Tony Scott

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Tony Scott
Description de l'image Defaut.svg.
Nom de naissance Anthony David Leighton Scott
Surnom Tony Scott
Naissance
North Shields, North Tyneside, (Angleterre), Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni[1]
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Britannique
Drapeau : États-Unis Américaine
Décès (à 68 ans)
San Pedro, Long Beach, Los Angeles, (Californie), Drapeau des États-Unis États-Unis[1]
Profession Réalisateur
Producteur
Films notables Top Gun
Le Dernier Samaritain
True Romance
USS Alabama
Le Fan
Ennemi d'État
Man on Fire
Domino
Séries notables Numbers
The Good Wife

Tony Scott, de son vrai nom Anthony David Leighton Scott [ˈtəʊni skɒt][2], est un réalisateur et producteur britannico-américain né le à North Shields, dans le North Tyneside, en Angleterre, au (Royaume-Uni), et mort le à San Pedro, près de Long Beach, quartier de Los Angeles, en Californie, aux (États-Unis).

Son œuvre cinématographique se compose de seize longs-métrages orientés vers l'action. Il est révélé en 1986 au grand public par le succès mondial de Top Gun, tandis que quelques uns de ses échecs commerciaux, comme Les Prédateurs (1983), Le Dernier Samaritain (1991) ou True Romance (1993), obtiennent beaucoup plus de succès après leur sortie en vidéo. Au début des années 2000, il signe deux succès du cinéma d'espionnage hollywoodien : Ennemi d'État (1998) et Spy Game : Jeu d'espions (2001).

Il a aussi dirigé à cinq reprises l'acteur Denzel Washington dans USS Alabama (1995), Man on Fire (2004), Déjà vu (2006), L'Attaque du métro 123 (2009) et Unstoppable (2010).

Il est le frère cadet du réalisateur Ridley Scott, avec qui il a créé la société de production cinématographique Scott Free Productions. Il est aussi l'oncle des réalisateurs Luke Scott, Jake Scott et Jordan Scott, qui est également romancière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Anthony David Leighton Scott naît le à North Shields, dans le North Tyneside, en Angleterre[3].

Anthony Scott, frère (cadet de près de sept ans) du réalisateur Ridley Scott, il découvre le septième art à seize ans, lorsqu'il joue dans le premier court métrage de Ridley, Boy and Bicycle. Diplômé en art graphique de la Sunderland Art School et du Royal College of Art de Londres, il se passionne pour le cinéma lors d'études complémentaires au Leeds College of Art and Design.

Débuts et révélation (années 1970-1980)[modifier | modifier le code]

En 1973, il dirige un plan de Barry Lyndon de Stanley Kubrick[4]. La même année, il fonde avec son frère Ridley la compagnie de production publicitaire RSA.

Durant plus de dix ans, chacun réalisera des centaines de publicités et développera un style propre, qui n'est cependant pas exempt de similitudes.

En 1982, Tony Scott passe au long métrage avec Les Prédateurs, film de vampire hyper-stylisé éreinté par la critique, malgré la présence de Catherine Deneuve et David Bowie. C'est avec le temps que le film deviendra culte. Le succès commercial, le cinéaste le connaît de façon fulgurante quatre ans après, avec Top Gun. Réussite phénoménale au box-office (plus de 175 millions de dollars de recettes pour les seuls États-Unis), consécration de Tom Cruise au panthéon des vedettes hollywoodiennes, et première association avec le duo de producteurs Don Simpson-Jerry Bruckheimer.

En 1987, il réalise le clip de One More Try de George Michael, extrait de l'album Faith. La même année, il retrouve le duo Don Simpson-Jerry Bruckheimer pour une suite, Le Flic de Beverly Hills 2 et en 1990 pour Jours de tonnerre, qui marque ses retrouvailles avec Tom Cruise. En 1990 toujours, il dirige Kevin Costner dans Vengeance, cette fois un échec critique et commercial.

Blockbusters et films culte (années 1990)[modifier | modifier le code]

Il débute la décennie avec deux films décevants au box-office, mais amenés à faire l'objet d'un culte. Tout d'abord, il s'affranchit de Jerry Bruckheimer pour rejoindre Joel Silver, l'autre producteur de films d'action en vogue à Hollywood, le temps de réaliser le buddy-movie Le Dernier Samaritain, avec Bruce Willis et Damon Wayans.

Deux ans après l'échec commercial de ce film, il met en scène une comédie noire à petit budget, True Romance, écrit par Quentin Tarantino et Roger Avary. Il s'agit probablement du film le moins conventionnel du réalisateur, si l'on exclut son premier long-métrage. Les critiques sont excellentes, mais le box-office décevant. Mais là encore, le film deviendra culte.

Il retourne ensuite à des projets plus commerciaux : en 1995, il rencontre un beau succès critique et commercial avec un film de sous-marin, USS Alabama. Ce film marque ses retrouvailles avec Bruckheimer, mais constitue aussi le début d'une collaboration fructueuse avec l'acteur Denzel Washington. Il y dirige aussi Gene Hackman et James Gandolfini.

En revanche, en 1996, le thriller psychologique situé dans le milieu du sport, Le Fan, avec Robert De Niro et Wesley Snipes, est un échec critique et commercial.

C'est avec Jerry Bruckheimer qu'il renoue avec le box-office : en 1998, le thriller d'espionnage Ennemi d'État, opposant la star Will Smith à Gene Hackman est un carton critique et commercial. Il reste dans l'espionnage en 2001 pour le plus cérébral Spy Game : Jeu d'espions, où il dirige cette fois Brad Pitt et Robert Redford.

Succès avec Denzel Washington (années 2000)[modifier | modifier le code]

Les années 2000 vont être marquées par des films plus violents et noirs : tout d'abord, le thriller Man on Fire, qui marque sa seconde collaboration avec Denzel Washington, et remake du film français éponyme d'Élie Chouraqui de 1987. Ce film vaut au cinéaste un bel accueil critique qui le place parmi le peu de réalisateurs ayant rapporté plus d'un milliard de dollars de recettes.

En 2005, il poursuit dans cette veine avec le thriller d'action Domino, porté par la performance de Keira Knightley dans le rôle-titre, et scénarisé par Richard Kelly. Ce projet sommeille depuis dix ans et constitue le surprenant portrait de la chasseuse de primes Domino Harvey, fille de l'acteur Laurence Harvey. Tony Scott, fasciné par cet être étrange et profondément libre dont il était très proche, dédie son film à Domino Harvey, décédée quelques mois avant la sortie du film. Le film est un flop critique et commercial. Peu importe, Scott s'est déjà attelé à un troisième projet avec Denzel Washington, le thriller d'action mâtiné de science-fiction, Déjà Vu, un succès critique et commercial de l'année 2006. Il s'agit aussi de sa cinquième et dernière production Bruckheimer.

En juillet 2009, sa quatrième collaboration avec Denzel Washington est pour le film d'action L'Attaque du métro 123, remake du classique hollywoodien Les Pirates du métro (1974). Pour l'occasion, Scott retrouve aussi James Gandolfini et dirige pour la première fois John Travolta. En 2010, il reste fidèle à Denzel Washington et aux trains pour Unstoppable, avec aussi la valeur montante Chris Pine[5]. Ce seizième long-métrage basé sur des faits réels est son dernier.

Décès[modifier | modifier le code]

Le dimanche , il se suicide en sautant du pont Vincent-Thomas, à San Pedro, près de Long Beach, à l'âge de 68 ans[6]. Certaines sources évoquent qu'une maladie incurable serait la cause de ce suicide. Certaines sources évoquent une tumeur au cerveau inopérable. Cependant, sa famille dément rapidement ces informations[7].

Tony Scott est inhumé au cimetière Hollywood Forever, à Los Angeles[1],[8].

Le premier épisode de la mini-série Coma et le premier épisode de la saison 4 de The Good Wife sont dédiés à sa mémoire. Son frère Ridley lui dédie par ailleurs deux longs métrages : Cartel (2013) et Exodus: Gods and Kings (2014)[9] et lui rend hommage lors des Golden Globes 2016, juste après avoir reçu le Golden Globe du meilleur film musical ou de comédie[10].

En novembre 2014, Ridley Scott déclare dans une interview pour Variety que sa mort est toujours « inexplicable » mais ajoute notamment « Tony avait été très malade, et c'est le moment où j'ai réalisé que je devais me rapprocher de lui, bien que nous avions toujours été très proches. [...] Il me manque comme un ami. Je suis allé le voir quand il était en rémission, et je lui avais dit “fuck la chimio, bois une vodka martini”, et on est sortis ensemble »[11].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Tony Scott a été marié trois fois. En 1967, il épouse la costumière Gerry Scott (en) (1944–2007). Ils divorcent en 1974[12]. Il se marie en 1986 avec Glynis Sanders, qui travaille dans la publicité[13]. Ils divorcent un an plus tard.

En 1990, il recontre Donna Wilson, 24 plus jeune que lui, sur le tournage Jours de tonnerre. Ils se marient en 1994. Elle donne naissance à des jumeaux, Frank et Max, en 2000[14].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Longs métrages
Courts métrages
Télévision

Producteur/producteur délégué[modifier | modifier le code]

Scénariste, directeur de la photographie et monteur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

  • 1969 : Boy and bicycle de Ridley Scott : le garçon
  • 1986 : Number One (TV) de Les Blair : Danny
  • 1994 : Cityscrapes: Los Angeles de Michael Becker : le deuxième réalisateur
  • 1998 : Angelo Nero (TV) de Roberto Rocco

Acteurs récurrents[modifier | modifier le code]

Tony Scott choisit souvent des acteurs récurrents, comme Denzel Washington, un de ses acteurs fétiches, avec qui il a collaboré cinq fois.

Acteurs récurrents
Interprètes Année Film Rôle
Denzel Washington 1995 USS Alabama Lt. Ron Hunter
2004 Man on Fire John W. Creasy
2006 Déjà Vu Doug Carlin
2009 L'Attaque du métro 123 Garber
2010 Unstoppable Frank Barnes
Christopher Walken 1993 True Romance Vincenzo Coccotti
2004 Man on Fire Rayburn
2006 Domino Mark
Val Kilmer 1986 Top Gun Tom « IceMan » Kazansky
1993 True Romance le mentor
2006 Déjà Vu l'agent du FBI Paul Pryzwarra
Tom Cruise 1986 Top Gun Pete « Maverick » Mitchell
1990 Jours de tonnerre Cole Trickle
Brad Pitt 1993 True Romance Floyd
2001 Spy Game : Jeu d'espions Tom Bishop
Gene Hackman 1995 USS Alabama Capt. Frank Ramsey
1998 Ennemi d'État Edward 'Brill' Lyle
Tom Sizemore 1993 True Romance Cody Nicholson
1998 Ennemi d'État M. Pintero
John Leguizamo 1990 Vengeance Ignacio
1995 Le Fan Manny
James Gandolfini 1993 True Romance Virgil
1995 USS Alabama Lt. Bobby Dougherty
2009 L'Attaque du métro 123 le maire de New York
Mickey Rourke 2004 Man on Fire Jordan
2006 Domino Ed Mosbey
Gary Oldman 1993 True Romance Drexl Spivey
2002 The Hire: Beat the Devil (court-métrage) Le diable
Jack Black 1995 Le Fan un technicien de la télévision
1998 Ennemi d'État Fiedler
Lew Temple 2006 Domino Locus Fender
2010 Unstoppable Ned Oldham

Box-office américain[modifier | modifier le code]

Réalisateur

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Chelsea J. Carter et JD Cargill, « Official: British director Tony Scott dead after jumping from California bridge », CNN, (consulté le 20 août 2012)
  2. Prononciation en anglais britannique retranscrite selon la norme API.
  3. « Tony Scott: tragic illness behind Top Gun director's suicide »
  4. « Quand Tony Scott travaillait sur le Barry Lyndon de Kubrick... », sur Allociné (consulté le 17 décembre 2015).
  5. « "Unstoppable" : le train fou de Tony Scott, jouet terrifiant et spectacle médiatique », sur Le Monde.fr (consulté le 26 mars 2018)
  6. (en) Dorothy Pomerantz, « Tony Scott: One Of The Best Popcorn Directors Of All Time », Forbes,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018)
  7. « Tony Scott, un suicide inexpliqué », sur Paris Match, (consulté le 25 octobre 2019)
  8. Le réalisateur de "Top Gun", Tony Scott, s'est suicidé
  9. (en) « Tony Scott's Spirit Possesses Ridley Scott's The Counselor », sur Roger Ebert.com,
  10. (en) « Golden Globes 2016 ceremony – in pictures », sur The Guardian,
  11. « Exodus : Gods and Kings : Ridley Scott va dédier le film à Tony Scott », sur Première, (consulté le 25 octobre 2019)
  12. (en) Nigel Stafford-Clark, « Obituary: Gerry Scott Foulds », London, (consulté le 27 août 2012)
  13. (en) Andrew Hough et Nick Allen, « Top Gun director Tony Scott dies after jumping from Los Angeles bridge », The Telegraph, London, (consulté le 16 octobre 2012)
  14. (en) « Hollywood pays tribute to Top Gun director Tony Scott following suicide leap », sur London Evening Standard, (consulté le 27 août 2012)
  15. a b c d e f g h i j k l m et n Box Office Mojo

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]