Director's cut

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Director's cut est une expression cinématographique anglaise, parfois traduite en français par l'expression version du réalisateur, qui qualifie un film dont le montage a obtenu l'assentiment du réalisateur[1]. L'expression signifie « montage du réalisateur » et fait donc référence à la validation par le réalisateur du final cut (le montage définitif).

Historique[modifier | modifier le code]

L'expression director's cut vient de l'industrie cinématographique américaine : l'environnement juridique américain fait que le film, en tant que produit fini, appartient totalement à ses producteurs, qui sont également distributeurs dans la plupart des cas. Ils disposent donc d'un droit total sur le film, y compris sur le montage qui sera exploité en salle (le montage définitif), quitte à modifier celui-ci en vue d'optimiser la rentabilité du film, parfois aux dépens du réalisateur et de ses choix. À ce titre, le réalisateur en tant que créateur ne se voit donc reconnaître a priori aucun droit sur le contenu de l'œuvre exploitée (droit qui est reconnu dans plusieurs législations européennes) et il ne peut s'opposer aux modifications apportées, même si elles en dénaturent le propos, la portée ou encore les choix esthétiques.

Seul le rapport de force résultant de la notoriété du réalisateur ou le rachat des droits par celui-ci lui permettent, le cas échéant, d'obtenir une exploitation selon un montage conforme à ses vœux.

Repères chronologiques[modifier | modifier le code]

  • Le premier cas le plus célèbre d'une opposition farouche entre l'œuvre filmée et sa désappropriation par le producteur fut Les Rapaces, d'Erich von Stroheim en 1924, que le patron d'alors de la MGM, Irving Thalberg, monta à sa guise en réduisant considérablement la durée (de 8 à 2 heures) et légèrement la portée du film. Stroheim ne put jamais monter le film tel qu'il l'aurait souhaité. En 1999, une version de 4 heures put être établie à partir d'archives retrouvées et des documents du réalisateur.
  • Autre film emblématique des conséquences de la diffusion de versions non conformes à la volonté du réalisateur, La Porte du paradis de Michael Cimino est d'abord un échec cuisant lors de sa sortie en 1980 : le film est responsable de la faillite de United Artists. En 2012, dans sa version restaurée et remastérisée de 3 h 36 min, il entame une nouvelle carrière auprès du grand public.
  • Dans les années 1980, Blade Runner (1982) et Brazil (1985), se virent imposer des fins exactement opposées de celles souhaitées (et tournées) par Ridley Scott et Terry Gilliam. La notoriété de ceux-ci et surtout le succès des films permirent les sorties ultérieures de director's cut avec les fins initialement filmées et prévues.
  • Vers la fin des années 1990, le qualificatif évolue vers un argument commercial, notamment pour les films ayant rencontré le succès. Le film ressort alors, quasiment toujours en version allongée, les distributeurs laissant la bride au réalisateur pour le laisser plus libre du montage. Mais ce dernier remet rarement en question de manière fondamentale la portée du film dans sa version initiale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Silence, on coupe ! », sur AlloCiné (consulté le 26 novembre 2012).

Articles connexes[modifier | modifier le code]