Claret (Alpes-de-Haute-Provence)

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Claret
Le village.
Le village.
Blason de Claret
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Seyne
Intercommunalité Communauté d'agglomération Gap-Tallard-Durance
Maire
Mandat
Frédéric Louche
2014-2020
Code postal 05110
Code commune 04058
Démographie
Population
municipale
255 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 22′ 22″ nord, 5° 57′ 23″ est
Altitude Min. 528 m – Max. 1 254 m
Superficie 21,04 km2
Localisation

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Claret est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est perché sur une colline à 650 m d’altitude[1],[2].

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Claret et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Claret sont Curbans, Melve, Sigoyer, Thèze, Ventavon, Monêtier-Allemont et Vitrolles (ces deux dernières communes étant situées dans les Hautes-Alpes)[1].

La commune est bordée par la Durance.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe en limite est des Baronnies orientales, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[3] :

  • la nappe de Digne à l'est[4], au niveau du lobe de Valavoire[5] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • la faille de la Durance au sud-ouest, dans la vallée.

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, la commune est entièrement recouverte par le glacier de la Durance[6].

Relief[modifier | modifier le code]

Tête de Boursier (1 256 m).

La commune de Claret est située sur la rive gauche de la Durance, dont le cours est ici orienté Nord-Sud. Le long du puissant torrent, une plaine étroite, de moins de 500 m de large, a été conquise sur les anciennes iscles. En s’éloignant de la Durance, on rencontre d’abord une terrasse (entre 560 et 580 m d’altitude), puis quelques collines parfois escarpées. Ces collines culminent entre 600 et 800 m. Au sud, quelques-unes sont suffisamment individualisées pour porter un nom[1] :

  • le Collet du Vicaire (617 m) ;
  • le Signavour (818 m) ;
  • le Collet Barnier, limitrophe de Melve (857 m)...

Le ravin de la Peyrerie est profond d’une quarantaine de mètres[1].

Enfin, en s’éloignant encore de la Durance, on trouve quelques sommets plus élevés[1] :

  • le Peyrouard (1 076 m) ;
  • Montagne de Chaillans (1 089 m au Collet de Boret) ;
  • la Tête de Boursier (1 256 m) ;
  • Crêt de la Pare.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Durance qui coule en bordure ouest de la commune est la principale rivière de Claret. Quelques torrents drainent la commune et se jettent dans la Durance, dont le ravin de Saint-Antoine limitrophe de Curbans, le torrent du Grand Vallon, le ravin de Bouchet, le ravin de la Feuillade[1].

Le riou de la Sausses sort du ravin de la Peyrerie : il forme la limite entre Claret et Thèze[1].

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par deux routes départementales[1] :

  • la RD 4 suit la Durance du nord au sud, sur la terrasse, et mène vers Sisteron au sud ;
  • la RD 104 croise la précédente au pied du village de Claret. À l’ouest, elle travers la Durance et mène vers Monêtier-Allemont et la RD 1085 (ancienne route nationale 85). À l’est, elle relie Curbans à Melve.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de La Motte-du-Caire auquel appartient Claret est classé en Zone 1a (risque très faible mais non négligeable) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[7], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[8]. La commune de Claret est également exposée à trois autres risques naturels[8] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de la Durance) ;
  • mouvement de terrain.

La commune de Claret est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de rupture de barrage[9]. En cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance serait menacée par l’onde de submersion[10].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[9] ; le Dicrim est notifié depuis 2011, tout comme le PCS (Plan communal de sauvegarde) est réalisé[8].

La base Sisfrance ne recense aucun tremblement de terre ressenti de manière sensible dans la commune[11].

Climat[modifier | modifier le code]

Les stations météos proches de Claret sont situées à La Motte-du-Caire (à seulement mais déjà dans les montagnes) et à Tallard, dans les Hautes-Alpes (plus éloignée mais située dans la vallée de la Durance)[12].

Relevé météorologique de la région de Tallard
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3 −2 1 3 7 10 13 13 10 6 1 −1 4,8
Température moyenne (°C) 1,5 3 6,5 9 13 17 20 20 16 11,5 5,5 3 10,5
Température maximale moyenne (°C) 6 8 12 15 19 24 27 27 22 17 10 7 16,2
Précipitations (mm) 33 29,4 28,9 43,4 38,7 40,9 33,3 36,7 46,2 63,7 48,8 34 477
Source : Relevé météo de Tallard[13]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6
−3
33
 
 
 
8
−2
29,4
 
 
 
12
1
28,9
 
 
 
15
3
43,4
 
 
 
19
7
38,7
 
 
 
24
10
40,9
 
 
 
27
13
33,3
 
 
 
27
13
36,7
 
 
 
22
10
46,2
 
 
 
17
6
63,7
 
 
 
10
1
48,8
 
 
 
7
−1
34
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Trois sites de Claret ont livré des silex[2].

Les Romains installent la station d’Alabons sur l’emplacement de Claret-Le Mônetier-Allemont, le long de la voie domitienne[14] et un lieu de franchissement de la Durance[15]. Un atelier de fabrication de céramiques se trouvait près du hameau des Roches. Enfin, une inscription funéraire antique a été retrouvée remployée dans une restanque en 1927[2]. Le territoire relevait de la fédération des Voconces, appartenant au peuple gaulois des Sogiontiques (Sogiontii) ou des Avantici. Il est conquis par Auguste en 14 av. J.-C. et rattaché à la province de Narbonnaise.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La communauté est citée dès le XIIe siècle (Claretum)[16]. Les Hospitaliers implantent une commanderie à Claret en 1149[14]. Ils possèdent un autre domaine à Saint-Jean-des-Auches, toujours à Claret[14]. Ils possédaient la paroisse et une partie de seigneurie laïque, et percevaient les revenus afférents à ces deux seigneuries[17]. De la commanderie de Claret dépendaient les possessions de l’ordre à Clamensane, Dromon, Authon, Vaumeilh et Nibles. Peuplée de douze hommes, la commanderie fournissait, avec et ses dépendances, 10 cavaliers et 100 fantassins lorsque les comtes de Provence faisait appel à la chevauchée (demande d'aide aux vassaux, sans possibilité de refus mais limitée dans le temps)[18].

Les Agoult sont coseigneurs jusqu’au début du XIVe siècle ; leur succèdent les Brémond jusqu’en 1509, puis aux Castellane jusqu’à ce que Marguerite Borrely épouse le roturier Joseph Chaix, dernier seigneur du lieu[17].

Le castrum faisait partie du douaire donné à Béatrice de Savoie[17]. Le domaine de Roais, cité en 1244, est peut être le nom ancien du hameau des Roches, qui aurait constitué un village fortifié autonome[14].

Lorsque la mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutiennent Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Claret, Ameil d’Agoult, soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[19].

La crise du XIVe siècle (peste noire et guerres provoquant crises économique et démographique) touche fortement la communauté de Claret, avec notamment l’épisode du siège et de la mise à sac du castrum par Tristan de Beaufort[17]. La communauté perd la majeure partie de sa population entre 1340 et 1411. Faute d'entretien, la maison des Hospitaliers, qui ne compte plus que six frères en 1373[20], tombe en ruines en 1411[21].

Après la guerre de Cent Ans, c’est le temps de la reconstruction : les Hospitaliers préfèrent tout reconstruire à neuf, plutôt que réparer des bâtiments jugés irrécupérables[20].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Une autorisation d’exploiter une mine de plomb est concédée en 1525[22],[23], mais on ne sait si cette autorisation fut mise à profit ou déboucha sur une extraction réelle[23].

Battu par les protestants à la bataille de Curbans (1588), le capitaine Saint-Julien, gouverneur de Gap, se réfugie à Claret. Le capitaine Raimond d’Éoulx, qui commande la compagnie stationnée à Claret, lui ouvre les portes. Lesdiguières qui poursuit Saint-Julien après sa victoire, échoue à s’emparer du village[17].

La commanderie de Claret et ses possessions est l’objet d’une longue lutte entre l’Ordre et les Castellane, qui tente de s’en emparer par tous les moyens. Ainsi, Melchior de Castellane, commandeur de Gap dans l’ordre, aide sa famille contre son ordre. Il est privé de son titre en 1613. L’affaire se prolonge tout le XVIIe siècle, avec le dernier Castellane qui rachète des titres pour les brûler, puis en rend par remords ; et Jean-Baptiste de Gombert de Saint-Geniès, commandeur en 1715, qui s’efforce de recouvrer droits et titres[20]. Et encore en 1775, quand Chaix rachète la seigneurie, sa roture ouvre une contestation. Un compromis est trouvé, après un procès qui coûte 10 000 £ à l’Ordre : il obtient une rente de... 40 £, perpétuelle et non-rachetable. La dîme du village ne retourne aux Hospitaliers qu’après un procès contre l’évêque de Gap, qui voulait la conserver[20].

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

Au début de la Révolution française, la nouvelle de la prise de la Bastille est accueillie favorablement, mais provoque un phénomène de peur collective d’une réaction aristocratique. Localement, la Grande Peur, venant de Tallard et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint la région de La Motte le soir du 31 juillet 1789. Les consuls de la communauté villageoise sont prévenus qu’une troupe de 5 à 6 000 brigands se dirige vers la Haute-Provence après avoir pillé le Dauphiné. Les communautés de La Motte, Clamensane, Saint-Geniez, Authon, Curbans, Bayons et Claret constituent ensemble une troupe de 700 hommes armés. Elles mettent le marquis d’Hugues de Beaujeu à sa tête, qui décide de se porter au-devant du danger en allant surveiller les bacs sur la Durance[24].

Dès le 2 août, l’affolement retombe, les faits-divers à l’origine des rumeurs étant éclaircis. Mais un changement important a eu lieu : les communautés se sont armées, organisées pour se défendre et défendre leurs voisins. Un sentiment de solidarité est né à l’intérieur des communautés et entre communautés voisines, et les consuls décident de maintenir les gardes nationales. Aussitôt la peur retombée, les autorités recommandent toutefois de désarmer les ouvriers et les paysans sans terre, pour ne conserver que les propriétaires dans les gardes nationales[24].

Un bac permettant de traverser la Durance existe de 1791 à 1865[25].

Le 2 mai 1792, le domaine des Hospitaliers à Saint-Jean-des-Auches, s’étendant sur sept hectares, est vendu comme bien national. Il est partagé entre plusieurs acheteurs[14]. En 1793, le château est mis aux enchères pour démolition[26],[17]. Enfin, la commune est brièvement chef-lieu de canton au début de la Révolution[27].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts des deux guerres mondiales.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 5 habitants de Claret sont traduits devant la commission mixte[28].

Comme de nombreuses communes du département, Claret se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà deux écoles dispensant une instruction primaire aux garçons, écoles situées au chef-lieu et au hameau des Roches[29]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants. La première loi Duruy (1867) abaisse ce seuil à 500 habitants[30] et ne concerne donc pas non plus la commune de Claret[31].

Le château médiéval, qui subsistait à la fin du XIXe siècle, est transformé en carrière dans les années 1900 pour construire l’école[17] (achevée en 1905[32]).

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes au XIIe siècle (de Clareto). Selon Charles Rostaing, le nom est tiré de la racine oronymique (désignant une montagne) *Kl-. Ernest Nègre explique le nom en liaison avec le torrent de Claret : Claret signifierait ruisseau assez clair[33],[34]. Enfin, le nom de la commune peut venir d’un nom de personne[2].

Les lieux-dits Saint-Jean, L’Hôpital et la Commanderie sont des témoignages de la longue domination de l’ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem[18].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason Claret

Blasonnement :
« De gueules à un château en forme de tour, donjonné de trois tourrelles d'or, le tout maçonné de sable. »[35]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Façade de la mairie.

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de onze membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[36]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Évelyne Faure a été réélue conseillère municipale avec le huitième total de 112 voix, soit 86,47 % des suffrages exprimés. La participation a été de 77,78 %. Elle a ensuite été nommée maire par le conseil municipal[37].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour deux ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Louis Corréard[38]    
         
1977   Edmond Philip[39]    
avant 2003   Marie-Laure Espie    
mars 2003[40]   Évelyne Faure[41]    
2014 en cours
(au 17 avril 2014)
Frédéric Louche[42]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Claret est l'une des seize communes de la communauté de communes de La Motte-du-Caire - Turriers[43]. Celle-ci est elle-même adhérente avec huit autres communautés de communes à l'association du Pays Sisteronais-Buëch[44], qui comprend 83 communes, comptant 28 500 habitants répartis sur 1 600 km2.

La structure intercommunale a fusionné avec trois autres communautés de communes le , dont celle du Sisteronais[45],[46]. Contrairement aux autres communes de l'ancienne communauté de communes de La Motte-du-Caire - Turriers, qui ont rejoint une intercommunalité autour de Sisteron, Claret est rattachée à une communauté d'agglomération des Hautes-Alpes[47], nommée « communauté d'agglomération Gap-Tallard-Durance »[48].

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Claret est une des 34 communes du canton de Seyne depuis 2015, qui totalisait 8 377 habitants en 2012. La commune fait partie de l’arrondissement de Sisteron du au , date de son rattachement à l'arrondissement de Forcalquier, et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Claret faisait partie du canton de La Motte-du-Caire de 1801 à 2015, après avoir été chef-lieu de canton de 1793 à 1801[27]. La commune fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[49].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Claret en 2009[50].
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 2,36 % 0,64 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 31,42 % 2,25 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 46,98 % 6,44 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 11,16 % 1,28 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[51]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Claret comptait 255 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Claret). Les autres « recensements » sont des estimations.

Comme de nombreuses communes du département, la commune a connu un exode rural. La commune a régulièrement perdu de la population entre 1831 et 1954, puis a connu une croissance importante, avec une population multipliée par deux en près de quarante ans.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
78 feux 39 feux 372 465 430 415 402 499 395 396
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
386 349 374 380 368 348 324 332 329 320
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
311 310 296 300 224 200 211 197 150 128
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
150 145 140 132 189 249 227 258 255 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[16], EHESS[27], Insee à partir de 1968[52],[53],[54])
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École de Claret.

La commune dispose d'une école primaire publique[55],[56]. Ensuite, les élèves sont affectés au collège Marcel-Massot[57] à La Motte-du-Caire. Puis ils poursuivent au lycée de la cité scolaire Paul-Arène à Sisteron[58],[59].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose ni de structures ni de personnel médicaux. À proximité on trouve un médecin à Monêtier-Allemont1,7 km) et aussi à La Motte-du-Caire6,7 km)[60]. La pharmacie se trouve également à La Motte-du-Caire ou à La Saulce7,4 km)[61]. L'hôpital le plus proche est le Centre hospitalier de Manosque[62].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 127 personnes, dont 14 chômeurs[63] (21 fin 2011[64]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (74 %)[65] et travaillent majoritairement hors de la commune (60 %)[65]. Le secteur tertiaire est le principal pourvoyeur d’emplois de la commune.

Agriculture et agro-alimentaire[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 11 établissements agricoles actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et fournit quatre emplois salariés[66].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 12 en 2010. Il était de 15 en 2000[67] et en 1988[68]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers les cultures permanentes (arboriculture notamment), mais il y a également quelques exploitations tournées vers les grandes cultures (notamment céréales) et la polyculture[67]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) est restée stable à 585 ha[68]. La SAU a connu une légère hausse lors de la dernière décennie, à 612 ha[67].

Prés de fauche et prairie naturelle à Claret.

Une activité de valorisation de l’argousier a été créée à Claret, pour exploiter ses propriétés organoleptiques, que l’on retrouve dans son jus et dans son huile. La société Natvit développe une gamme de produits à partir d'argousier issus de l'agriculture biologique (toniques, huile…)[69].

Les agriculteurs de la commune de Claret n’ont droit à aucun label appellation d'origine contrôlée (AOC) mais à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (pommes des Alpes de Haute-Durance, miel de Provence, agneau de Sisteron, alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)[70].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans la commune, uniquement pour l’autoconsommation. Cette culture a depuis été pratiquement abandonnée, et en 2005, les surfaces plantées en vigne étaient relictuelles[71].

Productions agricoles de Claret.[réf. nécessaire]

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait cinq établissements, n’employant aucun salarié[66].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait huit établissements (avec 29 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les quatre établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant sept personnes[66].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est peu importante pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[72], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[73]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune, consistant uniquement en meublés touristiques[74].

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[75] : au nombre de 39, elles représentent plus du quart des logements[76],[77].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Clocher cantonné de pyramidions.
Chapelle Notre-Dame de la Visitation, au hameau des Roches, dotée de tirants de chêne (voir détail).

L’église paroissiale Saint-Pierre date des XVe et XVIe siècles pour les parties les plus anciennes : clocher dont la flèche est flanquée de pyramidions, apparenté à l’art alpin[78], portail en forte saillie sur la façade[79],[80]. Ruinée pendant les guerres de religion, elle est reconstruite à partir de 1599[80], les travaux étant repris en 1641-1650[81].

Extérieurement, les baies de l’église sont pourvus de grilles qui reproduisent le dessin des vitraux.

La chapelle Notre-Dame-de-la-Visitation qui se trouve au hameau des Roches est construite à partir de 1673 (mais elle n’était toujours pas consacrée en 1687[82]). Sa voûte est retenue par des tirants en chêne[14] et elle a été appelée Sainte-Élisabeth au début du XIXe siècle[18].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h IGN, Carte topographique de Claret sur Géoportail (consulté le 21 décembre 2013)..
  2. a, b, c et d Marc de Leeuw, in Michel d’Annoville, de Leeuw, op. cit., p. 192.
  3. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne.
  4. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  5. Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes.
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