Michael Keaton

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Michael Keaton
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Michael Keaton lors du Comic-Con 2013 à San Diego.

Nom de naissance Michael John Douglas
Naissance (64 ans)
Coraopolis (Pennsylvanie, États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Acteur
Producteur
Réalisateur
Films notables Beetlejuice
Batman
Beaucoup de bruit pour rien
Batman, le défi
Jackie Brown
Birdman

Spotlight

Michael Keaton, de son vrai nom Michael John Douglas, est un acteur américain né le à Coraopolis (Pennsylvanie).

Il est notamment connu pour ses trois collaborations avec Tim Burton, durant les années 1980. Il joue en effet le rôle-titre de Beetlejuice, en 1988, puis incarne Batman dans le film Batman (1989), et sa suite Batman, le défi (1992).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille originaire d'Écosse, d'Irlande et d'Allemagne, Michael Keaton naît à Coraopolis en Pennsylvanie. Il est le plus jeune d'une famille de 7 enfants (Il a trois frères et trois sœurs). Son père, George A. Douglas, était ingénieur civil et géomètre-expert[1],[2], sa mère, Leona Elizabeth, était femme au foyer originaire de McKees Rocks (en) en Pennsylvanie[3],[4].

Les dons de comédien de Michael Keaton se révèlent dès sa jeunesse par de délirantes imitations du chanteur Elvis Presley. Il écrit donc ses premiers sketches et interprète de nombreux spectacles.

Il commence à travailler dans le cinéma en jouant dans des comédies, Night Shift, Johnny Dangerously et aussi dans des films avec un ton plus dramatique Retour à la vie. Ne pouvant garder son nom à l'écran du fait de l'homonymie avec Michael Douglas, il se voit dans l'obligation de trouver un nouveau nom. Il n'a pas choisi « Keaton » en référence à Buster Keaton. Il déclare ainsi : « Je ne savais même pas qu'il s'agissait d'une star du muet »[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Années 1980-1990 : Révélation, puis passage au second plan[modifier | modifier le code]

L'acteur, à gauche, dans la sitcom All's Fair, en 1977.

Il fait ses débuts à l'écran en 1977, dans la série télévisée All's Fair. Cette sitcom le lance dans des comédies mineures, aux succès divers.

C'est en 1988 qu'il parvient à percer. Il est en effet choisi par Tim Burton pour incarner le bio-exorciste inventé par ce dernier dans Beetlejuice, qui connaît un succès planétaire, que la carrière l'acteur est lancée. Tim Burton le choisit même pour incarner le rôle de Batman, lorsqu'il se voit confier le projet par la Warner. Le studio est hésitant, en raison de l'image délirante qu'a l'acteur auprès du grand public. Mais son interprétation convainc critiques et public, et l'impose comme une star. Le studio donne une plus grande liberté à Burton pour une suite sortie en 1992, Batman, le défi. Le film est acclamé par la critique, mais le public suit moins, déstabilisé par une œuvre noire et gothique, où les antagonistes occupent le devant de la scène.

Il enchaîne avec un autre succès, Beaucoup de bruit pour rien, une comédie chorale mise en scène par Kenneth Branagh. Il décline cependant un troisième opus de Batman, lorsque Burton est finalement cantonné au rôle de producteur, et face à la direction plus commerciale prise par le projet. Toutefois, d'autres sources mentionnent un différend concernant le montant du cachet de l'acteur. Celui-ci se serait montré trop gourmand et aurait été, de fait, remercié par les producteurs. Le rôle est confié au plus lisse Val Kilmer.

Après cela, l'acteur occupe les années 1990 en alternant comédies (Mes doubles, ma femme et moi, une journée de fous) et films dramatiques (My Life). Mais il s'aventure également à jouer les psychopathes dans des thrillers Fenêtre sur pacifique et dans L'Enjeu, et les flics dans Un bon flic. Mais les films sont des échecs critiques et commerciaux, et l'acteur voit son étoile se ternir. Seul émerge de cette période la comédie Le Journal, de Ron Howard, sortie en 1994.

Mais la fin de la décennie lui permet de revenir au premier plan : il fait partie du casting réuni par Quentin Tarantino pour le polar Jackie Brown, où il livre une performance remarquée en prêtant ses traits à Ray Nicolette, aux côtés notamment de Pam Grier, Samuel L. Jackson et Robert De Niro. Le cinéaste Steven Soderbergh lui permet de reprendre le même rôle dans son propre film noir, Hors d'atteinte, sorti en 1998. La même année, Barbet Schroeder le dirige dans L'Enjeu. Un flop.

Années 2000-2010 : Renaissance commerciale puis critique[modifier | modifier le code]

L'acteur au Festival de Cannes 2002.

Ses performances durant les années 2000 passent en majeure partie inaperçues. Sables mouvants est un échec, et il s'aventure dans des productions plus commerciales : les productions pour adolescents Des étoiles plein les yeux et La Coccinelle revient, et le film d'horreur La Voix des morts. Néanmoins, il entame une collaboration avec le studio d'animation Pixar. En 2005, il prête sa voix à un personnage de Cars, de John Lasseter, puis en 2010 dans Toy Story 3, de Lee Unkrich.

Cette période marque un tournant. Il passe pour la première fois à la réalisation, pour le drame Killing Gentleman, sorti en 2008, puis joue surtout de son image cool dans l'acclamée comédie d'action Very Bad Cops, portée par Mark Wahlberg et Will Ferrell, et réalisée par Adam McKay. Son interprétation lui permet d'enchaîner avec d'autres rôles secondaires dans des productions exposées : en 2014, il apparait dans le remake RoboCop, de José Padilha, puis l'adaptation de jeux vidéo Need for Speed, de Scott Waugh.

Si ces deux projets sont accueillis très fraichement, c'est néanmoins l'année de la renaissance : l'acclamé cinéaste mexicain Alejandro González Iñárritu lui confie le rôle principal de Birdman, œuvre spectaculaire et ambitieuse, qui tend un miroir à une carrière en dents de scies, mais marquée par quelques rôles iconiques. Sa performance,en acteur déchu, connu pour un rôle de super-héros, et revenant à Broadway dans l'espoir de retrouver la gloire, lui permet de décrocher une série de nominations, dont une à l'Oscar du meilleur acteur, et de récompenses convoitées, comme le Golden Globe du meilleur acteur.

Il confirme dès l'année suivante, en menant le casting choral du drame Spotlight, de Thomas McCarthy, qui sera multi-récompensé. Le film remporte lui-même l'Oscar du meilleur film.

En 2016, il tiendra le premier rôle masculin du biopic The Founder, de John Lee Hancock.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Michael Keaton a été marié avec Caroline McWilliams de 1982 à 1990 avec qui il a eu un fils, Sean (né en 1983). Elle meurt le 11 janvier 2010 à l'âge de 64 ans à la suite d'un cancer hématologique. Il a également entretenu une relation de six ans avec l'actrice Courteney Cox et a eu une relation de quelques mois avec l'actrice Michelle Pfeiffer, rencontrée lors du tournage de Batman, le défi de Tim Burton.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Bernard Lanneau est devenu la voix française régulière de Michael Keaton[6]. Il y a également eu Jérôme Keen[6], Patrick Osmond[7] et Emmanuel Jacomy[8],[9] qui l'ont doublé à trois reprises chacun.

Au Canada, Daniel Picard[10] est la voix française régulière de l'acteur. Il y a également Éric Gaudry[10] qui l'a doublé à cinq reprises.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Il est à noter sa certaine ressemblance(frappante, selon l'expression du magazine Pure people) [18] avec l'animateur de télévision Julien Lepers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michael Keaton Biography (1950-)
  2. A LEADING MAN WITHOUT PAUSE - The Record (Bergen County, NJ) - HighBeam Research
  3. (en) « Actor Michael Keaton is another who insists he is half-Scottish » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Express on Sunday, 25 septembre 2005, consulté le 27 mai 2013
  4. (en) Barbara Vancheri, « Actor Michael Keaton's Mother Doted On Her Seven Children », Pittsburgh Post-Gazette,‎ (lire en ligne)
  5. Samuel Blumenfeld, « Le Magazine du monde », Le Magazine du monde, no 179,‎
  6. a, b, c, d, e, f et g « Comédiens ayant doublé Michael Keaton en France » sur RS Doublage, consulté le 15 septembre 2013, m-à-j le 23 novembre 2014
  7. a et b « Fiche des doublages effectués par Patrick Osmond » sur La Tour des héros
  8. a et b « Fiche des doublages effectués par Emmanuel Jacomy » sur Doublagissimo
  9. a, b, c, d, e et f Carton du doublage français sur le DVD zone 2.
  10. a, b, c, d et e « Comédiens ayant doublé Michael Keaton au Québec » sur Doublage.qc.ca
  11. « Fiche des doublages effectués par Michel Papineschi » sur La Tour des héros
  12. « Fiche du doublage français du film Fenêtre sur Pacifique » sur Doublagissimo
  13. « Fiche des doublages effectués par Luq Hamet » sur La Tour des héros
  14. « Fiche des doublages effectués par Mario Santini » sur La Tour des héros
  15. « Fiche des doublages effectués par Michel Vigné » sur La Tour des héros
  16. « Fiche du doublage français du film La Coccinelle revient » sur Voxofilm
  17. « Fiche du doublage français du film Post Grad » sur Voxofilm
  18. « Michael Keaton : Julien Lepers ? Il passerait facilement pour mon frère », sur www.purepeople.com (consulté le 20 février 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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