Wonder Woman (film, 2017)

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Wonder Woman
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Logotype du film.
Réalisation Patty Jenkins
Scénario Allan Heinberg
Geoff Johns
Acteurs principaux
Sociétés de production DC Entertainment
RatPac Entertainment
Atlas Entertainment
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre super-héros
Durée 141 minutes
Sortie 2017

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Wonder Woman est un film de super-héros américain réalisé par Patty Jenkins, sorti en 2017.

Le personnage de Wonder Woman créé par William Moulton Marston en 1941 a déjà été adapté à la télévision dans The New Adventures of Wonder Woman (1977 - 1979) mais il s'agit de la première adaptation cinématographique en prise de vues réelle entièrement consacrée au personnage, après son apparition dans Batman v Superman : L'Aube de la Justice sorti en 2016.

Écrit par Allan Heinberg, Zack Snyder et Geoff Johns et interprété par Gal Gadot et Chris Pine, le film traite de l'arrivée de la guerrière amazone Wonder Woman dans le monde des hommes au cours de la Première Guerre mondiale pour sauver les populations des manipulations du dieu grec de la guerre, Arès. Gal Gadot interprète Diana Prince, aussi connue en tant que Wonder Woman, une guerrière amazone élevée sur une île isolée de la civilisation humaine qui rencontre accidentellement un officier américain nommé Steve Trevor, incarné par Chris Pine, duquel elle tombera amoureuse et qui la mènera sur le front de l'ouest lors de la Première Guerre mondiale pour affronter le dieu Arès et ainsi mettre un terme au conflit.

Lors de son exploitation, le film bat plusieurs records. D'abord, pour son premier week-end d'exploitation, le film récolte plus de 200 millions de dollars de recettes. Wonder Woman devient dès lors le plus gros succès commercial lors de son premier week-end d'ouverture pour un film réalisé par une femme, devançant ainsi Cinquante nuances de Grey[A 1] ayant obtenu 85 millions de dollars de recettes[1]. Deuxièmement, après quatre semaines d'exploitation aux États-Unis, le film récolte 346,6 millions de dollars et dépasse ainsi les résultats obtenus par Batman v Superman : L'Aube de la Justice en douze semaines (soit 330 millions de dollars), Suicide Squad en quatorze semaines (pour 325 millions de dollars) et Man of Steel en quatorze semaines (avec 291 millions de dollars) et se hisse donc à la première place des plus gros succès de l'univers cinématographique de DC Comics et à la troisième pour les adaptations des bandes dessinées de DC Entertainment[A 2],[2].

Au total, le film amasse 800 millions de dollars de recettes[3], devenant le film le 5e meilleur démarrage de l'année 2017[4],[5] et le 17e meilleur démarrage d'une franchise de tous les temps[6].

Il est également élu à la 1re place des meilleurs films de super-héros de tous les temps par le site de critiques Rotten Tomatoes, avec plus de 92% de critiques positives et une note de 7.5/10[7][note 1] .

Synopsis[modifier | modifier le code]

Récit complet[modifier | modifier le code]

Vivant à Paris où elle travaille au musée du Louvre, Diana Prince reçoit de la part de Bruce Wayne une photographie la montrant au front lors de la Première Guerre mondiale aux côtés de Steve Trevor et ses amis. Elle se remémore alors sa jeunesse sur l'île de Themyscira, parmi les Amazones, qu'elle a quittée pour affronter Arès, le dieu de la guerre, et devenir Wonder Woman.

Vivant dans un mode de vie antique, les Amazones de Themiscyra étaient dirigées par la reine Hippolyte et sa sœur, la générale Antiope, chargée d'entrainer les guerrières. Themiscyra étant protégée par un bouclier, l'île est invisible et n'a jamais été découverte. N'ayant pas pu avoir d'enfant, la reine sculpta une statue de petite fille dans la glaise et demanda à Zeus de lui donner vie. Ainsi naquit la princesse Diana. Dès son plus jeune âge, Diana s’intéressa au combat mais sa mère, très protectrice, refusa qu'elle soit entrainée. Antiope décida donc de former sa nièce en secret. Un soir, Hippolyte raconte une histoire à Diana ; Zeus, dieu de tous les dieux, créa l'homme autrefois mais l'un de ses fils, Arès dieu de la guerre, affirma que créer les hommes était une erreur et qu'ils détruiraient le monde avec leur avidité. N'ayant pu convaincre les autres dieux, Arès déclencha des guerres et essaya d'exterminer les hommes lui-même. Les autres dieux tentèrent de l'arrêter mais furent tous tués par Arès. Seul Zeus parvint à le foudroyer. Depuis certains pensent qu'Arès est mort et d'autres qu'il se cache en attendant son heure ; si Arès devait revenir, il pourrait, avec ses pouvoirs, corrompre à nouveau le cœur des hommes pour qu'ils se fassent la guerre. Hippolyte montre à Diana une épée sacrée gardée précieusement dans une tour, la seule arme permettant à un mortel de tuer un dieu.

Un jour, sur une plage de l'île, Diana aperçoit un avion en difficulté traverser le dôme et tomber dans la mer. Diana se porte au secours du pilote, Steve Trevor, et le ramène sur la plage. Mais un navire allemand, à la poursuite du pilote, traverse aussi le bouclier et découvre l'île. Des dizaines de soldats allemands accostent sur l'île et affrontent la tribu des amazones. Trevor et Diana aident les Amazones à éliminer les Allemands. Durant l'affrontement, Antiope est abattu par un soldat et succombe dans les bras de Diana. Après la bataille, les Amazones, ivres de rage, sont d'avis de tuer Trevor mais Diana prend sa défense, arguant qu'ils les a aidées à éliminer les envahisseurs. Trevor refusant de révéler qui il est et d'où il vient, les Amazones le ligotent avec le fouet magique d'Hestia, qui peut obliger n'importe qui à dire la vérité. Trevor avoue donc qu'il était chargé d'espionner une scientifique au service de l'Allemagne, Isabel Maru surnommée « Dr Poison », qui fabrique des armes toxiques révolutionnaires. Ayant pu voler le carnet de Maru où elle avait écrit toutes ses formules, Trevor essaya de s'enfuir à bord d'un avion allemand avant d'être abattu au-dessus de la mer et de s'écraser près de l'île. Trevor supplie les Amazones de le laisser repartir pour qu'il apporte le carnet à son état-major à Londres et mettre fin à la Grande Guerre. Lorsque Diana lui demande de quelle guerre il parle, Trevor lui explique que vingt-sept pays sont entrés en guerre et que, en quatre ans, le conflit a déjà fait 25 millions de morts.

Persuadée que cette guerre est l’œuvre d'Arès (qui doit donc être de retour), Diana supplie sa mère de la laisser partir avec le pilote ; Diana espère ainsi, avec l'épée sacrée, trouver Arès et le tuer. Devant le refus de sa mère, Diana attend la nuit et s'enfuit à bord d'un bateau avec Trevor et emmène l'épée avec elle, ainsi qu'un bouclier, ses protège-poignets indestructibles et le fouet de la vérité. Durant la croisière, Diana explique à Trevor que les hommes ont du être ensorcelés par Arès et que sa mort les réveillera et mettra fin à la guerre. Trevor n'ose pas lui dire la vérité sur les hommes et la laisse se bercer d'illusions. Après des jours de navigation, Diana et Trevor arrivent à Londres. Trevor emmène d'abord Diana dans une boutique pour lui acheter des vêtements modernes afin qu'elle passe inaperçue. Le comportement de Diana, curieuse du monde des hommes, est tel que toutes les têtes se tournent sur son passage. Diana harcèle Trevor pour qu'il l'emmène sur le front ; selon elle, c'est là que doit se trouver Arès qui doit tout faire pour qu'il y ait le plus de victimes possible. Avant cela, Trevor doit amener le carnet qu'il a volé à son état-major. C'est ainsi que Diana rencontre plusieurs généraux arrogants et le distingué Sir Patrick Morgan, membre du Parlement britannique, seul parmi les Lords à vouloir négocier la paix. Le carnet de Maru étant écrit dans une langue inconnue, personne n'arrive à le traduire. Diana se distingue en annonçant que c'est un mélange d’ottoman et de sumérien et en fait la traduction : Maru aurait inventé un nouveau gaz fabriqué non pas avec du soufre (comme le gaz moutarde) mais avec de l'hydrogène, rendant ainsi les masques à gaz impuissants. Trevor se porte volontaire pour aller avec son équipe éliminer Maru et détruire son gaz. L'état-major refuse, persuadé que la signature de l'armistice ne doit pas être menacée. Trevor et Diana décident d'aller tout de même sur le front en Belgique. Sir Patrick les approuve et leur fournit de l'argent et des papiers. Trevor recontacte ses trois frères d'armes — un Français manipulateur et kleptomane, Sameer, le tireur d'élite écossais Charlie et le Chef, un contrebandier Amérindien en exil — et part sur le front avec eux et Diana. Après tout ce qu'on lui a dit de lui, Diana en vient à se demander si le général Ludendorff n'est pas Arès réincarné dans un corps humain.

Pendant ce temps, sur le front, le général allemand Erich Ludendorff devient fou en apprenant que l'Allemagne négocie sa capitulation et, grâce au gaz créé par le Dr Maru, élimine tous les généraux chargés par le Kaiser de signer l'armistice avec les autres pays. Malgré la ruine de l'Allemagne, Ludendorff reste persuadé que la victoire est possible avec le gaz d'Isabel Maru. Sur place, Diana découvre les horreurs de la guerre et veut sans cesse aider les civils blessés ou affamés. Trevor refusant de compromettre leur mission, Diana perd patience et dévoile sa force et ses pouvoirs devant tout le monde en attaquant un bataillon allemand à elle seule et en libérant un village occupé. Dés lors, elle est acclamée comme une déesse et gagne l'admiration de Trevor, Sameer, Charlie et du Chef. Trevor révèle alors aux autres que Diana n'est pas une humaine normale et qu'elle vient d'une île magique peuplée uniquement de femmes. Charlie n'y croit pas, Sameer doute mais le Chef est prêt à y croire après avoir vu les pouvoirs de Diana. Le soir même, elle et les autres fêtent avec les habitants la libération du village. Trevor apprend à Diana comment danser avant de l'emmener dans sa chambre pour passer la nuit avec elle.

Le lendemain, après une heure de marche, l'équipe atteint le château où Ludendorff doit donner une réception pour convaincre l'état-major allemand de ne pas se rendre tout de suite. Avec un uniforme et une robe de soirée volés, Trevor et Diana s'introduisent dans le château. Pendant les cocktails, Diana est sur le point de tuer Ludendorff mais Trevor l'en empêche, la situation n'étant pas à leur avantage. Ludendorff fait devant tout le monde une démonstration du gaz de Maru en bombardant le village que Diana et Trevor ont libéré la veille. Épouvantés, ils quittent le château et regagnent le village où ils trouvent tous les habitants morts. Ivre de rage, Diana rend Trevor responsable du massacre du fait qu'il l'a empêchée de tuer Ludendorff. Excédée, elle décide d'arrêter de finasser et d’attaquer de front la base de Ludendorff. Trevor, Sameer, Charlie et le Chef l'accompagnent. Durant la bataille, elle finit par coincer Ludendorff, rendu plus fort par une ampoule de gaz bleu de Maru, et le tue. Contrairement à ce qu'elle croyait, rien ne se passe : les soldats allemands continuent à se battre comme auparavant. Trevor fait comprendre à Diana qu'elle s'est peut-être trompée et qu'Arès n'a rien à voir avec cette guerre : ce conflit a bien été déclenché par des hommes parce qu'il y a beaucoup de vice en eux. Diana s'effondre, ses croyances partant en fumée. Après toutes les horreurs qu'elle a vues, elle n'arrive pas à croire que les hommes ont fait ça de leur plein gré et qu'ils étaient dans leur état normal (et non ensorcelés par Arès). Écœurée, elle décide de ne plus rien faire et annonce à Trevor et aux autres qu'ils vont devoir se passer d'elle à partir de maintenant : elle estime que les hommes ne méritent pas qu'elle lutte pour eux. Trevor, Sameer, Charlie et le Chef continuent à affronter les soldats de la base. Trevor essaie d'empêcher le décollage d'un avion, rempli du poison de Maru. Installée au sommet d'un mirador, Diana les regarde faire sans bouger lorsqu'elle entend un bruit derrière elle. Un homme, caché dans la pénombre, l'observe : c'est sir Patrick Morgan. Alors qu'elle se demande ce qu'il fait là, il lui dit qu'elle avait raison : les humains ne méritent pas qu'on les aide, ils méritent juste la destruction. Elle comprend qu'il est Arès réincarné. Elle essaie de le tuer avec l'épée sacrée mais Arès la fait fondre : seul un dieu peut tuer un autre dieu. Dans la mesure où elle est la fille de Zeus, elle doit juste réussir à mieux contrôler ses pouvoirs. Arès enfile une armure divine et Diana échoue à le vaincre. Pour la convaincre, il lui rappelle les horreurs qu'elle a vues : comme il l'avait affirmé autrefois aux autres dieux, les hommes sont mauvais par nature. Il jure n'avoir absolument pas déclenché cette guerre en corrompant les hommes (c'était inutile) même s'il reconnaît avoir susurré à Maru, dans son subconscient, la formule de son gaz pour mettre fin à l'espèce humaine.

L'avion plein de gaz étant sur le point de décoller, Trevor cherche une solution ; si l'avion décolle, il tuera en larguant son gaz des milliers de personnes ; s'ils empêchent le décollage, l'avion larguera le gaz au sol et tuera quand même beaucoup de personnes, le largage étant réglé automatiquement. Trevor réalise qu'il n'y a qu'une solution : faire décoller l'avion et le faire exploser en plein ciel, ainsi le gaz, composé d'hydrogène, se consumera dans les flammes. Trevor se sacrifie et décolle avec l'avion pendant que Sameer, Charlie et le Chef occupent les soldats allemands. Diana assiste à l'explosion de l'avion. La rage s'emparant d'elle, ses pouvoirs de déesse se décuplent et elle reprend l'avantage sur Arès. Elle reconnaît que les hommes sont viciés mais le sacrifice de Trevor lui a donné envie de croire en autre chose. Elle finit par achever Arès en le foudroyant, mettant fin au cauchemar.

Après la signature de l'armistice, Diana, Sameer, Charlie et le Chef se revoient une dernière fois pour rendre un ultime hommage à Steve Trevor sur un mémorial aux soldats tombés avant de se séparer définitivement. Aujourd'hui, Diana vit à Paris et, malgré tout ce qu'elle sait sur les hommes, intervient quand même dès qu'elle entend la sirène de la police[A 3].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

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Distribution[modifier | modifier le code]

Sources : version française (VF) sur AlloDoublage.com[9] ; version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[10]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

La volonté de réaliser un film sur Wonder Woman émerge dès 1996. Le réalisateur alors responsable du film était Ivan Reitman, qui devait être accompagné par les scénaristes Todd Alcott, annoncé en 2001 et Laeta Kalogridis annoncée en 2003. En 2005, le projet est confié à Joss Whedon mais celui-ci décide de ne plus réaliser le film en 2007 à cause de profonds désaccords avec la société de production Silver Pictures sur l'histoire que devait narrer le film[11],[12].

En juillet 2014, durant le festival Comic-Con à San Diego, la société Warner Bros. annonce une multitude de projets en développement jusqu'en 2020 pour son univers cinématographique[13]. Le calendrier fourni par les producteurs inclut une sortie pour le film Wonder Woman le 23 juin 2017[14]. Au mois de novembre de la même année, la réalisatrice Michelle MacLaren est engagée par la société de production pour réaliser le film[15]. Pourtant, en avril 2015, elle décide d'abandonner ce projet[16], par ailleurs sans scénario ni date de sortie officielle[17]. En effet, la réalisatrice, en plus de ne être assez expérimentée dans la réalisation de long métrages, mais plutôt dans celle de séries télévisées, souhaitait intégrer des scènes d'actions phénoménales contre l'avis des producteurs[18]. Finalement, elle est immédiatement remplacée par Patty Jenkins[19].

Scénario[modifier | modifier le code]

Joss Whedon, originellement prévu pour réaliser Wonder Woman, débute l'écriture du scénario en 2005[20]. Mais selon lui, puisque le « studio n'arrête pas d'imposer des changements et que les scénaristes se retrouvent ensevelis sous un amoncellement de développements », il décide d'abandonner le projet. Il est ensuite remplacé par Matthew Jennison et Brent Strickland, deux scénaristes peu expérimentés mais dont les écrits ont plu aux producteurs[21]. Plus tard, des médias révèlent la teneur du scénario de Joss Whedon qu'ils jugent sexiste[20] car il contient des stéréotypes[22],[23],[24]. En décembre 2014, le scénariste Jason Fuchs est engagé par Warner Bros. pour écrire un scénario avec l'aide de la réalisatrice Michelle MacLaren[25] mais il est remplacé en juillet 2016 par Zack Snyder, Allan Heinberg et Geoff Johns[26].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

En décembre 2013, Warner Bros. recrute Gal Gadot pour interpréter Wonder Woman à trois reprises, d'abord dans Batman v Superman : L'Aube de la Justice (2016) puis dans Wonder Woman (2017) et enfin dans Justice League (2017)[27],[28].

En juillet 2015, Chris Pine signe un contrat avec Warner Bros. pour interpréter le soldat américain Steve Trevor allié de Wonder Woman dans le film éponyme et dans ses suites[29]. À propos de l'obtention de ce rôle, l'acteur déclare : « Ce qui m'excite le plus c'est de tourner dans un film avec une femme super-héros. Avec une femme dans le rôle principal. Je fais équipe avec cette femme intelligente, belle et forte pour détruire des méchants et sauver l'humanité. La routine quoi »[30].

La côte de la commune de Amalfi en Italie sert de lieu de tournage pour l'île de Thémiscyra.

Le 21 novembre 2015, un communiqué de Warner Bros. dévoile sept nouveaux acteurs pour le film : Robin Wright, Danny Huston, David Thewlis, Ewen Bremmer, Saïd Taghmaoui, Elena Anaya et Lucy Davis sans préciser leurs rôles[31]. Le rôle de David Thewlis est connu en avril 2017, il doit alors incarner Arès[32]. Quant à Elena Anaya, elle doit jouer le docteur « Poison » Maru, après une annonce parue en mai 2017[33]. En janvier 2016, Connie Nielsen rejoint la distribution pour incarner Hippolyte, la mère de la princesse Diana[34].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage du film débute en novembre 2015 au Royaume-Uni[35]. La réalisatrice du film, Patty Jenkins, déclare que le tournage devrait avoir lieu au Royaume-Uni, en Italie et en France[36].

L'île de Thémiscyra, où vivent les Amazones, a été conçue en Italie[37] où les scènes ont été filmées en avril 2016[38]. Les décors servants pour l'île sont la côte de la commune de Amalfi, la côte Cilento, la ville de Craco, la ville de Vieste dans le Gargano et celle de Castel del Monte[39]. La décoratrice responsable des décors du film Aline Bonetto explique qu'elle a voulu créer un « environnement beau, naturel que les Amazones protègent comme l'environnement les protège » et a utilisé les cavités naturelles comme des maisons pour les guerrières. Elle a ensuite ajouté des éléments de décorations artificiels pour contraster avec les formes naturelles et donner un mélange moderne ressemblant aux décors grecs. De plus, le tableau présent dans la chambre de Diana Prince est inspiré du tableau de Boticelli, La Naissance de Vénus car il présage le destin de combattante de la princesse[40]. Durant le tournage du film, les actrices Gal Gadot et Connie Nielsen ont dû suivre une préparation physique et alimentaire intensive pendant six mois. Ainsi, elles suivaient des entraînements journaliers de « deux heures de gymnastique, deux heures de chorégraphie de combat et deux heures de cheval », soit six heures au total[41]. La société de production Warner Bros. a par ailleurs recruté des sportives pour occuper les rôles des Amazones aux côtés de Gal Gadot, comme les athlètes Jenny Pacey et Moe Sasegbon et l'ancienne boxeuse thaïlandaise Madeleine Vall[42]. Gal Gadot évoque aussi des scènes difficiles à tourner, notamment en Angleterre, durant la nuit, où elle n'était que vêtue de son costume de Wonder Woman, couvrant très peu de surface alors qu'il commençait à pleuvoir et que des ventilateurs étaient tournés vers elle[43]. En mai 2016, l'équipe du tournage se déplace à Paris pour y tourner des scènes au musée du Louvre[44].

Le tournage s'achève finalement le 10 mai 2016 et aura sollicité la présence de plus de deux mille techniciens[45],[46]. Mais en novembre 2016, le film nécessite le tournage de scènes additionnelles dans les studios de Warner Bros. à Leavesden[47] alors que l'actrice principale est enceinte depuis cinq mois. Il a alors été décidé de lui appliquer une feuille verte sur le ventre pour pouvoir effacer son ventre grossissant lors de la postproduction par le biais des effets spéciaux[48],[49].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Wonder Woman
Original Motion Picture Soundtrack
Bande originale de Rupert Gregson-Williams
Sortie
Durée 78:38
Genre musique de film
Label WaterTower Music

Albums de Rupert Gregson-Williams

Bandes originales de l'univers cinématographique DC

La bande originale du film est composée par Rupert Gregson-Williams et disponible auprès du label WaterTower Music[50]. Rupert Gregson-Williams a également choisi la chanteuse Sia pour participer à la bande originale en interprétant le morceau To Be Human[51]. La réalisatrice Patty Jenkins déclare que le thème dédié à Wonder Woman entendu dans Batman v Superman : L'Aube de la Justice ne figurera pas dans le film car il s'agit d'une musique composée pour un personnage plus mature et expérimenté qu'il ne l'est dans Wonder Woman[52]. Le thème de Wonder Woman dans son propre film correspond plutôt à un personnage romantique, noble et héroïque[53].

L'écriture des musiques a débuté deux mois avant que le montage final du film ne soit achevé. Par ailleurs, le compositeur a visionné le film « quatre ou cinq fois » dans un délai de cinq semaines et a discuté longuement du personnage de Diana Prince pour composer des musiques en accord avec ce qu'elle souhaite. Rupert Gregson-Williams révèle avoir eu des difficultés à composer les musiques de certaines scènes d'actions où le fait que le personnage principal soit une femme nécessite selon lui de rendre la musique moins agressive. De plus, pour les scènes de romance, le compositeur a dû réussir à composer des musiques pour les caractères différents de Diana Prince qui n'a jamais connu aucun homme et Steve Trevor, fortement marqué par la guerre[50].

No Titre Interprètes Durée
1. Amazons of Themyscira 6:47
2. History Lesson 5:16
3. Angel on the Wing 3:45
4. Ludendorff, Enough! 7:37
5. Pain, Loss & Love 5:27
6. No Man's Land 8:52
7. Fausta 3:20
8. Wonder Woman's Wrath 4:06
9. The God of War 8:02
10. We Are All to Blame 3:11
11. Hell Hath No Fury 3:58
12. Lightning Strikes 3:35
13. Trafalgar Celebration 4:50
14. Action Reaction 5:54
15. To Be Human (en) Sia featuring Labrinth 4:00
78:38

Accueil[modifier | modifier le code]

Promotion[modifier | modifier le code]

Dès le mois de mai 2017, Warner Bros., chargé de produire et distribuer le long métrage dévoile une première vidéo promotionnelle de ce dernier à l'occasion de la diffusion du dernier épisode de la seconde saison de la série Supergirl dans laquelle les actrices de la série mettent en valeur le personnage de Wonder Woman[54],[55].

Les moyens alloués à la publicité diffusée en ligne ou à la télévision s'élèvent à 3 millions de dollars à cinq semaines avant la sortie du film, en comparaison, ceux du film Suicide Squad atteignaient 2,6 millions de dollars. De plus, la société de production noue des contrats publicitaires avec plusieurs entreprises, notamment la marque de vente de rasoirs Wilkinson et la marque de distribution de produits diététiques ThinkThin[56]. Pourtant, de nombreux médias s'indignent et constatent un manque de moyens consacrés à la promotion du film[57]. En réalité, les publicités dédiées au film ont été diffusées à de nombreuses reprises mais lors d'événements touchant à un plus large public, comme des festivals (comme WonderCon ou South by Southwest), des cérémonies (par exemple, lors des Kids Choice Awards) ou encore durant des événements sportifs (comme la finale de la National Collegiate Athletic Association). Cependant, les vidéos publicitaires mises en ligne sur Internet sont moins nombreuses pour ce film (14 au total) que pour d'autres de l'univers cinématographique de DC Comics (30 pour Suicide Squad et 31 pour Batman v Superman : L'Aube de la Justice)[56],[57].

De plus, les médias soulèvent le problème d'une contradiction entre les partenariats publicitaires autour du film et la promotion du féminisme voulu par le film. Le site féministe The Mary Sue déclare ainsi que « cette promotion est emplie des messages ambivalents que véhiculent des normes irréalistes, imposées aux femmes toute leur vie »[58] tandis que d'autres jugent que Wonder Woman « est supposée être l’une des plus puissantes superhéroïnes de l’Histoire, mais elle est aussi une jeune fille naïve et incroyablement innocente, qui ne connaît rien aux hommes ou à l’amour »[56],[59],[60].

Sortie[modifier | modifier le code]

Premièrement fixée au 23 juin 2017, Warner Bros., en avril 2016, décide d'avancer la date de sortie de deux semaines pour la fixer au 2 juin 2017[61].

L'avant-première mondiale du film se tient au Pantages Theatre de Los Angeles le 25 mai 2017[62],[63]. À cette occasion, l'actrice Gal Gadot, interprète de Diana Prince/Wonder Woman depuis 2016 rencontre l'actrice Lynda Carter, ayant incarné le même personnage dans la série télévisée diffusée entre 1975 et 1979[64].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, le film reçoit des critiques positives. L'agrégateur de notes américain Metacritic lui attribue ainsi un score de 76 sur 100 en se basant sur une cinquantaine de critiques[68].

En France, la presse salue les efforts fournis afin de ne pas faire ressembler l'héroïne à un objet sexuel (comme cela a pu être le cas dans les films Catwoman, sorti en 2004 ou Elektra, sorti en 2005), elle possède en effet les qualités d'une combattante et d'une intellectuelle tout en ne faisant pas disparaître ses caractéristiques féminines. De plus, le personnage est dépourvu de stéréotypes et devient l'égal de l'homme. Le magazine Le Point prédit alors que ce « long-métrage devrait ouvrir la voie à d'autres blockbusters féminins »[69],[70] . Cependant, d'autres critiques dénoncent le fait que le film profite de l'émergence du mouvement féministe pour transformer le film en un objet mercantile alors que l'histoire n'est pas approfondie[71], le journal Libération conclut ainsi que « Wonder Woman ne parle de rien, ni de condition de la femme ni de mythologie, encore moins de civilisation »[72]. La plupart des critiques s'accordent toutefois en faisant l'éloge de la performance de l'actrice Gal Gadot, qualifiée de « créature somptueuse et néanmoins sensible, comédienne radieuse, elle est filmée comme une désirable icône humaniste » par le magazine Télérama[69],[70] mais blâment l'usage des effets spéciaux raté dans les scènes d'actions[71],[72].

Il est également élu à la 1re place des meilleurs films de super-héros de tous les temps par le site de critiques Rotten Tomatoes, avec plus de 92% de critiques positives et une note de 7.5/10[7][note 2] .

Box-office[modifier | modifier le code]

Lors de son exploitation, le film bat plusieurs records. D'abord, pour son premier week-end d'exploitation, le film récolte plus de 200 millions de dollars de recettes. Wonder Woman devient dès lors le plus gros succès commercial lors de son premier week-end d'ouverture pour un film réalisé par une femme, devançant ainsi Cinquante nuances de Grey[A 1] ayant obtenu 85 millions de dollars de recettes[1]. Deuxièmement, après quatre semaines d'exploitation aux États-Unis, le film récolte 346,6 millions de dollars et dépasse ainsi les résultats obtenus par Batman v Superman : L'Aube de la Justice en douze semaines (soit 330 millions de dollars), Suicide Squad en quatorze semaines (pour 325 millions de dollars) et Man of Steel en quatorze semaines (avec 291 millions de dollars) et se hisse donc à la première place des plus gros succès de l'univers cinématographique de DC Comics et à la troisième pour les adaptations des bandes dessinées de DC Entertainment[A 2],[2].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis 412 563 408 $[73] 23
Drapeau de la France France 2 165 068 entrées[74] 12
Alt=Image de la Terre Mondial 812 763 408 $[73] 23

Controverses[modifier | modifier le code]

Pour sa sortie, le film Wonder Woman est interdit dans plusieurs pays arabes. Le premier pays a remettre en cause la diffusion du film au cinéma est le Liban. En effet, le pays accuse l'actrice principale, de nationalité israélienne, d'avoir effectué deux années durant son service militaire alors que la plupart des pays arabes et Israël sont en guerre[75]. Par ailleurs, le film a été déprogrammé lors d'un festival algérien et remplacé, bien que les organisateurs mettent en avant un « problème de procédure » empêchant sa diffusion. La Jordanie et de nombreux de ses ressortissants ont également dénoncé le fait que Gal Gadot ait combattu pour l'armée israélienne. La diffusion du film a également été suspendue en Tunisie le temps d'examiner une demande d'interdiction de la part d'un parti politique[76]. La polémique s'est aussi nourrie du fait que l'actrice avait publié sur des réseaux sociaux un message de soutien à l'armée de son pays lors de la guerre de Gaza[77],[78].

En Israël, loin de faire polémique, la presse se félicite de la présence de l'actrice dans une production américaine et met en avant le fait que parmi les acteurs israéliens, « aucun n’est allé aussi loin que Gal Gadot ». Le journal américain Los Angeles Times rappelle que Ayelet Zurer, également de nationalité israélienne, avait obtenu le rôle de la mère de Superman dans Man of Steel en 2013[79].

Une autre polémique concernant le film a pour objet l'interdiction pour les hommes d'assister à la diffusion du film lors de séances consacrées uniquement aux femmes dans les cinémas appartenant à la chaîne américaine Alamo Drafthouse. Certains hommes jugent cette pratique sexiste et qu'il s'agit d'une « discrimination basée sur le genre ». La chaîne a ensuite présenté ses excuses tout en rappelant que « cela n’a rien à voir avec l’égalité » et qu'il s'agit de la « célébration d’un personnage qui signifie beaucoup pour un grand nombre de femmes depuis les années 1940 » et a déclaré que l'action a connu un grand succès et annoncé l'extension du dispositif à plusieurs villes des États-Unis[80].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Habituellement, les films mettant en scène des super-héros sont peu récompensés par les acteurs de l'industrie cinématographique[81] mais vu le succès critique et commercial de Wonder Woman et après l'obtention de l'Oscar des meilleurs maquillages et coiffures pour Alessandro Bertolazzi, Giorgio Gregorini et Christopher Nelson pour leur travail dans Suicide Squad, la société de production Warner Bros. envisage dès le mois de juillet 2017 de faire concourir le film pour l'obtention des récompenses remises par l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences, notamment dans les catégories « meilleur film » et « meilleure réalisatrice »[82],[83].

Nominations[modifier | modifier le code]

  • Teen Choice Awards 2017[84],[85] :
    • Meilleur film de l'été
    • Meilleure actrice de cinéma de l'été pour Gal Gadot
    • Meilleur acteur de cinéma de l'été pour Chris Pine
    • Meilleure alchimie au cinéma pour Gal Gadot et Chris Pine
    • Meilleur baiser pour Gal Gadot et Chris Pine

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Teen Choice Awards 2017
    • Meilleur film d'action/aventure
    • Meilleure actrice dans un film d'action pour Gal Gadot
    • Meilleur acteur dans un film d'action pour Chris Pine

Analyse[modifier | modifier le code]

Une analyse du professeur Christian-Georges Schwentzel de l'université de Lorraine évoque une ressemblance entre Wonder Woman/Diana Prince et plusieurs figures mythologiques. Le personnage est associé à la déesse mésopotamienne Ishtar, déesse de l'amour et de la guerre, accompagnant le roi sur le champ de bataille en se battant « comme une lionne déchaînée », comme Wonder Woman se donne pour objectif de défendre le monde. De plus, la déesse s'offrait au roi sumérien vu comme un héros, à l'image du personnage de Steve Trevor, l'amant de Diana Prince et pilote pour l'armée américaine. Le personnage est également comparé à la déesse égyptienne à tête de lion Sekhmet, capable de se transformer en une chatte du nom de Bastet, pour illustrer la balance entre guerre et amour qui caractérise l'aspect combatif et désirable de Wonder Woman. Le personnage de Wonder Woman puise aussi ses inspirations dans la déesse grecque Athéna puisque toutes les deux sont à la fois vierges et guerrières. L'histoire de Wonder Woman est quant à elle aussi inspirée par le mythe des Amazones, habitant la ville de Thémiscyra gouvernée par la reine Hippolyté, en effet, les Amazones de l'histoire de Wonder Woman vivent sur une île du nom de Thémiscyra et sont dirigées par la reine Hippolyte, la mère de la princesse Diana. En revanche, l'île présente dans l'histoire conçue par William Moulton Marston correspond à l'île de Lemnos, sur laquelle les femmes avaient décidé de tuer leurs époux et vivre entre femmes jusqu'au débarquement de héros masculins, les Argonautes, à l'image de l'arrivée de Steve Trevor sur l'île. Selon l'analyse, le film réalisé par Patty Jenkins reprend ces fantasmes par l'intermédiaire de son actrice principale, Gal Gadot, considérée comme ayant un physique hors du commun (élue Miss Israël en 2004) alors qu'elle a également servi dans l'armée israélienne durant deux ans[86],[87],[88].

Une autre analyse de la professeure Jill Lepore de l'université Harvard concerne le caractère féministe du personnage de Wonder Woman/Diana Prince. En effet, à ses débuts, le personnage est conçu comme un modèle « pour les enfants et les jeunes, d’une femme forte, libre et courageuse ; pour combattre l'idée que les femmes sont inférieures aux hommes ». Ainsi, plusieurs éléments permettent de concevoir une nouvelle image de la femme. Les accessoires de Wonder Woman, par exemple, comme son lasso permettant de déceler les mensonges ou ses bracelets inspirés de ceux portés par Olivia Byrne, l'amante de l'auteur se décrivant comme féministe permettent de donner une image féministe au personnage. Aussi, le personnage apparaît durant la Seconde Guerre mondiale (en 1941) qui rend les femmes plus autonomes et importantes vis-à-vis des hommes et leur permet ainsi de s'identifier à un symbole fort de combativité. Durant les années 1970, le personnage prend de l'ampleur avec la Deuxième vague féministe qui voit l'arrivée de nouveaux droits pour les femmes (comme le droit à l'avortement)[89],[90].

Une femme brandit une pancarte de Wonder Woman (interprétée par Lynda Carter), symbole féministe, lors de la marche des femmes à Washington le 21 janvier 2017 pour protester contre le sexisme du président Donald Trump.

Plusieurs journalistes et chercheurs s'interrogent pourtant sur le caractère féministe retransmis dans le film. De cette façon, pour certains auteurs, le film reflète bel et bien une certaine vision de l'émancipation des femmes[91],[92] quand pour d'autres le film est autant masculinisé que la plupart des long métrages de l'industrie cinématographique[93],[94]. En effet, les auteurs qui défendent le point de vue féministe apporté par le film mettent en avant le fait qu'il a été pensé pour être féministe, grâce à une femme officiant comme réalisatrice, ce qui peut avoir pour conséquences de modifier le rôle de Diana Prince, au lieu d'être un objet de désir conçu pour les hommes, elle devient un symbole de puissance[95]. L'actrice principale Gal Gadot prend également position de ce côté en déclarant que le personnage défend l'égalité entre les sexes, ce qui s'illustre notamment dans une scène du film où « elle rentre dans une pièce réservée aux hommes, parce qu'elle ne comprend pas qu'on puisse lui interdire d'assister à une réunion. Pour elle, il n'y a aucune différence entre les deux sexes »[43],[92].

Les auteurs affirmant que le film n'est pas plus féministe qu'un autre pointent tout d'abord du doigt le fait que dans l'histoire, le personnage principal est dirigé par les hommes, la princesse Diana est ainsi amenée à la vie par Zeus, embarque sur un bateau avec un pilote américain lui décrivant un monde inconnu et chez qui elle trouvera la force de vaincre le dieu Arès[94]. De plus, le film utiliserait simplement le prétexte d'être féministe à des fins mercantiles comme cela a pu être le cas pour des publicités pour les entreprises Pepsi ou H&M[96]. Le film est certes réalisé par une femme et le rôle principal est aussi occupé par une femme, mais il reste scénarisé par un homme et produit par une majorité d'hommes (sur douze producteurs, deux sont des femmes), d'autant plus que l'un d'entre eux, Steven Mnuchin, est membre du gouvernement de Donald Trump, souvent jugé machiste[97],[98], aussi très peu de femmes sont présentes à l'écran. Le changement de réalisatrice survenu (entre Michelle MacLaren et Patty Jenkins) serait en fait dû à la volonté de l'ancienne réalisatrice de ne pas céder face aux exigences des producteurs. Finalement, le film serait une simplification du féminisme, car celui-ci reste trop compliqué à mettre en œuvre au cinéma[93].

Autour du film[modifier | modifier le code]

Contexte de tournage[modifier | modifier le code]

Le film a la particularité d'avoir été réalisé par une femme dans un milieu essentiellement composé d'hommes (aux États-Unis en 2012, sur 100 films réalisés, 91 l'ont été par des hommes et 9 par des femmes selon une étude de New York Film Academy[99]). Le chercheur Nicolas Labarre de l'université Bordeaux Montaigne explique que « les femmes occupent historiquement une place marginale dans le cinéma hollywoodien. Le fond du problème est cette idée reçue que les femmes ne peuvent pas être à la tête de films d’action. C’est une prophétie autoréalisatrice »[100] d'autant plus que les bandes dessinées de super-héros ont été conçues pour un public masculin et que les personnages féminins sont généralement issues ou accompagnés d'un autre personnage masculin. Wonder Woman est ainsi le premier film en douze années à mettre en scène un personnage principal féminin, le dernier étant Elektra sorti en 2005[100] mais envers lequel ni les critiques ni les spectateurs n'ont été favorables, ce qui a conduit les sociétés de production cinématographique à éviter de réaliser des films de super-héroïne[101].

Suites[modifier | modifier le code]

Article principal : Univers cinématographique DC.

Conçu comme une série de films, l'univers cinématographique de DC Comics met en scène plusieurs super-héros de l'entreprise DC Comics dans un seul univers cohérent. Ainsi, la société de production Warner Bros. envisage le développement de onze long métrages entre 2013 et 2020 pour représenter ses super-héros. La sortie de Wonder Woman est alors fixée en 2017[13]. Gal Gadot, interprète de Wonder Woman, est initialement prévue pour jouer dans trois films : Batman v Superman : L'Aube de la Justice (2016), Wonder Woman (2017) et Justice League (2017)[14].

Mais après le succès économique du film Wonder Woman, la société de production Warner Bros. annonce le développement d'une suite, dont elle fixe la date de sortie au 13 décembre 2019[102],[103]. Patty Jenkins est réengagée pour réaliser la suite[104].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le film Cinquante nuances de Grey est aussi réalisé par une femme : Sam Taylor-Wood.
  2. a et b Les plus grands succès commerciaux adaptés des comics de DC Entertainment sont The Dark Knight : Le Chevalier noir et The Dark Knight Rises.
  3. Wonder Woman, Patty Jenkins, avec Gal Gadot, Chris Pine, Connie Nielsen, Robin Wright, États-Unis, 2017, super-héros, 141 minutes

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pauline Mallet, « Au box-office américain, Wonder Woman a cassé un record de taille », sur Konbini,
  2. a et b Phalène de la Valette, « Wonder Woman bat un record très significatif au box-office », sur Le Point,
  3. « Wonder Woman (2017) », Box Office Mojo, IMDb (consulté le 7 août 2017)
  4. (en) Pamela McClintock, « Box-Office Milestone: 'Wonder Woman' Crosses $400M in North America » [archive du ], The Hollywood Reporter, (consulté le 9 août 2017)
  5. (en) « “Wonder Woman” Is Now the Top Female-Helmed Film at the Domestic Box Office » [archive du ], Blog.womenandhollywood.com (consulté le 19 août 2017)
  6. Mia Galuppo et Patrick Shanley, « 'Wonder Woman 2' Sets Release Date », The Hollywood Reporter,‎ 25juillet 2017 (lire en ligne)
  7. a et b « 50 Best Superhero Movies of All Time », Rotten Tomatoes (consulté le 28 août 2017)
  8. « Wonder Woman, héroïne de la rentabilité », sur Capital,  : « Avec un budget d’environ 149 millions de dollars, nul doute que les producteurs vont [...] gagner le gros lot avec cette production. »
  9. « Fiche du doublage français du film », sur AlloDoublage, (consulté le 9 septembre 2017)
  10. « Fiche du doublage québécois du film », sur Doublage.qc.ca (consulté le 9 septembre 2017)
  11. Christophe Foltzer, « Retour sur le Wonder Woman que devait réaliser Joss Whedon et qui ne s'est jamais fait », sur EcranLarge,
  12. Jihane Bougrine, « Wonder Woman : elle est de retour ! », sur Les Éco, Maroc,
  13. a et b Louis Lepron, « De 2016 à 2020, le calendrier fou des super-héros DC Comics au cinéma », sur Konbini,  : « De 2016 à 2020, la Warner a annoncé la sortie d'un total de dix films, soit deux par an, en lien avec le catalogue des super-héros de DC Comics. »
  14. a et b Juliette Geenens, « D'ici à 2020, voici tous les films de super-héros DC Comics », sur Konbini,  : « Le studio Warner Bros. et l'éditeur de comics ont assez de projets en stock pour tenir jusqu'en 2020. »
  15. Anaïs Chatellier, Fanny Hubert, « Michelle MacLaren (Breaking Bad) réalisera Wonder Woman », sur Konbini,  : « Michelle MacLaren devient ainsi une des rares femmes à réaliser un film de super-héros. »
  16. Christophe Foltzer, « Wonder Woman : La réalisatrice claque la porte du blockbuster de DC et Warner ! », sur EcranLarge,
  17. Christophe Foltzer, « Wonder Woman : Et si le film ne se faisait pas ? », sur EcranLarge,
  18. « Wonder Woman : voilà pourquoi Michelle MacLaren a quitté le projet », sur Première,
  19. Christophe Foltzer, « Wonder Woman a trouvé sa nouvelle réalisatrice en la personne de Patty "Monster" Jenkins », sur EcranLarge,
  20. a et b Sima Shakeri, « Le scénario du "Wonder Woman" de Joss Whedon a fuité et il est jugé sexiste », sur The Huffington Post, Canada,  : « Pour Joss Whedon, qui se déclare féministe, les critiques à ce sujet sont loin d'être une première. Le réalisateur a autant de détracteurs que de partisans. »
  21. Thomas Destouches, « Joss Whedon abandonne "Wonder Woman" », sur AlloCiné,
  22. « Macho man : Sous la direction de Joss Whedon, « Wonder Woman » aurait été une publicité mensongère », sur Vanity Fair,
  23. (en) Jack Shepherd, « Joss Whedon's leaked Wonder Woman script labelled 'sexist' by DC fans », sur The Independant,
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  26. Sophie Sthul, « Wonder Woman : Warner dévoile que le scénario a été secrètement remanié », sur EcranLarge,
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  28. (en) Justin Kroll, « ‘Wonder Woman’ Gal Gadot Signs Three-Picture Deal with Warner Bros. » [« "Wonder Woman" : Gal Gadot signe un contrat de trois films avec Warner Bros. »], sur Variety,
  29. Christophe Foltzer, « Wonder Woman : Chris Pine sera bien Steve Trevor, l'amoureux de l'Amazone », sur EcranLarge,
  30. Christophe Foltzer, « Chris Pine ne tarit pas d'éloges sur la première aventure solo de Wonder Woman », sur EcranLarge,
  31. Geoffrey Crété, « Wonder Woman : nouvelle image de Gal Gadot et grande annonce de casting », sur EcranLarge,
  32. Alexis Vielle, « Wonder Woman : sa réalisatrice révèle qui sera la grande méchante », sur EcranLarge,
  33. Alexis Vielle, « Wonder Woman : qui est vraiment le grand méchant du film ? », sur EcranLarge,
  34. Christophe Foltzer, « C'est officiel, Connie Nielsen sera la mère de Wonder Woman », sur EcranLarge,
  35. Thomas Destouches, « Wonder Woman: "un film drôle et sombre" selon Gal Gadot », sur AlloCiné,
  36. Corentin Palanchini, « Wonder Woman : une photo annonce le début du tournage », sur AlloCiné,
  37. Maximilien Pierrette, « Wonder Woman pose avec des Amazones sur la photo du film DC Comics », sur AlloCiné,  : « C'est en effet dans ce décor, créé par Patty Jenkins et son équipe sur des îles exotiques au large de l'Italie et la Chine, que ce trio d'immortelles va élever et entraîner celle qui deviendra ensuite Diana Prince, alias Wonder Woman. »
  38. Christophe Foltzer, « Wonder Woman laisse échapper de nouvelles images de son tournage », sur EcranLarge,
  39. (en) Jennifer Dombrowski (photogr. Clay Enos, Alex Bailey), « Wonder Woman’s Themyscira Actually Exists », sur Luxe Adventure Avenue
  40. (en) Carolyn Giardina, « How 'Wonder Woman's' Island Home Was Created », sur The Hollywood Reporter,
  41. (en) Patti Greco, « What It Was Like to Play Diana's Mother in Wonder Woman », sur Cosmopolitan,
  42. François-Guillaume Lemouton, « Gal Gadot : «C'était assez dingue» », sur L'Équipe,
  43. a et b Chloé Cohen, « Gal Gadot : « Wonder Woman est féministe » », sur Première,
  44. Maximilien Pierrette, « Wonder Woman en tournage à Paris... et Gotham City », sur AlloCiné,
  45. « Dans les coulisses de Wonder Woman », sur Warner Bros.,
  46. Corentin Palanchini, « Wonder Woman : Gal Gadot annonce la fin du tournage », sur AlloCiné,
  47. Christophe Foltzer, « Et voilà que Wonder Woman repart en tournage », sur EcranLarge,  : « Difficile de savoir ce qui sera retourné avec précision, d'autant que les nouvelles prises de vue sont prévues au Royaume-Uni, à Leavesden, où d'imposants décors avaient été construits pour le film et n'avaient pas été détruits depuis, ce qui laisse supposer que l'idée n'est pas nouvelle. »
  48. « Gal Gadot était enceinte pour certaines scènes de «Wonder Woman» », sur 20 Minutes,  : « Il s’avère que le film a nécessité de retourner quelques scènes en novembre dernier. Seulement, à l’époque, l’actrice était enceinte de cinq mois. Cela ne l’a pas effrayée le moins du monde. »
  49. François Rieux, « Gal Gadot était enceinte de cinq mois pour les reshoots de Wonder Woman », sur Première,  : « Chuck Roven, producteur du film, a également loué le comportement de l’actrice : "Certaines scènes que nous avons dû retourner font monter d'un niveau l'action du film. Elle ne pouvait pas faire de grandes performances physiques mais elle a donné tout ce qu’elle avait [...]" »
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  51. Evan Jorssen, « Sia: un nouveau morceau pour la BO de «Wonder Woman» », sur NRJ,
  52. Christophe Foltzer, « Wonder Woman n'aura pas droit à son thème musical dans son film », sur EcranLarge,
  53. (en) Daniel Schweiger (photogr. James Gillham), « Interview with Rupert Gregson-Williams », sur Film Music Magazine,
  54. Delphine Rivet, « Vidéo : quand les filles de Supergirl font la promo du film Wonder Woman », sur Konbini,  : « Pour la sortie du film en salles le 2 juin prochain, Diana a trouvé une puissante alliée pour faire sa promo en la personne de Supergirl. »
  55. Clément Cusseau, « Supergirl fait la promotion de… Wonder Woman », sur AlloCiné,
  56. a, b et c Pablo Maillé (photogr. Clay Enos), « “Wonder Woman” : superhéroïne mais pas superpromo », sur Télérama, (ISSN 0040-2699) : « Alors qu’il sort en France le 7 juin, les médias américains pointent du doigt depuis quelques semaines la campagne marketing du film “Wonder Woman”, jugée étonnamment discrète pour un film de superhéros. Enfin, de superhéroïne ! »
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  59. Mélissa Chevreuil, « Wonder Woman, victime d'une campagne promo à côté de la plaque ? », sur Le Point, (ISSN 0242-6005) : « Selon bon nombre de médias américains, la campagne marketing du film demeure bien en deçà de celles habituellement exercées par les machines hollywoodiennes. »
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  61. (en) Dave McNary, « ‘Wonder Woman,’ ‘Jungle Book’ Release Dates Moved by Warner Bros. », sur Variety,
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  92. a et b Jessica Steinberg, « La Wonder Woman de Gal Gadot transmet un message féministe », sur The Times of Israël, Israël,  : « Un long reportage [...] avec Gal Gadot, permet de mettre en exergue une actrice israélienne capable de porter sur ses épaules un long-métrage consacré à une super-héroïne tout en s’efforçant de transmettre des messages d’émancipation et de force aux femmes en général »
  93. a et b Annabelle Gasquez, « Wonder Woman, et les limites du féminisme marketé », sur Deuxième Page,  : « Des hommes tirent Diana par le bras, la poussent, lui expliquent comment fonctionne la vie. Sans eux pour survivre dans ce monde malfaisant, que pourrait en effet cette jeune créature naïve ? »
  94. a et b Elodie Emery, « Wonder Woman, un film "féministe" ? Mais de qui se moque-t-on ? », sur Marianne,
  95. Paulina Benavente, Hélène Breda, « Wonder Woman: "Oui, on peut être féministe en costume sexy" », sur BFM TV,  : « Tout est une question d'intention: si le costume qu'elle choisit la fait se sentir forte parce que c'est une façon d'exprimer sa force, son pouvoir, ce n'est pas du tout la même chose que si elle est réduite à un état d'objet. »
  96. (en) Gemma Clarke, « Don't fall for the new H&M campaign », sur Global Hobo,
  97. Louise Wessbecher (photogr. T.J. Kirckpatrick), « Le comble pour "Wonder Woman", c’est d’avoir été produit par le secrétaire du Trésor de Trump », sur Mashable,
  98. Émilie Laystary, « Donald Trump et son équipe remportent le prix de la photo la plus machiste », sur Mashable,
  99. Constance Bloch, « Infographie de l'inégalité entre hommes et femmes dans le cinéma », sur Konbini,  : « Le constat que dresse l'infographie est sans appel : l'industrie du cinéma compte beaucoup moins de femmes que d'hommes, et ce, à tous les niveaux. »
  100. a et b Camille Mordelet (photogr. Clay Enos), « Films de superhéros : où sont les femmes ? », sur Le Monde, (ISSN 1950-6244) : « Avec la sortie de Wonder Woman, mercredi 7 juin, Hollywood met fin à douze années d’absence. Celle des films de superhéros issus d’un comic-book et dont le rôle-titre revient à une femme. »
  101. Clément Lesaffre, « "Wonder Woman" : le film que les super-héroïnes attendaient », sur Europe 1,
  102. (en) Michael Cavna, « ‘Wonder Woman 2’ has a release date. Now it’s time to sign conquering director Patty Jenkins. », sur The Washington Post, (ISSN 0190-8286)
  103. Pauline Mallet, « On connaît déjà la date de sortie du prochain Wonder Woman », sur Konbini,
  104. (en) Borys Kit, « 'Wonder Woman' Sequel: Patty Jenkins Officially Set to Return as Director », sur The Hollywood Reporter,

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Nancy Holder, Wonder Woman : The Official Movie Novelization, Londres, Titan Books, , 320 p., 4,2 × 6,8 pouces (ISBN 978-1785653780)
  • Steve Korté, Wonder Woman : Le roman du film, Newton Abbot, Centum Books, , 141 p., 19,8 × 13 cm (ISBN 978-1911461159)

Liens externes[modifier | modifier le code]

icône vidéo Vidéo externe
[vidéo] Bande-annonce de Wonder Woman

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Articles connexes[modifier | modifier le code]


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