Greta Garbo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Greta et Garbo.
Greta Garbo
Description de cette image, également commentée ci-après

Greta Garbo dans Ninotchka.

Nom de naissance Greta Lovisa Gustafson
Surnom Le Sphinx, La Divine.
Naissance
Stockholm, Suède
Nationalité Drapeau de Suède Suédoise
Décès (à 84 ans)
New York, États-Unis
Films notables La Chair et le Diable
La Reine Christine
Anna Karénine
Le Roman de Marguerite Gautier
Ninotchka

Greta Lovisa Gustafson, dite Greta Garbo, est une actrice suédoise, née le à Stockholm en Suède et morte le à New York, aux États-Unis.

Elle a tourné son dernier film en . Surnommée « la Divine », Federico Fellini dit d'elle qu'« elle fut la fondatrice d'un ordre religieux appelé cinéma ».

Greta Garbo est en cinquième place dans le classement féminin des « 50 légendes du cinéma américain » (50 Greatest American Screen Legends) établie par l'American Film Institute en 1999.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Greta Gustafsson est la benjamine de Karl Alfred Gustafsson (1871–1920) et d'Anna Lovisa Johansson (1872–1944). Elle naît au 32 de la Blekingegatan à Stockholm. Sa maison natale a aujourd'hui disparu.

Ses parents sont des personnes de condition modeste dans la Suède pauvre du début du XXe siècle. Elle avait une sœur, Alva et un frère, Sven.

Elle entre à l'Académie royale d'art dramatique de Stockholm — le Dramaten — en 1922 et y étudie jusqu'en 1924. C'est là qu'elle rencontre le réalisateur suédois Mauritz Stiller qui la repère, lui enseigne les techniques cinématographiques et lui confie un rôle majeur dans son film La Saga de Gösta Berling, d'après Selma Lagerlöf en 1924. C'est à cette occasion que son mentor lui donne son nom de scène : Greta Garbo, garbo voulant dire en espagnol « la classe, l'élégance ».

De Garbo à La Divine : les années hollywoodiennes[modifier | modifier le code]

Greta Garbo photographiée par Ruth Harriet Louise.

Arrivée à Hollywood, la carrière de Garbo prend un tournant inattendu, à son arrivée, elle n'a rien d'une femme fatale — Louis B. Mayer la surnommait alors « la grosse vache nordique » — mais Arnold Genthe, un photographe de Vanity Fair, décèle son important potentiel. Elle suit un régime amaigrissant et est relookée : cheveux coupés, lissés, front dégagé, sourcils réduits, regard mis en valeur.

Ses premières apparitions dans des films muets, tels Le Torrent (The Torrent) en 1926, La Tentatrice (The Temptress) en 1926, La Chair et le Diable (Flesh and the Devil) en 1927 ou Anna Karénine (Love) en 1928, la propulsèrent en haut de l'affiche. Le renouvellement de son contrat est l'occasion d'un long bras de fer avec Louis B. Mayer et aboutit à ce qu'elle devienne l'actrice la mieux payée d'Amérique (250 000 $ par film)[1].

C'est dans ces premières années qu'elle rencontra John Gilbert, star du cinéma muet, avec qui elle poursuivit une relation qui défraya la chronique. La légende veut qu'elle l'ait quitté devant l'autel, ayant changé d'avis quant à leur mariage, mais la MGM utilisa abondamment les scènes d'amour qu'elle interpréta avec John Gilbert pour alimenter les magazines à scandale.

Greta Garbo et John Gilbert en 1929.

Sa carrière, contrairement à celle de beaucoup d'autres, ne s'arrêta pas avec la fin du cinéma muet. Greta Garbo fut l'une des rares stars hollywoodiennes à franchir le cap du cinéma parlant. C'est dans Anna Christie en 1930 que le public entend pour la première fois sa voix grave et sensuelle, teintée d'un léger accent suédois. Le film fut d'ailleurs promu avec le slogan « Garbo parle » (« Garbo Talks ») et fut un véritable succès, bien que Garbo ne fût pas convaincue de sa propre performance. Quant à John Gilbert, dont la popularité baissait, il ne réussit jamais la transition vers le cinéma parlant et sa carrière s'arrêta dans les années 1930.

À partir de cette époque, on lui compose un nouveau personnage solitaire, énigmatique. Elle devient grave, tantôt mutine, tantôt craintive, parfois intellectuelle. Elle n'assiste qu'aux premières, n'accorde plus que de rares interviews, voyage sous un nom d'emprunt. Elle arrête aussi les nombreuses séances de photos d'extérieur et ne fait plus que des portraits d'art, réalisés en studio par deux portraitistes attitrés — Ruth Harriet Louise jusqu'en 1929, puis Clarence Bull (en) — et destinés à n'être reproduits qu'en petit format pour être envoyés aux admirateurs. Même pour la promotion des films, elle n'accorde plus qu'une unique séance de pose de dix heures maximum avec 150 photos par séance réalisées. Son costumier attitré Adrian crée pour elle le « style noble » glamour avec des velours, des lignes hiératiques et des proportions inhabituelles[2]. Devant le succès grandissant de la star, la Paramount, studio concurrent, se met en tête de trouver « sa » Garbo : ce sera Marlène Dietrich.

Garbo, si quelque chose lui déplaisait lorsqu'elle tournait, disait qu'elle voulait rentrer en Suède (« I want to go home »), menace qui lui valut de voir chacun de ses vœux exaucé par ses employeurs. Garbo était connue pour ne tourner qu'à studio fermé, refusant les visiteurs lorsqu'elle jouait. Son apparition dans Mata Hari en 1932 la consacra séductrice, la censure s'offusqua même du costume suggestif qu'elle portait sur l'affiche. Elle partagea ensuite l'affiche de Grand Hotel en 1932 en vedette avec Joan Crawford et les frères Barrymore (Lionel et John).

Garbo dans Anna Karénine (1935).

Elle se fâcha avec la MGM en 1932 et disparut des écrans pendant presque deux ans. La réconciliation lui donna un contrôle total sur les films qu'elle tournait, et lui permit de faire remplacer Laurence Olivier par John Gilbert pour le tournage de La Reine Christine en 1933. David O. Selznick la pressentit pour jouer le rôle de l'héritière mourante dans Dark Victory en 1935, mais elle préféra tourner une nouvelle version d'Anna Karénine.

Son interprétation de la Dame aux camélias dans Le Roman de Marguerite Gautier (Camille) en 1937 fut considérée comme la meilleure de tous les temps, et fut aussi la seule de ses interprétations qui trouva grâce à ses yeux. Après maintes tragédies, elle se retrouva face à Melvyn Douglas dans la comédie Ninotchka en 1939. En référence à une scène dans un bistrot parisien où l'héroïne part d'un éclat de rire, le film fut lancé avec le slogan « Garbo rit ! » (« Garbo laughs! »), une première dans sa carrière.

Greta Garbo fut l'une des stars les plus adulées des années 1920 et 1930, mais aussi l'une des plus secrètes. Fuyant la publicité et les ragots, elle rendit célèbre l'une de ses tirades de Grand Hotel même dans sa vie publique : « Je veux qu'on me laisse tranquille » (« I want to be let alone »). Elle n'accordait ni autographe, ni interview, sauf au tout début de sa carrière, n'assistait à aucune première et ne répondait pas à ses fans. Cette prédilection pour le secret ne fit que confirmer le surnom qu'elle garda toute sa vie, « La Divine » : belle, lointaine et inaccessible.

Après l'échec relatif de son dernier film, La Femme aux deux visages (Two Faced Woman) en 1941, Garbo mit définitivement un terme à sa carrière, au faîte de sa gloire.

D'après Albert Lewin, elle aurait souhaité interpréter Dorian Gray dans le film Le Portrait de Dorian Gray en 1945, mais pour des problèmes de censure, la chose ne se fit pas[n 1]. Alfred Hitchcock pensa que la mise en production de son film le Procès Paradine, en 1947, allait être le moyen de son retour sur les écrans, mais sans succès[3]. En 1949, le réalisateur Max Ophuls lui propose de tourner un film en couleur adapté de Balzac, La Duchesse de Langeais. Des essais avec l'actrice sont d'ailleurs tournés, révélant une photogénie extraordinairement préservée de l'actrice[4]. Pour des raisons budgétaires, le producteur italien se retire du projet qui échoue[5].

Retraite et disparition[modifier | modifier le code]

Tombe de Greta Garbo à Stockholm.

De son propre aveu, Greta Garbo pensait que le monde avait été bouleversé par la Seconde Guerre mondiale, peut-être pour toujours. Ses films, pensait-elle, avaient leur propre place dans l'Histoire et gagneraient en valeur. Elle prit la citoyenneté américaine en 1951. Elle acheta un appartement à New York dans les années 1950, où elle vécut jusqu'à la fin de ses jours, loin de la presse. Séparée du monde hollywoodien, elle refusa catégoriquement de paraître en public.

Elle resta cependant amie avec de nombreuses célébrités, et on la vit souvent en compagnie d'Aristote Onassis, Cecil Beaton ou Cécile de Rothschild. Elle défendait cependant jalousement sa vie privée. Elle était connue pour ses promenades dans les rues de New York affublée de grandes lunettes noires, évitant autant que possible les médias.

Elle meurt à New York en 1990 à l'âge de 84 ans, des suites d'une insuffisance rénale terminale et d'une pneumonie. Sa dépouille fut incinérée et les cendres enterrées au cimetière Skogskyrkogården à Stockholm.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Garbo a gardé sa vie privée hors des feux de la rampe. « I want to be alone » (« Je veux être seule »), l'une de ses tirades les plus célèbres à l'écran, dans Grand Hotel, lui a été faussement attribuée à la ville. Garbo rectifia cependant après le film, arguant qu'elle n'avait jamais dit qu'elle voulait être seule, mais qu'elle voulait qu'on la laisse tranquille (« I never said, 'I want to be alone.' I only said, 'I want to be let alone.' There is all the difference. »).

Selon les lettres privées dont la publication a été autorisée en Suède en 2005 pour marquer le centenaire de sa naissance[6], il semblerait qu'elle ait été enfermée sur elle-même et assez dépressive.

Greta Garbo était bisexuelle, s'étant engagée dans de notables relations amoureuses avec des hommes et des femmes[7]. Elle aurait eu tendance à préférer les femmes, et à devenir désintéressée par la sexualité en mûrissant[8]. Il semblerait que Greta Garbo soit restée célibataire aux États-Unis en raison d'un amour homosexuel pour l'actrice suédoise Mimi Pollak[réf. souhaitée] avec qui elle entretint une relation épistolaire qui dura 60 ans. Lors de la naissance du fils de Mimi Pollak, elle lui envoie un télégramme en ces termes : « Incredibly proud to be a father » (« Incroyablement fière d'être père »).

Sa liaison hétérosexuelle la plus célèbre fut avec l'acteur John Gilbert. Se partageant le premier rôle pour la première fois dans Flesh and the Devil, leur « intensité érotique »[9] se retrouve hors des studios. Il est dit que Gilbert demanda Greta Garbo en mariage trois fois et qu'il ne fut pas le seul. L'éditeur suédois Lars Saxon l'aurait aussi demandée en mariage, mais lui reçut une lettre qui confirmait que Garbo « resterait toute sa vie célibataire. Le mot « épouse » est tellement laid » (« I will probably remain a bachelor all my life. “Wife” is such an ugly word. »)[6].

Elle fut également la maîtresse du chef d'orchestre Leopold Stokowski qui avait quitté pour elle son épouse Olga Samaroff. En dépit de certaines rumeurs, il ne fut pas question de mariage entre eux[10].

L'écrivaine Mercedes de Acosta, dont les lettres de Garbo lui étant adressées furent publiées en 2000, dit avoir eu une longue relation avec elle[6].

Elle a également été liée de façon plus ou moins platonique avec les actrices Marlene Dietrich, Claudette Colbert, Joan Crawford, Louise Brooks, Ona Munson, avec l'auteur Salka Viertel.

Filmographie[modifier | modifier le code]

La Tentatrice (1926).
Romance (1930).


Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Étoile de Greta Garbo sur le Hollywood Walk of Fame.

Greta Garbo n'a jamais gagné d'Oscar mais fut proposée pour l'Oscar de la meilleure actrice pour Anna Christie et Romance en 1930, Le Roman de Marguerite Gautier en 1937 et Ninotchka en 1939. Elle reçut en 1955 un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Une étoile lui est décernée sur le Hollywood Walk of Fame à Los Angeles, face au 6901 Hollywood Boulevard.

Greta Garbo a été listée comme la cinquième actrice dans le classement féminin des « 50 légendes du cinéma américain » (50 Greatest American Screen Legends) établie par l'American Film Institute en 1999[12].

Hommages[modifier | modifier le code]

  • La Seven Stars Symphony de Charles Koechlin est dédiée à Douglas Fairbanks, Lilian Harvey, Greta Garbo, Clara Bow, Marlene Dietrich, Emil Jannings et Charles Chaplin.
  • Tennessee Williams avait proposé sa pièce La Madone à Lillian Gish et à Garbo avant de la remanier sous le titre Un tramway nommé Désir.
  • La chanteuse française Magali Noël interprète en 1979 C'est fini le temps des stars, chanson dans laquelle une partie de couplet est consacrée à Greta Garbo : « C'est fini le temps des stars, vous arrivez un peu tard, Greta Garbo ne sortira pas ce soir, elle reste seule à la maison cachée derrière ses lunettes noires de peur de se voir à la télévision au midnight-show [...] »
  • Van Morrison livre avec l'album Magic Time la chanson Just like Greta où il salue le choix volontaire de la star de se retirer de la vie publique ; « just like Greta Garbo, I just want to be alone ».
  • En 1981, Maurice Béjart met en scène le ballet Divine avec Marcia Haydée et Jorge Donn.
  • Greta est une chanson hommage écrite par Laurent Boutonnat et interprétée par Mylène Farmer sur l'album Cendres de Lune paru en 1986.
  • Greta est une chanson hommage interprétée par Falco sur l'album Wiener Blut (en), paru en 1988.
  • Dans Vogue, la chanteuse Madonna cite ses principales icônes du septième art : « Greta Garbo & Monroe, Dietrich & Di Maggio ». Nigel Bradford a composé en l'honneur de la Divine le thème de Walk Away. Par ailleurs, la chanteuse copie, devant l'objectif de Curtis Knapp, un des plus célèbres portraits de la Suédoise, les cheveux tirés en arrière et les mains plaquées sur sa tête.
  • Greta et Garbo est une pièce de théâtre créée en 2001 et qui fut jouée au festival d'Avignon en off. À Broadway fut représenté le musical When Garbo Talks! écrit et composé par Buddy Kaye et Mort Garson, avec Jessica Burrows dans le rôle titre, Michael Stone Forrest dans celui de Mauritz Stiller, Matthew Henerson jouant Louis B. Mayer et Christopher Carothers John Gilbert.
  • Le poème Homage to Greta Garbo de John Burnside a été publié dans le numéro 17 de la London Review of Books le 2 septembre 2004. Avant lui, Paul Durcan avait écrit le poème Garbo. Francisco Umbral a publié El hijo de Greta Garbo (1977) et Thomas Ross La femme qui ressemblait à Greta Garbo.
  • Stanislas Gros a scénarisé et dessiné la bande dessinée adaptée du Portrait de Dorian Gray pour Delcourt en donnant au personnage d'Oscar Wilde le visage de Garbo[n 2].
  • The Garbo est un groupe pop électronique mêlé de jazz, de musique latine, de chanson française, de reggae, fondé par Agustin Galiana, acteur espagnol.
  • Le sculpteur espagnol Pablo Gargallo est l'auteur du « Masque de Greta Garbo à la mèche », exposée au Musée national centre d'art Reina Sofía de Madrid.
  • En 2005, une série de timbres à l'effigie de la star est éditée en tirages limités, devenue depuis très recherchée par les collectionneurs.
  • The Artist s'inspire du cinéma muet des années 1920, notamment de l'histoire d'amour entre John Gilbert et Greta Garbo. C'est Bérénice Bejo qui interprète le rôle inspiré de Garbo. Pour ce rôle Bejo remportera d'ailleurs le César de la meilleure actrice et sera nommée à l'Oscar.
  • En octobre 2015, La Suède met son visage sur les billets de 100 couronnes mis en circulation.

Hommage ultime du cinéma américain à une de ses plus grandes stars : À la recherche de Garbo de Sidney Lumet, où Garbo refusa d'apparaître âgée et où elle n'est figurée que par une silhouette.

Parodies[modifier | modifier le code]

Garbo a été souvent parodiée, notamment par Hedy Lamarr dans Camarade X de King Vidor.

Citations[modifier | modifier le code]

« Ah, Greta, si vous étiez née au XVIe, vous auriez été brûlée comme sorcière. »

— Ludwig Berger[13]

« Garbo est tout mouvement. D'abord apparaît l'émotion et de l'émotion naît le mouvement et du mouvement jaillit le verbe. Elle est tellement parfaite que les gens disent qu'elle ne peut pas jouer. »

— Louise Brooks[14]

« Garbo est le type d'actrice incapable de mal jouer un rôle. Elle ne peut pas faire d'erreur. Elle était non seulement une grande vedette avec un exceptionnel pouvoir de charme. Elle possédait une intuition que personne d'autre n'a jamais possédé au cinéma. »

— Clarence Brown[15]

« Greta Garbo a apporté au cinéma un sens de la poésie que personne d'autre n'a jamais approché, sauf, peut être, Charles Chaplin. »

— Truman Capote.[16]

« Garbo avait cette qualité de caractère sans laquelle on ne peut réussir une véritable scène d'amour. Elle était plutôt froide, mais bouillait intérieurement. Vous savez qu'elle n'a peur de rien et que rien ne l'arrêtera ; elle a ce feu intérieur... »

— George Cukor[16]

« Tout au long des huit semaines pendant lesquelles j'ai travaillé avec Garbo, elle ne s'est pas regardée une seule fois dans un miroir, sauf quand je le lui ai demandé. Personne d'autre que le metteur en scène n'est capable d'apprécier l'importance d'un tel comportement. »

— Ernst Lubitsch[17]

« Son visage, sous sa crinière léonine, était d'une stupéfiante beauté, c'était le visage le plus beau, me semblait-il, que j'eusse jamais vu ; et, en effet, jusqu'à aujourd'hui je n'en ai pas rencontré de plus beau. Elle avait le front marmoréen d'une déesse endeuillé et de larges yeux pleins de ténèbres d'or. »

— Klaus Mann[18]

« Vous cherchez un sphinx là où il n'y a qu'une femme. »

— Robert Montgomery[16]

« Le visage, ce visage, qu'avait-il ce visage ? Vous pouviez y lire tous les secrets de l'âme féminine. Vous pouviez découvrir Eve, Cléopâtre, Mata Hari. Elle devenait toutes les femmes à la fois. Et ce prodige ne se produisait pas sur le plateau mais sur l'émulsion du film. Qui sait comment ? »

— Billy Wilder[18]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Un jour, racontait Albert Lewin, j'ai reçu un message de Cedric Gibbons qui voulait me voir pour un problème urgent et confidentiel. "Gibby" était à cette époque l'ami le plus proche de Greta Garbo au studio et il venait de sa part pour me dire que Garbo souhaiter interpréter le rôle de Dorian. C'était en fait le seul rôle pour lequel elle accepterait de revenir au cinéma. J'ai naturellement remué ciel et terre pour y parvenir. Mais il y avait un problème de censure qui se révéla insurmontable : il ne pouvait y avoir une femme jouant un rôle en travesti. J'ai donc dû y renoncer mais j'ai toujours pensé qu'il s'agissait là d'une des grandes occasions perdues du cinéma » Patrick Brion, le cinéma fantastique, édition de la Martinière, 1994, p. 202.
  2. « Un jour, racontait Albert Lewin, j'ai reçu un message de Cedric Gibbons qui voulait me voir pour un problème urgent et confidentiel. « Gibby » était à cette époque l'ami le plus proche de Greta Garbo au studio et il venait de sa part pour me dire que Garbo souhaiter interpréter le rôle de Dorian. C'était en fait le seul rôle pour lequel elle accepterait de revenir au cinéma. » Patrick Brion, le cinéma fantastique, édition de la Martinière, 1994, p. 202.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Barry Paris, Greta Garbo, Ed. Seuil, 1998.
  2. Bruno Remaury, Dictionnaire de la mode au XXe siècle, Éditions du Regard,‎ 1994 (ISBN 2-84105-048-3), p. 20
  3. « Pour la femme, nous avons espéré pendant un temps obtenir Greta Garbo, dont c'eût été le retour à l'écran. » Hitchcock Truffaut, éditions Gallimard, 1993, p. 145.
  4. https://www.youtube.com/watch?v=VYk98gFvYjk
  5. http://gretagarbo.net.free.fr/files/emission2000ansdH.48kbps.mp3.
  6. a, b et c Lonely Garbo's love secret is exposed Observer.guardian.co.uk Accédé le 16/11/2007
  7. (en) Tina Gianoulis, « Greta Garbo », glbtq.com: An Encyclopaedia of Gay, Lesbian, Bisexual, Transgender and Queer Culture, 2002 (lire en ligne)
  8. « Garbo's biographer Barry Paris noted that she was technically bisexual, predominantly lesbian and increasingly asexual as the years went by. » Robert Aldrich, Garry Wotherspoon, Who's Who in Gay and Lesbian History, Psychology Press (2001), 502 pages, p. 175
  9. Greta Garbo, the ultimate star Philip Olivier Accédé le 16/11/2007
  10. Garbo And Stokowski deny they will wed, The New York Times, March 18, 1938
  11. Patrick Brion, Garbo, Éditions du Chêne, 1985, p. 96
  12. AFI Recognizes the 50 Greatest American Screen Legends
  13. Patrick Brion, Garbo, Éditions du Chêne, 1985, p. 13
  14. Patrick Brion, op. cit., Éditions du Chêne, 1985, p. 11
  15. Patrick Brion, op. cit., Éditions du Chêne, 1985, p. 8
  16. a, b et c Patrick Brion, op. cit., Éditions du Chêne, 1985, p. 7
  17. Patrick Brion, op. cit., Éditions du Chêne, 1985, p. 12
  18. a et b Patrick Brion, op. cit., Éditions du Chêne, 1985, p. 9

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Agel, Greta Garbo, Paris, Séguier, 1990.
  • Robert Dance et Scott Reisfield, Garbo, portraits d'une légende, Flammarion, Paris, 2005.
  • Mercedes De Acosta, Here Lies the Heart, Ayer Co Pub, États-Unis, 1975.
  • Jean Lacouture, Greta Garbo, la dame aux caméras, Levi/seuil, Paris, 1999.
  • Bertrand Meyer-Stabley, La véritable Greta Garbo, Pygmalion, Paris, 2005.
  • Alexander Walker, Garbo, Fanal, Paris, 1981.
  • Patrick Brion, Garbo, Éditions du Chêne, 1985.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]