La Bâtie-Montsaléon

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La Bâtie-Montsaléon
La Bâtie-Montsaléon
Vue générale.
Blason de La Bâtie-Montsaléon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté de communes du Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Alain D'Heilly
2020-2026
Code postal 05700
Code commune 05016
Démographie
Population
municipale
255 hab. (2018 en augmentation de 14,86 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 25″ nord, 5° 45′ 00″ est
Altitude Min. 671 m
Max. 1 431 m
Superficie 15,08 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Serres
Législatives Première circonscription
Localisation
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La Bâtie-Montsaléon
Liens
Site web labatie-montsaleon.net

La Bâtie-Montsaléon est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Bâtie-Montsaléon est située à 717 m d'altitude au cœur des pays du Buëch, à l'ouest du département des Hautes-Alpes.

Située au bord du Petit Buëch, juste avant son confluent avec le Buëch, la commune est également arrosée par le torrent de Maraise et ses affluents[1].

Elle est accessible par la route départementale 994, axe reliant Serres à Gap. La commune est desservie par les bus de la ligne B4 du réseau Zou!05[2] reliant Rosans et Serres à Veynes et Gap. Les gares ferroviaires les plus proches sont celles de Serres pour la direction d'Aix et Marseille, et de Veynes pour les directions de Gap-Briançon et Grenoble.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Bâtie-Montsaléon est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (52,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,6 %), terres arables (41,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3,5 %), prairies (2,3 %), zones urbanisées (1,7 %), zones agricoles hétérogènes (1,6 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attestée sous les formes Monte Seleuco[10],[11] et Monte Seleuci au IVe siècle[12],[11], puis La Bastida Montis Ciley au XIVe siècle[11].

La Bâtie est la forme francisé des terme provençaux La Bastio, ou La Bastié, rappelant le terme de Bastide. On peut donc entendre le nom de la commune comme la bastide du Mons Seleucus, issu de son nom sous l'Empire romain[13].

Monte du latin montem, accusatif singulier de mons, mont, montagne; Seleuco et Seleuci sont issus des racines toponymiques, sal/sil/sel, qui ont le sens de « pierre/éboulis/ hauteur».

La Bastia-Montsaléon en occitan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Empire romain, une agglomération secondaire était implantée sur le territoire de la commune : Mons Seleucus. Ce vicus était situé sur la voie romaine entre Die et Gap, et au-delà, le col du Montgenèvre[14]. Le site est l'objet de fouilles archéologiques depuis 1804 à la demande du préfet J.-C.-F. Ladoucette ; elles ont permis de dégager une partie de la ville, qui comprenait une rue commerçante à portiques, et des thermes[15]. Ont aussi été découverts une domus de 8 000 m2, dont le matériel exhumé fut en grande partie perdu. En 1836, des fouilles ont mis au jour une installation viticole, équipée notamment de dolia[15]. Entre 1999 et 2001, C. Barbier été chargé d'une mission de valorisation du patrimoine archéologique de la commune à l'issue de laquelle une synthèse collective a été publiée[16]. En 2010, des fouilles sur une aire de 1 000 m2 ont mis au jour une aire cultuelle entourée d'un péribole à l'intérieur duquel se trouvait trois fana, un édicule et un petit bâtiment de service. À proximité se trouve un plus grand temple n'ayant pas fait l'objet de fouilles. Dans une favissa furent retrouvés des objets sacrés. Le site fut fréquenté de la période d'Auguste à la fin du IVe siècle (occupation attestée par des monnaies retrouvées de la période d'Auguste à celles d'Arcadius et Théodose à la fin du IVe siècle).

C’est à proximité qu'a lieu, en 353, la bataille de Mons Seleucus entre Constance II et Magnence, qui décide de la défaite définitive du second[14].

Durant les guerres de religion, Montbrun et Lesdiguières battent une troupe de catholiques le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de La Bâtie-Montsaléon.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
avant 2005 mars 2008 Jean-Paul Devanthery    
2008   Lionel Nusbaum[17],[18]    
avril 2014 En cours Alain D'Heilly[19],[20]   Ancienne profession intermédiaire

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La Bâtie-Montsaléon fait partie :

Population et société[modifier | modifier le code]

Bibliothèque municipale de La Bâtie-Montsaléon.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2018, la commune comptait 255 habitants[Note 2], en augmentation de 14,86 % par rapport à 2013 (Hautes-Alpes : +1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
390375438404410409384348363
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
330322308293329296286265243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
254260282220206206222199186
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
154134132134137136183189220
2017 2018 - - - - - - -
254255-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En plus d'une entreprise d'exploitation de carrière, « Clavel-Emery », plusieurs artisans sont installés dans la commune, dans les secteurs du bâtiment (maçonnerie, peintre trompe-l’œil, isolation), et dans l'alimentaire, ainsi qu'un potier[25]. Le tourisme tient également une place, avec plusieurs types d'hébergement : deux campings, un gîte, plusieurs meublés, et un centre de vacances. Parmi les activités de loisir, proposées notamment aux touristes, la commune dispose d'un éco-musée d'histoire locale, ainsi que d'un aérodrome, pour la pratique du vol à voile. La commune est proche des pistes de SuperDévoluy[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de La Bâtie-Montsaléon.
Église de l'Assomption de La Bâtie-Montsaléon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Bâtie-Montsaléon Blason
Losangé de gueules et d'argent ; au chef d'or ; au lion de sinople lampassé de gueules brochant sur le tout.
Détails
Adopté par la municipalité.
Alias
Alias du blason de La Bâtie-Montsaléon
D'azur au sautoir d'argent, cantonné de quatre mouchetures d'hermine de sable.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucas Martin, Une aire sacrée à la Bâtie-Montsaléon, in Archéologia, no 490, juillet-, Dossier PACA, p. 26.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Torrent de Maraise sur le site du SANDRE.
  2. Réseau Zou!05.
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Sur l'itinéraire d'Antonin.
  11. a b et c Ernest Nègre - 1990 -Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 320.
  12. Dans l'itinéraire de Bordeaux à Jérusalem.
  13. Philippe Blanchet, Petit dictionnaire des lieux-dits en Provence, Montfaucon, Librairie comptemporaine, , 109 p. (ISBN 9782905405227), p. 42.
  14. a et b Leveau Philippe, « Agglomérations secondaires et territoires en Gaule Narbonnaise », Revue archéologique de Narbonnaise, Tome 26, 1993. p. 283.
  15. a et b Jean-Pierre Brun, « La viticulture antique en Provence », Gallia, Tome 58, 2001. p. 73.
  16. Leveau Ph. Segard M., Barbier Ch., Bertucchi G. et Simon B., La Batie-Montsaléon, Mons Seleucus, vicus et sanctuaire gallo-romain dans le haut Buëch (Hautes-Alpes), Revue Archéologique de Narbonnaise, (35, 2002), 111-128
  17. Préfecture des Hautes-Alpes, Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  18. Préfecture des Hautes-Alpes, « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », 5 mai 2014, consultée le 23 octobre 2014.
  19. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020)
  20. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020)
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. entreprises à La Bâtie-Montsaléon
  26. tourisme à La Bâtie-Montsaléon