Arthur Schnitzler

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (juillet 2011).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Arthur Schnitzler
Description de cette image, également commentée ci-après

Arthur Schnitzler en 1912.

Naissance
Vienne (Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie)
Décès (à 69 ans)
Vienne
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Allemand
Adjectifs dérivés schnitzlerien, schnitzlérien

Arthur Schnitzler, né le à Vienne et mort dans la même ville le , est un écrivain et médecin autrichien.

L'adjectif associé à son œuvre et à sa pensée est « schnitzlerien » ou « schnitzlérien ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Arthur Schnitzler naît à Leopoldstadt, 2e arrondissement de Vienne. Son père, Johann Schnitzler, est un laryngologue réputé. Les comédiens et cantatrices qui constituent la plupart de sa clientèle donnent très tôt au jeune Arthur un goût de l'esthétique et une irrépressible envie d'écrire. À treize ans déjà, il a écrit près de vingt pièces de théâtre dans différents genres. Après avoir étudié la médecine à l'université de Vienne en 1879, il obtient son doctorat de médecine en 1885 et travaille à l'hôpital général de Vienne, mais finit par abandonner la médecine pour se tourner vers l'écriture. Cependant, son père, qui l'a destiné à la carrière médicale, s'oppose assez fortement à cette vocation littéraire. Aussi Arthur ne devient réellement écrivain qu'à trente et un ans, à la mort de son père, qui survient le 2 mai 1893, à l'âge de cinquante-huit ans.

Arthur Schnitzler est l'auteur de pièces de théâtre, de nouvelles et de romans. Son univers est particulièrement onirique et fait penser à Freud. Celui-ci disait d'ailleurs : « Je pense que je vous ai évité par une sorte de crainte de rencontrer mon double. »

Ses œuvres ont été très controversées, notamment en raison de leur description franche de la sexualité et de leur opposition à l'antisémitisme. Il a été traité de pornographe après la parution de sa pièce La Ronde (Reigen).

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le grand-père de l'écologiste Michael Schnitzler.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Stèle Arthur Schnitzler à Vienne.

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1892 : Sterben (Mourir, Stock)
  • 1897 : Reigen (La Ronde, Stock)
  • 1900 : Frau Bertha Garlan (Berthe Garland, Stock)
  • 1900 : Leutnant Gustl (Le Sous-lieutenant Gustel, Livre de Poche)
  • 1902 : Die Fremde (L'Étrangère, Stock)
  • 1903 : Der einsame Weg (Le Chemin solitaire, Actes Sud)
  • 1907 : Der Weg ins Freie (Vienne au crépuscule)
  • 1911 : Das weite Land (Terre étrangère)
  • 1913 : Frau Beate und ihr Sohn (Madame Béate et son fils, Stock)
  • 1918 : Casanovas Heimfahrt (Le Retour de Casanova, 10/18)
  • 1924 : Fräulein Else (Mademoiselle Else, Stock)
  • 1926 : Traumnovelle (La Nouvelle rêvée, Livre de Poche)
  • 1926 : Spiel im Morgengrauen (Les Dernières Cartes, Sillage)
  • 1928 : Therese. Chronik eines Frauenlebens (Thérèse, Livre de Poche)

Éditions en français[modifier | modifier le code]

  • Le Sous-Lieutenant Gustel, traduction Maël Renouard, Sillage, 2009
  • Les Dernières Cartes, traduction Brice Germain, Sillage, 2009
  • Romans et nouvelles (2 tomes), Le Livre de poche, coll. « La Pochothèque », préface de Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent, 1994
  • Journal (1923-1926), Rivages Poche, traduction Philippe Ivernel, 2012
  • Avec Stefan Zweig, Correspondance, « Rivages Poche », traduction Gisella Hauer et Didier Plassard, 2001
  • Lettres aux amis (1886-1901), « Rivages Poche », traduction Jean-Yves Masson, 1991
  • Relations et Solitudes, « Rivages Poche », traduction Pierre Deshusses, 1991
  • La Transparence impossible, « Rivages Poche », traduction Pierre Deshusses, 1992
  • Gloire tardive (Später Ruhm)", traduit de l’allemand par Bernard Kreiss, Albin Michel, inédit, 2016, (ISBN 2226317333)

Adaptations[modifier | modifier le code]

Les œuvres de Schnitzler, à commencer par La Ronde, ont fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques, notamment par Max Ophüls.

Traumnovelle (1926) a fait l'objet d'une adaptation par Stanley Kubrick dans Eyes Wide Shut. L'auteur avait lui-même envisagé une adaptation de cette nouvelle pour le cinéma. En décembre 1930, il travaille avec acharnement à ce scénario ; malgré ses rencontres avec le directeur de la Hom-FilmGesellschaft, cela n'aboutit pas. En revanche, c'est précisément dans la version américaine de ce scénario (sous le titre Rhapsody) qu'en 1968 Stanley Kubrick lit pour la première fois Traumnovelle.

En 1993, Philippe Boesmans écrit, d'après La Ronde, un opéra, Reigen, sur un livret de Luc Bondy.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En anglais et payant[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]