographie[modifier | modifier le code]

Conséquences de sa mort[modifier | modifier le code]

« Jean I · roy de France · » (1316) - vue d’artiste (de Jean Dassier (1676-1763)). Buste du roi à droite, la tête ceinte d’une couronne fleurdelisée.
Bibliothèque nationale de France.

La mort prématurée de Jean Ier amena le premier problème de succession de la dynastie capétienne.

Quand Louis X le Hutin, son père, mourut sans fils pour lui succéder, c'était la première fois depuis Hugues Capet que la succession de père en fils des rois de France était interrompue. On décida alors d'attendre que la reine Clémence, qui était enceinte, mette son enfant au monde. Et pour l'heure, le frère du roi, Philippe, fut chargé de la régence du royaume contre son oncle Charles de Valois. La naissance d'un enfant mâle était donc très attendue pour donner à la France son roi.

Le problème de succession demeura quand le nourrisson, proclamé roi de France sous le nom de Jean Ier, mourut cinq jours après sa naissance, sort qui fit de lui « le seul roi de France à avoir régné de sa naissance à sa mort »[3]. Son oncle, après l'avoir fait reconnaître roi au cours de la cérémonie d'enterrement à Saint-Denis[4], monta sur le trône, aux dépens de sa nièce de cinq ans Jeanne, fille de Louis le Hutin et de Marguerite de Bourgogne.

Hypothétique survie[modifier | modifier le code]

Diverses légendes circulèrent sur cet enfant royal. Elles furent notamment reprises par Maurice Druon dans les tomes 4 et 6 de sa série Les Rois maudits et par Gilbert Bordes dans La Peste noire. Tout d'abord, la rumeur voulut que son oncle Philippe V ou sa cousine Mahaut d'Artois, l'avait fait empoisonner[5].

Ensuite, une histoire étrange survenue quelques dizaines d'années plus tard vint lancer la rumeur que le petit roi Jean n'était pas mort. Pendant la captivité de Jean II (1356-1360), un homme du nom de Giannino Baglioni prétendit être Jean Ier et donc l'héritier de la couronne. Il essaya de faire valoir ses droits, mais fut fait prisonnier en Provence. Cet homme mourut en captivité en 1363. Un livre de la série Les Rois maudits, fait le point sur ce fait. C'est Cola di Rienzo qui fit fabriquer les faux censés attester que Giannino Baglioni était Jean Ier le Posthume, puis qui tenta de le placer sur le trône de France afin de renforcer son pouvoir à Rome. Peu après leur rencontre en 1354, Cola di Rienzo fut assassiné, et Giannino attendit deux ans avant de faire état de ses prétentions. Il se rendit à la cour de Hongrie où le roi Louis Ier de Hongrie, neveu de Clémence de Hongrie, le reconnut comme le fils de Louis X et de Clémence. En 1360, Giannino se rendit à Avignon, mais le pape Innocent VI refusa de le recevoir. Après plusieurs tentatives pour se faire reconnaître, il fut arrêté et emprisonné à Naples, où il mourut en 1363.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]