George Miller (réalisateur australien)

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George Miller
Description de cette image, également commentée ci-après

Au Comic-Con de San Diego, en 2014

Nom de naissance George Miliotis
Naissance (70 ans)
Chinchilla, Australie
Nationalité Drapeau de l'Australie Australienne
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Films notables Saga Mad Max
Diptyque Babe
Diptyque Happy Feet

George Miller, de son vrai nom George Miliotis, est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma australien, né le à Chinchilla (Queensland).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Originaire d'une petite bourgade du Queensland en Australie, George Miller entreprend des études de médecine avant de s'orienter vers le cinéma[1].

En 1971, il écrit et réalise un court métrage intitulé Violence in the Cinema: Part 1 qui remporte deux prix aux Australian Film Institute Awards et est présenté aux festivals de Sydney et de Moscou. Le film est produit par son fidèle associé Byron Kennedy, avec qui il fondera la société Kennedy Miller Productions.

Années 1980 : débuts et révélation[modifier | modifier le code]

En 1978, il est engagé comme assistant-réalisateur pour le film In Search of Anna, d'Esben Storm[2]

Après deux courts-métrages, son premier long est aussi son premier grand triomphe : sorti en 1979, le thriller d'action Mad Max, road movie apocalyptique et violent, interprété par Mel Gibson, lui permet de faire une arrivée remarquée : le film est néanmoins largement censuré en raison de nombreuses scènes de violence. Fort de ce succès, le réalisateur signe deux suites intitulées Mad Max 2, le défi, en 1981, qui lui permet d'impressionner encore davantage critiques et public, puis le plus mitigé Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre, qui souffre d'une production tumultueuse. Entre temps, Steven Spielberg l'invite à réaliser le dernier épisode de La Quatrième Dimension (1983), considéré par les critiques comme le meilleur de cette anthologie.

En 1982, George Miller perd son associé Byron Kennedy dans un accident d'hélicoptère, ce qui perturbe beaucoup le développement du dernier opus de la trilogie de Max le Fou. Miller poursuit leurs activités communes avec Doug Mitchell, sous l'égide de la société Kennedy Miller. Le cinéaste revient alors à Hollywood, pour sortir de son terrain habituel.

En 1987, il il réalise Les Sorcières d'Eastwick, une comédie fantastique avec Jack Nicholson et Susan Sarandon. Sa collaboration avec cette dernière l'amène à la diriger de nouveau dans le mélodrame Lorenzo, en 1992.

En 1988 il est membre du jury du Festival de Cannes, sous la présidence d'Ettore Scola. La comédienne Nastassja Kinski et le réalisateur Claude Berri font notamment partie du jury.

Années 1990-2000 : cinéma jeunesse et consécration[modifier | modifier le code]

Le réalisateur à la première australienne de Happy Feet 2, en 2011.

En 1995, il continue à subvertir des genres classiques du cinéma hollywoodien en produisant et écrivant Babe, le cochon devenu berger, dont la mise en scène est néanmoins confiée à Chris Noonan. Cette comédie dramatique mêlant numérique et trucages aura nécessité sept ans de développement, mais connaît un large succès critique et commercial international, et reçoit plusieurs nominations aux Oscars dans les catégories majeures.

Miller ne peut donc que renouveler l'expérience, et revient cette fois en tant que scénariste-réalisateur pour Babe 2, le cochon dans la ville, qui sort en 1998. Si les critiques sont positives, le film ne rencontre en revanche pas le public, et connaît un échec retentissant, ne parvenant pas à rembourser son budget, qui a pourtant triplé depuis le premier opus.

En 1999 il est pour la deuxième fois membre du jury international lors du Festival de Cannes que David Cronenberg préside. La chanteuse Barbara Hendricks, les comédiennes Dominique Blanc et Holly Hunter ainsi que le comédien Jeff Goldblum font notamment partie du jury.

Après une absence de 7 ans, George Miller revient à la réalisation en mettant en scène un manchot de l'Antarctique dans Happy Feet, film d'animation à succès qui remporte l'Oscar du meilleur film d'animation en 2007. Le genre est alors en plein essor, mais Miller parvient à y injecter l'esprit des comédies musicales de Broadway, parvenant à livrer un long-métrage original, visuellement superbe, et décalé. Les Oscars saluent le travail avec quelques nominations, et le cinéaste remporte l'Oscar du meilleur film d'animation.

Il accepte donc logiquement de co-écrire et réaliser une suite, Happy Feet 2, qui est dévoilée en 2011. Néanmoins, le film convainc moins les critiques, et ne parvient pas à être rentabilisé. La société de production de Miller, Dr. D Studios, perd de l'argent, au point de déposer le bilan. Le cinéaste confie la même année qu'il n'avait aucune idée pour un troisième opus[3].

Années 2010 : retour à Mad Max[modifier | modifier le code]

Le cinéaste à la première de Mad Max: Fury Road, en 2015

Il revient de toute façon à sa première franchise, et donc à un univers âpre et violent : en 2012, il débute le tournage d'un 4e film de la saga Mad Max, Mad Max: Fury Road, dans lequel c'est Tom Hardy qui reprend le rôle de Max Rockatansky. À la suite de diverses péripéties sur le tournage, le film n'est sorti qu'en mai 2015. Le blockbuster connaît un succès critique mondial, reçoit plusieurs nominations aux Oscars, et impressionne. A l'âge de 70 ans, Miller livre en effet un thriller d'action moderne et innovant, porté par la performance de Charlize Theron.

Ce film marquerait le début d'une seconde trilogie, mais le cinéaste préfèrerait d'abord passer à un autre projet, avant de renouer avec sa franchise.

Le , il est annoncé qu'il présidera le jury du prochain Festival de Cannes[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Prochainement :

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 1983 : The Dismissal (mini-série télévisée coréalisée avec Phillip Noyce)
  • 1984 : The Last Bastion (mini-série télévisée coréalisée avec Chris Thomson)
  • 1997 : 40 000 ans de rêve (40,000 Years of Dreaming) (documentaire)

Courts métrages[modifier | modifier le code]

  • 1971 : Violence in the Cinema, Part I

Scénariste[modifier | modifier le code]

Producteur / producteur exécutif[modifier | modifier le code]

Distinctions principales[modifier | modifier le code]

Source : Internet Movie Database[5]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]