Bayons

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Bayons
Crête du clos de Fau, face au village de Bayons.
Crête du clos de Fau, face au village de Bayons.
Blason de Bayons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Turriers
Intercommunalité Communauté de communes de la Motte-Turriers
Maire
Mandat
Patrick Auriault
2014-2020
Code postal 04250
Code commune 04023
Démographie
Gentilé Bayonnais
Population
municipale
232 hab. (2012)
Densité 1,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 20′ 23″ N 6° 09′ 51″ E / 44.3397222222, 6.1641666666744° 20′ 23″ Nord 6° 09′ 51″ Est / 44.3397222222, 6.16416666667  
Altitude Min. 749 m – Max. 2 111 m
Superficie 125,75 km2
Localisation

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Bayons est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Commune de moyenne montagne située dans le massif des Monges, Bayons est formée de la réunion des quatre communes d’Astoin, Bayons, Esparron-la-Bâtie et Reynier en 1973. Elle est située dans une région au relief tourmenté, dont le climat possède des caractéristiques difficiles tenant du climat méditerranéen (sécheresse, pluies irrégulières et violentes) et du climat montagnard (froid et neige l’hiver), et parcourue de torrents violents. L’agriculture y a de tous temps été difficile. La population des quatre communes atteint son maximum en 1836, avec 1625 habitants ; un siècle et demi plus tard, la perte de 90 % de cette population, due à l’exode rural qui commence plus tôt et a plus d’ampleur dans ces quatre communes que dans le reste du département, pousse le gouvernement à proposer la fusion, qui a lieu le 1er avril 1973. Depuis, la population a presque doublé : aux exploitations agricoles qui ont pu se maintenir, utilisant parfois des labels de qualité régionaux, l’économie communale a associé le tourisme, mais la majorité des habitants de la commune travaillent à l’extérieur.

Ses habitants sont appelés les Bayonnais[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Bayons et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Bayons sont Turriers, Bellaffaire, Clamensane, Saint-Martin-lès-Seyne, Selonnet, Barles, Authon, Valavoire, Le Caire et Faucon-du-Caire.

Le site de Bayons est formé par un vaste cirque, cerné de hautes montagnes, et où coule le Sasse, qui en sort par une clue étroite. Les anciennes communes rattachées à Bayons en 1974 sont implantées dans des vallons parallèles entre eux, perpendiculaires au cours du Sasse et en aval de Bayons[3], sauf Astoin.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe entre trois formations géologiques majeures des Alpes[4] :

  • la nappe de Digne à l'est[5], au niveau du lobe de Valavoire[6] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • la faille de la Durance au sud-ouest, dans la vallée ;
  • le plateau de Valensole au sud-est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, plusieurs petits glaciers sont présents dans la commune. Un glacier occupe le versant nord de la Tête des Monges. Lors de la glaciation de Riss, une diffluence du glacier de la Durance franchit le col des Sagnes et descend jusqu’à la vallée du Sasse. Lors de la glaciation de Würm, il est moins étendu et atteint seulement les Tourniquets. C’est à cette période glaciaire que sont attribuées les formations de gypse triasique et de moraines qui rendent le terrain instable dans cette partie de la vallée. Une autre diffluence rissienne parvient dans la partie supérieure du torrent de Trente Pas, qui ne se reproduit pas lors de la glaciation de Würm[7].

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune de Bayons est un relief de moyenne montagne, peu élevé mais très compartimenté, ce qui rend les communications difficiles. Il a en partie été façonné par les glaciers. L’élément structurant est la vallée du Sasse, qui draine plusieurs bassins séparés par des cluses[8].

Montagne de couleur rouge dans la vallée de Reynier.
Montagne de Reynier (1 387 m).

Le plus méridional de ces bassins correspond à l’ancienne commune de Reynier, de forme semi-circulaire et dont le diamètre serait tourné vers le nord-est. Ce diamètre est une crête de montagnes culminant entre 1 200 m et 1 700 m et séparant le bassin de Reynier de la vallée d’Esparron-la-Bâtie, avec du nord au sud[9] :

  • le Pategue (1 282 m) ;
  • la crête de Charène ;
  • la crête de la Colle ;
  • la Citadelle, sommet à 1 438 m ;
  • la crête de la Pinée, qui dépasse les 1 600 m ;
  • la crête de Maladrech, qui dépasse les 1 700 m au sud-est.

Puis plusieurs montagnes délimitent un vaste demi-cercle. Du côté nord, c’est-à-dire du côté tourné vers Reynier, elles descendent en pente douce et forment des alpages verdoyants. Du côté sud et ouest, elles forment des barres ou des versants plus abrupts. D’est en ouest et du sud au nord, on a[9] :

  • la crête du Raus (1 832 m) ;
  • la Serrière des Cabanes ;
  • la Crête du Clot des Martres ;
  • la Crête de Dormeilleuse, qui culmine à la Croix Saint-Jean (1 826 m) quand elle se connecte à la montagne de Jouère ;
  • la montagne de Jouère, dont la crête se prolonge vers la montagne de Reynier. Cette montagne ferme le bassin au nord, du côté de la Sasse.

Au milieu de ce bassin, se trouve Le Puy, autre montagne présentant une barre au sud et un versant incliné au nord, et culminant à 1 367 m[9].

Au nord du bassin de Reynier, la cluse de Bayons donne accès à la vallée supérieure du Sasse et au bassin de Bayons[9],[8].

Le bassin de Bayons est limité au nord par un petit massif dominé par la Pointe d'Eyrolle (1 754 m) et la Grande Gautière (1 825 m), et ouvre à l’est et au sud dans plusieurs vallons[9] :

  • au nord, le vallon où se situe Astoin, qui communique avec le bassin de Turriers par une cluse, le col des Sagnes (1 182 m) et les Tourniquets ;
  • les vallées de Trente Pas et du Sasse au nord-est, limitées par (sommet de Terre Grosse, 1 598 m ; Tête de Charbonnier, 1 681 m et barre de Bayons ; Tête Grosse, 2 032 m ; Sommet de la Chanau, 1 885 m).

Face à Bayons, se trouve le sommet de l’Oratoire (2 072 m)[9].

Rochers de la Lause, fermant la vallée d’Esparron-la-Bâtie (calcaires tithoniens)[8].

Enfin, coincée entre le bassin de Bayons et celui de Reynier, la longue vallée d’Esparron-la-Bâtie est fermée du côté du Sasse par les Rochers de la Lause. Les barres au nord de cette vallée se rattachent au sommet de l’Oratoire, et sont marquées par le Rocher de l’Aigle (1 499 m) et le Rocher du Midi (1 461 m). Cette vallée s’élargit et est fermée à l’est par le Sommet du Clot Ginoux, aussi appelé les Cimettes (à 2 112 m), le sommet de la Laupie ou Tourtoureau (à 2 025 m) et le sommet des Monges (2 115 m)[9].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Sasse à Basse-Combe, dans la partie supérieure de son cours.

La commune est traversée par le Sasse[10] (parfois appelée la Sasse[11]), formé de plusieurs torrents et qui reçoit plusieurs affluents drainant les vallées adjacentes. En rive droite, le Sasse reçoit[9] :

  • le torrent du ravin de Trente Pas ;
  • le torrent de l’Eau Amère, qui devient la Clastre en franchissant les Tourniquets ;
  • le Mardaric, qui passe au pied de Bayons ;
  • le torrent de Rouinon[12], dont le confluent avec le Sasse se situe entre le Forest-Lacour et le Bédoin.

En rive gauche, les affluents du Sasse sont[9] :

  • le torrent de Chabert[13], cours d'eau de 5,5 km coulant dans le bassin de Bayons ;
  • le riou du Pont, qui draine la vallée d’Esparron-la-Bâtie, et qui, en franchissant les Rochers de la Lause, forme une cascade et devient le ruisseau des Tines[14], rivière de 10,0 km ;
  • le torrent de Reynier[15] cours d'eau de 9,1 km.

Dans la partie supérieure de la vallée d’Esparron-la-Bâtie, se trouve un petit lac, le lac d’Esparron, à 1 544 m, à l’est de la crête de Maladrech[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Bayons n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Seyne[16].

Environnement[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

La commune compte 5 500 ha de bois et forêts, soit 44 % de sa superficie[1].

Faune[modifier | modifier le code]

Le chamois, endémique dans les Monges, a failli disparaître du secteur dans les années 1970, victime de la chasse intensive dont il était l’objet. L’Office national des forêts (ONF) a créé une réserve de chasse dans la Haute Combe, à laquelle se sont ajoutées les réserves des Monges, des Hautes-Graves-Ruinon, et celle du Montsérieux. Depuis les années 1980, l’espèce est de nouveau chassée mais avec des quotas[17].

Le mouflon avait lui par contre été exterminé et sa présence est due à sa réintroduction au début des années 1990. Deux noyaux de populations se trouvent dans la commune, dans la réserve de chasse des Hautes-Graves-Ruinon et dans le massif des Monges. Le chevreuil avait lui aussi disparu depuis le début du XIXe siècle avec son milieu naturel, la forêt. Il est revenu dans la commune à partir du noyau réintroduit dans la vallée du Vançon dans les années 1970. La présence de la marmotte est aussi principalement due à des réintroductions. La loutre, qui était naturellement présente, a disparu et n’a pas été réintroduite[17].

Transports[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur les infrastructures routières de Bayons.

La commune de Bayons est desservie par la RD 1. Cette route remonte la vallée du Sasse à partir de Clamensane (où elle se connecte à la RD 951, ancienne route nationale 551) et franchit le col des Sagnes pour rejoindre Turriers[9].

Une seule vallée secondaire est desservie par une route départementale, il s’agit de la vallée de Reynier remontée par la RD 751. Le court tronçon de route reliant Astoin à la RD 1 est classé départementale sous le numéro de RD 551[9].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Turriers auquel appartient Bayons est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[18], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[19]. La commune de Bayons est également exposée à trois autres risques naturels[19] :

  • avalanche
  • feu de forêt,
  • inondation et coulées de boue,
  • mouvement de terrain[20].

La commune de Bayons n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[21].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[21] et le Dicrim n’existe pas non plus[22].

La commune a été l’objet d’arrêtés de catastrophe naturelle, en 1994 pour des inondations, des glissements de terrain et des coulées de boue[19]. La plus grave inondation s’est produite en 1492 : des pluies provoquent la formation de laves torrentielles qui détruisent plusieurs hameaux et une partie du village de Bayons. Cette inondation monstrueuse est restée dans les annales[23], voir en section Histoire pour plus de détails.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

En plus du village, la commune comporte plusieurs hameaux :

  • Astoin (village chef-lieu d'une ancienne commune) ;
  • Haute Combe ;
  • Basse Combe ;
  • la Rouchaye ;
  • Esparron-la-Bâtie (village chef-lieu d'une ancienne commune) ;
  • le Pont ;
  • Baudinard ;
  • le Gayne ;
  • la Sapie ;
  • le Forest-Lacour ;
  • Reynier (village chef-lieu d'une ancienne commune).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Homo heidelbergensis a probablement fréquenté le massif des Monges il y a plusieurs centaines de milliers d’années[24]. Mais on ne peut documenter les débuts de la préhistoire pour les quatre anciennes communes formant Bayons qu’après la fonte du glacier de la Durance, qui commence il y a treize mille ans. Le site de Vitrolles, situé à moins de 30 km à l'ouest, montre qu'il y a onze mille ans, la région était fréquentée par des chasseurs-cueilleurs qui venaient à la belle saison, puis repartaient plus au sud[25].

La moyenne vallée de la Durance et le massif des Monges connaissent une néolithisation rapide : les sociétés mésolithiques disparaissent, remplacées par les cultures du cardial (6000 ans avant J.-C.) puis du chasséen (4700 à 3500 av. J.-C.). Le nucleus découvert à Thèze est un exemple des progrès techniques de l’époque : les outils de pierre ne sont plus débités par percussion, mais par une pression appliquée à l’endroit choisi[26].

Un trésor d’oboles massaliotes, datant de l’époque gauloise (IIIe et IIe siècle av. J.-C.), a été découvert à Bayons en 1850. La romanisation des siècles suivants se manifeste par des constructions en altitude[27].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Astoin[modifier | modifier le code]

Les comtes de Provence sont seigneurs d’Astoin, suivis aux XIVe et XVe siècle par les Ayrole et Ancelle (coseigneurs de Dromon en 1385)[28]. Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, Raoux Ancelle, seigneur d’Astoin, soutient Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le ralliement de Sisteron à la cause angevine, en novembre 1385, entraîne son changement d’engagement, et il prête hommage dès le 30 novembre[29].

Le castrum d’Astoin se trouvait à proximité du chemin muletier reliant Bayons à Turriers[30].

Astoin comptait 28 feux en 1315, et seulement 6 en 1471[31]. C’est à cette époque que l’ancien site, situé sur la colline à 500 m environ du site actuel, et nommé Vière (ancien village en provençal), est abandonné au profit du site actuel[3]. En 1765, il y avait 264 habitants[31].

Bayons[modifier | modifier le code]

Vue du village sud-est.

Bayons est citée vers 1200, sous la forme Baions[32]. La communauté est dotée d’un consulat en 1233[32],[33]. Elle était la plus importante communauté de la viguerie de Sisteron[3],[33]. Les deux églises et leurs revenus appartenaient à l’abbaye de l'Ile-Barbe de Lyon, dont la plus ancienne, l’église de Notre-Dame-de-Nazareth, était située dans le vallon de la Clastre, probablement site d’implantation haut-médiéval du village[3]. La communauté était propriétaire des terres dites gastes, qui ailleurs appartenaient au seigneur. Ces terres faisaient l’objet d’une exploitation communautaire, souvent comme pâturage. À Bayons, elles sont concédées en culture contre une tasque équivalant à un huitième des récoltes[33]. Les revenus de la communauté lui permettent de racheter progressivement tous les droits seigneuriaux avant 1789[33], dont le privilège concédé par les comtes de Provence interdisant le pacage des troupeaux étrangers (étrangers à la communauté) sur le territoire de Bayons[34]. Les comtes de Provence prélevaient aussi un péage sur les troupeaux transhumants qui passaient par Bayons[34].

En 1300, une petite communauté juive était établie à Bayons, ce qui est une indication sur son rang de petit bourg rural à rayonnement limité[35]. En 1348, la reine Jeanne, chassée de son royaume de Naples, dut se réfugier en Provence. Pour reconquérir ses États napolitains, elle vendit Avignon au pape pour 80 000 florins, et obtint au passage l'absolution pontificale qui la lavait de tout soupçon dans le meurtre de son premier époux André de Hongrie. Reconnaissante, elle offrit à Guillaume II Roger, frère du pape, le fief de Valernes, qui fut érigé en vicomté par lettres patentes en 1350[36]. La nouvelle vicomté comprenait les communautés de Bayons, Vaumeilh, la Motte, Bellaffaire, Gigors, Lauzet, les Mées, Mézel, Entrevennes et le Castellet, avec leurs juridictions et dépendances[37].

En 1359, les habitants de Bayons font un procès à ceux de Seyne, revendiquant le privilège de ne pas payer le péage pour venir à la foire de la Saint-Michel de Seyne. Satisfaction leur est donnée, mais les habitants de Seyne gagne en appel[34]. Des fortifications sont construites au XIVe siècle, qui sont inspectées en 1403 par le viguier du vicomte de Valernes qui les fait réparer[30]. Une autre fortification se trouvait au-dessus de Bédoin, sur la montagne appelée le Château : elle permettait de surveiller la route allant de Sisteron à Seyne[33].

Le 26 juillet 1492, des pluies diluviennes entraînent une crue dévastatrice du Sasse. Le Mardaric, le torrent qui passe à côté de Bayons, connait une lave torrentielle qui détruit le village de Bayons. Les hameaux de la Montahne (identifiés à ceux des Combes) et de Rouinon sont eux aussi touchés[3],[38]. Le torrent de Fontainier cause également des dégâts aux terres cultivées. Quatre habitants sont tués. Le cheptel est aussi touché, avec une centaine de bêtes emportées par les eaux. Enfin, les sols ameublis par les pluies sont emportés, avec le blé mûr et les vignes dans les jours suivants. Selon les habitants, des rochers de 5 tonnes ont été déplacés par les torrents[38].

Esparron-la-Bâtie[modifier | modifier le code]

Village d’Esparron-la-Bâtie.

Le village d’Esparron est cité dès 1200 (sous le nom de castrum Sparronis et Bastita)[39]. Il y avait deux communautés villageoises, et un seul fief tenu par un seigneur[3]. Esparron-la-Bâtie est plus durement touchée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) que ses voisines, puisqu’elle passe de 74 feux en 1315 à 12 en 1471. En 1765, elle est peuplée de 205 habitants[40].

Les comtes de Provence prélevaient un péage sur les troupeaux transhumants qui passaient par Esparron-la-Bâtie[34], et les seigneurs sont les Morier ou Mourier du XIIIe au XVIIe siècle[28].

L’église paroissiale est fortement endommagée à la fin des guerres de religion. En 1641, les travaux n’ayant toujours pas été fait, le seigneur d’Esparron est condamné à payer les deux tiers des travaux, le tiers restant revenant au prieur[41].

Reynier[modifier | modifier le code]

Village de Reynier.

Reynier est signalé pour la première fois dans les chartes en 1232 (castrum de Rainieri)[3],[30]. La communauté compte 25 feux en 1471, et 218 habitants en 1765. Cette ancien fief des évêques de Gap passe aux d’Abon du XVe au XVIIe siècle, puis aux Boniface jusqu’à la Révolution[42].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

À partir du XVIe siècle, la seigneurie d’Astoin appartient successivement aux Turriers, aux Castellane, aux Boniface puis aux Hugues. À Esparron, les Pélissier succèdent aux Mourier au XVIIe siècle[28].

Au XVIe siècle, Louis de Barras, seigneur de Melan, accueille à Bayons les troupeaux de moutons venant estiver (contre paiement d’une redevance), tandis que les troupeaux de Reynier et d’Esparron-la-Bâtie hivernent à La Roque[Lequel ?] et Corbières[43].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Au début de la Révolution française, la nouvelle de la prise de la Bastille est accueillie favorablement, mais provoque dans la population un phénomène de peur collective d’une éventuelle réaction aristocratique. Localement, la Grande Peur, venant de Tallard et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint la région de La Motte le soir du 31 juillet 1789. Les consuls de la communauté villageoise sont prévenus qu’une troupe de 5 à 6 000 brigands se dirige vers la Haute-Provence après avoir pillé le Dauphiné. Les communautés de La Motte, Clamensane, Saint-Geniez, Authon, Curbans, Bayons et Claret constituent ensemble une troupe de 700 hommes armés. Elles mettent le marquis d’Hugues de Beaujeu à sa tête, qui décide de se porter au-devant du danger en allant surveiller les bacs sur la Durance[44].

Dès le 2 août, l’affolement retombe, les faits-divers à l’origine des rumeurs étant éclaircis. Mais un changement important a eu lieu : les communautés se sont armées, organisées pour se défendre et défendre leurs voisins. Un sentiment de solidarité est né à l’intérieur des communautés et entre communautés voisines, et les consuls décident de maintenir les gardes nationales. Aussitôt la peur retombée, les autorités recommandent toutefois de désarmer les ouvriers et les paysans sans terre, pour ne conserver que les propriétaires dans les gardes nationales[44].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monument commémorant le massacre du 26 juillet 1944.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression s’abat sur ceux qui se sont levés pour défendre la République, dont un habitant de Bayons[45].

Comme de nombreuses communes du département, Bayons se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà deux écoles dispensant une instruction primaire aux garçons, situées au village chef-lieu et à la Combe[46]. Bien que la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants, Bayons, avec moins de 700 habitants en 1861, possède également une école pour les filles[47], que la commune ouvre une école de filles[48]. La deuxième loi Duruy (1877) lui permet, grâce aux subventions de l’État, de construire à neuf l’école du village[49].

Les communes d’Astoin, Esparron-la-Bâtie et Reynier possédaient chacune une école de garçons en 1863[46], et aucune école de filles[47]. Dans ces communes, ce n’est que les lois Ferry qui permettent de scolariser les filles.

Le hameau très isolé de Rouinon compte 41 habitants en 1886, et on y ouvre une école (jusqu’en 1911) et une boîte aux lettres (jusqu’en 1929). Cette petite communauté possédait aussi sa chapelle, sous la titulature de Saint-Joseph[3]. À proximité du Rouinon, la chapelle du hameau du Forest-Lacour est détruite à la fin du XIXe siècle pour permettre le passage de la route : l’Église avait noté la baisse de sa fréquentation depuis plusieurs années[50].

La commune a abrité un maquis durant la Seconde Guerre mondiale, maquis installé dans le quartier de Tramalou, et constitué de Francs-tireurs partisans (FTP). Le 21 juillet 1944, profitant d’un déplacement de la garnison allemande de Sisteron, les FTP de Bayons ont effectué un raid sur la citadelle de Sisteron pour délivrer une cinquantaine de résistants détenus. Mais le 26 juillet 1944, les mêmes FTP sont surpris par la réaction allemande, qui utilise des mortiers, et leur fait 21 morts. Trois adolescents d’une ferme sont également tués[51]. Un monument érigé en souvenir, situé sur un délaissé de la route de Turriers, rappelle cet épisode.

Depuis la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans les communes d'Astoin, Bayons, Esparron-la-Bâtie et Reynier[52]. Les vins produits, de qualité médiocre[53], était destiné uniquement à l’autoconsommation. Cette culture a depuis été abandonnée[52].

La commune de Bayons fusionne avec les communes d’Esparron-la-Bâtie, Astoin et Reynier en 1973[54].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 9 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[55]). Lors du scrutin de 2008, il y eut deux tours (huit élus au premier tour et un au second) et Bernard Daumas a été réélu conseiller municipal au premier tour avec le septième total de 88 voix, soit 49,71 % des suffrages exprimés. La participation a été de 91,71 %. Il a ensuite été élu maire par le conseil municipal[56].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Bayons
Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Arthur Daumas[57]    
         
mars 2001 mars 2014 Bernard Daumas[58],[59]    
mars 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Patrick Auriault[60]    
Les données manquantes sont à compléter.

Les deux maires délégués à Astoin et Reynier ont parrainé Nathalie Arthaud (LO) à l’élection présidentielle de 2012[61].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bayons est l'une des 13 communes de communauté de communes de la Motte-Turriers[62]. La communauté de communes est elle-même adhérente à l'association du pays Sisteronais-Buëch avec huit autres communautés de communes[63] comprenant ainsi 83 communes comptant 28 500 habitants répartis sur 1 600 km2.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Bayons est une des sept communes du canton de Turriers qui totalise 1 229 habitants en 2006. Le canton a fait partie de l’arrondissement de Sisteron du 17 février 1800 au 10 septembre 1926, date de son rattachement à l'arrondissement de Forcalquier et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Bayons fait partie du canton de Turriers depuis 1793[54]. La commune fait partie de la juridiction prud'hommale de Manosque, d’instance et de grande instance de Digne-les-Bains[64].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Bayons en 2009[65]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 3,80 % 0,64 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 10,35 % 2,25 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 64,00 % 6,44 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 14,35 % 1,28 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[66]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les extrêmes démographiques de l’ensemble formé actuellement par les quatre communes d’Astoin, Bayons, Esparron-la-Bâtie et Reynier sont :

  • de 360 feux fiscaux en 1315 (plus de 1600 habitants, sans Reynier) ;
  • de 125 feux à la sortie du Moyen Âge (environ 560 habitants, 450 sans Reynier) ;
  • de 1373 habitants à la fin de l’Ancien Régime (en 1765) ;
  • de 1625 habitants en 1836, maximum démographique de l’ensemble ;
  • de 165 habitants en 1968, avant la fusion des quatre communes ;
  • et de 138 habitants en 1982, année du creux démographique (91 % de perte en 146 ans).

Bayons[modifier | modifier le code]

En 2012, Bayons comptait 232 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Bayons). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Le tableau et le graphique qui suivent présentent les données démographiques de la commune de Bayons jusqu’en 1968, puis celle de la nouvelle commune de Bayons (avec Astoin, Esparron-la-Bâtie et Reynier) depuis 1975.

Évolution démographique de Bayons
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
256 feux 82 feux 686 748 772 705 729 804 876 854
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
908 793 685 678 719 681 660 629 619 602
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
567 540 501 461 420 433 320 269 208 183
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2012 -
136 128 150 138 194 198 250 252 232 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[32], EHESS jusqu'en 1962[54], Insee à partir de 1968[67],[68],[69],[70])


L’histoire démographique de Bayons, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure peu, de 1836 à 1846. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1846[71]. Le mouvement de baisse se poursuit jusqu’aux années 1970 et le rattachement des communes voisines. Depuis, la population a doublé.

Histogramme de l'évolution démographique de Bayons

Astoin[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831
28 feux 6 feux 264 141 127 149 152 126
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
140 122 141 121 138 134 134 118
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
116 107 109 107 79 71 63 47
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
40 41 38 31 26 11 19 15
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[31], EHESS[72])


L’histoire démographique d’Astoin est marquée par la saignée des XIVe et XVe siècles due à la peste noire et à la guerre de Cent Ans.

Au XIXe siècle, après une période de croissance, la période d’« étale » d’Astoin, où la population reste stable à un niveau élevé, est particulièrement longue et dure de 1811 à 1866. L’exode rural y est fort et assez rapide : dès 1901, la commune enregistre la perte de plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1821[71], et le mouvement de baisse dure jusque dans les années 1960 et la disparition de la commune.

Esparron-la-Bâtie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831
74 feux 12 205 250 245 227 241 252
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
297 258 259 251 248 216 197 186
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
180 188 164 150 146 157 150 147
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
127 109 77 80 58 51 27 17
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[40], EHESS[73])


L’histoire démographique d’Esparron-la-Bâtie est marquée par la saignée des XIVe et XVe siècles due à la peste noire.

Au XIXe siècle, après une période de croissance, Esparron connait sa période d’« étale » où la population reste stable à un niveau élevé, de 1806 à 1836. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1911, Esparron enregistre la perte de plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1836[74]. Le mouvement de baisse continue jusque dans les années 1960 et la fusion des communes.

Reynier[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836
25 feux 218 269 307 278 285 312 312
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
270 270 286 268 230 213 194 176
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
173 182 182 166 171 151 136 106
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 -
100 94 70 51 43 26 15 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[42], EHESS[75])


Au XIXe siècle, après une période de croissance, Reynier connait sa période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1821 à 1851. En 1906, l’exode rural a fait perdre à la commune la moitié de sa population par rapport aux maximums historiques de 1831 et 1836[74]. Le mouvement de baisse se poursuit jusque dans les années 1960 et la fusion des communes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire publique[76]. Ensuite, les élèves sont affectés au collège Marcel-Massot[77]. Puis ils poursuivent au lycée de la cité scolaire Paul-Arène à Sisteron[78].

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a ni médecin ni infirmier ni pharmacie à Bayons. Le médecin le plus proche exerce dans les communes de La Motte-du-Caire à 10,7 km et de Monêtier-Allemont à 15 km en alternance[79]. À La Motte-du-Caire se trouve également la pharmacie du secteur[80]. Le centre hospitalier le plus rapproché est l'hôpital Saint Jacques de Seyne à 15,3 km[81].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s'élevait à 93 personnes, dont 11 chômeurs[82] (7 fin 2011[83]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (71 %)[84] et travaillent majoritairement hors de la commune (62 %). Si l’agriculture regroupe la majorité des établissements actifs (16 sur 29 en 2010)[85], elle n’emploie aucun salarié. La construction emploie 3 personnes, et les services et l'administration, 6[85].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Exploitation du bois à Bayons.

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 16 établissements actifs au sens de l’Insee et aucun emploi salarié[85].

Le nombre d’exploitations, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est en forte baisse dans les années 2000, passant de 17 à 10, les élevages ovins représentant la moitié de ces exploitations[86]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a augmenté, de 1100 ha à 1216, alors que le nombre d'exploitations baissait (de 20 à 17)[87]. La SAU a continué d’augmenter lors de la dernière décennie, pour atteindre 1352 ha, dont 720 consacrés à l’élevage du mouton[86].

Les exploitations pratiquant la polyculture ont disparu dans la décennie 2000-2010[86]. La commune compte plusieurs établissements spécialisés dans la production de lavande et de safran[88].

Labels[modifier | modifier le code]

Prairie irriguée à Bayons.

La commune de Bayons possède un label Appellation d'origine contrôlée (AOC) (Huile essentielle de lavande de Haute-Provence) et neuf labels Indication géographique protégée (IGP) (Pommes des Alpes de Haute-Durance, Miel de Provence, Agneau de Sisteron, Alpes-de-Haute-Provence (VDP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)[89].

La culture de la lavande, désormais mécanisée et bénéficiant d’un marché organisé et d'une AOC pour l’« huile essentielle de lavande de Haute-Provence » depuis 1981[90], n’a pas vu sa production relancée dans la région[91][Par exemple ?].

Le lait produit dans les élevages de chèvre de races provençale, rove et alpine peut servir à la fabrication du fromage d’appellation banon AOC.

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis 2007[92][Par exemple ?].

L’agneau de Sisteron est une appellation label rouge protégée depuis 3 janvier 2005[93],[94].

Le miel de Provence est protégé par un label rouge associé à une indication géographique protégée, tant pour le miel toutes fleurs que pour le miel de lavande et lavandin[95][Par exemple ?].

Les pommes des Alpes de Haute-Durance ont obtenu une Indication géographique protégée en 2010[96][Par exemple ?].

Industrie[modifier | modifier le code]

Micro-centrale utilisant les eaux du ruisseau des Tines (ancienne commune d’Esparron-la-Bâtie).

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 3 établissements, employant 3 salariés[85].

Une micro-centrale hydroélectrique est implantée depuis la fin des années 1980 sur le riou des Tines (ancienne commune d’Esparron-la-Bâtie)[97].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 7 établissements, sans emplois salariés, auxquels s'ajoutent les trois établissements du secteur administratif, sanitaire et social et de l’enseignement (salariant 24 personnes)[85].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est importante pour la commune, avec entre 1 et 5 touristes accueillis par habitant[98], l'essentiel de la capacité d'hébergement étant non marchande[99]. Plusieurs structures d'hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Ce sont néanmoins les résidences secondaires qui pèsent le plus lourd dans la capacité d'accueil[105] (les 135 résidences secondaires comptent pour 45 % des habitations de la commune[106]).

Culture et traditions[modifier | modifier le code]

Quand les communes étaient distinctes, les habitants de chacune étaient dotés de sobriquets : ceux de Bayons étaient dits les Muets ; ceux de Reynier les Poutrouriers ; ceux d’Astoin les Pleidiaires (« les plaideurs ») ; et ceux d’Esparron les Meishiras[33].

Le premier jour des Rogations, une procession partait de Bayons pour aller jusqu’au Forest, puis revenait[50].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Itinéraire de découverte : le Sentier des Contes, au Pays des-rochers-qui-parlent [1].

Sur la place, une maison à deux étages de fenêtres cintrées, a pu être une maison seigneuriale[107]. À Esparron, le château date du XVIIIe siècle[40].

Au-dessus du village de Bayons, une tour rectangulaire à moitié écroulée subsiste sur un éperon rocheux, des XIIIe ou XIVe siècles[108].

Notre-Dame-de-Bethléem de Bayons[modifier | modifier le code]

L’église Notre-Dame-de-Bethléem.

L’église paroissiale Notre-Dame-de-Bethléem, du XIVe siècle, est classée monument historique[109]. Très grande pour le village (35 m de long pour 9 m de large, et une hauteur sous nef de 15 m), elle abritait un prieuré de l’abbaye de l'Ile-Barbe[110],[32]. De style roman aux influences gothiques, elle est selon Marc de Leeuw l’édifice où l’art alpin du XIIIe siècle manifeste le plus de finesse[111]. Sa façade est divisée par des contreforts, le chœur est flanqué de chapelles latérales, le chevet est plat[112]. Les baies de l’abside, de grande taille, et l’œil-de-bœuf de la façade occidentale, donnent une belle lumière dans l’église et sur le bénitier installé au centre de la nef[113]. Les chapiteaux sont ornés de feuillages, fleurons, trilobes[114].

Les voûtes ont été refaites plusieurs fois : celle du chœur au XIVe siècle, celle de la nef en 1664[110]. D’autres travaux de réfection globale ont lieu de 1664 à 1689, puis le clocher est réparé en 1724, et une horloge lui est ajoutée en 1742. De nombreuses autres réparations ont lieu tout au long du XXe siècle, et les toitures sont restituées dans leurs pentes d’origine en 1995[111].

Le retable du XVIIe siècle, peint par Nicolas Mignard, classé au titre objet[115], est très richement décoré, l’Adoration des mages est représentée sur trois compartiments[116] et classée également[117]. La cloche date de 1510, elle aussi est classée au titre objet[118],[119]. Les fonts baptismaux, détruits, dataient du XVIe ou XVIIe siècle, et étaient classés[120]. Un tableau d’Antoine Antonin, réalisé en 1750, représente saint Blaise, patron de Bayons[111].

Églises et chapelles[modifier | modifier le code]

L’église d’Astoin est placée sous le vocable de Sainte-Anne[31], l’ancienne église du castrum était consacrée à Saint-Michel. La paroisse d’Astoin est unie à celle de Bayons dès 1711[121].

L’église d’Esparron est placée sous le vocable de Saint-Christophe[40] et le patronage de saint Sébastien[41]. L’ancienne église Saint-Vincent de Reynier, située sur la colline, est en ruines[3] : c’est une ancienne chapelle choisie pour remplacer l’église paroissiale à la fin des guerres de religion, en 1599[121]. Elle est remplacée par une autre église Saint-Vincent, construite en 1833[3].

Dans la Combe, les deux hameaux avaient chacun leur église et leur cimetière aux XVIIIe et XVIIIe siècles. La chapelle de la Basse Combe, sous l’invocation des saints Jacques et Philippe, a été restaurée dans les années 2000. La chapelle Sainte-Marie-Madeleine à la Haute Combe est en ruines[3].

La chapelle Notre-Dame-Secours-des-Pécheurs de Baudinard est construite par les habitants en 1867-1868, pour le nouveau cimetière remplaçant l’ancien trop éloigné[3].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur les églises et les chapelles de Bayons.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Bayons.svg

Blasonnement :
D'azur, à une fasce d'argent, chargée du mot BAYONS, en caractère de sable, surmontée d'une autre fasce d'argent, et, accompagné en pointe de deux étoiles d'or.[122].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie utilisée dans l’article[modifier | modifier le code]

Bibliographie non utilisée[modifier | modifier le code]

  • Hélène Vésian, Claude Gouron, Les chemins de la liberté - sur les pas des résistants de Haute-Provence (ISBN 2-906924-32-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Bayons », Le Trésor des régions, consultée le 11 juin 2013.
  2. « Nom des habitants des communes françaises, Bayons », sur habitants.fr (consulté le 15 juin 2011).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Daniel Thiery, « Bayons », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 13 décembre 2010, mis à jour le 15 décembre 2010, consulté le 2 juillet 2012.
  4. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne, carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale).
  5. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  6. Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes.
  7. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33-34.
  8. a, b et c Jorda, Miramont, op. cit., p. 22.
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l IGN, Carte topographique de Bayons sur Géoportail. Consulté le 15 janvier 2014..
  10. « Fiche du Sasse », sur le site du service d’administration national des données et référentiels sur l’eau SANDRE (consulté le 15 juin 2011).
  11. nom féminin cité dans le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du Bassin Rhône-Méditerranée élaboré lors de son Comité de bassin du 16 octobre 2009.
  12. « fiche du Torrent de Rouinon », SANDRE.
  13. (fr) « Fiche du Torrent de Chabert », SANDRE.
  14. « Ruisseau des Tines », SANDRE.
  15. « Fiche du Torrent de Reynier », SANDRE.
  16. (fr) « Station météo la plus proche : Seyne », MSN Météo.
  17. a et b Jean-Claude Bouffier, « Faune sauvage, des Monges à la Durance », in D’Annoville, de Leeuw, op. cit., p. 19-20.
  18. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  19. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, consultée le 6 décembre 2010.
  20. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  21. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95.
  22. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 2 juillet 2011.
  23. Jean-Pierre Leguay, Les catastrophes au Moyen Âge, Paris : Éditions Jean-Paul Gisserot, 2005, collection « Les classiques Gisserot de l'histoire ». ISBN 2-87747-792-4, (réédité en 2014). p. 201.
  24. Jean Gagnepain, « La Préhistoire des Hautes Terres de Provence », in D’Annoville, de Leeuw, op. cit., p. 43.
  25. Gagnepain, op. cit., p. 44.
  26. Gagnepain, op. cit., p. 45.
  27. Marc de Leeuw, « Bayons », in Michel d’Annoville, De Leeuw, op. cit., p. 107.
  28. a, b et c Marc de Leeuw, « Bayons », p. 114.
  29. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 422.
  30. a, b et c Marc de Leeuw, « Bayons », p. 112.
  31. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017h), p. 161.
  32. a, b, c et d Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 164.
  33. a, b, c, d, e et f Marc de Leeuw, « Bayons », p. 110.
  34. a, b, c et d Marc de Leeuw, « Bayons », p. 111.
  35. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 70.
  36. Jean-Marie Schio, Guillaume II Roger de Beaufort.
  37. Édouard de Laplane, Histoire de Sisteron, tirée de ses archives, Digne, 1845, T. I, p. 126.
  38. a et b Marc de Leeuw, « Bayons », p. 106.
  39. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194),‎ 1996, 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne) § 22201, p. 1189.
  40. a, b, c et d Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 174.
  41. a et b Marc de Leeuw, « Bayons », p. 119.
  42. a et b Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 192.
  43. Marc de Leeuw, « Les voies de communication », in Michel d’Annoville, De Leeuw, op. cit., p. 58.
  44. a et b G. Gauvin, « La grande peur dans les Basses-Alpes », Annales des Basses-Alpes, tome XII, 1905-1906.
  45. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 72.
  46. a et b Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  47. a et b Labadie, op. cit., p. 16.
  48. Labadie, op. cit., p. 18.
  49. Labadie, op. cit., p. 11.
  50. a et b Marc de Leeuw, « Bayons », p. 117.
  51. Hélène Vésian-Claude Gouron, Les chemins de la Liberté sur les pas des résistants de Haute-Provence, p. 76, 77 et 79.
  52. a et b André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59.
  53. Réparaz, op. cit., p. 57.
  54. a, b et c EHESS, notice communale de Bayons sur la base de données Cassini, consultée le 23 juillet 2009.
  55. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  56. « Résultats élections municipales 2008 à Bayons », sur linternaute.com
  57. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
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