Anthony Hopkins

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Sir Anthony Hopkins
Description de cette image, également commentée ci-après
Anthony Hopkins lors du Festival de Toronto 2010.
Nom de naissance Philip Anthony Hopkins
Naissance (83 ans)
Port Talbot, Drapeau du pays de Galles Pays de Galles
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Drapeau des États-Unis Américain
Profession
Films notables Elephant Man
Le Silence des agneaux
Dracula
Les Vestiges du jour
The Father
Séries notables Westworld

Anthony Hopkins ([ˈfɪl.ɪp ˈæntəni hɑbkɪns][1]), né le à Port Talbot (Pays de Galles), est un acteur, réalisateur, producteur, scénariste et compositeur britannique naturalisé américain.

Figure majeure du cinéma britannique et américain, il est surtout connu pour son interprétation du psychopathe cannibale, le Dr Hannibal Lecter, dans le film Le Silence des agneaux (1991), récompensée par le BAFTA et l'Oscar du meilleur acteur en 1992. Il reprend le rôle dans la suite Hannibal (2001) et le prélude Dragon rouge (2002).

Son interprétation d'Anthony, vieil homme perdant peu à peu la mémoire et le contrôle de sa vie, dans The Father (2020), lui vaut un second Oscar du meilleur acteur. Il est à ce jour l'acteur le plus âgé à avoir reçu cette récompense. Hopkins est connu pour être un acteur caméléon, capable de se fondre dans une variété de personnages ; il est réputé pour ses interprétations de nombreuses figures historiques et littéraires controversées, ainsi que pour ses rôles de méchant au cinéma ou à la télévision.

Anthony Hopkins tourne sous la direction de réalisateurs d'une grande renommée tels que David Lynch, Michael Cimino, Jonathan Demme, Ridley Scott, Francis Ford Coppola, James Ivory, Steven Spielberg, Woody Allen, Robert Zemeckis, Robert Wise, Joe Johnston et Michael Bay. Il est nommé commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (1987) puis anobli (1993) par la reine Élisabeth II pour ses services rendus aux arts, acquérant sept ans plus tard la nationalité américaine. Également pianiste, il compose et fait paraître plusieurs albums de musique classique ainsi que des valses, enregistrés avec les orchestres symphoniques de Dallas et Birmingham. Il compose les musiques des trois films qu'il réalise. Il s'adonne aussi à la peinture et expose ses œuvres dans des galeries.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Enfant unique, Anthony Hopkins est né à Margam, dans la banlieue de Port Talbot au pays de Galles le de Muriel Anne et Richard Arthur Hopkins, boulanger de son état. Élève peu appliqué, atteint de dyslexie[2], il préfère peindre, dessiner et jouer du piano. Pour lui instiller un peu de discipline, ses parents l'envoient en 1949 à la Jones' West Monmouth Boys' School (en) de Pontypool, où il reste cinq ans avant d'être admis à la Cowbridge Grammar School (en) de Vale of Glamorgan[3].

« J'étais nul à l'école, un vrai raté, un imbécile. J'étais antisocial et je ne m'intéressais pas aux autres… Je ne savais pas ce que je faisais là-bas. C'est pour cela que je suis devenu acteur[N 1],[2]. »

À quinze ans, il rencontre Richard Burton, également né à Neath Port Talbot et dont la sœur vit près de chez Hopkins[2]. Déjà connu, Richard Burton l'encourage à devenir acteur, à la suite de quoi il s'inscrit au Royal Welsh College of Music and Drama (en) de Cardiff, dont il sort diplômé en 1957[4]. Après deux années de service militaire dans l'artillerie de la British Army, Anthony Hopkins s'installe à Londres et intègre la Royal Academy of Dramatic Art en 1960[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Années 1960 et 1970[modifier | modifier le code]

Hopkins fait ses premiers pas sur scène au Palace Theatre de Swansea en 1960 pour la production interne Have a Cigarette. En 1965, après cinq années de répertoire, il est repéré par Laurence Olivier qui l'invite à le rejoindre au Royal National Theatre[4]. Il en devient la doublure et le remplace notamment lorsque Olivier souffre d'une appendicite pendant la production de The Dance of Death d'August Strindberg en 1967. Dans ses mémoires, Confessions of an Actor, Olivier écrit : « un jeune acteur de la compagnie exceptionnellement prometteur nommé Anthony Hopkins m'a remplacé et a interprété le rôle d'Edgar comme un chat tenant une souris entre les dents[N 2] ». Malgré son succès critique au National, Hopkins est fatigué de répéter les mêmes rôles et se languit d'apparaître au cinéma. Il fait ses débuts à l'écran dans l'adaptation télévisuelle de la pièce La Puce à l'oreille (A Flea in Her Ear) en 1967. L'année suivante il décroche le rôle de Richard Cœur de Lion dans Le Lion en hiver (The Lion in Winter) aux côtés de Peter O'Toole, Katharine Hepburn et Timothy Dalton.

Il continue de monter sur scène jusqu'à la fin des années 1980 : après de nombreuses adaptations des pièces de Shakespeare au théâtre Old Vic ou au National Theatre, il interprète Lambert Le Roux dans Pravda et Marc Antoine dans Antoine et Cléopâtre face à Judi Dench, et il participe à la pièce Equus à Broadway. Cependant, il s'emploie surtout à se faire un nom à la télévision et au cinéma.

À la télévision britannique, il tient le rôle de Charles Dickens dans The Great Inimitable Mr. Dickens (en) (1970), de Georges Danton dans le téléfilm du même nom, ou celui de Pierre Bezukhov dans la mini-série Guerre et Paix (War and Peace, 1972) adaptée du roman de Tolstoï, rôle qui lui vaut un British Academy Television Award du meilleur acteur. Déjà spécialisé dans les biopics, Hopkins interprète le Premier ministre britannique David Lloyd George dans les productions de la BBC Lloyd George et The Edwardians (1973), ainsi que le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin dans le téléfilm Victoire à Entebbé (Victory at Entebbe, 1976) sur ABC. En 1974, il s'installe aux États-Unis où il apparaît dans des téléfilms comme L'Affaire Charles Lindbergh (The Lindbergh Kidnapping Case, 1976) dans le rôle du criminel Bruno Hauptmann, pour lequel il remporte son premier Emmy du meilleur acteur.

Au cinéma, après quelques apparitions dans des films comme Hamlet (1969) ou Les Griffes du lion (Young Winston, 1972) où il interprète également Lloyd George, Hopkins participe à Un pont trop loin (A Bridge Too Far, 1976) de Richard Attenborough. Il y interprète le lieutenant-colonel John Frost aux côtés d'acteurs majeurs du cinéma de l'époque, comme Dirk Bogarde, James Caan, Michael Caine, Sean Connery, Gene Hackman, Laurence Olivier, Robert Redford ou Maximilian Schell. L'année suivante, il tient le rôle principal du thriller fantastique Audrey Rose ainsi que celui du marionnettiste schizophrène dans Magic en 1979 où il retrouve Attenborough pour la troisième fois.

Années 1980[modifier | modifier le code]

À la télévision, il endosse le rôle controversé d'Adolf Hitler dans le téléfilm de CBS, Le Bunker (The Bunker, 1981) qui retrace les derniers jours du Führer, et pour lequel Hopkins remporte un second Emmy Award. La même année, il obtient le rôle-titre dans l'épisode Othello de la série d'anthologie BBC Television Shakespeare, ainsi que celui de Paul de Tarse dans Peter and Paul (en) et de Quasimodo dans The Hunchback of Notre Dame. En 1985, il participe à l'adaptation de la vie du Duce sur HBO, La Chute de Mussolini (Mussolini and I), dans le rôle de son gendre Galeazzo Ciano, artisan de sa chute, qui vaut à Hopkins le CableACE Award du meilleur acteur.

En 1980, Hopkins apparaît dans le film de David Lynch, Elephant Man (The Elephant Man) dans le rôle du Dr Frederick Treves, qui tente d'aider l'« homme-éléphant » interprété par John Hurt. Hopkins partage l'affiche avec Mel Gibson en 1984 dans Le Bounty (The Bounty), où le personnage de Gibson organise une mutinerie contre son supérieur, le lieutenant William Bligh. Laurence Olivier y retrouve son protégé puisqu'il interprète l'amiral Alexander Hood, juré de la cour martiale qui accuse Bligh d'avoir abandonné son navire. En 1986, Hopkins retrouve Anne Bancroft dans l'adaptation des mémoires épistolaires de Helene Hanff, 84 Charing Cross Road où Bancroft remporte le British Academy Film Award de la meilleure actrice.

L'année suivante, en raison de la notoriété respectable qu'il s'est construite, Anthony Hopkins est fait Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique, ce qui lui donne le droit d'utiliser les lettres post-nominales « CBE » et de porter le ruban de l'ordre pour les cérémonies officielles[2].

Années 1990[modifier | modifier le code]

Tournage à l'aéroport de Tempelhof. Les deux acteurs sont debout et regardent quelque chose hors champ à gauche de l'objectif.
Isabella Rossellini et Anthony Hopkins à Berlin sur le tournage de L'Innocent (1993).

En 1991 arrive la consécration. Hopkins interprète le tueur en série cannibale, le Dr Hannibal Lecter, dans la fidèle adaptation cinématographique du roman de Thomas Harris, Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs). Avec un total de seize minutes à l'écran sur un film de deux heures, Hopkins remporte plusieurs récompenses, dont le BAFTA Award et l'Oscar du meilleur acteur, un record pour l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences qui décerne les Oscars[3],[6],[7],[8],[9]. Le film est un succès public et critique, beaucoup de commentateurs célébrant la qualité de l'adaptation et les interprétations des acteurs. Le film remporte les « cinq Oscars majeurs » au cours de la 64e cérémonie des Oscars de 1992 – meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure actrice et meilleur scénario[10] – ce qui n'était pas arrivé depuis 1975. Le film rapporte plus de 270 millions de dollars au box office mondial pour un budget de 22 millions, avec plus de trois millions d'entrées en France[11]. À la suite du film, Hopkins devient l'un des acteurs britanniques les plus recherchés du cinéma[2].

La même année, il participe à la restauration du film Spartacus (1960) de Stanley Kubrick. Il double les scènes coupées de la version de 1967 – la bande son est perdue par la suite – de Laurence Olivier (mort en 1989), et notamment dans une scène en particulier où Crassus (Olivier) tente de séduire son esclave Antoninus, interprété par Tony Curtis, qui double son propre personnage[2].

En 1992, il travaille pour la première fois avec James Ivory pour Retour à Howards End (Howards End), adapté du roman d'E. M. Forster. Il tourne face à Vanessa Redgrave, Helena Bonham Carter et Emma Thompson, qui remporte l'Oscar de la meilleure actrice en 1993. Il collabore à nouveau avec Ivory et Thompson l'année suivante dans Les Vestiges du jour (The Remains of the Day), adapté de Kazuo Ishiguro. Les deux films se déroulent dans l'Angleterre du début du XXe siècle, et Hopkins y joue alternativement un aristocrate et un majordome, tous deux motivés par la perfection. Pour Les Vestiges du jour, il remporte plusieurs prix et est nommé pour l'Oscar, le Golden Globe et le BAFTA du meilleur acteur. Toujours en 1992, il participe à l'adaptation de Francis Ford Coppola de l'histoire de Bram Stoker, Dracula, où il joue face à Gary Oldman le professeur Van Helsing, rôle qui lui vaut une nomination au Saturn Award du meilleur acteur. Hopkins remplace le prétendant au rôle, Liam Neeson, après son succès aux Oscars[2]. La même année, il apparaît dans le biopic d'Attenborough sur la vie de Charlie Chaplin, Chaplin, avec Robert Downey Jr. dans le rôle-titre.

Par la suite, Hopkins reste cantonné un moment aux films biographiques. Dans Les Ombres du cœur (Shadowlands, 1993) de Richard Attenborough, il interprète l'écrivain irlandais C. S. Lewis, auteur du Monde de Narnia, rôle pour lequel il remporte pour la deuxième fois le British Academy Film Award du meilleur acteur. Il endosse ensuite les rôles de John Harvey Kellogg (Aux bons soins du docteur Kellogg), Richard Nixon (Nixon), Pablo Picasso (Surviving Picasso) ou John Quincy Adams (Amistad). Il est nommé, pour ses rôles dans Nixon et Amistad, à plusieurs récompenses majeures, dont les Oscars, les Golden Globes et les Screen Actors Guild Awards.

En 1993, Hopkins est anobli, nommé au rang de Knight Bachelor par la reine Élisabeth II au cours de la promotion du Nouvel an (The Queen's New Year's Honours) en reconnaissance de son travail au service du cinéma britannique. Cette nomination lui vaut le titre de « Sir Anthony Hopkins », appellation qu'il est autorisé à conserver même après avoir été naturalisé américain en 2000[2].

Il partage l'affiche de Légendes d'automne (Legends of the Fall, 1994) avec Brad Pitt et Aidan Quinn avant de passer derrière la caméra en 1996 pour l'adaptation libre de la pièce Oncle Vania (1897) de Tchekhov avec le film August. Transposé au pays de Galles, le film met en scène Hopkins dans le rôle d'Ieuan Davies face à Rhys Ifans, un autre acteur gallois. Le film remporte le BAFTA Cymru Award du meilleur film en anglais. En 1998, il interprète un Zorro déclinant dans le blockbuster Le Masque de Zorro (The Mask of Zorro), remplaçant Sean Connery qui avait refusé le rôle. La même année, il retrouve Brad Pitt pour le drame fantastique Rencontre avec Joe Black (Meet Joe Black). En 1998, il est l'acteur britannique le mieux payé du monde du spectacle. Il accepte de reprendre son rôle de Hannibal Lecter pour quinze millions de dollars. Puis en 1999, il joue le rôle de Titus Andronicus dans l'adaptation Titus de la pièce de Shakespeare.

Années 2000-2010[modifier | modifier le code]

Portrait de Hopkins souriant sur un fond sombre. Il porte un costume clair, un polo blanc et un chapeau.
Hopkins au festival du soleil de Toscane en 2009.

En 2011, on retrouve l'acteur dans le rôle de Odin, père de Thor, dans Thor de Kenneth Branagh, aux côtés de Chris Hemsworth et Natalie Portman. Il reprend son rôle en 2013 dans Thor : Le Monde des ténèbres et en 2017 pour la troisième et dernière fois dans Thor : Ragnarok.

En 2012, il joue dans Hitchcock le personnage éponyme, aux côtés d'Helen Mirren.

Il joue également le rôle de Mathusalem, le grand-père de Noé dans le film du même nom en 2014 aux côtés de Jennifer Connelly, Russell Crowe et Emma Watson.

Depuis 2016, il interprète le Dr Robert Ford dans la série à succès et multi-récompensées Westworld. La série, diffusée par HBO, reçoit de très bonnes critiques et son rôle est remarqué. Il joue aux côtés de Ed Harris, Evan Rachel Wood, Jeffrey Wright ou encore Thandie Newton.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Hopkins réside à Malibu, dans le comté de Los Angeles, depuis 1998 ; il y avait déjà habité en 1974 avant de revenir à Londres dans les années 1980. Il décide cependant de retourner aux États-Unis après son succès au cinéma américain depuis le début des années 1990[12]. Il est naturalisé américain le , tout en conservant sa nationalité britannique[13],[14].

Il a été marié trois fois :

Il a une fille de son premier mariage, Abigail Hopkins (née en 1968), devenue actrice et chanteuse.

Anthony Hopkins est très engagé dans le caritatif. Il devient notamment président du National Trust's Snowdonia Appeal qui lève des fonds pour la préservation du parc national de Snowdonia, et auquel il a donné en 1998 un million de livres (environ 1 160 000 )[15],[16]. En 1995, il avait déjà écrit et publié Anthony Hopkins' Snowdonia[17].

Il a arrêté de fumer en utilisant la méthode d'Allen Carr[18]. En 2008, il s'est lancé dans un programme de perte de poids et, en 2010, il a perdu 80 livres[19] (36 kg).

Popularité et jeu d'acteur[modifier | modifier le code]

Anthony Hopkins est largement connu pour ses rôles de méchant, à commencer par Hannibal Lecter dans trois adaptations des romans de Thomas Harris, Le Silence des agneaux (1991), Hannibal (2001) et Dragon rouge (2002). Il a aussi, sous la direction de James Ivory ou Richard Attenborough et notamment dans Les Vestiges du jour ou Les Ombres du cœur, interprété des personnages britanniques guindés et tout en retenue.

Enfin, il est réputé pour sa capacité à se fondre dans ses personnages, ce qui en fait un acteur de choix pour les films biographiques. Il a par exemple interprété les rôles de personnages historiques comme David Lloyd George, Charles Dickens, Georges Danton, Adolf Hitler, Yitzhak Rabin, Paul de Tarse, Ptolémée, Galeazzo Ciano, Guy Burgess, Pablo Picasso, Richard Nixon, John Quincy Adams, Burt Munro, Richard Cœur de Lion, le Dr Treves, Alfred Hitchcocketc. Pour son interprétation du docteur Lecter, il ajoute au personnage de subtiles caractéristiques qui n'étaient pas forcément mentionnées par l'auteur, mais qui ont marqué les commentateurs. Ces derniers ont notamment retenu le fait qu'il ne clignait jamais des yeux lorsqu'il parlait. Sa façon de parler et sa voix moqueuse et nasillarde, adaptation de celle décrite dans les romans, a aussi été remarquée, en particulier sa déformation du mot « Chianti » ou l'infâme bruit qu'il fait lorsqu'il explique ce qu'il est advenu de son recenseur : « J'ai été interrogé par un employé du recensement. J'ai dégusté son foie avec des fèves au beurre, et un excellent chianti[N 3] ». L'actrice Jodie Foster, interprète de Clarice Starling dans Le Silence des agneaux, dit avoir été troublée par la façon dont le personnage de Hopkins se moquait de son accent de Virginie[2].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Portrait de Olivier, souriant.
Laurence Olivier (ici en 1972) a repéré Hopkins au Royal Court Theatre en 1965, et lui propose de travailler avec lui.

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessous sont issues de section Stage Appearances de la biographie d'Anthony Hopkins sur Film Reference[20].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]
Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

  • 2007 : Slipstream d'Anthony Hopkins

Compositeur[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Dylan Thomas: Return Journey d'Anthony Hopkins
  • 1996 : August d'Anthony Hopkins
  • 2007 : Slipstream d'Anthony Hopkins

Producteur[modifier | modifier le code]

Doublage et voix off[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

And The Waltz Goes On est une valse composée par Hopkins durant sa jeunesse. Cette valse a été jouée pour la première fois en 2011 par André Rieu et son orchestre à Vienne, en présence de Hopkins.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Rubans de l'OBE et de Knight Bachelor.
 
Rubans de l'OBE et de Knight Bachelor.
Rubans de l'OBE et de Knight Bachelor.

Hopkins a été promu commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (CBE) en 1987, puis anobli par la reine Élisabeth II en 1993 pour « services rendus aux arts » et a donc droit à l'appellation « Sir Anthony Hopkins »[21],[22]. Il reçoit le titre honoraire de docteur en littérature en 1988, et fait membre honoraire de l'université de Galles de Lampeter en 1992[13]. Il obtient son étoile sur le Hollywood Walk of Fame en 2003[23].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessous sont issues de la page Awards d'Anthony Hopkins sur l'Internet Movie Database[24].

  • Primetime Emmy Awards 1981  : Meilleur acteur pour Le Bunker
  • Kansas City Film Critics Circle Awards 1993 : Meilleur acteur pour Les Vestiges du jour
  • Los Angeles Film Critics Association Awards 1993 : Meilleur acteur pour Les Vestiges du jour
  • National Board of Review Awards 1993 : Meilleur acteur pour Les Vestiges du jour

Nominations[modifier | modifier le code]

  • London Film Critics Circle Awards 2001 : Meilleur acteur pour Titus

Voix francophones[modifier | modifier le code]

En France, Jean-Pierre Moulin est la voix française régulière d'Anthony Hopkins. Il l'a doublé pour la première fois en 1982 dans Le Bossu de Notre-Dame avant de le doubler de manière régulière à partir du film Le Silence des agneaux en 1991. Bernard Dhéran, décédé en 2013, l'a également doublé à 9 reprises.

Il a également été doublé de manière occasionnelle par Georges Claisse dans La Couleur du mensonge, Sexy Devil, Wolfman et 360, par Jacques Thébault dans Un pont trop loin , Changement de saisons et Le Bounty ainsi que par Dominique Paturel dans Elephant Man et Arch of Triumph. À titre exceptionnel , Anthony Hopkins a été doublé par Denis Savignat dans Le Lion en hiver, Claude Giraud dans Le Miroir aux espions, Marc de Georgi dans Les Griffes du lion, Francis Lax dans Terreur sur le Britannic, Marc de Georgi dans Audrey Rose, Jean Roche dans Magic, Georges Aminel dans Le Bunker, Serge Lhorca dans Les Dessous d'Hollywood, Marcel Guido dans La Maison des otages, Yves Barsacq dans Aux bons soins du docteur Kellogg, Gabriel Cattand dans Légendes d'automne, André Falcon dans Nixon, Dominique Farrugia dans Le Grinch, Pierre Hatet dans Bad Company, Michel Piccoli dans Alexandre, Frédéric Cerdal dans Burt Munro, Pascal Racan dans Proof et Loïc Houdré dans Slipstream[27]

Au Québec[N 4], Vincent Davy a été la voix québécoise régulière de l'acteur jusqu'à son décès en janvier 2021[28]. Il a également été doublé par Michel Dumont dans Nixon, La Tache et Le Loup-garou, par Jean-Marie Moncelet dans No Way Out et Transformers : Le Dernier Chevalier, par Guy Nadon dans Thor : Ragnarok et Le père ainsi qu'à titre exceptionnel par Éric Gaudry dans Freejack, Ronald France dans Les Vestiges du jour, Hubert Gagnon Les Ombres du cœur et Benoît Marleau dans Dr Seuss: Le grincheux qui voulait gâcher Noël.

Versions françaises
  • Jean-Pierre Moulin dans Le Bossu de Notre-Dame, Le Silence des agneaux et ses suites, Dracula,Amistad, Rencontre avec Joe Black, La Légende de Beowulf, Hitchcock, Noé, Les Deux Papes, The Fatheretc.
  • Bernard Dhéran dans Retour à Howards End, Les Vestiges du jour, Les Ombres du cœur, Le Masque de Zorro, Titus, Mission impossible 2, Les Fous du roi, Bobby, Thor
Versions québécoises
Note : La liste indique les titres québécois.
  • Vincent Davy dans Légendes d'automne, Le Masque de Zorro, Alexandre, Bobby, Fracture, Le Rite, Noé, Manipulationsetc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Citation originale : « I was lousy in school: a real screw-up, a moron. I was antisocial and didn’t bother with the other kids… I didn’t know what I was doing there. That’s why I became an actor. »
  2. Citation originale : « A new young actor in the company of exceptional promise named Anthony Hopkins was understudying me and walked away with the part of Edgar like a cat with a mouse between its teeth. »
  3. Citation originale : « A census taker once tried to test me. I ate his liver with some fava beans and a nice chianti. »
  4. Le titre indiqué est celui utilisé au Québec lorsqu'il est différent du titre utilisé en France. Entre parenthèses, le titre français ou original.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  2. a b c d e f g h i et j (en) « Sir Anthony Hopkins Biography », sur The Biography Channel, (consulté le )
  3. a et b (en) « Anthony Hopkins: My life in pictures », sur The Daily Mail, (consulté le )
  4. a et b (en) « Sir Anthony Hopkins portrait », sur The Telegraph, (consulté le )
  5. (en) « A dark and stormy knight », sur The Guardian, (consulté le )
  6. « Ces gens qui ont gagné un Oscar en apparaissant moins de 20 min. à l'écran », sur Nerdalors, (consulté le ).
  7. Sarah Dieu, « Anthony Hopkins : biographie de l'acteur qui incarne Hannibal Lecter », sur linternaute.com, (consulté le ).
  8. [1]
  9. « Un Oscar en moins de 20 minutes ! », sur Tuxboard, (consulté le ).
  10. (en) « The Silence of the Lambs », sur Oscars Database (consulté le )
  11. « Box-office de Le Silence des agneaux », sur JP Box-office (consulté le ).
  12. (en) Quentin Falk, « Sir Anthony Hopkins - Academy Fellow in 2008 », sur BAFTA, (consulté le )
  13. a et b (en) « Anthony Hopkins biography », sur BBC, (consulté le )
  14. (en) « A role to sink his teeth into », sur Talk Talk (consulté le )
  15. (en) « Hopkins gives a million to save Snowdon », sur BBC News (consulté le )
  16. (en) Steven Morris, « National Trust launches £1m appeal to buy farm and lake in Snowdonia », sur The Guardian, (consulté le )
  17. (en) Anthony Hopkins, Anthony Hopkins' Snowdonia, , 112 p. (ISBN 978-0-948661-38-9)
  18. (en-GB) « Success Stories », sur Allen Carr's Easyway (consulté le )
  19. (en-US) « Silence of the Lamb Chops: Anthony Hopkins Loses 80 Pounds » (consulté le )
  20. (en) « Anthony Hopkins Biography », sur Film Reference (consulté le ).
  21. (en) « Actor Anthony Hopkins Knighted By Queen Elizabeth », sur Chicago Tribune, (consulté le )
  22. (en) « Top 10 Welsh actors: Anthony Hopkins », sur BBC, (consulté le )
  23. (en) « Happy birthday Sir Anthony Hopkins », sur The Daily Telegraph, (consulté le )
  24. (en) « Awards », sur Internet Movie Database (consulté le ).
  25. « Golden Globes 2021 : les nominations », sur Vogue Paris (consulté le )
  26. « Voici enfin la liste complète des nominations aux SAG Awards 2021 », sur E! Online, thu feb 04 21:25:00 gmt+0 2021 (consulté le )
  27. « Comédiens ayant doublé Anthony Hopkins en France », sur RS Doublage.
  28. « Comédiens ayant doublé Anthony Hopkins au Québec », sur Doublage.qc.ca (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Biographies

  • (en) Michael Feeney Callan, Anthony Hopkins : The Unauthorized Biography, Scribners, , 359 p. (ISBN 978-0-684-19679-4)
  • (en) Michael Feeney Callan, Anthony Hopkins : A Three Act Life, Robson Books, , 450 p. (ISBN 978-1-86105-761-7)
  • (en) Quentin Falk, Anthony Hopkins : The Biography, Random House UK, , 400 p. (ISBN 978-0-7535-0999-9)
  • (en) Michael Feeney Callan, Arise Sir Anthony Hopkins : The Biography, John Blake Publishing, , 466 p. (ISBN 978-1-84454-546-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]