Upaix

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Upaix
Upaix, vue du village
Upaix, vue du village
Blason de Upaix
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Laragne-Montéglin
Intercommunalité Communauté de communes Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Abel Jouve
2014-2020
Code postal 05300
Code commune 05173
Démographie
Population
municipale
448 hab. (2014)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 19′ 07″ nord, 5° 52′ 32″ est
Altitude 720 m
Min. 494 m
Max. 757 m
Superficie 23,26 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte administrative des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Upaix

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Upaix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Upaix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Upaix

Upaix est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le village appartient à la série des villages perchés entourés de vallées arboricoles typiques de la Vallée du Buëch (Ventavon, Le Poët, Lagrand…) qui ne sont pas sans rappeler l'image identitaire des villages de Haute-Provence.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village se situe à proximité de l'axe routier Gap-Sisteron. Il se divise en nombreux hameaux, dont le principal est celui de Rourebeau. Ce dernier est sur l'ancien tracé de la route Napoléon. Il abrite également l'annexe de la mairie. Le village principal est perché sur une colline et offre un magnifique panorama sur l'ensemble de la vallée de la Durance.

Sept communes, dont deux dans le département voisin des Alpes-de-Haute-Provence, sont limitrophes d'Upaix[1] :

Communes limitrophes d’Upaix
Lazer Ventavon
Laragne-Montéglin Upaix Thèze, Sigoyer
(Alpes-de-Haute-Provence)
Mison
(Alpes-de-Haute-Provence)
Le Poët

Climat[modifier | modifier le code]

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, le glacier de la Durance connaît une grande extension. Le glacier de Riss recouvrait entièrement la commune ; celui de Würm est moins étendu : il recouvre la partie nord de la commune, mais se resserre entre Upaix et Thèze[2].

Transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par les routes départementales 22 (liaison de Laragne-Montéglin à Rourebeau), 51 (reliant Les Résolues, commune de Lazer, à Rourebeau), 151 (desservant le chef-lieu de la commune), 151 L, 251, 722 et 1085 (ancienne route nationale 85)[1].

L'autoroute A51 passe à l'est de la commune et longe le canal EDF.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Upaix est un ancien oppidum, ancienne ville gauloise nommée Upaga en 739,
  • Upsal en 1241
  • Castrum de Upaysio en 1262.

Upaix fut le chef-lieu judiciaire, militaire et administratif du Gapençais au XIIIe siècle (siège du bailliage delphinal du Gapençais). La seigneurie appartenant aux Amat.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Jacques dépendait de l’abbaye de Chardavon (actuellement dans la commune de Saint-Geniez), abbaye qui percevait les revenus attachés à cette église[3].

Un bac permettant de traverser la Durance est établi pour alimenter le moulin à eau, au XVIIIe siècle[4]. Un autre lui succède, de 1857 à 1874[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Charles Aillaud    
mars 2014 en cours Abel Jouve[6] SE Retraité

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Upaix fait partie :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 448 habitants, en augmentation de 7,18 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : 2,89 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 692 839 766 747 705 715 747 693
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
685 662 684 661 634 563 547 505 474
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
454 422 516 628 585 375 360 367 329
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
324 328 331 284 359 376 400 423 448
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Upaix dépend de l'académie d'Aix-Marseille. Le hameau de Rourebeau possède une école primaire publique, où trente-neuf élèves sont scolarisés[11].

Santé[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La commune possède quelques vieux cabanons. Dans son étude sur l'habitat rural, Fernand Benoit envisage à la fois le cas du pastoralisme et celui du sédentarisme. Dans le premier cas, ils prennent l'aspect d'un jas en pierre sèche ou d'une cabane édifiée en matériaux composites. Ce refuge servait à la fois d'abri et de laiterie. Pour le paysan sédentaire, il servait d'habitat aménagé près de son champ. Ils avaient aussi un rôle d'affirmation sociale pour le paysan. Ils étaient considéré comme « le signe de la propriété sur une terre qu'il entendait distinguer du communal »[12].
  • L'église de la Nativité (XIVe et XVIIe siècles) est inscrite à l'inventaire des Monuments historiques depuis 1941. Restauration achevée en 2001[13].
  • La chapelle des Pénitents datant de 1638 (restaurée en 1992) à utilisation culturelle (a notamment accueilli une démonstration de dentellières au fuseau pour le 15 août 2008). Sur son fronton, on peut admirer un cadran solaire dont la devise est : « Toi qui me regardes, écoute : accorde le rythme de ton cœur aux battements de mes instants. Comprends-tu maintenant comme il est temps d'aimer. »
  • Le porche en arc brisé datant du XIVe siècle, qui constitue l'entrée du bourg. Il fait partie de la demeure seigneuriale de la famille Amat, château racheté depuis par un particulier, avec une cage d'escalier ornée de gypseries[14].
  • La tour médiévale, située au sommet du village, qui permet d’avoir un panorama à 360° sur le Laragnais, le Val de la Durance et les montagnes environnantes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Augustin Regnier de Jarjayes (1745-1822), maréchal de camp des armées de la Révolution y est né.
  • Roche Célestin : le poète mathématicien, né le à Upaix, décédé le (à 41 ans) à Embrun. Agent-voyer d'arrondissement à Embrun, il consacra ses loisirs à la littérature. Doué d'un véritable génie poétique, il fut un membre actif de l'Académie Flosalpine. Il lut à la séance solennelle du 12 juillet 1859 une ode Le génie des Alpes. Il correspondit avec Lamartine, Béranger entre autres. Certaines de ses poésies comme des travaux scientifiques ont été reprises dans le bulletin de la Société d'étude de 1888 à 1900

La place d'Embrun, où il résidait, porte son nom[15].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte d'Upaix sur Géoportail.
  2. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3), p. 33.
  3. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), carte 72
  4. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, (ISBN 2-906162-71-X), p. 55.
  5. Catherine Lonchambon, op. cit., p 56
  6. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 20 mars 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « École primaire publique Rourebeau », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 24 octobre 2015).
  12. Fernand Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin. Arts et traditions populaires, Avignon, Aubanel, 1992, p. 69.
  13. Notice no PA00080630, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Notice no PA00080631, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Avec l'aimable autorisation de M Georges Dioque : Dictionnaire Biographique des Hautes-Alpes, bibliographie, B1919 p. 257; AM 8-3-1991