François II (roi de France)

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François II
François II de France par François Clouet, vers 1560, pierre noire et sanguine, 337 x 243 mm, Paris, bibliothèque nationale de France.
François II de France par François Clouet, vers 1560, pierre noire et sanguine, 337 x 243 mm, Paris, bibliothèque nationale de France.
Titre
Roi de France
10 juillet 15595 décembre 1560
1 an, 4 mois et 25 jours
Couronnement 21 septembre 1559,
en la cathédrale de Reims
Prédécesseur Henri II
Successeur Charles IX
Roi consort d'Écosse
24 avril 15585 décembre 1560
Monarque Marie Ire
Prédécesseur Marie de Guise
Successeur Henry Stuart
Biographie
Dynastie Valois Angoulême
Nom de naissance François de France
Date de naissance 19 janvier 1544
Lieu de naissance Fontainebleau (France)
Date de décès 5 décembre 1560 (à 16 ans)
Lieu de décès Orléans (France)
Père Henri II de France
Mère Catherine de Médicis
Conjoint Marie Ire d'Écosse
Héritier Charles de France (1559-1560)
Résidence Château de Blois

François II (roi de France)
Rois de France

François II (Fontainebleau, le 19 janvier 1544 - Orléans, le 5 décembre 1560), fut roi de France du 10 juillet 1559 jusqu'à sa mort l'année suivante.

Fils aîné d'Henri II et de Catherine de Médicis, il monte sur le trône de France à l'âge de quinze ans après la mort accidentelle de son père le 10 juillet 1559. Son règne éphémère n’a duré qu'un an et cinq mois mais constitue un prélude majeur au déclenchement des guerres de religion.

Son règne est en effet marqué par une importante crise politique et religieuse. À son avènement, il confie les rênes du gouvernement aux Guise, les oncles de son épouse Marie Stuart, reine d'Écosse, partisans d’une politique de répression à l'égard des protestants. Après la conjuration d’Amboise, il entame la mise en place d'une conciliation à l'égard des réformés mais se montre implacable face aux émeutiers qui mettent à mal son autorité dans les provinces.

Son règne est également marqué par l'abandon de l'Écosse, du Brésil et, sous l’effet du Traité du Cateau-Cambrésis, de la Corse, de la Toscane, de la Savoie et de la quasi-totalité du Piémont. Il marque, au profit de l’Espagne, le point de départ de l’affaiblissement de l’influence française en Europe.

Enfance et éducation (1544 - 1559)[modifier | modifier le code]

François a reçu le prénom de son grand-père, le roi François Ier. Il naît onze ans après le mariage de ses parents. Cette période de stérilité de sa mère, Catherine de Médicis, aurait pu être cause de la répudiation de cette dernière. Baptisé le 10 février 1544 à la chapelle des Trinitaires à Fontainebleau, François est d'abord élevé au château de Saint-Germain-en-Laye. Ses parrains et marraines sont le pape Paul III, François Ier, la République de Venise et sa grande-tante Marguerite d'Angoulême. Fait chevalier par son grand-père lors de son baptême, il reçoit le gouvernement du Languedoc en 1546. Il devient dauphin de France à la mort de son grand-père François Ier en 1547.

Au sortir de la petite enfance, François reçoit pour gouverneur Jean d'Humières et pour précepteur Pierre Danès, helléniste d'origine napolitaine. La danse lui est enseignée par Virgilio Bracesco et l'escrime par Hector de Mantoue. Par l'accord signé à Châtillon le 27 janvier 1548, il est fiancé dès l'âge de cinq ans à Marie Stuart, reine d'Écosse et petite-fille de Claude de Lorraine, premier duc de Guise. Il l'épouse, dans la cathédrale Notre-Dame, le 24 avril 1558 et devient roi consort d'Écosse.

Accession au trône[modifier | modifier le code]

Le 10 juillet 1559, François succède à son père Henri II, mort accidentellement. C’est un adolescent de quinze ans. Selon la loi, il est majeur et n'a théoriquement pas besoin de s'entourer d’un conseil de régence[1], mais, jeune, inexpérimenté et de santé fragile, il délègue son pouvoir aux oncles maternels de son épouse, les Guise. Cette transmission du pouvoir se fait avec l'accord de la reine Catherine de Médicis. Le premier jour de son règne, François II avait commandé à ses quatre secrétaires d'État de s'adresser à sa mère, mais celle-ci, accablée par la mort de son époux, les recommanda plutôt aux Guise[2].

Les deux frères aînés de cette grande famille nobiliaire avaient déjà tenu un rôle majeur pendant le règne d’Henri II : le duc François de Guise était l’un des chefs militaires les plus réputés de l'armée royale et le cardinal Charles de Lorraine a été associé aux plus importantes négociations et affaires du royaume. À l’avènement du jeune roi, les deux frères se répartissent les charges du pouvoir ; le duc de Guise prend en main la direction de l'armée royale et le cardinal de Lorraine celle des finances, de la justice et de la diplomatie[3].

Cet avènement des Guise se réalise au détriment de leur ancien rival, le connétable Anne de Montmorency. Le « tout-puissant » favori du règne précédent doit s'effacer. Sur la recommandation du nouveau roi, il quitte la cour et rejoint ses riches domaines pour prendre du repos. L’ancienne favorite Diane de Poitiers est également priée de ne plus paraître à la cour ; son protégé Jean Bertrand doit rendre les sceaux au chancelier François Olivier que Diane avait fait démettre quelques années plus tôt. Il s’agit d’une véritable révolution de palais[4]. Les Guise s'imposent comme les nouveaux maîtres de la cour. Les faveurs et privilèges que leur accorde le roi sont nombreux[5]. L'un des plus significatifs est l'attribution au duc de Guise de la charge de grand-maître, alors que le connétable avait obtenu du précédent roi la survivance de cette fonction pour son fils François de Montmorency.

Le 21 septembre 1559, François II est sacré à Reims par le cardinal de Lorraine. Puis la cour rejoint la vallée de la Loire. Le château de Blois et les forêts de la région sont les lieux de prédilection du nouveau roi. François II adopte comme emblème un soleil et comme devise Spectanda fides (traduction : C'est ainsi qu'on doit respecter la foi) et Lumen rectis (traduction : La lumière est dans la droiture).

Règne (1559 – 1560)[modifier | modifier le code]

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Le règne de François II est dominé par une importante crise financière, politique et religieuse. L'impopularité de sa politique répressive à l'égard du protestantisme, amène des gentilshommes protestants à monter un coup d’État contre ses principaux conseillers, les Guise ; c’est le choc de la conjuration d’Amboise. Face au mécontentement grandissant, le gouvernement décide alors de tenter la conciliation. Sous l’influence de la reine Catherine de Médicis, il inaugure la mise en place d'un dialogue avec les tenants de la nouvelle religion mais demeure implacable face aux agitateurs. Jusqu’à la fin de son règne, le royaume de François II est paralysé par une vague de révoltes locales, prémices des guerres de religion. Face au soulèvement protestant, le jeune roi se montre de plus en plus autoritaire et entend faire la guerre aux rebelles pour faire respecter son autorité bafouée.

L’impopularité du gouvernement des Guise[modifier | modifier le code]

François de Lorraine, duc de Guise.
Portrait au crayon par François Clouet.

À peine placés à la tête de l’État, les Guise font l’objet dans tout le royaume de profonds mécontentements. Un mouvement d’opposition mené par les deux principaux princes du sang conteste leur mainmise du pouvoir et les mesures qu’ils prennent dans l’exercice de leur fonction.

Les Guise pâtissent d’un manque de légitimité. Pour leurs adversaires, ce ne sont que d’ambitieux étrangers[6] qui ne sont au pouvoir que parce qu’ils ont la faveur du roi[7]. On leur reproche de profiter de la jeunesse du prince pour imposer leur pouvoir arbitraire. Un mouvement d’opposition conteste leur monopole du pouvoir et leur oppose les princes du sang comme Antoine de Bourbon, roi de Navarre. Des théoriciens comme François Hotman, estiment que la position de principal conseiller lui revient de droit en tant que descendant de saint Louis et héritier du trône de France en cas de disparition de la branche régnante des Valois-Angoulême. Mais, faible de caractère, Antoine ne parvient pas à s’imposer aux Guise quand il se rend à la cour.

L’action politique du gouvernement est également contestée. Les Guise doivent faire face à une situation financière désastreuse. Après plusieurs décennies de guerres contre les Habsbourg, la dette publique se monte à 48 millions de livres. Avec seulement 12 millions de recettes annuelles, les Guise sont contraints, pour renflouer les caisses de l'état de mener une politique d'austérité draconienne qui contribue à leur impopularité[8]. Ils reportent ainsi le paiement des gages des militaires et des officiers du roi et le paiement des factures des fournisseurs de la cour. Les effectifs de l'armée sont réduits. De nombreux soldats se retrouvent sans emploi. Les frustrations naissent également au sein des gentilshommes de la cour, car les restrictions d’effectifs ne se font pas au détriment des régiments commandés par les Guise et de leurs amis.

Dans le domaine religieux, les Guise durcissent la politique répressive à l'égard des protestants, initiée par le roi Henri II. Sous l'effet de leur action politique, l'automne 1559 est marqué par une grande vague de perquisitions, d'arrestations et de confiscations de biens[9]. Le 23 décembre 1559, le conseiller-clerc Anne du Bourg, magistrat au parlement de Paris qui avait créé la polémique en contestant la répression, est publiquement exécuté à Paris en place de grève. Résolu de mettre un terme à la persécution et de faire reconnaître le droit du culte réformé, un groupe de gentilshommes montent le projet de renverser le gouvernement des Guise et de confier le pouvoir aux princes du sang, gagnés à la nouvelle religion. C'est la conjuration d'Amboise.

La conjuration d’Amboise[modifier | modifier le code]

L'exécution des conjurés
gravure de Tortorel et Perrissin, 1569-1570

Les conjurés ont le projet d’investir le palais avec la complicité des membres de la garde royale, de s’assurer de la personne du roi et d’éliminer les Guise en cas de résistance de leur part. Une importante troupe armée doit depuis l’extérieur assurer la sécurité de l’opération[10]. Les conjurés ont aussi vraisemblablement l’appui secret du prince Louis de Condé, le jeune frère ambitieux du roi Antoine de Navarre.

Pendant le mois de février, la cour reçoit plusieurs avertissements sur l'existence du complot. Face au danger grandissant, le conseil royal décide, sous l'influence de la reine Catherine de Médicis de faire des concessions. Le 8 mars 1560, le roi signe un édit qui offre une amnistie générale aux protestants[11]. Mais il est trop tard, le complot est déjà en marche. De toutes les provinces du royaume, des troupes d'hommes se dirigent vers le château d’Amboise où siège la cour. Dans les villes de Tours et d’Orléans, les conjurés leur distribuent de l’argent et des armes.

Mal organisée, la conjuration va se terminer en bain de sang. Son sort se joue dès le 15 mars quand le duc de Nemours parvient à arrêter plusieurs des principaux conjurés. Les jours suivants, désorientées, les troupes rebelles, composées de gens de pauvre condition, sont une à une faites prisonnières dans la forêt d’Amboise et ses environs. D'abord enclin à la clémence, le roi les fait relâcher en leur ordonnant de retourner chez eux. Mais le 17 mars, 200 hommes tentent de prendre d’assaut une porte de la ville au pied du château. Rapidement dispersés par le duc de Guise, les rebelles sont impitoyablement pourchassés. Plus d'une centaine d'entre eux sont exécutés, dont certains pendus au grand balcon du château. La répression durera plusieurs semaines et fera près de 1 200 victimes.

L’attitude des Guise à l'égard du prince de Condé est plus indécise. Le prince était arrivé entretemps à la cour et avait participé à la défense du château aux côtés de ses ennemis. L’interrogatoire des prisonniers le désignait clairement comme le bénéficiaire de la conjuration. Mais la parole de simples gens ne compte pas contre celle d'un prince de sang. Il fallait une preuve écrite irrécusable pour le mettre en accusation. Laissé libre à la cour, Condé s'échappa et rejoignit son frère Antoine dans le Sud-Ouest[12].

La politique de conciliation[modifier | modifier le code]

Portrait de Catherine de Médicis

Le déchainement de violence de la conjuration d’Amboise confirme l’opinion de la cour que la persécution des protestants ne fait qu’aggraver la crise religieuse. Sous l’influence de la reine Catherine de Médicis et des conseillers « moyenneurs », le gouvernement tente d'apaiser les tensions en mettant en place une politique de concorde[13].

Plusieurs mesures de clémence sont tout d'abord prises en faveur des protestants. Tout en interdisant les assemblées publiques, le gouvernement ordonne la libération de toutes les personnes emprisonnées pour fait de religion. Il s'agit d'un premier cran d'arrêt historique donné à la persécution menée depuis le règne d’Henri II[14]. L'édit de Romorantin signé en mai 1560 porte en germe le droit à la liberté de conscience[15] .

En avril 1560, la reine fait nommer Michel de l'Hospital, chancelier de France. Le gouvernement est désormais dominé par les « moyenneurs », des humanistes qui croient possible la réconciliation des chrétiens, moyennant des concessions réciproques[16]. Le cardinal de Lorraine lui-même est loin d’être insensible à la réforme de l’Église. L’idée d’un concile national de l'Église de France est officiellement lancée. À défaut d'obtenir le consentement du pape Pie IV, le cardinal et la reine-mère lui réclament l’ouverture d’un concile général où les chrétiens de toutes les opinions et de toute l'Europe seraient réunis pour réformer la religion. Mais le pape ne veut pas en entendre parler. Bien qu'ils ne souhaitent pas une rupture avec Rome, l'opposition papale les amène à brandir la menace d'un concile national, s'il ne cède pas[17].

Pour contrer les critiques d'illégitimité face au jeune âge du roi, le gouvernement tente enfin d’obtenir l’appui de ses sujets en l'associant à ses décisions. Il est question de réunir les États généraux, mais craignant à cause de leur impopularité d’être évincés, les Guise y sont farouchement opposés. Sous la pression de la reine-mère, ils consentent à la consultation de la noblesse. C’est ce qui aboutit à l’assemblée des notables qui se réunit à Fontainebleau du 21 au 26 août. Les princes du sang et le connétable sont appelés à s'y rendre et à reprendre leur place au conseil du roi[18]. C’est au cours de cette assemblée que l’amiral de Coligny, futur chef des protestants, fait lire devant la cour ébahie les pétitions des protestants de Normandie réclamant la liberté du culte. À son terme, l'assemblée des notables décide de convoquer les États généraux.

Très critique à l'égard du pape, l'assemblée des notables convient aussi de réunir les évêques de France pour qu'ils donnent leur consentement à la tenue d'un concile national. Effrayé de voir l'Église gallicane lui échapper, le pape finira par accorder l'ouverture d'un concile général, mais rejettera la participation des protestants exigée par le gouvernement français[19]. Cette décision aboutira à la réouverture du concile de Trente.

Le soulèvement protestant en province[modifier | modifier le code]

La politique de conciliation menée par le gouvernement avait pour but d'apaiser les troubles. Elle provoqua l'effet contraire. Encouragés par les mesures de clémence, les protestants continuent de s’assembler lors des prêches[20] et mettent à mal l'autorité royale en multipliant les émeutes et les coups de main armés. La vague d'agitation surgie de manière sporadique lors de la conjuration d'Amboise, parcourt pendant l'été une grande partie du royaume. Les principales régions touchées forment un territoire en forme de croissant qui va de l'Anjou, au Dauphiné, en passant par le Poitou, la Guyenne, le Périgord, le Languedoc et la Provence.

Les émeutiers bénéficient d'un appui important au sein de la noblesse locale. Animés par une propagande acharnée contre les Guise et d'un désir de vengeance depuis la répression des évènements d'Amboise, les plus audacieux n'ont pas peur de s’attaquer aux châteaux, de forcer les prisons et de saccager les églises. Au printemps 1560, le royaume connaît même en Provence la première vague massive d'iconoclasme[21]. À partir de l'été, le mouvement de désobéissance civile s'intensifie ; plusieurs villes du Midi sont en état d’insurrection[22].

Avec l'appui secret des deux premiers princes de sang, Condé et Navarre, une organisation politico-militaire se met progressivement en place. Les protestants élisent localement des chefs, récoltent de l'argent, achètent des armes et font lever des troupes. Des bandes armées circulent depuis le Languedoc vers la Provence et le Dauphiné que tentent de soulever respectivement Paul de Mouvans et Charles de Montbrun. Le point d'orgue de cet embrasement militaire a lieu dans la nuit du 4 au 5 septembre, quand les troupes protestantes tentent de s’emparer par la force de la ville de Lyon.

La réaction du roi est vive et déterminée : convocation du ban et de l'arrière-ban, rédistribution de l'armée dans les provinces agitées et ordre aux gouverneurs de regagner leur poste[23]. Pendant l'automne, l'ordre semble revenir peu à peu ; les chefs rebelles qui n'ont pu être arrêtés sont en fuite. Convaincu de la responsabilité du prince de Condé dans l'embrasement de la province, le roi le fait venir à la cour et le 31 octobre 1560, le fait arrêter.

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Sur le plan extérieur, la politique du gouvernement de François II s'inscrit dans la continuité des efforts de paix menés par Henri II depuis la signature du traité du Cateau-Cambrésis (avril 1559). Au détriment de son influence et de son rayonnement en Europe, la France poursuit la restitution des terres conquises par elle depuis quarante ans. À cet égard, le règne de François II marque, au profit de l’Espagne, le point de départ de l’affaiblissement de la prépondérance française en Europe[24].

Face au soulèvement d’une congrégation de nobles écossais, François II s'efforce également d’apporter son soutien militaire à la régente Marie de Guise. Mais son intervention pour la rétablir dans son pouvoir se solde par un échec. Le traité d'Édimbourg (juillet 1560) met un terme définitif à la mainmise française sur le royaume d’Écosse[25].

À la mort de François II, les Français ont évacué l'Écosse, le Brésil, la Corse, la Toscane, la Savoie et la quasi-totalité du Piémont.

La paix du Cateau-Cambrésis[modifier | modifier le code]

La politique étrangère de la France à l’avènement de François II est dominée par le traité du Cateau-Cambrésis qui mettait un terme à quarante années de guerre quasi ininterrompue entre la France et l’empire des Habsbourg. À la stupeur de tous les contemporains, la France abandonnait au profit de l’Espagne et de ses alliés, la quasi-totalité de ses conquêtes italiennes.

Lorsque le roi Henri II meurt, la restitution des places fortes était déjà bien avancée du côté français. Le gouvernement de François II, conscient des faiblesses du royaume, s’efforçait de rassurer les Espagnols sur sa volonté de respecter les engagements pris au Cateau-Cambrésis[26]. Le maréchal de Brissac qui mettait de la mauvaise volonté à évacuer les places du Piémont fut prié de cesser de faire des difficultés et d’accélérer les restitutions[27]. À l’automne 1559, les Français avaient définitivement quitté la Savoie, le Piémont (hormis les cinq places prévues par le traité[28]), la Toscane[29] et la Corse[30]. Du côté espagnol, le roi Philippe II mettait de la mauvaise volonté à restituer à la France, comme le prévoyait le traité, quatre places situées au nord-est du royaume. Des querelles de frontières ranimaient les tensions entre les deux grandes nations, mais après plusieurs mois de protestations, François II obtint enfin gain de cause[31].

Parallèlement aux restitutions territoriales, le gouvernement de François II avait encore à négocier, verser ou réclamer les compensations des personnes dont les biens avaient été pris ou détruits pendant la guerre[32]. Il devait aussi s’accorder avec les autorités espagnoles pour déterminer le sort des prisonniers de guerre détenus de part et d’autre. De nombreux gentilshommes restaient en prison faute de pouvoir payer leurs rançons. Quant aux simples soldats de pied, ils étaient condamnés à être utilisés comme rameurs sur les galères royales. Si un compromis de libération réciproque fut signé entre les deux pays, l’Espagne se montrait peu humaine, sinon peu empressée de se séparer de ses prisonniers[33].

La perte de l’Écosse[modifier | modifier le code]

Le roi et son épouse Marie Stuart : illustration du Livre d'heures de Catherine de Médicis (vers 1572-1574).

Depuis le mariage de François II avec la jeune reine d'Écosse, Marie Stuart, le sort de ce pays était lié à celui de la France. Une clause secrète signée par la reine prévoyait le rattachement pur et simple de l’Écosse à la France, même dans le cas où le couple n’aurait pas d’enfant[34].

Face à la mainmise de la France sur leur pays, une congrégation de nobles écossais s’était soulevée et avait chassé d'Édimbourg, la capitale, la régente et son entourage de conseillers français (mai 1559). Réfugiée dans la forteresse de Dunbar, Marie de Guise réclamait l’aide de la France. François II et Marie Stuart envoyèrent aussitôt des troupes. Dès la fin de l’année 1559, la situation était rétablie en faveur des Français[35].

Rien ne semblait pouvoir empêcher la mainmise française sur l'Écosse, si l’Angleterre ne s'était pas décidée à intervenir en faveur des révoltés. La reine Élisabeth d’Angleterre demeurait offensée que François II et Marie Stuart avaient fait mettre sur leur blason, les armes d’Angleterre, affirmant ainsi les prétentions de Marie sur la couronne d’Angleterre[36]. En janvier 1560, la flotte anglaise vint bloquer le port de Leith que les troupes françaises avaient transformé en base militaire. Elle fut appuyée par l'arrivée en avril d'une armée de 6000 hommes et de 3000 cavaliers qui assiégèrent aussitôt la place.

Si les troupes anglaises ne se montrèrent guère brillantes, la situation des Français n’était pas meilleure. La ruine du trésor royal et les troubles en France ne permettaient plus l'envoi de renforts militaires[37]. Lorsque l'évêque de Valence et Charles de La Rochefoucault, sieur de Randan, envoyés par le roi pour traiter avec les rebelles, débarquent en Écosse, ils sont quasiment traités comme des prisonniers. Tandis que Marie de Guise se mourait dans la forteresse d’Édimbourg où elle était enfermée, les deux hommes furent contraints de négocier une paix désavantageuse pour la France. Ils signèrent le 6 juillet 1560, le traité d'Édimbourg qui marquait la fin de l’occupation française. François II et Marie Stuart devaient faire évacuer leurs troupes et cesser de porter les armes d’Angleterre.

Quelques semaines plus tard, le parlement écossais prenait différentes mesures qui établissaient le protestantisme comme religion d'État. Quand ils eurent le traité d'Édimbourg sous leurs yeux, François II et Marie Stuart, outrés, refusèrent de le ratifier, tout comme ils contestèrent la légitimité des actes du parlement[38].

L'échec d'un Brésil français[modifier | modifier le code]

Article détaillé : France antarctique.

Indépendamment de toute volonté royale, les Français avaient noué depuis le début du XVIe siècle de fortes relations avec les communautés d’indiens du Brésil. La colonie établie depuis 1555 dans la baie de Guanabara fut détruite par les Portugais le 17 mars 1560.

Fin de vie douloureuse[modifier | modifier le code]

François II meurt à Orléans, à l'hôtel Groslot.

L'état de santé du roi s'aggrave dès novembre 1560. Le 16 novembre, il a une syncope. Après seulement dix-sept mois de règne, François II meurt le 5 décembre 1560 de maux insupportables à l'oreille. Il s'agissait peut-être d'une mastoïdite, d'une méningite, ou encore d'une otite devenue un abcès. La trépanation fut envisagée par Ambroise Paré. Certains soupçonneront les protestants de l'avoir empoisonné, rumeurs dénuées de fondement.

François II meurt sans descendance, son frère cadet Charles, âgé de dix ans, lui succède. Le 21 décembre, le Conseil privé nomme Catherine de Médicis « gouvernante de France ». Les Guise se retirent de la cour. Marie Stuart, veuve de François II, retourne en Écosse. Louis de Condé, qui attendait son exécution dans sa cellule, est libéré après négociations avec Catherine de Médicis.

Le 23 décembre 1560, le corps de François II est conduit à Saint-Denis par le prince de La Roche-sur-Yon. Son cœur, qui devait rester à Orléans, rejoint finalement le couvent des Célestins de Paris. On commande pour le monument destiné à son cœur un piédestal triangulaire en marbre blanc, sculpté par Jean Leroux, portant une colonne également en marbre blanc. Le monument est conçu par Primatice, et sculpté par Jean Leroux et Ponce Jacquiot entre 1562 et 1570. Au sommet de la colonne, une urne en bronze (surmontée d'un enfant portant une couronne) renfermait le cœur du roi. Elle fut envoyée à la fonte en 1792. Alexandre Lenoir récupéra la colonne, qu'il installa au Musée des Monuments Français, avant qu'elle ne soit déplacée à Saint-Denis en 1817. Elle y est toujours conservée.

Postérité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arbre généalogique des Valois.

François II eut un règne bref, montant sur le trône en pleine adolescence et donc sans expérience, alors que son époque était en proie aux troubles religieux. Les historiens s'accordent sur le fait que François II était fragile tant physiquement que psychologiquement et que sa frêle constitution eut raison de sa santé[réf. nécessaire]. Il subsiste aussi une controverse pour savoir si son mariage avait été consommé ou non, sujet sur lequel un chroniqueur partisan déclara, en parlant du roi : « Il a les parties génitales constipées ».

Il n'apparaît, aujourd'hui, au regard du septième art, que comme le simple époux de Marie Stuart. Les films ne le font que rapidement apparaître en prologue de la biographie de la fameuse reine d'Écosse.

Titulature complète[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire des guerres de religion, 1559-1598, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1998, p. 52-53 et 1067.
  2. Voir Lucien Romier, La Conjuration d'Amboise. L'aurore sanglante de la liberté de conscience, le règne et la mort de François II, Paris, Librairie académique Perrin et Cie, p. 1 et 3, et, Jean-Hippolyte Mariéjol, Catherine de Médicis, Hachette, 1920. Réédition : Tallandier, 1979, p. 94-95.
  3. Lettres du cardinal Charles de Lorraine (1524-1574), s.d. Daniel Cuisiat, Genève : Droz, coll. « Travaux Humanisme Renaissance », 1998, p. 14
  4. Lucien Romier, La Conjuration d'Amboise..., op. cit., p. 2-3.
    La tradition historiographique a très longtemps forcé la brutalité de l'éviction du connétable. Même si ce ne fut pas sans de grosses frustrations, le changement de pouvoir s'est déroulé sans confrontations, ni représailles. Anne de Montmorency reste associé au pouvoir. Dès le lendemain de la mort du roi, il est présent au conseil ; il est également présent à la cérémonie du sacre ; plus tard, il soutient la répression de la conjuration d'Amboise (en se rendant notamment au parlement de Paris pour lui communiquer les mesures prises par le roi) ; et dès le mois de juillet 1560, il réintègre la cour et le conseil du roi - avec une influence évidemment moindre que sous Henri II
  5. Lettres du cardinal Charles..., op. cit., p. 2, note 22 et Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire..., op. cit., p. 53.
  6. Les Guise sont originaires de Lorraine. Leur père Claude de Guise est le fils de René II duc de Lorraine. Il a été naturalisé français par le roi François Ier, son compagnon d'armes.
  7. Sur la faveur des Guise voir Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire..., op. cit., p. 53.
  8. Lucien Romier, La Conjuration d'Amboise..., op. cit., p. 6.
  9. Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire..., op. cit., p. 62-63.
  10. Lucien Romier, La conjuration..., op. cit., p. 86-87.
  11. Lucien Romier, La conjuration..., op. cit., p. 165.
  12. Il y a lieu de penser que les Guise n'étaient pas tout à fait d'accord entre eux sur le degré de culpabilité du prince. Le roi et la reine-mère semblaient convaincus de sa mauvaise foi. Le cardinal de Lorraine optait pour la sévérité. Mais le duc de Guise, homme d'honneur, semblait vouloir ménager un homme au côté duquel il s'était battu pendant les guerres d'Italie. La cour lança des recherches actives de preuves écrites. Les affaires du prince furent même fouillées pendant son absence. En vain. Lucien Romier, La Conjuration d'Amboise. L'aurore sanglante de la liberté de conscience, le règne et la mort de François II, Paris, Librairie académique Perrin et Cie, p. 121-122.
  13. La reine Marie Stuart elle-même semble avoir reproché à son oncle le cardinal de Lorraine sa politique de rigueur. Sur l’affaiblissement et le recul des Guise face au parti modérateur, voir Lucien Romier, La conjuration..., op. cit., p. 143-144.
  14. Le règlement du 16 mars et la circulaire du 31 mars confirment et précisent les dispositions de l'édit d'Amboise du 8 mars : amnistie des protestants, libération des prisonniers, autorisation du droit de requête. Lucien Romier, La conjuration..., op. cit., p. 167-170.
  15. L'édit de Romorantin fait la distinction entre protestants et agitateurs. Il a l'ambigüité de durcir la répression contre les troublions, les manifestations collectives et les activités de propagande mais laisse le jugement des « hérétiques » aux tribunaux ecclésiastiques. C'était mettre un terme juridique à la persécution des protestants. Seule la justice royale pouvait émettre des condamnations. Lucien Romier, La conjuration..., op. cit., p. 179.
  16. Arlette Jouanna, La France..., op. cit., 354-357.
  17. Lucien Romier, La conjuration..., op. cit., p. 256-257.
  18. La conjuration d’Amboise est à l’origine des premières amorces de rapprochement entre les Guise et le connétable qui aboutiront, un an plus tard, à la formation du fameux triumvirat. Sur cette alliance voir Lucien Romier, La conjuration..., op. cit., p. 135.
  19. Lucien Romier, La conjuration..., op. cit., p. 256-261.
  20. Les troubles venaient des assemblées clandestines que les communautés protestantes, dans leur essor, tenaient en dépit de leur interdiction. Les officiers de justice interviennent pour les faire disperser et emprisonner les meneurs, mais face au nombre croissant des participants qui dépassent parfois le millier, les officiers manquent de moyens. Certains d'entre eux sont même gagnés à la nouvelle religion et laissent faire.
  21. Par opposition à l'iconoclasme isolé et individuel qui prévalait auparavant, l'iconoclasme de masse se caractérise par un pillage et une destruction systématiques des édifices religieux par une foule armée. Olivier Christin, Une révolution symbolique : l'iconoclasme huguenot et la reconstruction catholique, Paris, Éditions de Minuit, 1991, p. 68.
  22. A Montpellier et à Nîmes, les autorités urbaines acquises à la nouvelle religion laissent les protestants exercer leur culte publiquement. À Montauban, elles refusent d’ouvrir les portes de la ville aux magistrats du parlement de Toulouse venus enquêter sur les émeutes qui ont entraîné la libération d’un important prisonnier. Voir Histoire générale de Languedoc, tome LIV, 1889, p. et Alphonse de Ruble, Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret, suite de Le mariage de Jeanne d'Albret, Tome second, Paris, Adolphe Labitte, 1881-1886, p. 244.
  23. La réaction du roi et des Guise intervient surtout après le 29 août, après l'arrestation de La Sague, agent du prince de Condé et porteur de documents faisant étant d'une vaste conjuration. Seuls le duc de Guise et le connétable sont appelés à rester auprès du roi pour le conseiller. Voir Lucien Romier, La conjuration..., op. cit., p. 233-234.
  24. La réaction en France et à l’étranger fut quasi unanime entre stupéfaction et atterrement devant ce que tous considéraient comme une véritable soumission à l’Espagne. Mais pour l’historien, Ivan Cloulas, outre l’installation d’une paix durable en Europe, « le traité ne marquait pas un amoindrissement de la France mais un repli stratégique qui la rendait moins vulnérable ». La France n’était plus en mesure de conserver ses conquêtes. Ivan Cloulas, Henri II, Fayard, 1985, p. 572-573. Voir également Lucien Romier, Les origines politiques des guerres de religion, volume II, Genève, Slatkine-Megariotis reprints, 1974, p. 345.
  25. Eric Durot, « Le crépuscule de l'Auld Alliance: la légitimité du pouvoir en question entre Ecosse, France et Angleterre », Histoire, Economie et Société, no 1,‎ 2007, p. 3-46 (lire en ligne)
  26. A l’avènement des Guise, de nombreux français et de leurs alliés espéraient que l’évacuation par les troupes françaises des territoires encore à rendre serait retardée, sinon limitée. C’est le cas des habitants de la République de Montalcino qui ne voulaient pas retourner sous le joug des Florentins. Les Guise s’étaient opposés à la paix et à la restitution des places sous Henri II. Certains avaient pensé à tort qu’ils allaient poursuivre dans cette lignée. Lucien Romier, op. cit., p. 424-429 et 437.
  27. Alphonse de Ruble, Le traité de Cateau-Cambrésis (2 et 3 avril 1559), Paris, Éditions Labitte & Émile-Paul, 1889, p. 34-52 et Lucien Romier, op. cit., p. 436-437 et Charles Marchand, Charles Ier de Cossé, comte de Brissac et maréchal de France, 1507-1563, Paris, E. Champion, 1889, p. 457.
  28. Si la Savoie et le Piémont furent restitués au duc de Savoie Emmanuel-Philibert, le marquisat de Montferrat fut restitué à Guillaume de Gonzague. Tous les deux étaient des alliés de l’Espagne. Enfin, la place de Valenza que Brissac rechignait à restituer, devait revenir au Milanais espagnol.
  29. Les troupes françaises avait soutenu la république de Sienne dans sa lutte contre le duc de Florence. Quand le 21 avril 1555, Sienne fut livrée à l’ennemi espagnol, la garnison française (commandée par Blaise de Monluc) et la plupart de ses habitants sortirent de la ville et se réfugièrent dans la petite place de Montalcino (située 40 km plus au sud de Sienne). Ils y fondèrent une république libre qui dura quatre ans. En 1559, le traité du Cateau-Cambrésis obligeait le roi de France à abandonner ses alliés siennois. Lorsque les troupes françaises évacuèrent Montalcino au cours du mois de juillet 1559, ses habitants, résignés, firent leur soumission à leurs ennemis florentins. Lucien Romier, op. cit., p. 424-429 et Alphonse de Ruble, op. cit., p. 60.
  30. Henri II s’était engagé lors du traité du Cateau-Cambrésis à restituer l’île (que la France occupait depuis 1553) à la République de Gênes. Les Corses se désolèrent de perdre l’appui militaire de la France, mais ils ne purent empêcher les troupes françaises d’évacuer l’île durant l’automne. Ils tentèrent alors de contrer le retour de leurs ennemis génois au moyen de la guérilla. Alphonse de Ruble, op. cit., p. 63-69.
  31. Il s’agit des villes de Saint-Quentin, Le Catelet, Ham et Thérouanne. Elles furent restituées en janvier 1560 alors que les places de Thionville, Yvoi, Mariembourg, Damvillers et Montmedy avaient été restituées par la France à l’Espagne dès le mois de juin 1559. Alphonse de Ruble, op. cit., p. 215-223 et Ch. Rahlenbeck, Metz et Thionville sous Charles-Quint, Paris, Sandoz et Fischbaker, 1881, p. 343-345.
  32. Ivan Cloulas, Henri II, Fayard, 1985, p. 579 et Alphonse de Ruble, op. cit. p. 203-204 (que ne fait que reprendre en synthétisant Ivan Cloulas).
  33. Méfiante et rancunière à l’égard de la France, l’Espagne se montrait beaucoup plus sévère dans le traitement des prisonniers. Alors que la France avait libéré dès octobre 1559 à Marseille environ mille prisonniers, l’Espagne préférait conserver ses prisonniers français sur ses galères le temps d’une campagne contre les barbaresques à Tripoli. Ivan Cloulas, Henri II, Fayard, 1985, p. 579-581 et Alphonse de Ruble, op. cit., p. 214 (remarque identique à la précédente note). Voir également Négociations, lettres et pièces diverses relatives au règne de François II, tirées du portefeuille de Sébastien de l'Aubespine, évêque de Limoges, Paris Louis, Paris, imprimerie royale, « Collection de documents inédits sur l’histoire de France », 1841, p. 67-68, p. 132-136, p. 243-257, p. 506.
  34. Michel Duchein, Histoire de l’Écosse, Fayard, 1998, p. 207.
  35. Pour un récit des évènements, voir en document source, Jacques-Auguste de Thou, Histoire universelle, tome second, La Haye, 1742 p. 742-746.
  36. Michel Duchein, Élisabeth Ire, Fayard, 1985, p. 576-579-581.
  37. De plus, les Guises prenaient sérieusement en compte l'éventualité d'un débarquement anglais sur le sol français. Dans sa crainte, le gouvernement français préféraient garder ses troupes en France. Lucien Romier, La conjuration d'Amboise..., op. cit., p. 93-95. Voir également Alphonse de Ruble, Le traité du..., op. cit., p. 149
  38. Michel Duchein, Histoire de l'Écosse, Paris, Fayard, 1998, p. 80.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Marie-Thérèse de Martel, Catalogue des actes de François II, 1559–1560. Paris : CNRS, 1991. 2 vol.
  • Négociations, lettres et pièces diverses relatives au règne de François II, tirées du portefeuille de Sébastien de L'Aubespine, évêque de Limoges. Paris : Louis ; Paris : Imprimerie royale, 1841 (Collection de documents inédits sur l’histoire de France).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Principales personnalités du règne[modifier | modifier le code]

La famille royale

Les conseillers "moyenneurs"

Principaux agents et capitaines du roi

Les Guise

Les Bourbon

Les Montmorency et Châtillon

Ministres et théoriciens protestants

Activistes protestants

Les ambassadeurs