Guillaume aux Blanches Mains

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Guillaume de Champagne
Image illustrative de l'article Guillaume aux Blanches Mains
Biographie
Naissance 1135
Décès 1202
à Laon (France)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
1179 par le pape Alexandre III
Titre cardinalice Cardinal
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 1164
Fonctions épiscopales Évêque de Chartres
Archevêque de Sens
Archevêque de Reims

Blason

Guillaume de Champagne, dit Guillaume de Blois ou Guillaume aux Blanches Mains, né en 1135, mort en 1202 à Laon, fut évêque de Chartres (1164-1176) archevêque de Sens (1169-1176), puis archevêque de Reims (1176-1202). À ce titre, il fut le premier duc et pair de Reims.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était fils de Thibaut IV, comte de Blois et de Champagne, et de Mathilde de Carinthie. Sa sœur,Adèle de Champagne, épousa le roi Louis VII de France le 13 novembre 1160 et fut la mère de Philippe Auguste.

Destiné très jeune à une carrière ecclésiastique, il fut éduqué par Bernard de Clairvaux. Chanoine de Saint-Quiriace de Provins, puis prévôt des églises de Soissons et de Troyes, il fut élu évêque de Chartres en 1164. Malgré son jeune âge et les réticences du pape Alexandre III, il fut confirmé sur ce siège. En 1169, le chapitre de Sens le choisit comme archevêque mais il conserva le diocèse de Chartres.

Il accorda des privilèges à la cité de Villeneuve-l'Archevêque qui venait d'être fondée et organisa le rétablissement des règles qui s'étaient relâchées dans certains monastères.

À la mort de l'archevêque Henri de France en novembre 1175, le chapitre de Reims le choisit pour lui succéder et il renonça alors aux diocèses de Chartres et de Sens. En 1179, il fut créé cardinal et sacra roi de France son neveu Philippe II Auguste.

Il accorda en 1182 plusieurs chartes dont la « charte willelmine » qui était destinée aux bourgeois de Reims et qui resta en usage pendant plus de cinq siècles. Il accorda aussi la « charte d'Heutrégiville et Saint-Masmes », plus ancienne et moins libérale que la plupart des autres textes qu'il écrivit. Il fut également l'initiateur de la «loi de Beaumont »[1], loi qui affranchissait, entre autres, les habitants des localités de toute servilité envers le seigneur.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri d'Arbois de Jubainville, Loi de Beaumont (texte latin inédit), Bibliothèque de l'école des chartes, 1951, volume 12, n° 12, pp. 248-256