Malijai

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Malijai
Malijai
Le château
Blason de Malijai
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Digne-les-Bains-2
Intercommunalité Provence-Alpes Agglomération
Maire
Mandat
Gilles Chatard
2014-2020
Code postal 04350, 04510
Code commune 04108
Démographie
Population
municipale
1 987 hab. (2015 en augmentation de 1,38 % par rapport à 2010)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 02′ 48″ nord, 6° 01′ 52″ est
Altitude Min. 422 m
Max. 1 080 m
Superficie 26,56 km2
Localisation

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Liens
Site web malijai.fr

Malijai est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Malijaiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Malijai et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Plaine de la Bléone verdoyante au printemps. Les collines de Chénerilles sont encore noires de l'hiver
Plaine de la Bléone. Sur la rive sud, collines de l’ancienne commune de Chénerilles

Géologie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Bléone sous les arches du pont de pierre à Malijai. C'est un torrent en crue
La Bléone à Malijai

Malijai est traversée par la Bléone.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 728 ha de bois et forêts, soit 27 % de sa superficie[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Malijai est traversée par la route nationale 85 dite « Route Napoléon ». Le village est situé à 428 m d’altitude[2], sur la rive droite de la Bléone.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton des Mées auquel appartient Malijai est en zone 2 (sismicité moyenne) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[3], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4]. La commune de Malijai est également exposée à trois autres risques naturels[4] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de la Bléone) :
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[5].

La commune de Malijai est de plus exposée à plusieurs risques d’origine technologique :

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2008 pour le risque de mouvement de terrain[6] et le Dicrim existe depuis 2010[9]. La commune est également incluse dans le plan particulier d'intervention de l’usine Arkema[6].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations, des coulées de boue et des glissements de terrain en 1994[4]. Le 22 octobre 1963, un tremblement de terre secouait la commune. Il atteint une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets) et son épicentre se trouvait à Malijai même. C’est le seul séisme fortement ressenti à Malijai[10],[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1272 (Malijacio). Selon Michel de la Torre, le nom viendrait du latin Male jactus, mal situé[2] ; selon Ernest Nègre, le nom viendrait de l’occitan mal i jai, y couche mal, pour désigner une habitation de mauvaise qualité[12], peut-être une ancienne auberge.

Le toponyme de Chénerilles, signalé pour la première fois au XIIIe siècle (de Cannallilas[13]) serait probablement antérieur aux Gaulois[14].

Économie[modifier | modifier le code]

L’Écoparc de Malijai accueille Eon Motors, Lumi’iN France, Storybike, le roi du Boudin, UPS Trabuc, le moulin de Chambelland,OGF, isibox, Dinofolies, BGB, archive départementale, une part de rêves, boudin créole.

Zone artisanale du prieuré, avec la centrale solaire 1,3 Mwc contruite sur des bâtiments, et sablière dans la vallée de la Bléone.

.

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 817 personnes, dont 107 chômeurs[15] (89 fin 2011[16]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (88 %)[17] et travaillent majoritairement hors de la commune (81 %)[17].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Troupeau de moutons dans un torrent, rive gauche de la Bléone (ancienne commune de Chénerilles)

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait neuf établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[18].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 15 en 2010. Il était de 24 en 2000[19], de 22 en 1988[20]. Actuellement, ces exploitants sont des arboriculteurs (six sur quinze), ou pratiquent la polyculture (cinq sur quinze)[19]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a commencé de baisser, passant de 1037 à 957 ha[20]. Cette baisse cette fortement accentuée lors de la dernière décennie, à 445 ha (soit 30 ha par exploitation)[19].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à certains versants. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. L’oliveraie de Malijai occupait plus d’une dizaine d’hectares au début du XIXe siècle. Actuellement, elle a régressé mais reste relativement importante (entre 1000 et 3500 pieds exploités)[21]. L’huile d’olive obtenue avec les olives récoltées sur la commune peut bénéficier de l’appellation d'origine contrôlée (AOC) huile d’olive de Provence[22].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 49 établissements, employant 190 salariés[18].

Perasso, du groupe Colas Méditerranée, exploite une carrière de granulats, et est actif dans divers secteurs du BTP, 50 salariés[23].

Un barrage de 7,5 m barre le cours de la Bléone, et sert de prise d’eau pour alimenter le canal EDF[24]. À quelques centaines de mètres à l’Est du bourg, la centrale solaire de l’Écoparc du Prieuré a été mise en service en mars 2012. Elle comprend 13 toitures d’une puissance unitaire de 140 kWc[25].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 57 établissements (avec 65 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 18 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 88 personnes[18].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est secondaire pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[26]. Malijai ne dispose pour toutes structures d’hébergement touristique que de meublés non-labellisés[27]. Les résidences secondaires n’apportent qu’un faible complément à la capacité d’accueil[28] : au nombre de 30, elles représentent 3,2 % des logements et sept d’entre elles comptent plus d’un logement[29],[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur la rive droite de la Bléone se trouvait le castrum de Bézaudun, et dans celui-ci, la villa Fracca, à l'emplacement du village actuel[13]. La communauté est signalée sous son nom actuel au XIIIe siècle. Le village fortifié de Bézaudun, qui peut être situé sur la colline Saint-Pierre, à la limite de L'Escale, est détruit au XIIIe siècle[13].

Au XIIe siècle, l’église Saint-Bonnet, récemment disparue, appartenait à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui en percevait les revenus[31]. L'église de Bézaudun est donnée par Pierre de Volonne au prieuré de L'Escale, dépendant de l'abbaye Saint-Victor de Marseille en 1060. Elle est ensuite cédée à l'abbaye de Chardavon[13]. La communauté de Malijai relevait de la baillie de Digne[13].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Malijai, Guigon Flotte, se rallie au camp carliste dès avril 1382[32], puis quand Sisteron se soumet au camp angevin, il suit le mouvement et prête hommage le 30 novembre 1385[33].

La communauté de Villeneuve, qui comptait 3 feux en 1315, est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexée par celle de Malijai au XVe siècle[34].

La société patriotique de Malijai fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, avant juin 1792[35]. Le 13 mai 1792, le château est attaqué par les paysans : les fusils sont pris, les gouttières en plomb sont fondues pour faire des balles et toute la ferronnerie arrachée[36].

Durant la Révolution, la commune de Chénerilles compte également une société patriotique, créée après la fin de 1792[37].

Le 4 mars 1815, durant les Cent-Jours, Napoléon Ier y fait étape avant de gagner Sisteron dont la clue est contrôlée par la citadelle. La Bléone provoque des inondations catastrophiques en 1826 et 1860.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 8 habitants de Malijai sont traduits devant la commission mixte, la peine la plus courante étant la déportation en Algérie[38].

Comme de nombreuses communes du département, Malijai se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[39], ainsi qu’une autre ouverte aux filles, alors que la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants[40],[41]. Si la commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover son école[42], ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Saint-Lions sont régulièrement scolarisées.

À Chénerilles, aucune école n’est ouverte avant les lois Ferry[39],[42].

La Libération de Malijai est marquée par le passage d’une colonne de la 36e division d’infanterie (US), le 19 août 1944, venant de Riez par Valensole et se dirigeant sur Sisteron. Une autre colonne de la même division est passée par la RN 85 pour libérer Digne, et se trouve stoppée par la résistance allemande en amont de la préfecture. La colonne ouest envoie alors un détachement en pointe en direction de Digne, pour prendre le point de résistance à revers. Mais le village de Malijai, avec son pont sur la Bléone, a été choisi par la Wehrmacht pour y installer un verrou, qui saute après de courts combats, permettant aux renforts d’arriver à Digne et à la colonne de poursuivre sa progression vers Sisteron[43].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Chénerilles et Malijai. Plusieurs dizaines d’hectares produisaient un vin destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[44].

En 1973, la commune de Chénerilles est rattachée à Malijai[45]. Apparue dans les chartes en 1193 (Cananillas), elle comptait 31 feux en 1315[46]. Le prieuré Saint-Florent dépendait du chapitre de Riez[13]. La communauté est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans), et n’a plus que 5 feux en 1471[46], mais sa population fut anéantie par la peste de 1629[2]. En 1765, Chénerilles avait 112 habitants[46].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Malijai Blason De gueules, à une plante arrachée d'or surmontée de trois étoiles du même rangées en chef[48].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Malijai
De sinople, à une chaîne d'or, accosté de deux canettes d'argent[47]
Blason de l'ancienne commune de Chénerilles, fusionnée à Malijai en 1973.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Francis Reybaud[49] Résistant ancien Résistant, se présente sous cette étiquette.
    Yves Audibert    
juin 1995[50] 2014 Éliane Barreille[50],[51] DVD[50],[52],[53] conseillère régionale
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Gilles Chatard[54] DVD Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Malijai fait partie :

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de deux écoles, une école maternelle et une école élémentaire[55].

Démographie[modifier | modifier le code]

La ville de Malijai, dans la vallée de la Bléone. La photo, prise des collines de Mirabeau, montre la vallée de la Durance et au loin, les contreforts de la montagne de Lure
Malijai. Au fond, la vallée de la Durance.

Malijai[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[56]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[57].

En 2015, la commune comptait 1 987 habitants[Note 1], en augmentation de 1,38 % par rapport à 2010 (Alpes-de-Haute-Provence : +1,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1765 1793 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460464470466529506514554578
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
565537551503605512488497472
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
467511447421457535558592576
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
8419881 4191 5781 7031 6281 8631 9591 987
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[58] puis Insee à partir de 2006[59].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1315 1471
36 feuxinhabitée

La commune de Malijai n’a pas connu d’exode rural marqué. Par contre, l'arrivée massive de la voiture dans les années 60 a permis à de nombreuses personnes travaillant à Digne-les-Bains d'habiter à Malijai, avec un immobilier moins cher et un cadre agréable.

Chénerilles[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831
31 feux511298lacune10099102
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
8081798372737255
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
6149574741423333
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
27382431158108
Population sans doubles comptes pour 1962 et 1968
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[46], EHESS[60])

L’histoire démographique de Chénerilles est marquée par la saignée des XIVe et XVe siècles, due à la peste noire et à la guerre de Cent Ans.

Après une période de croissance, la commune connaît une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1866. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique rapide et de longue durée. Dès 1891, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1831[61]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt pas, et pousse au rattachement de la commune à sa voisine Malijai.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château du XVIIIe siècle

Le château est situé à l'entrée du village, entre celui-ci et la Bléone. Il est construit à la fin des années 1760 et au début des années 1770 par Pierre Vincent Noguier, qui avait acheté la seigneurie en 1759. Sa façade est encadrée de deux tours rondes, et surmontée d’un fronton, répété sur la façade arrière, côté Bléone[62]. Les fenêtres des deux étages sont cintrées. Son rez-de-chaussée est classé monument historique pour la qualité de ses gypseries, représentantes des styles Louis XV et Louis XVI[63],[64].

L’église paroissiale, placée sous le vocable de saint Christophe et le patronage de sainte Madeleine, est reconstruite en 1839, dans un style classique tardif, avec une nef de quatre travées. L’abside est en cul-de-four[65]. Sa croix de procession, en cuivre argenté, date du XVIe siècle et est classée monument historique au titre objet[66].

L’ancien prieuré construit au cimetière, à proximité du confluent de la Bléone et de la Durance, également placé sous le vocable de Saint-Christophe, offre un certain charme, bien que de petite taille[67].

Le pont sur la Bléone est le premier du département à abandonner la forme en dos-d'âne et le nombre impair d’arches, renonçant ainsi à un certain archaïsme[68]. Ses deux arches sont en anse de panier, la pile centrale est protégée par un avant-bec en ogive et un arrière-bec semi-cylindrique. Les parapets sont équipés de chasses-roues. Il est construit en bel appareil régulier, avec deux rampes d’accès, en 1775-1778. Les travaux d’établissement des piles sur pieux en bois ont nécessité le détournement de la rivière ; 190 ouvriers travaillaient sur le chantier[69].

  • Pont-canal faisant passer le canal d'Oraison au-dessus de la Bléone
  • Château de Serre-Bourret
  • Le petit cimetière où la chapelle est ornée d'un cadran solaire

Le village et le château fort de Chénerille sont en ruines.

L'ancienne église paroissiale Saint-Florent de Chénerille a été restaurée en 2007[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton des Mées », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013.
  2. a, b et c Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  3. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  4. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 8 juillet 2011, consultée le 31 juillet 2012.
  5. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  6. a, b, c et d Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96.
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81.
  9. Document, base Dicrim, consultée le 31 juillet 2011.
  10. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Clamensane », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 31 juillet 2012.
  11. BRGM, « fiche 40125 », Sisfrance, consultée le 31 juillet 2012.
  12. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne). § 21164, p. 1129.
  13. a, b, c, d, e, f et g Daniel Thiery, « Malijai », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 4 décembre 2011, consulté le 31 juillet 2012.
  14. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire.
  15. Insee, Dossier local - Commune : , p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012).
  16. Insee, Dossier local, p. 8.
  17. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  18. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16.
  19. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
  20. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio).
  21. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 58.
  22. « Liste des appellations AOC et IGP à Aubignosc », sur INAO.
  23. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Perasso, consultée le 20 septembre 2012.
  24. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 82.
  25. Sudelio, 4 bâtiments avec couverture photovoltaïque de 100 kWc, consulté le 25 juin 2012.
  26. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6.
  27. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36.
  28. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44.
  29. Insee, Dossier local, op. cit., p. 17.
  30. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
  31. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, collection « Cahiers de Salagon » no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 221.
  32. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 409 et 410 (note 41).
  33. G. Xhayet, op. cit., p. 422.
  34. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 181.
  35. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-297.
  36. André Lombard, « Violences et troubles de 1789 à l’An VI », La Révolution dans les Basses-Alpes, p. 158.
  37. Patrice Alphand, op. cit., p. 296-298.
  38. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 71.
  39. a et b Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  40. Labadie, op. cit., p. 16.
  41. Labadie, op. cit., p. 18.
  42. a et b Labadie, op. cit., p. 11.
  43. Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, (ISBN 2-909800-68-7), p. 126.
  44. Réparaz, op. cit., p. 56 et 59.
  45. EHESS, notice communale de Malijai sur la base de données Cassini, consultée le 27 juillet 2009.
  46. a, b, c et d Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 171.
  47. Armorial Général de Provence, tome II, p 1947
  48. Banque du Blason.
  49. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  50. a, b et c Maxime Lancestre, « Eliane Bareille pourra-t-elle franchir le cap du 4e mandat ? », La Provence, 6 février 2014, p. 6.
  51. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Jausiers à Montfort (liste 4), consulté le 8 mars 2013.
  52. François de Bouchony, « Le parti socialiste a besoin de conforter son ancrage municipal », La Provence, 3 février 2014, p. 3.
  53. François de Bouchony, « Le paysage avant la bataille », La Provence, 17 mars 2014, p. 3.
  54. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  55. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
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  58. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  59. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  60. EHESS, notice communale de Chénerilles sur la base de données Cassini, consultée le 6 janvier 2014.
  61. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 289.
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  64. Arrêté du 4 juin 1993, Notice no PA00080413, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 novembre 2008.
  65. Raymond Collier, op. cit., p. 377.
  66. Arrêté du 13 juin 1988, Notice no PM040004780, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 12 novembre 2008.
  67. Jacques Morel, Guides des Abbayes et des Prieurés : chartreuses, prieurés, couvents. Centre-Est & Sud-Est de la France, Éditions aux Arts, Paris, 1999. (ISBN 2-84010-034-7), p. 63.
  68. Raymond Collier, op. cit., p. 423.
  69. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p. 95-96.


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