Jausiers

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Jausiers
Le village.
Le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Barcelonnette
Canton Barcelonnette
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon
Maire
Mandat
Lucien Gilly
2014-2020
Code postal 04850
Code commune 04096
Démographie
Gentilé Jausiérois
Population
municipale
1 134 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 07″ nord, 6° 43′ 53″ est
Altitude Min. 1 195 m – Max. 3 027 m
Superficie 107,73 km2
Localisation

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Jausiers est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle se trouve dans la vallée de l'Ubaye.

Ses habitants sont appelés les Jausiérois[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Jausiers et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

La commune de Jausiers, seconde localité de la vallée de l'Ubaye en nombre d'habitants, occupe un emplacement stratégique à 1 250 m d’altitude[3]. Elle se situe en effet à l'intersection de trois routes : celle venant d'Italie (par le col de Larche), celle venant du Dauphiné (par le col de Vars), la route de la Bonette (ou de Nice) (par le col de la Bonette-Restefond), sans compter la RD 900 (ancienne route nationale 100), route vers la Haute-Provence.

Elle est à la limite entre la haute et la moyenne vallée de l’Ubaye. La commune proprement dite se situe sur la D900, au pied du rocher du Chastel qui porte son clocher.

Le village a une organisation concentrique :

  • le cœur du village se compose de l'église, la mairie, une unique rue piétonne comportant les commerces principaux ;
  • autour, diverses zones d'habitations, résidences, l'ancienne caserne du 11e bataillon de chasseurs alpins, la gendarmerie, et la Maison des produits de pays (magasin vendant des produits du terroir) ;
  • des quartiers excentrés : les Magnans, au pied du château de même nom, le Moulin (au sud), Cocody (sur la route de Restefond, quartiers de petits chalets de bois originaux à louer).

Par ailleurs, un certain nombre de hameaux dépendant du village :

  • les Sanières : hameaux à l'ouest, au nord de la D 900 ;
  • les Davis, Hauts et Bas, à 1 km à l'ouest près de la D 900 ;
  • Lans-en-Ubaye : hameau d'altitude, sur la route de Restefond, à plus de 1 400 mètres d'altitude, où vivent plus de soixante habitants ;
  • l'Ubac : village qui n'est plus abandonné depuis quelques années avec une famille y habitant en permanence, dans le vallon des Sagnes. Situé dans une belle forêt de résineux appelé le "Grand Bois".

Géologie[modifier | modifier le code]

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, les vallées de la commune sont envahies par les glaciers de l’Ubaye et ses glaciers affluents, dans la vallée du torrent d'Abriès et celles du Riou Versant et du torrent de Terres Plaines. Les sommets des crêtes n’ont jamais été recouverts[4].

Les marnes noires[5].

Relief[modifier | modifier le code]

Le village est au pied de deux montagnes : Pointe Fine (2 581 mètres) et Cuguret (2 912 mètres), un peu plus loin la Tête de Siguret (3 032 m) ; sur la route de Restefond, on trouve la Croix de l'Alpe (2 591 mètres), le Gerbier (reconnaissable à son sommet carré à 2 772 mètres), l'Empeloutier (somment arrondi à 2 820 mètres) et le Jas du Chamois (sommet vaguement rectangulaire à 2 811 mètres). Le col de Restefond est à 2 692 m d’altitude, le col de la Bonette (2 715 mètres) et avec la route de la Bonnette forment la plus haute route d'Europe (2 802 mètres). La cime de la Bonette culmine à 2 860 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Jausiers est traversé par l'Ubaye, une rivière de 70 km qui prend sa source au col du Longet. Plusieurs torrents se jettent en elle sur le territoire de la commune :

  • le torrent d'Abriès, appelé plus couramment torrent des Sagnes ;
  • le torrent de Terre Plaine ;
  • le torrent des Sanières ;
  • le riou-versant.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 800 ha de bois et forêts, soit seulement 7,4 % de sa superficie[1].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barcelonnette auquel appartient Jausiers est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[6], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[7]. La commune de Jausiers est également exposée à quatre autres risques naturels[7] :

  • avalanche ;
  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de l’Ubaye, qui inonde le village en 1957[8]) ;
  • mouvement de terrain.

La commune de Jausiers est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[9]. La départementale RD900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[10].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2006 pour les risques d’avalanche, d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[9] mais le Dicrim n’existe pas[11].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle en 2008 pour des inondations et des coulées de boue[7].

La commune a été victime de nombreux tremblements de terre ; la liste de ceux qui ont eu une intensité macro-sismique ressentie supérieure à V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets) suit (les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre)[12] :

  • le séisme du 23 février 1887, d’une intensité ressentie à Jausiers de VI et demi et dont l’épicentre était situé à Bussana Vecchia[13],
  • le séisme du 19 mars 1935, d’une intensité ressentie à Jausiers de VI et demi et dont l’épicentre était situé à Saint-Clément-sur-Durance[14],
  • le séisme du 17 février 1947, d’une intensité ressentie à Jausiers de V et dont l’épicentre était situé dans le Piémont italien[15],
  • le séisme du 17 février 1949, d’une intensité ressentie à Jausiers de V et dont l’épicentre était situé à Barcelonnette[16],
  • le séisme du 20 juin 1955, d’une intensité ressentie à Jausiers de V et dont l’épicentre était situé dans le Piémont italien[17],
  • le séisme du 5 avril 1959, d’une intensité ressentie à Jausiers de VII (occasionnant des destructions) et dont l’épicentre était situé à Saint-Paul-sur-Ubaye[18].

La commune compte également un mouvement de terrain actif. Il s'agit d'un pan de la montagne de Roche-Plombée, au-dessus du ravin des Sanières (au nord-ouest du village). L'effondrement, commencé en 2011, se réactive à partir du 4 août 2013 et concerne une zone de 500 mètres de large sur 300 mètres de haut[19] sur l'adret du ravin. Le glissement dure une partie du mois d'août sans obstruer totalement le torrent[20].

Le , un séisme de magnitude 4,8 a été ressenti dans la région[21]. L’épicentre se situait à 10 km au nord-ouest de Jausiers, dans le massif du Parpaillon[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Jausiers : Le nom de la commune apparaît pour la première fois dans les textes vers 1151-1152 (in Gauserio). Son nom serait tiré d’un nom propre germanique, Gauzerius[23]. Le nom du village est Joousiér en valéian[24][réf. incomplète],[25][réf. incomplète] et le gentilé des habitants est, en valéian, lous Joousierencs[24][réf. incomplète],[25][réf. incomplète]
  • Sanières : Le nom du quartier vient des « sagnes » qui veut dire prairies marécageuses (Francois Arnaud)[26]. Il nous dit qu'en valéian, il se dit « Saniéras » et se décompose en deux termes locaux « Sagna »-« iéra » que l'on traduit « aire des sagnes ». Anciennement beaucoup de zones de sources et d'eaux sourdant difficiles à capter ont disparu, ou disparaissent avec les drainages. Le temps a passé et là, il n'est plus très clair du lieu précis où se trouvait ses « sagnes » transformés en prés.
  • Magnan: Vient de la culture du vers à soie. C'est le lieux de sa culture qui est la Magnanerie, où l'on pratique la sériciculture, l'exploitant est le magnan. L'ancienne caserne de jausiers était une usine de magnanerie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Jausiers
La Condamine-Châtelard La Condamine-Châtelard, Meyronnes Larche
Faucon-de-Barcelonnette,
Enchastrayes
Jausiers Larche
Uvernet-Fours Saint-Dalmas-le-Selvage
(Alpes-Maritimes)
Saint-Étienne-de-Tinée
(Alpes-Maritimes)

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d’occupation de l’âge du fer (sépultures) ont été retrouvées au XIXe siècle[27].

Dans l’Antiquité tardive, Jausiers fait partie de la vallis Moccensis[28], d’après le nom de la famille romaine des Moccii, qui devait posséder des domaines importants dans les vallées[29] : elle dépend, sur le plan religieux, de l’archevêché de Turin[30]. Le nom évolue ensuite en vallis Muscio (XIIe siècle), vallium Mucii (XIIIe siècle), puis au XIVe siècle, en Vallis Montii, c’est-à-dire le Val-des-Monts, district de la vallée de Barcelonnette qui a existé jusqu’au XVIIIe siècle[28].

Le fief dépend des comtes de Provence jusqu’en 1388, avant de passer aux comtes de Savoie jusqu’en 1713 (traité d'Utrecht[31]). Ce traité rattache toute la vallée de l'Ubaye à la France.

Le village vivait en partie de l’industrie de la soie, du XVIe au XXe siècles. Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[32]. Le hameau de Lans a été pillé durant les guerres de la Révolution par un escadron hongrois de l'armée autrichienne.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression s’abat sur ceux qui se sont levés pour défendre la République, dont un habitant de Jausiers[33].

Comme de nombreuses communes du département, Jausiers se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà sept écoles dispensant une instruction primaire aux garçons (au chef-lieu, et dans les principaux hameaux : les Sanières, les Payans, la Frache, Lans et la Chalanette)[34]. La loi Falloux (1851) imposant une école de filles dans les communes de plus de 800 habitants, Jausiers en possède trois en 1861[35] (nombre qui redescend à deux en 1872[36]). La deuxième loi Duruy (1877) lui permet, grâce aux subventions de l’État, de reconstruire quatre de ses écoles, au chef-lieu, aux Sanières, à Lans et à la Frache[37].

Quelques petites industries se sont développées au XIXe siècle[31].

La commune de Jausiers est durement touchée par la Première Guerre mondiale, avec 53 morts. Une souscription publique afin de financer la construction du monument aux morts. Une autre souscription, de fin 1919 à 1921, a lieu dans toute la vallée de l'Ubaye et permet de financer un monument aux 509 morts de la vallée, érigé à Barcelonnette par Paul Landowski[38].

En février 1939, 68 réfugiés espagnols, arrivés en France lors de la Retirada, sont accueillis et hébergés à La Frache[39]. Plus tard, les réfugiés espagnols sont recrutés dans les compagnies de travailleurs étrangers. En mai 1939, la 95e CTE arrive des Hautes-Alpes pour travailler aux fortifications du sous-secteur de Jausiers, du côté du col de Restefond[40].

En 1962, la commune accueille à nouveau des réfugiés : des familles de harkis sont installées dans un hameau de forestage et effectuent des travaux d’entretien de la forêt pour le compte des Eaux et Forêts[41].

En 1982, le maire lance une station de ski à La Frache. Elle est dotée de trois remonte-pentes, et dispose de 7 km de pistes. Aux 1,8 million de francs de l’aménagement initial, se rajoutent en 1983 1,4 million pour les canons à neige. La station emploie jusqu’à 15 salariés, mais ne parvient pas à l’équilibre budgétaire, et ferme en 1992. Deux remonte-pentes sont démontés[42].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Jausiers.svg

Blasonnement :
d'argent à un coq d'or, becqué, crêté et membré de gueules, soutenus de deux épis de blé aussi d'or passés en sautoir[43].

Économie[modifier | modifier le code]

Maison des produits du terroir.

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 502 personnes, dont 21 chômeurs[44] (26 fin 2011[45]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (81 %)[46] et travaillent majoritairement hors de la commune (55 %)[46].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 27 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non professionnels inclus) et aucun emploi salarié[47].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 14 en 2010. Il était de 13 en 2000[48], de 28 en 1988[49]. Sur ces 14 agriculteurs, 60 % sont de jeunes agriculteurs[50]. Actuellement, ces exploitants sont soit des élevages ovins, soit des polyculteurs[48]. En-dehors un apiculteur, la totalité sont éleveurs ovins avec un petit peu de brebis et de chèvres laitières. Tous les alpages de la commune sont réservés aux éleveurs de Jausiers[50]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a baissé, de 1 202 ha à 873 ha[49], avant de retrouver en 2010 un niveau équivalent de celui 1988, à 1 218 ha, mais avec une SAU par exploitation qui a doublée entretemps, à 87 ha[48].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 22 établissements, employant 21 salariés[47].

Une zone artisanale regroupe 10 entreprises dont 7 sont liées au bâtiment. Une partie non négligeable des ressources communales provient de 2 micro-centrales hydro-électriques[50].

Le petit "plus" de la commune est une biscuiterie complètement artisanale, rouverte depuis (environ) 2012 appelée: La réserve de l'écureuil. Jausiers possède aussi une galerie d'Art et un petit commerce de céramique superbe. Le moulin d'Abriès est le seul moulin encore en activité sur la centaine qui existait au XIXe siècle dans la vallée de l'Ubaye. Il fonctionne depuis 1713 et commercialise toujours sa farine de blé et d'épeautre[51]; les visiteurs se pressent pour découvrir ses entrailles et les explications détaillées du propriétaire.

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 72 établissements (avec 44 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 25 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 24 personnes[47].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est moyennement importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[52], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non marchande[53]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • au moins quatre hôtels en 2008[54] (un hôtel non classé[55], un hôtel classé une étoile, deux classés deux étoiles[56] et une résidence hôtelière[57]). Les hôtels classés avaient une capacité de 44 chambres (non comptés l’hôtel non classé et la résidence hôtelière)[58] ;
  • un camping classé deux étoiles[59] avec une capacité de 36 emplacements[60] ;
  • plusieurs meublés, labellisés[61] ou non labellisés[62] ;
  • des chambres d’hôtes[63] ;
  • plusieurs hébergements collectifs[64].

Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil[65] : au nombre de 669, elles représentent plus de la moitié des logements. Parmi les résidences secondaires, 437 possèdent plus d’un logement[60],[58].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'ancienne mairie, près de l’église
L'ancienne mairie, près de l’église.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945   Édouard Caire[66]    
         
années 1980   Jean-Laurent Cogordan    
mars 1989[67] mars 2008 Jean-Pierre Aubert[68] PS[69] Maire de Barcelonnette de 2008 à 2014
mars 2008 en cours
(au 21 octobre 2014)
Lucien Gilly[70],[71] PS[72],[73] Conseiller général (2004-2015)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jausiers fait partie:

Jumelage[modifier | modifier le code]

Depuis 1995, Jausiers est jumelée avec Arnaudville, en Louisiane, fondé au début du XIXe siècle par les frères Arnaud de Jausiers.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire[74].

Une brigade de gendarmerie de proximité est implantée à Jausiers[75]. Elle est doublée d'un peloton de surveillance et d'intervention (PSIG)[76].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Jausiers comptait 1134 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Jausiers). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
144 feux 1 870 1 673 1 661 1 852 1 690 1 903 1 885 2 004 1 893
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 830 1 692 1 717 1 615 1 513 1 520 1 412 1 625 1 583 1 759
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 797 1 795 1 924 1 120 1 025 1 022 1 478 1 019 990 696
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 - -
628 681 747 860 896 1 002 1 095 1 134 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[31], EHESS[77], Insee à partir de 1968[78],[79],[80],[81])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Moulin d'Abriès
Moulin d'Abriès.

Architecture civile et fonctionnelle[modifier | modifier le code]

  • Moulin des Abriès (moulin à eau reconstitué en état de marche, se visite l'été, vente de farine) ;
  • ancienne filature de soie, route de Saint-Paul-sur-Ubaye[82].

Sur la place de l’église, une maison date de 1748. Dans la Grand-Rue, une maison est datée de 1784, et voisine avec des constructions de style roman, mais probablement du XVIIe siècle[83].

La fontaine des Sanières, avec un bassin de forme ovale, date de 1793[84]. Une autre date de 1808[85].

Villas des Mexicains[modifier | modifier le code]

Château des Magnans
Le Château des Magnans.

La commune compte plusieurs villas « mexicaines », construites par des habitants ayant fait fortune au Mexique au XIXe siècle et au début du XXe siècle, dont :

  • le château des Magnans : construit entre 1903 et 1913, ce manoir a une architecture gothique de fantaisie, inspirée de celle du château de Neuschwanstein, construit en Bavière par Louis II de Wittelsbach, mais aussi aux châteaux toscans tel que le château de Vicchiomaggio. Il est orné d’un dessus-de-porte en bas-relief de Clodion, représentant un cortège de bacchantes et un vitrail de Louis Balmet. C’est un monument historique inscrit[86] ;
  • la villa de la Sapinière, de style classique, est en bel appareil à refends ; elle est dotée d’un porche soutenu par des colonnes ornées de rosaces[87] ;
  • la villa Campecina, aux formes épurées, construite en 1912[88] ;
  • la villa Javelly, construite en 1913, encadrée de deux tours, de style composite (Art nouveau, art pittoresque et italianisant)[89] ;
  • la villa Laugier, construite en 1892, dont le décor date de 1904 : elle est un précédée d’un porche dorique, sous le balcon. Le décor de peintures murales s’étend dans toutes les pièces intérieures, mais aussi à l’extérieur, orné de trompe-l'œil[90].

Particularismes constructifs anciens[modifier | modifier le code]

Le plâtre, nous l'avons oublié pendant une cinquantaine d'années, était utilisé en extérieur pour les enduits, les tableaux, les sur-épaisseurs décoratives, mais aussi pour monter des murs, hourder et bancher. On peut voir de nombreux exemples sur toute la vallée de l'Ubaye et aussi beaucoup à Jausier. Le four des Magnans, restauré en 2003, a utilisé uniquement du gypse local, transformé en plâtre sur le lieu même du chantier[91].

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Fortification
Fortification.

Deux éléments appartiennent au système Séré de Rivières :

  • la batterie de Cuguret (type Séré de Rivières), est construite en 1884-1886, puis complétée par un poste optique (1889) et d’une caserne (1891). L’enceinte est rectangulaire, avec des tenailles à l’avant, et précédée d’un fossé, doté de caponnières bétonnées. La port est défendue par un pont-levis. Le logement est assuré par des casemates voûtées. L’artillerie était placée sur un terre-plein[92] ;
  • la caserne de Restefond est construite en 1901-1906 à 2 793 m d’altitude[93]. Elle comprend quatre bâtiments défensifs et de logement, construits autour d’une cour centrale, et sept bâtiments utilitaires (écuries, pavillon des officiers, infirmerie, cuisine) construits en 1912-1913, plus quelques bâtiments provisoires. Les murs extérieurs des bâtiments sont crénelés et renforcés de bastionnets[94].

La ligne Maginot des Alpes a laissé plusieurs éléments, dont certains ont participé victorieusement à l’arrêt de l’offensive italienne en 1940 :

Art religieux[modifier | modifier le code]

Au chef-lieu, Église paroissiale[modifier | modifier le code]

Elle est placée sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste et patronée par saint Nicolas de Myre, datée du XVIIe siècle (selon Raymond Collier) ou du siècle suivant (selon les Monuments historiques), de style classique, est classée monument historique[98]. Elle est longue de 26 m, large de 18 m. Sa nef est formée de quatre travées et haute de 18 m ; dans chaque travée, s’ouvrent deux chapelles (nord et sud). La naissance de la voûte est ornée d’une frise de denticules et de rinceaux. Les chapiteaux sont d’ordre corinthien. Le chœur est voûté d’arêtes rayonnantes. La façade occidentale est d’aspect monumental, notamment avec le fronton triangulaire et la porte ornée de rinceaux, de rosaces, de tores de laurier[99]. Elle possède deux cadrans qui encadrent le portail et la niche contenant la statue de saint Nicolas, datant du XVIIIe siècle et restaurés en 1993[100].

Elle comporte neuf autels, avec neuf retables, datables du XVIIe au XIXe siècles :

  • le maître autel est en marbre sculpté, avec notamment une statue de saint Nicolas de Myre encadrée de prêtres, une Nativité pastorale, peinte au XVIIIe siècle, des statues de saint Pierre et saint Paul ;
  • les autels des chapelles ont des retables également sculptés :
    • du côté nord, de l’entrée vers le chœur : sainte Anne, peinture du XVIIIe siècle ; autel en bois du XIXe siècle, et sculpture de saint Antoine l'Ermite ; autel en bois peint et doré, du début du XIXe siècle, avec une Vierge à l’Enfant, accompagnée des saints Jacques, Laurent sur le gril ; autel gothique du XIXe siècle, orné d’un tableau de Saint-Jean-Baptiste (1605) ;
    • du côté sud : autel en bois peint et doré, orné de rinceaux, avec une Donation du rosaire ; autel en bois doré et peint, composite (VIIe – XIXe siècles), avec un tableau rassemblant les Âmes du Purgatoire, la Vierge à l’Enfant et saint Joseph à la fleur de lys ; autel en bois peint, du XIXe siècle, avec une Annonciation ; le dernier autel, en pierre sculptée, est orné d’un saint Blaise (XVIIe siècle), reconnaissable à l’ange qui lui présente un peigne à carder[101].

La chaire, en bois est soutenue par un ange et ornée de rinceaux[102].

Au chef-lieu, chapelle de la confrérie des pénitents blancs[modifier | modifier le code]

La chapelle de la confrérie des pénitents blancs se trouve dans la rue principale, en plein cœur du centre, côté sud, imbriquée entre deux maisons. Désacralisée vers 1995, elle sert maintenant aux activités culturelles. La confrérie avait été créée en 1641 (1620, plus ancienne et plus grande est celle de Saint-Paul-sur-Ubaye). C'est du hameau de Lans que cette idée de la création de la confrérie est née.[réf. nécessaire] Le contexte était alors à la redynamisation catholique qu'on nomme maintenant « la Contre-réforme ». Elle prenait en Ubaye un caractère particulier avec de très vives tensions. Sous l'impulsion du pouvoir Savoyard et refusant très souvent d'abjurer, les protestants furent quasiment chassés en 1634, anticipant ainsi les départs en Dauphiné à la suite de la révocation de l'édit de Nantes de 1685.

Une étude a été publiée en 1993[103]. La confrérie se place sous le vocable de « Notre-Dame-de-Gonfalon de Rome ». Premier recteur Pierre Fortoul ; Vice-recteur Jean reynaudy (Notaire). L'étude des premiers participants montre une petite dominante de notables, mais toutes les populations sont représentées. En 1645, ils bâtissent la chapelle. Elle est incendiée en 1691 par les troupes françaises. Guerre de la Ligue d'Augsbourg de 1688 à 1697. La répression contre les protestants catalyse un sentiment anti-français). Elle est restaurée entre 1698 et 1700.

Autres[modifier | modifier le code]

  • L’église (autrefois paroissiale) des Sanières, placée sous le vocable de saint Sébastien, est construite en 1832[104],[105].
  • L’église (autrefois paroissiale) de Lans est placée sous le vocable de l’Annonciation selon l’Atlas historique[31] et de Notre-Dame-du-Bois[105].
  • Un pèlerinage a lieu sur la montagne de Notre-Dame-des-Prés-Hauts, vers une chapelle isolée en pleine montagne[105].
  • Chapelles des écarts (certaines ont disparu) [105] :
  • la chapelle Saint-Jacques au hameau du Serret, à Lans ;
  • chapelle au Serre de Lans ;
  • chapelle Saint-Antoine à la Chalanette, sur le même versant ;
  • chapelle Saint-Sébastien à la Frache ;
  • chapelle au Forest-Haut ;
  • chapelle aux Davids-Hauts ;

Art funéraire[modifier | modifier le code]

Le cimetière contient plusieurs tombeaux ornés par un artiste anonyme[106].

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée de l'Eau
  • Musée de la vallée.

Activités sportives et de loisirs[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites naturels et équipements permettent de pratiquer différents sports dans la commune de Jausiers. Des navettes gratuites permettent d'accéder à tous les sites de la vallée

  • Petite, grandes randonnées, escalade.
  • Vélo routier (col de Restefond).
  • Auto et moto grand tourisme.
  • VTT (long parcours, chemins aménagés).
  • Canoé et rafting: 52 kilomètres et 60 rapides. L'Ubaye est une belle (mais dangereuse!) rivière de France pour les sports d’eau vive : pas de barrage hydroélectrique, un débit naturel, un dénivelé navigable de 690 m pour 52 km. Elle reste la seule à proposer toutes les classes de rapides, de la classe I à la classe VI. Les pratiquants de sports d’eau vive, kayakistes, rafteurs et nageurs sont unanimes sur la liberté, la beauté et la variété de l’Ubaye. De mai à septembre, l’Ubaye bouillonne, elle s’offre à toutes les pratiques.
  • Chasse - Pêche - Cueillettes.
  • Quad et 4x4.
  • Vole-à-voile : Si le décollage se pratique à l'aérodrome de Saint-Pons, c'est sur Jausiers que les spécialistes reconnaissent les obstacles encadrant les gorges amont de L'Ubaye (entre Pointe-fine et Cuguret-Siguret), la meilleure pompe des thermiques ascendants d'Europe.

Pratiques hivernales[modifier | modifier le code]

  • Chien de traineaux.
  • Parcours de ski de fonds dont l'un dans le parc du Mercantour.
  • Moto-neige.
  • 4 stations de ski.

Pratiques estivales aménagées et encadrées[modifier | modifier le code]

  • Équitation.
  • L'espace du « Plan d'eau » est un espace de loisirs très complet avec de nombreuses activités praticables comportant aussi un lieu de restauration-bar. Il est en régie municipale.
  • Baignade surveillée (espace balisé enfant et grand lac).
  • Parcours aérien dans les arbres pour enfants et préadolescents grimpe d'arbres.
  • Jeux aménagés pour très jeunes enfants.
  • 2 cours de tennis goudronnés.
  • 1 grand mur d'escalade (avec 5 voies) aménagé pour l'initiation et l'entrainement.
  • 2 terrains de volley-ball.

Espaces naturels[modifier | modifier le code]

Tour des Sagnes
Tour des Sagnes.
  • Vallon du Pis (route de Restefond, au pied du Jas du Chamois). Belle cascade. De là, on peut atteindre un promontoire — La Sea — dominant Jausiers, reconnaissable grâce à sa forme en encoche et à sa croix de La Sea. Il faut compter environ 30 minutes de marche en partant de la route.
  • Lac, cascades et vallon de Terres Pleines (riches, fertiles).
  • Alpages des Prés Hauts (départ : Lans)
  • Massif de Pointe Fine
  • Tour des Sagnes (montagne en forme de tour, dans le vallon du même nom. Environ 2 h de marche pour un randonneur moyen, en passant par le « Grand Bois », mais accès possible en voiture l'été.)

Cadrans solaires[modifier | modifier le code]

Sur l’ancienne caserne, un cadran solaire date du XVIIIe siècle, sans légende ; sur la maison Caire, le cadran datait de 1739, mais a disparu ; sur la maison Bosc, le cadran, représentant un paon (symbole d’immortalité) peint sur une ardoise, date de 1842, avec la devise « Ibit homo in domum aeternitatis suae », (en latin : l’homme ira dans la demeure de son éternité)[107].

Aux Sanières, les cadrans sont tous exceptionnels :

  • un datant du XVIIIe siècle, restauré en 1993 ;
  • celui de la maison Graugnard, qui date de 1821, est représenté sous un rideau de théâtre peint ;
  • le plus récent date de 1995, et porte la devise « Je ne compte que les heures heureuses »[108].

Aux Mathis, un cadran date de 1739[109].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Barcelonnette », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
  3. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, relié, 72 p. (non paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  4. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  5. Géologie de Jausiers
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  7. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 26 juillet 2012
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 24
  9. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  11. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 26 juillet 2011
  12. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Jausiers », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 26 juillet 2012
  13. BRGM, « fiche 1130045 », Sisfrance, consulté le 26 juillet 2012
  14. BRGM, « fiche 50043 », Sisfrance, consulté le 26 juillet 2012
  15. BRGM, « fiche 1130122 », Sisfrance, consulté le 26 juillet 2012
  16. BRGM, « fiche 40091 », Sisfrance, consulté le 26 juillet 2012
  17. BRGM, « fiche 1130108 », Sisfrance, consulté le 26 juillet 2012
  18. BRGM, « fiche 40109 », Sisfrance, consulté le 26 juillet 2012
  19. « Un large pan du ravin des Sanières est en cours d'effondrement à Roche-Plombée », La Provence, 9 août 2013, p. 10
  20. S. A., « L'effondrement du ravin des Sanières se poursuit », La Provence, 9 août 2013, p. 10
  21. Philippe Larue, Sylvie Arnaud, « Séisme à Jausiers », La Provence, 7 avril 2014.
  22. Réseau Sismalp, « Page spéciale essaim de séismes 2012-2014 »
  23. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne). § 14833, p. 848
  24. a et b François Arnaud, Gabriel Maurin, Le langage de la vallée de Barcelonnette, Paris : Champion, 1920 - Réédité en 1973, Marseille : Laffitte Reprints
  25. a et b Jean-Rémy Fortoul, Ubaye, la mémoire de mon pays : les gens, les bêtes, les choses, le temps, Barcelonnette : Sabença de la Valeia/Mane : Alpes de Lumière, 1995. 247 p., (ISBN 2-908103-17-6) ; (ISBN 2-906162-28-0)
  26. page 79 du correctif C.ét. Maj. 1906
  27. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p 10
  28. a et b Guy Barruol, « Rigomagus et la vallée de Barcelonnette », Provence historique, 1964, tome 14, Actes du 1er congrès historique Provence-Ligurie, Vintimille- Bordighera, 2-5 octobre 1964, p. 49.
  29. Guy Barruol, op. cit., p. 49.
  30. Guy Barruol, p. 48.
  31. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 179
  32. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  33. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 72.
  34. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  35. Labadie, op. cit., p. 16.
  36. Labadie, op. cit., p. 18.
  37. Labadie, op. cit., p. 11.
  38. Sylvie Arnaud, « Dix-neuf monuments aux morts pour les Poilus Ubayens », La Provence, 11 novembre 2013, p. 11.
  39. Josette Lesueur, Gérard Lesueur, Les travailleurs espagnols en Ubaye, 1939-1940, Barcelonnette, Sabença de la Valeia, 2010, collection « Cahiers de la Vallée », (ISBN 2-908103-54-0), p. 10
  40. Josette Lesueur, Gérard Lesueur, op. cit., p. 16
  41. Abderahmen Moumen (dir.), "Ils arrivent demain"- Ongles, village d'accueil des familles d'anciens Harkis, 1962-1971, éd. Mairie d'Ongles, 2008, (ISBN 9782917395035), p. 42.
  42. V. B. V., « Histoire et mémoire de la petite station de la Frache », La Provence, 13 novembre 2013, p. 11.
  43. Armes à enquerre tirées de Wikimedia Commons où aucune source n'est fournie pour justifier ce manquement aux règles du blason
  44. Insee, Dossier local - Commune : Jausiers, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
  45. Insee, Dossier local, p. 8
  46. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  47. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16
  48. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  49. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  50. a, b et c L'économie de Jausiers
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  52. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  53. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
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  58. a et b Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
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  60. a et b Insee, Dossier local, op. cit., p. 17
  61. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  62. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36
  63. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 38
  64. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30
  65. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
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  67. Sylvie Arnaud, « Jean-Pierre Aubert présente ses 22 colistiers », La Provence, 22 février 2014, p. 12.
  68. Jean-Pierre Aubert est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Lionel Jospin (PS) à l’élection présidentielle de 1995, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  69. Delphine Chayet, « Les enveloppes, des "gouttes d’eau selon les maires" », Le Figaro, publié le 11 septembre 2008, mis à jour le 10 septembre 2008, consulté le 4 juillet 2012
  70. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Jausiers à Montfort (liste 4), consulté le 8 mars 2013
  71. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  72. Fédération PS des Alpes-de-Haute-Provence, « Les Elus », PS04, consulté le 4 juillet 2012
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  74. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  75. Groupement de gendarmerie départementale des Alpes-de-Haute-Provence, « Carte des Brigades de Gendarmerie », Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, consulté le 15 novembre 2014.
  76. Préfecture, « Présentation du groupement de gendarmerie départementale  », Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, 3 janvier 2012, mis à jour le 15 juillet 2013, consulté le 15 novembre 2014.
  77. EHESS, notice communale de Jausiers sur la base de données Cassini, consultée le 25 juillet 2009
  78. « Résultats du recensement de la population - Jausiers », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  79. « Recensement de la population au 1er janvier 2004 », sur Archives Wikiwix du site de l'Insee (consulté le 5 mars 2014)
  80. « Recensement de la population au 1er janvier 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  81. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  82. Raymond Collier, op. cit., p 416
  83. Raymond Collier, op. cit., p 370-371
  84. Raymond Collier, op. cit., p 427
  85. Raymond Collier, op. cit., p 429
  86. Arrêté du 2 juin 1986, Notice no PA00080406, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  87. Raymond Collier, op. cit., p 396
  88. Notice no IA04000414, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  89. Notice no IA04000415, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  90. Notice no IA04000416, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  91. ateliers.paysage.free.fr/chantierJausiers.htm
  92. Notice no IA04000007, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  93. Raymond Collier, op. cit., p 335
  94. Notice no IA04000009, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  95. Notice no IA04000010, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  96. Notice no IA04000008, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  97. [Notice no IA04000006, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  98. Arrêté du 11 janvier 1921, Notice no PA00080407, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  99. Raymond Collier, op. cit., p 226-227
  100. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Aix-en-Provence, Édisud, (ISBN 2-7449-0309-4), p 54
  101. Raymond Collier, op. cit., p 472
  102. Raymond Collier, op. cit., p 517
  103. Société d'étude AHP, dans Annales de HP, n°325
  104. Raymond Collier, op. cit., p 380
  105. a, b, c et d Daniel Thiery, « Jausiers », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 3 décembre 2011, consulté le 26 juillet 2012
  106. Raymond Collier, op. cit., p 447
  107. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Aix-en-Provence, Édisud, (ISBN 2-7449-0309-4), p
  108. Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p 54-58
  109. Raymond Collier, op. cit., p 448

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]