Basilique Sainte-Marie-Majeure

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Basilique
Sainte-Marie-Majeure
Vue de la face de la basilique Sainte-Marie-Majeure.
Vue de la face de la basilique Sainte-Marie-Majeure.
Présentation
Nom local Basilica di Santa Maria Maggiore
Culte Catholique romain
Type Basilique
Rattachement Archidiocèse de Rome (siège)
Début de la construction Ve siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Style dominant Paléochrétien et baroque
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie-Drapeau du Vatican Vatican
Région Latium
Département Rome
Commune Rome (Possessions Pontificales)
Coordonnées 41° 53′ 51″ N 12° 29′ 55″ E / 41.897564, 12.498605 ()41° 53′ 51″ Nord 12° 29′ 55″ Est / 41.897564, 12.498605 ()  

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La basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome est l'une des quatre basiliques majeures. Elle est la propriété du Vatican. C'est le plus grand monument et la plus ancienne église romaine consacrée à la Sainte Vierge.

Histoire[modifier | modifier le code]

La légende raconte que la nuit du 4 au 5 août 358, la Vierge apparut en rêve au pape saint Libère, ainsi qu'à un riche romain nommé Jean. Elle demanda d'ériger un sanctuaire à un lieu déterminé. Au matin, constatant qu'il avait neigé en plein mois d'août, à l'endroit que la Vierge leur avait indiqué, le pape ordonna de construire la basilique Liberiana de "Santa Maria ad Nives" (« Sainte-Marie-aux-Neiges ») sur la surface enneigée en haut de la colline Esquilin.
Le retable de Sassetta, Vierge et l'Enfant en majesté, avec quatre anges, saint Jean Baptiste, saint Pierre, saint François et saint Paul dite, La Madone des neiges, v. 1432, exécuté pour la chapelle San Boniface de la Cathédrale de Sienne, et conservé dans la Galerie Palatine de Florence, représente dans sa prédelle la fondation de la Basilique au lendemain de cette chute de neige[1].

Architecture[modifier | modifier le code]

La basilique Sainte-Marie-Majeure est, avec son plan basilical aux nobles proportions, ses mosaïques, ses imposantes chapelles polychromes de la Contre-Réforme, un abrégé des grandes étapes de l'art chrétien à Rome.

La nef renferme encore des colonnes ioniques datant de ce premier sanctuaire. L'édifice est ensuite remanié à la Renaissance par un plafond à caisson. Puis, durant l’époque baroque sont construites les deux coupoles, ainsi que les façades occidentale et orientale.

Sa façade initiale conserve des mosaïques de Filippo Rusuti, quelque peu dissimulées par la façade ajoutée au XVIIIe siècle, avec sa loggia à trois arcades précédée d'un portique. Elle est l'œuvre, comme le baldaquin soutenu par des colonnes de porphyre rouge, de Ferdinando Fuga, au service de Benoît XIV.

Elle abrite dans la Cappella Paulina (ou Borghesiana) le tombeau de Pauline Bonaparte, sœur de Napoléon.

Le campanile haut de 75 mètres remonte au Moyen Âge, il est le plus haut de Rome. En style roman, polychrome, il fut reconstruit durant le pontificat de Grégoire XI, sur un embasement précédent. Il subit de nombreuses modifications au cours des siècles. Au XVIe siècle, une flèche pyramidale fut ajoutée au sommet.

La première crèche et reliques[modifier | modifier le code]

Reliques du Saint Berceau
Christ en majesté, mosaïque de la façade de la basilique Sainte-Marie-Majeure, par Filippo Rusuti
  • Dans cette basilique est conservée la première crèche qui ait été réalisée en pierre. On la doit au pape Nicolas IV qui en 1288 passa commande à Arnolfo di Cambio d'une représentation de la Nativité. Cette tradition remonterait l'an 432 lorsque le pape Sixte III (432-440) aurait créé dans la basilique originelle une "grotte de la Nativité" inspirée de celle de Bethléem, ce qui fit donner à cette église le nom de Notre-Dame ad praesepem (du latin : praesepium, "mangeoire")[2].
  • Des pèlerins revenant de Terre sainte en ramenèrent par ailleurs de précieux fragments du bois du Saint Berceau (en italien Sacra Culla, du latin Cunabulum), qui sont encore aujourd'hui conservés dans un reliquaire doré[3].

Chapelle Pauline[modifier | modifier le code]

Bâtie en 1611 par Flaminio Ponzio sous Paul V Borghèse, elle possède un plan identique à la Chapelle Sixtine, de l'autre côté de la nef. Surplombée par la première coupole peinte sans être divisée par des nervures (Ludivico Cardi, dit le Cigoli), la chapelle présente le retable de la Vierge à l'Enfant plus connu sous le nom de Salus populi romani et objet de vénération à travers les siècles.

Archiprêtres[modifier | modifier le code]

Comme pour les trois autres basiliques majeures, la fonction d'archiprêtre de Sainte-Marie-Majeure est assurée par un cardinal.

Liste depuis 1896 :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires,‎ 2000 (ISBN 2-84459-006-3), p. 84
  2. Elsa Bragaglia et al., Quaderno di religione, Bologna, Ed Dehoniane, 2005.
  3. Il "Presepio" di Arnolfo di Cambio (consulté le 10.12.2006).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]