Cahiers du cinéma

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Cahiers du cinéma
Image illustrative de l’article Cahiers du cinéma
Logotype des Cahiers depuis le n° 425

Pays Drapeau de la France France
Langue français
Périodicité mensuelle
Genre revue de cinéma
Prix au numéro 5,90 
Diffusion 15 274[1] ex. (2019 en diminution -1,74 %)
Fondateur André Bazin, Jacques Doniol-Valcroze, Joseph-Marie Lo Duca, Léonide Keigel
Date de fondation (69 ans)
Ville d’édition Paris

Propriétaire Vingt personnalités du monde des affaires et producteurs de cinéma, dont majoritairement :
Grégoire Chertok, Xavier Niel, Éric Lenoir, Marc Simoncini et Réginald de Guillebon (voir Changements d'actionnariat)
Directeur de publication Éric Lenoir
Rédacteur en chef Marcos Uzal
ISSN 0008-011X
Site web cahiersducinema.com

Les Cahiers du cinéma sont une revue de cinéma française créée en par André Bazin, Jacques Doniol-Valcroze, Joseph-Marie Lo Duca et Léonide Keigel.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire des Cahiers est en partie liée avec celle du « septième art », notamment en raison d'une génération de cinéphiles enthousiastes et provocateurs qui donnèrent naissance à la Nouvelle Vague, en instaurant préalablement la politique des auteurs[2].

Créés en 1951 par Joseph-Marie Lo Duca, Jacques Doniol-Valcroze et André Bazin[3], avec un soutien économique de Léonide Keigel, les Cahiers succèdent à La Revue du cinéma de Jean George Auriol qui a cessé de paraître en octobre 1949 et dont Doniol et Bazin étaient les collaborateurs. La couverture comme le contenu restent dans le même esprit[4]. Le titre du magazine est proposé par Doniol le , qui a tout d'abord du mal à convaincre Bazin et Keigel. Les titres les plus envisagés étaient Cinématographe, Du cinéma ou Objectif. Le nom de Cahiers est validé même si des membres sont dubitatifs, pour risque de confusion avec les Cahiers de la Pléiade (qui cessèrent de paraître en 1952) et les Cahiers de la Quinzaine[5].

Les jeunes cinéphiles, Jean-Luc Godard, François Truffaut, Éric Rohmer, Jacques Rivette, Claude Chabrol et bien d'autres, y écrivent leurs premières critiques, avant de devenir cinéastes[6].

Les fondateurs[modifier | modifier le code]

Jacques Doniol-Valcroze débute comme secrétaire de rédaction à Cinémonde (fondé en 1928), puis rédacteur en chef adjoint de la Revue du cinéma de 1947 à 1949. Il anime le ciné-club Objectif 49, auquel André Bazin participe. Il est aussi critique de cinéma à France Observateur, et rédacteur en chef de la revue Monsieur. En 1949, il crée le Festival du film maudit de Biarritz. Il est aussi auteur (Les Portes du baptistère, 1955) et réalisateur (L'Eau à la bouche 1959, Le Viol 1967, L'Homme au cerveau greffé 1971…)[7].

André Bazin a abordé le cinéma par des débats dans les ciné-clubs, des cours et des conférences. Il ne veut pas, dans la critique d'un film, se contenter de raconter le scénario ou de donner des avis sur ses significations possibles. Il pratique une analyse détailleées des séquences. Sa principale idée est que la critique doit prendre en considération l’évolution d’un public de plus en plus « cinéphile ». Il écrit dans des magazines, notamment dans L'Écran français (créé en 1945), La Revue du cinéma, Le Parisien Libéré (créé en 1944), ou encore Radio-Cinéma-Télévision (créé en 1947)[8],[9].

Joseph-Marie Lo Duca (Giuseppe Maria Lo Duca) est également un ancien de La Revue du cinéma. Journaliste, écrivain, historien, critique, opérateur, et réalisateur, il a publié entre autres Histoire du cinéma (« Que sais-je ? »), Technique du cinéma et Le Dessin animé chez Prisma, avec une préface de Walt Disney. Dans les années 1960, il dirige la coll. « Bibliothèque internationale d’érotologie » aux éditions Pauvert[10],[11].

Ingénieur chimiste d'origine géorgienne, Léonide Keigel arrive à Paris en 1933. Il y exploite de salles de cinéma (tel le Broadway aux Champs-Élysées) avant de devenir distributeur, à la tête du circuit Cinéphone[12].

Ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

Le contenu consiste en entretiens, documents, avec une grande place pour la technique cinématographique. Malgré tout, la ligne éditoriale n’est pas réellement fixée à ce moment-là. C’est en 1952 que les Cahiers prennent un tournant décisif.

Au 21e numéro des Cahiers, François Truffaut commence à apporter sa contribution aux articles. Son premier article affirme un détachement du cinéma français dit « de qualité » au profit d'un cinéma d’auteur, le cinéma américain notamment (Howard Hawks, Alfred Hitchcock). Les nouveaux contributeurs à la revue, surnommés « jeunes turcs » par Bazin, vont jusqu'à s’opposer aux fondateurs des Cahiers. Ce sont Maurice Schérer (Éric Rohmer), Jacques Rivette, Claude Chabrol et Jean-Luc Godard.

Un article de Truffaut notamment achève d'affirmer la nouvelle ligne des Cahiers, en janvier 1954, « Une certaine tendance du cinéma français », dans lequel il critique fortement le conformisme du cinéma français. La politique des auteurs, qui met en avant des cinéastes américains (Hitchcock, Hawks) et quelques européens (Jean Renoir, Roberto Rossellini), est à son apogée lorsque, en 1957, Éric Rohmer remplace Lo Duca au poste de rédacteur en chef.

En 1959, il existe quatre principales revues de cinéma : les Cahiers du Cinéma, en « guerre » avec Positif ; Cinéma, et Image et Son. Beaucoup de revues émergent alors, mais la plupart n’iront pas jusqu’au quatrième numéro. À cette époque, de nombreux critiques de cinéma, futurs réalisateurs, écrivent pour les revues (Bertrand Tavernier, Jean Eustache…). Les hebdomadaires (L'Express, Le Nouvel Observateur) ont aussi leurs critiques, plutôt des hommes de lettres.

L'ouverture à la modernité[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, tandis que certains rédacteurs des Cahiers quittent la revue pour réaliser leurs films, Éric Rohmer occupe le poste de rédacteur en chef jusqu'à son éviction par Jacques Rivette en 1963.

En 1964, au moment où le jeune Serge Daney, qui allait devenir le critique le plus influent de sa génération, entre aux Cahiers, des parts de la revue sont rachetées par Daniel Filipacchi[2], qui entre en conflit avec la rédaction pour vouloir imposer sa conception éditoriale : plus de couverture jaune, nouveau format de 22 x 27,5 cm. « Pourtant, c’est sous sa houlette qu’est nommé Jacques Rivette, qui avec des critiques comme Jean-Louis Comolli et Jean-André Fieschi, marque la meilleure époque des Cahiers » explique Antoine de Baecque en mars 2020[2]. Une nouvelle génération de critiques s'impose et ouvre la revue à la modernité, à de nouvelles cinématographies et aux courants théoriques qui bouleversent la vie intellectuelle de l'époque : structuralisme, psychanalyse, marxisme, sémiologie. Les Cahiers rencontrent Jacques Lacan, Michel Foucault, Roland Barthes… et se politisent peu à peu.

Le début de l'année 1968 est marqué par le soutien à Henri Langlois, menacé à la Cinémathèque française, puis les « états généraux du cinéma » et enfin les événements de mai.

La période « Mao »[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, la revue se radicalise et politise par là même le débat esthétique, en souhaitant participer à la refonte des liens entre politique et esthétique (dans le sillage des films militants de Jean-Luc Godard). La revue se rallie au maoïsme, parle de « front culturel révolutionnaire », ne considère plus l'actualité des films (à l'exception des films militants), ne publie plus de photos de films, la couverture devient un sommaire austère, des collaborateurs en désaccord avec cette ligne sont écartés et son tirage devient confidentiel ; selon Daney, il y eut moins de 2 000 abonnés dont un quart provenait des universités nord-américaines qui se réabonnent automatiquement. Tout cela menace la revue.

Les Cahiers se considèrent alors comme les « experts rouges en lecture de films ». Selon Serge Toubiana[13], le journaliste responsable de cette dérive est le militant syndicaliste Philippe Pakradouni[14] qui quitta la revue dès le retour au cinéma.

Renaissance : les années 1980[modifier | modifier le code]

Collection des Cahiers du cinéma de la cinémathèque de Grenoble.

À la fin de la décennie 1970, Serge Daney et Serge Toubiana reprennent la revue en main et imposent un « retour aux films », mais aussi aux images, à la couleur et au cinéma américain. Le duo avait conscience de cet éloignement, ainsi que d'être issu d'une génération qui ne passa pas à la réalisation, d'où le titre de l'article « La période non légendaire des Cahiers ». Moins politique et davantage adressée aux amateurs et cinéphiles, la revue est rajeunie, plus accessible, dans les années 1980, alors que beaucoup d'autres disparaissent pour ne pas avoir su évoluer avec leur temps (promotion télévisuelle, public plus jeune).

En 1981, Serge Daney quitte les Cahiers pour Libération. Il fondera dix ans plus tard la revue trimestrielle Trafic[15].

En octobre 1992, Thierry Jousse succède à Serge Toubiana. Il part en 1996. Les rédacteurs en chef se succèdent : Antoine de Baecque (1996-1998), Charles Tesson (1998-2001, à l'époque du rachat de la revue par le groupe Le Monde), Charles Tesson et Jean-Marc Lalanne (2001-2003), Emmanuel Burdeau (2003-2009) puis Stéphane Delorme.

Changements d'actionnariat[modifier | modifier le code]

En avril 2008, le groupe La Vie-Le Monde met en vente la société éditrice des Cahiers, les éditions de l'Étoile.

En janvier 2009, le groupe d'édition d'art Phaidon, dont le siège est à Londres, en devient propriétaire. En juillet de la même année, Stéphane Delorme est nommé rédacteur en chef et Jean-Philippe Tessé, rédacteur en chef adjoint.

Dix ans plus tard, en février 2019, Richard Schlagman, qui a entre-temps cédé Phaidon[16], annonce chercher un repreneur pour le titre, qui diffuse à 13 000 exemplaires[17],[18]. Une offre du groupe Hildegarde (propriétaire du Film français, Première et Studio Ciné Live) et Grégoire Chertok, banquier chez Rotschild, est annoncée en juin 2019[19]. Richard Schalgman est néanmoins conduit toutefois à suspendre l'opération, « les montants offerts s'avérant largement inférieurs à ce qui était attendu[20]. »

Le titre est finalement racheté fin janvier 2020 par un groupe de propriétaires de médias, d'industriels et de producteurs de cinéma[21],[22],[23]. La rédaction met en garde dans un communiqué[24] contre les risques de « conflits d'intérêt, de pressions politiques et de collusions » de cette association d'hommes d'affaires jugés proches du pouvoir et de producteurs de cinéma, contre l'ingérence des repreneurs voulant recentrer la revue sur le cinéma d'auteur français, et s'interroge quant à l'influence de la Société des réalisateurs de films (SRF)[25]. La nomination de Julie Lethiphu, déléguée générale de la SRF, a contribué à agacer les acteurs de la publication[26].

La situation conduit l'essentiel de la rédaction à annoncer son départ le , en faisant jouer la clause de cession[27]. Ce sont près d'une vingtaine de signatures, entrées à la rédaction dans les années 1990, 2000 et 2010, qui quittent la revue en bloc[28]. Trois auteurs décident de leur côté de rester[2].

Pour Jean-Philippe Tessé, rédacteur depuis 17 ans et rédacteur en chef adjoint depuis 11 ans,

« Dans les années 1950, la revue a été fondée pour faire la guerre au cinéma français, dit de "qualité", le cinéma à la papa. Or là, les nouveaux propriétaires veulent en faire une revue "chic" et "cordiale", c'est un contresens absolu[27]. »

En mai 2020, le directeur de la publication, Éric Lenoir, annonce la nomination d'une nouvelle équipe à la rédaction en chef, composée de Marcos Uzal, Charlotte Garson et Fernando Ganzo[29]. Cette équipe est chargée d'éditer le numéro de juin de la revue, celui de mai n'ayant pas paru du fait de la crise sanitaire.

Rédaction[modifier | modifier le code]

Rédacteurs en chef[modifier | modifier le code]

Édition Internet :

Collaborateurs actuels[modifier | modifier le code]

Les membres actuels du comité de rédaction sont suivis de la mention (CR) :


Rédaction du n° 766 de juin 2020[30]
  • Alice Leroy
  • Bruno Icher
  • Élisabeth Lequeret
  • Pierre Eugène
  • Mathieu Macheret
  • Élodie Tamayo
  • Boris Nelepo
  • Jean Louis Schefer
  • Louis Séguin
  • Raphaël Nieuwjaer
  • Vincent Malausa
  • Thierry Méranger
  • Ariel Schweitzer

Anciens collaborateurs[modifier | modifier le code]

Numéros exceptionnels[modifier | modifier le code]

  • N° 1 : avril 1951 : premier numéro des Cahiers, sous-titré « Revue du cinéma et du télécinéma », avec en couverture Boulevard du crépuscule.
  • N° 159 : octobre 1964 : dernier numéro avec la reliure jaune, consacrant Le Désert rouge.
  • N° 300 : mai 1979 : numéro centenaire, Jean-Luc Godard en est le rédacteur en chef.
  • N° 312/313 : juin 1980 : numéro spécial nommé Les Yeux verts, Marguerite Duras en est la rédactrice en chef.
  • Novembre 1984 : numéro hommage nommé Le roman de François Truffaut.
  • N° 362/363 : numéro Made in Hong Kong.
  • N° 452 : juillet 1992 : numéro hommage consacré à Serge Daney.
  • N° 500 : mars 1996 : numéro centenaire, Martin Scorsese en est le rédacteur en chef.
  • N° 700 : mai 2014 : numéro centenaire « L'émotion qui vous hante », plusieurs réalisateurs et acteurs donnent des témoignages sur l'émotion cinématographique qui les a bouleversés.
  • N° 708 : février 2015 : numéro spécial avec un dessin de Blutch et l'analyse sur le traitement médiatique des attentats du mois précédent.

Tops annuels des meilleurs films[modifier | modifier le code]

Les Cahiers du cinéma établissent chaque année un classement des 10 meilleurs films du millésime, publié dans le numéro de décembre. Ils publient également un top 10 annuel résultant du vote des lecteurs.

Les éditions de l'Étoile[modifier | modifier le code]

En 1981, la maison éditrice des Cahiers du Cinéma, les éditions de l’Étoile, se lance dans l’édition de livres spécialisés dans le 7e art, avec l'ouvrage Correspondance new-yorkaise par Alain Bergala et Raymond Depardon.

Les éditions gagnent en notoriété et deviennent une référence. Les livres et la revue ne se centrant pas uniquement sur les cinéastes français, la reconnaissance est mondiale. Il existe des versions des Cahiers dans sept langues différentes (français, italien, espagnol, turc, japonais, anglais et arabe). Une partie de la production éditoriale est traduite comme la collection « Grand cinéaste ».[réf. nécessaire]

La spécificité de la maison d'édition ne la rend pas nécessairement accessible. Des aléas financiers conduisent les éditions de l'Étoile à être rachetées par le groupe Le Monde en 1998, puis par l'éditeur de livres d'art Phaidon en 2009. Les nouveaux actionnaires respectent cependant toujours l'image et l'indépendance de la revue.

Les livres sont répartis en treize collections : « Albums », « La Petite Bibliothèque », « Les Petits Cahiers », « Collection littéraire », « Auteurs », « Essais, atelier », « Coédition festival de Locarno », « Écrit sur l’image », « Hors-collection », « 21e siècle », « Grand Cinéaste ».

Des albums en fac-similé compilant les archives des premiers numéros sont réalisés.

On compte aussi deux collections de DVD : « 2 films de » (qui regroupe à chaque fois deux films d’un réalisateur) et « DVD collector » (qui rassemble des classiques du cinéma).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cahiers du cinéma sur le site de l'ACPM.
  2. a b c et d Sandrine Cassini, « Cahiers du cinéma : promesse de l’aube ou opération crépuscule ? », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  3. « Mort de l'érudit Lo Duca », Libération,‎ (lire en ligne).
  4. « Cahiers du cinéma », sur Encyclopedia Universalis.
  5. Doniol signa une chronique à ce sujet présent dans la compilation, « Les titres auquel vous avez échappé ».
  6. Antoine de Baecque, Cahiers du cinéma, histoire d'une revue, 2 vol., Paris, Éd. des Cahiers du cinéma, 1991
  7. « Jacques Doniol-Valcroze esprit tolérant », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  8. « André Bazin », sur Esprit.
  9. Mathieu Macheret, « Cinéma : André Bazin, l’art de la critique », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  10. Jean-François Rauger, « Joseph-Marie Lo Duca, historien du cinéma », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  11. Pascal Ory, Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, Robert Laffont, (lire en ligne), « Lo Luca Joseph-Marie ».
  12. Jacques Doniol-Valcroze, « Léonide Keigel », Cahiers du cinéma, no 74, septembre 1957.
  13. Serge Toubiana, Les Fantômes du Souvenir, chap. 4 (« Apprentissage »).
  14. Philippe Pakradouni est le pseudonyme de Philippe Zarifian, frère du réalisateur Christian Zarifian ; voir : Daniel Fairfax, « “L'espace”. Présentation », 1895, no 79,‎ (lire en ligne). Syndicaliste et maoïste engagé, ses contributions éloignent la revue du cinéma, la rendant plus austère, s'engageant sur la politique révolutionnaire culturelle ; voir : Anna Svenbro, Des Cahiers jaunes aux Petits Cahiers rouges : Cinéma, critique et politique dans Les Cahiers du cinéma (1964-1974), IEP Paris, Histoire des Médias, (lire en ligne), p. 28-29.
  15. Jean-François Rauger, « Serge Daney, penseur intuitif du cinéma », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  16. Voir sur phaidon.com.
  17. Chiffres ACPM.
  18. Marina Alcaraz Nicolas Madelaine, « Les “Cahiers du cinéma” sont à vendre », sur lesechos.fr, (consulté le 15 février 2019).
  19. « Un banquier “cinéphile” pour racheter les “Cahiers du cinéma” ? », sur Les Inrocks (consulté le 2 mars 2020).
  20. Challenges, no 628, 31 octobre 2019, p. 10.
  21. « Rachat des Cahiers du cinéma », sur Le Parisien.
  22. Sous la houlette de Grégoire Chertok, banquier chez Rothschild, on trouve des hommes d’affaires tels Xavier Niel ou Marc Simoncini, un industriel comme Frédéric Jousset ou Éric Lenoir, directeur général d'une société de mobilier urbain et qui doit devenir le nouveau gérant de la société, huit producteurs, comme Pascal Caucheteux (Why Not Productions) ou Toufik Ayadi et Christophe Barral. Julie Lethiphu, déléguée générale de la Société des réalisateurs de films, doit prendre la tête de la rédaction. Source : Le Monde.
  23. Ce groupement d'actionnaires comprend : Grégoire Chertok, Xavier Niel, Éric Lenoir et Marc Simoncini (actionnaires à 12 %), Réginald de Guillebon (actionnaires à 8 %), Corentin Petit, Stéphane Courbit et Alain Weill (actionnaires à 6 %), Pascal Breton, Xavier de Boissieu et Jacques Veyrat (actionnaires à 4 %), et Angélique Bérès, Pascal Caucheteux, Christophe Barral et Toufik Ayadi, Frédéric Jouve et Marie Lecoq, Frédéric Jousset, Marc du Pontavice et Hugo Rubini (actionnaires à 2 %) ; voir « Qui sont les millionnaires qui rachètent les Cahiers du cinéma » sur lalettrea.fr.
  24. Avec AFP, « La rédaction des Cahiers du Cinéma inquiète après le rachat du magazine », sur Ouest-France.fr, (consulté le 12 février 2020).
  25. « Cahiers du Cinéma : la rédaction inquiète après le rachat du mensuel par des personnes jugées “proches du pouvoir” », sur LaProvence.com, (consulté le 12 février 2020).
  26. « Suite au rachat des Cahiers du Cinéma, la rédaction annonce son départ », sur ladepeche.fr (consulté le 8 mars 2020)
  27. a et b Sandrine Cassini, « L'intégralité de la rédaction des Cahiers du cinéma démissionne », sur Le Monde, (consulté le 28 février 2020)
  28. Voir sur franceinter.fr.
  29. a et b Annonce du directeur de la publication, Éric Lenoir, le .
  30. Sommaire de juin 2020.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Collaborateur des Cahiers du cinéma.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article[modifier | modifier le code]

  • (en) Emilie Bickerton, « Adieu to Cahiers », New Left Review, no 42,‎ (lire en ligne)
    Paru en français sous le titre « Adieu aux Cahiers (1erépisode) », trad. Étienne Dobenesque, La Revue des livres no 1, 17 septembre 2007 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]