Colin Farrell

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne un acteur irlandais né en 1976. Pour l'acteur britannique, voir Colin Farrell (1938).
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Colin Farrell
Description de cette image, également commentée ci-après

Au Festival de Cannes 2015.

Nom de naissance Colin James Farrell
Naissance (40 ans)
Castleknock, Comté de Dublin, Irlande
Nationalité Drapeau de l'Irlande Irlandaise
Profession Acteur
Films notables Tigerland
Minority Report

Alexandre
Le Nouveau Monde
Bons baisers de Bruges
Les Chemins de la liberté

Total Recall : Mémoires programmées
Sept psychopathes
The Lobster
Séries notables True Detective
Site internet www.colinfarrell.org

Colin Farrell, né le à Castleknock, dans la banlieue de Dublin, est un acteur irlandais. Révélé par Tigerland, il est apparu dans plusieurs grosses productions hollywoodiennes telles que Minority Report, Phone Game, Miami Vice : Deux flics à Miami, et Alexandre, mais aussi dans des films d'auteurs signés Tim Roth (The War Zone), Terrence Malick (Le Nouveau Monde) ou Woody Allen (Le Rêve de Cassandre).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Colin Farrell grandit à Castlenock, une banlieue résidentielle de Dublin, en Irlande, le plus jeune de quatre enfants (un grand frère et deux grandes sœurs). Son père possédait un restaurant, et tient aujourd'hui un magasin diététique[1].

Dans les années 1960, son père Eamon et son oncle Tommy étaient footballeurs pour les Shamrock Rovers, le club de la capitale. Enfant, il envisage de suivre leurs traces, mais l'entrée dans l'adolescence lui fait passer le goût pour les entraînements.

Il abandonne aussi l'école à 17 ans. Il devient pendant huit mois danseur en ligne dans une troupe qui fait des démonstrations de danse country dans des clubs irlandais[2]. Il passe aussi une audition pour la formation du boys band Boyzone. Il échoue après avoir, selon ses dires, massacré Careless Whisper de George Michael[3]. Il part un an en Australie avec deux copains, s'essaye à divers petits boulots alimentaires (serveur…) et connaît là-bas sa première expérience théâtrale en jouant un petit rôle dans un spectacle amateur sur la vie de Ned Kelly[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts (1995-2000)[modifier | modifier le code]

De retour en Irlande, il continue à chercher sa voie. Son frère réussit à le convaincre de prendre des cours de comédie. Il s'inscrit donc à la Gaiety School of Acting, qu'il abandonne assez vite car en 1998, il commence à jouer des petits rôles dans des téléfilms et des séries télévisées. Il obtient en particulier un petit rôle récurrent dans la série Ballykissangel produite par la BBC et située en Irlande. Il trouve aussi de petits rôles dans quelques films de cinéma, notamment dans le premier film que tourne Tim Roth en tant que réalisateur, The War Zone.

Alors qu'il interprète un jeune semi-autiste dans une pièce de théâtre, In a Little World of Our Own, l'acteur américain Kevin Spacey, de passage à Londres, le remarque et lui propose un petit rôle dans un film où il est tête d'affiche, Ordinary Decent Criminal. Le film conte l'histoire d'une bande de truands irlandais, et c'est le premier film américain dans lequel joue Farrell.

Révélation et ascension (2000-2004)[modifier | modifier le code]

A Cologne, en décembre 2004, pour la première d'Alexandre.

Fort de ces expériences, il part tenter sa chance aux États-Unis, y rencontre des agents. On lui propose le casting de Tigerland, un film de guerre réalisé par Joel Schumacher avec un budget relativement modeste. N'ayant pu se rendre au casting, il réalise une vidéo, et c'est grâce à cet enregistrement qu'il est sélectionné pour le premier rôle.

Le film, réalisé par Joel Schumacher, ne fait pas beaucoup d'entrées, mais ce rôle de soldat rebelle lui permet de se faire remarquer par la critique et le milieu du cinéma. En 2000, il gagne le prix de la Boston Society of Film Critics dans la catégorie meilleur acteur.

Il s'ensuit un bouche à oreille qualifiant Farrell de « Hollywood Next Big Thing », la nouvelle révélation sur laquelle Hollywood mise gros (alors qu'il n'a encore joué dans aucun film à succès)[5]. À partir de ce moment, les projets de films américains s'enchaînent : un western (American Outlaws), un rôle dans un thriller militaire avec Bruce Willis (Mission Évasion), puis en 2002, un second rôle dans Minority Report de Steven Spielberg, face à Tom Cruise. Cette dernière apparition confirme le lancement de sa carrière hollywoodienne.

L'année 2003 marque ainsi un premier tournant, placé sous le sceau de l'action : l'acteur retrouve d'abord le réalisateur Joel Schumacher pour Phone Game, un thriller concept où il est quasiment le seul personnage principal à l'écran, puisqu'il incarne un jeune playboy pris au piège par un psychopathe dans une cabine téléphonique. Puis il évolue aux côtés d Al Pacino dans La Recrue, de Roger Donaldson, puis partage l'affiche avec Samuel L. Jackson du thriller d'action S.W.A.T.. Puis il continue à cultiver une ambigüité concernant son image, en prêtant ses traits au super-vilain Bullseye dans l'adaptation du comic book Daredevil.

Parallèlement à cette intense activité cinématographique, les journaux people s'intéressent à Farrell et font leur titres sur ses manières de mauvais garçon fêtard, lui prêtant des aventures avec des célébrités. Il y gagne son surnom d’« Irish bad boy (« mauvais garçon irlandais ») », et ses interviews décomplexées ne font rien pour infirmer cette réputation.

Son ascension dans le star-system est fulgurante (ce que Farrell décrit en disant qu'il n'a pas gravi les échelons peu à peu mais en a sauté énormément d'un coup[6]) : en l'espace de deux ou trois ans seulement, il entre dans le classement des acteurs les mieux payés d'Hollywood.

L'année 2004 lui permet de s'éloigner des productions de pur divertissement en portant le drame intimiste La Maison au bout du monde, puis en incarnant Alexandre le Grand dans un ambitieux péplum signé Oliver Stone, et dans lequel il a pour partenaire Angelina Jolie. L'exploitation en salles d'Alexandre remboursera à peine son budget énorme[7]. D'une certaine façon, l'attente suscitée par le film, et l'ampleur du rôle, érigent néanmoins l'œuvre comme le sommet de sa carrière.

Grands réalisateurs et cinéma européen (2005-2010)[modifier | modifier le code]

Au Slamdance Film Festival 2008.

Sa performance marque ainsi le début d'une seconde grande période sa carrière : celle placée sous la direction de grands cinéastes. En 2005, il joue John Smith dans une nouvelle adaptation de l'histoire de Pocahontas, Le Nouveau Monde, de Terrence Malick. Cette fresque historique et mythique impressionne la critique, mais déçoit au box-office.

De même en 2006, lorsqu'il reprend au côté de Jamie Foxx le rôle de Sonny Crockett dans Miami Vice : Deux flics à Miami, un autre film à gros budget signé Michael Mann. Il y interprète un flic ombrageux, flirtant avec l'illégalité, et épris d'une femme d'affaires impitoyable incarnée par l'actrice chinoise Gong Li. Les résultats au box-office sont également décevants.

Il tourne ensuite pour Woody Allen, dans le drame Le Rêve de Cassandre, où il joue un trentenaire de South London, empêtré dans des affaires de jeu, et traînant son frère incarné par Ewan McGregor dans sa quête désespérée d’ascension sociale.

Après ces débuts fulgurants, sa carrière américaine piétine quelque peu. Il fait confiance au producteur Tom Cruise pour la romance historique sortie en 2006, Demande à la poussière, écrite et réalisée par Robert Towne, puis retente le drame policier social avec Le Prix de la loyauté, de Gavin O'Connor, où il a pour partenaire Edward Norton.

En 2008, c'est en Europe qu'il connait un succès critique et commercial avec Bons baisers de Bruges, une comédie noire réalisée par le dramaturge irlandais Martin McDonagh, dans laquelle il évolue aux côtés de son compatriote Brendan Gleeson. Ce film lui vaut aussi un Golden Globe du meilleur acteur de comédie, devant son partenaire, nommé dans la même catégorie et pour le même film.

En 2009, il est choisi aux côtés de Jude Law et Johnny Depp pour remplacer Heath Ledger, soudainement décédé, afin d'achever le film fantastique de Terry Gilliam que le comédien tournait alors : L'Imaginarium du docteur Parnassus.

En 2010, il joue dans la fresque romantique Ondine, de Neil Jordan, qui lui permet de tourner de nouveau en Irlande. Une prestation de nouveau saluée par la critique. Il continue ensuite à voyager en parcourant l'Eurasie sous la direction du réalisateur Peter Weir, pour le drame historique Les Chemins de la liberté, dont il partage l'affiche avec Jim Sturgess et Ed Harris. Cette même année, il conclut son périple hors Hollywood avec le thriller londonien London Boulevard, de William Monahan, où il a pour partenaire Keira Knightley.

Retour hollywoodien en demi-teinte (2011-...)[modifier | modifier le code]

Au Festival International du Film de Toronto 2012, pour la première mondiale de Seven Psychopaths.

L'année 2011 est en effet marquée par un retour aux productions américaines légères : d'abord dans la comédie, en jouant les patrons psychopathes dans la satire Comment tuer son boss ? de Seth Gordon, puis sous la forme d'un mystérieux vampire dans la parodie de film d'horreur Fright Night, de Craig Gillespie.

Mais il revient surtout à l'action en 2012, avec le blockbuster de science-fiction Total Recall : Mémoires programmées, remake du film éponyme de Paul Verhoeven, cette fois signé Len Wiseman. La même année, il apparaît dans la comédie noire Sept psychopathes, de Martin McDonagh, qui lui permet de renouer avec la critique.

Ce qui n'est pas le cas en 2013 pour le thriller d'action Dead Man Down de Niels Arden Oplev, très mal reçu, et dont il est pourtant la tête d'affiche. À côté, il se contente d'un rôle secondaire dans la comédie dramatique historique Dans l'ombre de Mary, de John Lee Hancock, et mené par Emma Thompson.

L'année 2014 est marquée par deux échecs, tous deux placés sous le sceau de la romance : tout d'abord celui de la fresque fantastique Un amour d'hiver d'Akiva Goldsman, éreinté par la critique, et ne rapportant qu'à peine la moitié de son budget. Puis celui du plus modeste Mademoiselle Julie, de Liv Ullmann, qui ne convainc pas non plus, malgré la présence de Jessica Chastain dans le rôle titre.

L'année 2015 semble placée sous le sceau de la renaissance : tout d'abord en intégrant la distribution principale de l'acclamée série policière True Detective, aux côtés de Vince Vaughn et Rachel McAdams, puis en revenant au cinéma européen, en tête d'affiche du thriller romantique de science-fiction The Lobster, de Yórgos Lánthimos, qui remporte le Prix du Jury au Festival de Cannes 2015.

Cette même année, il est également à l'affiche du thriller Prémonitions, d'Afonso Poyart, dans lequel il incarne le serial-killer poursuivi par les enquêteurs interprétés par Jeffrey Dean Morgan et Anthony Hopkins. Ce film, qui recycle un script originellement conçu pour être la suite du film culte Seven de David Fincher, a été tourné en 2013.

En 2016, il sera à l'affiche du blockbuster Les Animaux fantastiques, film dérivé de la saga à succès Harry Potter, mis en scène par David Yates. Ce film marque le début d'une trilogie cinématographique préquelle aux aventures du jeune sorcier, scénarisée par la romancière J.K. Rowling elle-même[8].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Colin Farrell a arrêté l'alcool et les drogues fin 2005, après le tournage de Miami Vice. Il a fait une cure de désintoxication après avoir pris conscience qu'il avait « franchi la ligne » au-delà de laquelle il est difficile d'arrêter seul[9].

Il a deux enfants nés d'unions différentes. Son premier fils, James Pádraig Farrell, né en septembre 2003 de sa relation avec le mannequin Kim Bordenave, souffre d'une maladie génétique très rare (un cas sur 12 000 à 20 000) appelée syndrome d'Angelman. Son deuxième garçon, Henry Tadeusz Farrell, est né en octobre 2009 de sa relation avec l'actrice et chanteuse polonaise Alicja Bachleda-Curus, qui était sa partenaire dans le film Ondine et dont il est séparé depuis octobre 2010[10].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films
Films d'animations

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 1998-1999 : Ballykissangel (série télévisée) : Danny Byrne (saisons 4 et 5)
  • 1998 : Falling for a Dancer (téléfilm) de Richard Standeven : Daniel McCarthey
  • 1999 : Love in the 21st century (série télévisée) : Mattie
  • 2004 : Saturday Night Live (série télévisée) : hôte (épisode 7.30)
  • 2005 : Scrubs (série télévisée) : Billy Callahan (épisode 14 saison 4)
  • 2007 : Les Griffin : Lui-même (Saison 6, Épisode 3)
  • 2015 : True Detective[11]: Ray Velcoro

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Boris Rehlinger est la voix française régulière de Colin Farrell[12].

Au Québec, Farrell est le plus souvent doublé par Martin Watier[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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