Upaix

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Upaix
Upaix
Upaix, vue du village
Blason de Upaix
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Laragne-Montéglin
Intercommunalité Communauté de communes du Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Abel Jouve
2014-2020
Code postal 05300
Code commune 05173
Démographie
Population
municipale
456 hab. (2015 en augmentation de 7,8 % par rapport à 2010)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 19′ 07″ nord, 5° 52′ 32″ est
Altitude 720 m
Min. 494 m
Max. 757 m
Superficie 23,26 km2
Localisation

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Upaix est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le village appartient à la série des villages perchés entourés de vallées arboricoles typiques de la Vallée du Buëch (Ventavon, Le Poët, Lagrand…) qui ne sont pas sans rappeler l'image identitaire des villages de Haute-Provence.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village se situe à proximité de l'axe routier Gap-Sisteron. Il se divise en nombreux hameaux, dont le principal est celui de Rourebeau. Ce dernier est sur l'ancien tracé de la route Napoléon. Il abrite également l'annexe de la mairie. Le village principal est perché sur une colline et offre un magnifique panorama sur l'ensemble de la vallée de la Durance.

Sept communes, dont deux dans le département voisin des Alpes-de-Haute-Provence, sont limitrophes d'Upaix[1] :

Communes limitrophes d’Upaix
Lazer Ventavon
Laragne-Montéglin Upaix Thèze, Sigoyer
(Alpes-de-Haute-Provence)
Mison
(Alpes-de-Haute-Provence)
Le Poët

Climat[modifier | modifier le code]

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, le glacier de la Durance connaît une grande extension. Le glacier de Riss recouvrait entièrement la commune ; celui de Würm est moins étendu : il recouvre la partie nord de la commune, mais se resserre entre Upaix et Thèze[2].

Transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par les routes départementales 22 (liaison de Laragne-Montéglin à Rourebeau), 51 (reliant Les Résolues, commune de Lazer, à Rourebeau), 151 (desservant le chef-lieu de la commune), 151 L, 251, 722 et 1085 (ancienne route nationale 85)[1].

L'autoroute A51 passe à l'est de la commune et longe le canal EDF.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Opaga en l'an 739 sur le cartulaire de Saint-Hugues, Upsal en 1241[3], Castrum de Upaysio en 1262.

Ce toponyme se retrouve sur une inscription latine; "l'inscription de Ventavon", sous le nom de Pagus Epotius[3] (Pagus étant, dans l'Empire Romain, une circonscription territoriale d'une taille proche à celle de nos cantons). Le sens de l'adjectif epotius, d'où provient le nom actuel d'Upaix, est à rapprocher du nom de la déesse Epona. Ce dérivé supposent un substantif epos, epa, qui correspondait au celtique ech, employé alors pour désigner le cheval.

L'archéologie a prouvé qu'un oppidum celte existait en ces lieux.

Upaìs en provençal haut-alpin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Upaix est un ancien oppidum, ancienne ville gauloise nommée Upaga en 739. Upaix fut le chef-lieu judiciaire, militaire et administratif du Gapençais au XIIIe siècle (siège du bailliage delphinal du Gapençais).

L’église Saint-Jacques dépendait de l’abbaye de Chardavon (actuellement dans la commune de Saint-Geniez), abbaye qui percevait les revenus attachés à cette église[4].

Un bac permettant de traverser la Durance est établi pour alimenter le moulin à eau, au XVIIIe siècle[5]. Un autre lui succède, de 1857 à 1874[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
maire en 1973 ? Lucien Roche PCF Agriculteur
mars 2001 2014 Charles Aillaud    
mars 2014 en cours Abel Jouve[7] SE Retraité

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Upaix fait partie :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2015, la commune comptait 456 habitants[Note 1], en augmentation de 7,8 % par rapport à 2010 (Hautes-Alpes : +2,88 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700692839766747705715747693
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
685662684661634563547505474
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
454422516628585375360367329
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
324328331284359376400423456
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Upaix dépend de l'académie d'Aix-Marseille. Le hameau de Rourebeau possède une école primaire publique, où trente-neuf élèves sont scolarisés[12].

Santé[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La commune possède quelques vieux cabanons. Dans son étude sur l'habitat rural, Fernand Benoit envisage à la fois le cas du pastoralisme et celui du sédentarisme. Dans le premier cas, ils prennent l'aspect d'un jas en pierre sèche ou d'une cabane édifiée en matériaux composites. Ce refuge servait à la fois d'abri et de laiterie. Pour le paysan sédentaire, il servait d'habitat aménagé près de son champ. Ils avaient aussi un rôle d'affirmation sociale pour le paysan. Ils étaient considéré comme « le signe de la propriété sur une terre qu'il entendait distinguer du communal »[13].
  • L'église de la Nativité (XIVe et XVIIe siècles) est inscrite à l'inventaire des Monuments historiques depuis 1941. Restauration achevée en 2001[14].
  • La chapelle des Pénitents datant de 1638 (restaurée en 1992) à utilisation culturelle (a notamment accueilli une démonstration de dentellières au fuseau pour le 15 août 2008). Sur son fronton, on peut admirer un cadran solaire dont la devise est : « Toi qui me regardes, écoute : accorde le rythme de ton cœur aux battements de mes instants. Comprends-tu maintenant comme il est temps d'aimer. »
  • Le porche en arc brisé datant du XIVe siècle, qui constitue l'entrée du bourg. Il fait partie de la demeure seigneuriale de la famille Amat, château racheté depuis par un particulier, avec une cage d'escalier ornée de gypseries[15].
  • La tour médiévale, située au sommet du village, qui permet d’avoir un panorama à 360° sur le Laragnais, le Val de la Durance et les montagnes environnantes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Augustin Regnier de Jarjayes (1745-1822), maréchal de camp des armées de la Révolution y est né.
  • Roche Célestin : le poète mathématicien, né le à Upaix, décédé le (à 41 ans) à Embrun. Agent-voyer d'arrondissement à Embrun, il consacra ses loisirs à la littérature. Doué d'un véritable génie poétique, il fut un membre actif de l'Académie Flosalpine. Il lut à la séance solennelle du 12 juillet 1859 une ode Le génie des Alpes. Il correspondit avec Lamartine, Béranger entre autres. Certaines de ses poésies comme des travaux scientifiques ont été reprises dans le bulletin de la Société d'étude de 1888 à 1900

La place d'Embrun, où il résidait, porte son nom[16].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte d'Upaix sur Géoportail.
  2. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3), p. 33.
  3. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 229 - (ISBN 2600028838).
  4. Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017), carte 72
  5. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, (ISBN 2-906162-71-X), p. 55.
  6. Catherine Lonchambon, op. cit., p 56
  7. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 20 mars 2015).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. « École primaire publique Rourebeau », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 24 octobre 2015).
  13. Fernand Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin. Arts et traditions populaires, Avignon, Aubanel, 1992, p. 69.
  14. Notice no PA00080630, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Notice no PA00080631, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Avec l'aimable autorisation de M Georges Dioque : Dictionnaire Biographique des Hautes-Alpes, bibliographie, B1919 p. 257; AM 8-3-1991