Cruis

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Cruis
Cruis
Rue de Cruis, avec le clocher de son église.
Blason de Cruis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Forcalquier
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Félix Moroso
2014-2020
Code postal 04230
Code commune 04065
Démographie
Gentilé Crussiens
Population
municipale
643 hab. (2016 en augmentation de 2,72 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 47″ nord, 5° 50′ 12″ est
Altitude Min. 575 m
Max. 1 732 m
Superficie 36,47 km2
Localisation

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Cruis est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le gentilé est « Cruissien» [1],[2]. Cruis a reçu le label « villages et cités de caractère »[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 711 m d’altitude[1], au pied de la montagne de Lure. Il y a un important massif forestier (forêt de Cruis) et un gouffre, l’abîme de Cruis,(l'aven) aujourd'hui comblé (33 m de diamètre).

Le village est un carrefour entre la départementale 951 qui le traverse et la départementale 16.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[4] :

  • la nappe de Digne à l'est[5], au niveau du lobe de Valavoire[6] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • la faille de la Durance au sud-est, dans la vallée.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Cruis est située distance équivalente des deux stations météorologiques de Château-Arnoux-Saint-Auban et de Lardiers (station manuelle)[7].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Services autocars[modifier | modifier le code]

Lignes départementales[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par 2 lignes départementales[8]:

Ligne Tracé
B2 Banon ↔ Cruis ↔ Digne-les-Bains
F3 Cruis ↔ Forcalquier

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 2 030 ha de bois et forêts, soit 57 % de sa superficie[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Cruis et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Cruis sont[9],[10] :

Rose des vents Noyers-sur-Jabron Valbelle Mallefougasse-Augès Rose des vents
Saint-Étienne-les-Orgues N Mallefougasse-Augès
O    Cruis    E
S
Saint-Étienne-les-Orgues Montlaux Montlaux

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Saint-Étienne-les-Orgues auquel appartient Cruis est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[11], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[12]. La commune de Cruis est également exposée à trois autres risques naturels[12] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : certains secteurs du sud de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[13].

La commune de Cruis n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[14]. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune a été approuvé en 2006 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[14] mais le Dicrim existe depuis 2010[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Cruis[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée dans le village.

Le nom de la localité apparaît pour la première fois dans les textes vers 1060-1064 sous la forme Crois castrum, puis sous la forme de Crossio vers 1200 et Crueys au XVIe siècle[16].

Il existe deux hypothèses principales sur l'étymologie de ce toponyme, qui reposent toutes deux sur un étymon gaulois :

  • soit le nom s’est formé sur l'étymon gaulois *croudi-, suivi de la désinence latine -os au sens de « champ dur »[17],[18], autrement latinisé en *crodiu-[19] ou plus précisément *crōdio- « terrain dur »[20]. C'est le même mot que le gaulois latinisé crōdius « dur, cruel, mauvais » à l'origine des mots romans, dont l'ancien français croi « mauvais, méchant » et le provençal croi « dur, cruel ». Le mot gaulois remonte au protoceltique *croudis[21],[22], qui explique aussi l'irlandais crúaid « dur, rude, cruel »[23]. On retrouve cet élément dans des composés toponymiques comme Cruéjouls (Aveyron, *Crōdio-ialon) ou le nom de personne Crodius ;
  • Xavier Delamarre adhère à l’explication précédente, mais propose également une étymologie par le gaulois *croucā > *crūca « tertre, monticule », mieux attesté en toponymie que le précédent, mais moins assuré dans ce cas. Cruis remonterait éventuellement à une forme *Crocium (de Crossio vers 1200)[24]. L'apparentement avec le vieil irlandais crúach, le breton cruc et, plus loin, avec le germanique (vieux norrois hraukr, anglo-saxon hrēac) suppose aussi le sens de « tas, amas. »

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

La toponymie de la commune est souvent en rapport avec la nature du relief : les cols (Pas de la Graille, Pas de la Croix), le Grand Peynier (« montagne noire »[25]), la Grande Plaine (qui désigne une zone relativement plane, en zone de montagne[26]), les combes de Chabrière, de l’Ours, de Russelle qui sont en montagne de Lure des vallées encaissées (sens différent du sens commun)[26].

Les sources sont souvent signalées : Font de Lavis, de Blacas, Fontaine-Neuve[26].

Le Blachessie est le bois de chênes blancs[26].

L’érosion provoquée par la déforestation médiévale et moderne ont laissé des traces dans les noms de lieux : la Casse (qui désigne un éboulis[26]) et le Gravas, qui est la zone engravée, équivalente à un cône de déjection[26], au-dessus du village.

L’exploitation agricole du terroir depuis des siècles a donné de nombreux noms : on a le Bois du Défends (qui est un terrain possédé par le seigneur ou la communauté et où il est interdit de mener les troupeaux[26]), la Vigne de Castle, la Treille (il y a eu des vignes plantées en cépage jacquez à Cruis jusque dans les années 1960[27]), la Grange d’Escar qui était une ferme[26]) et surtout les très nombreux jas (bergeries)[26]. La Ferraye, à l’est du village, est une bonne terre convertie en prairie cultivée pour produire des fourrages[26].

Le lieu-dit les Gipières, à la limite de Montlaux, est une ancienne zone d’extraction du gypse[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, le territoire de Cruis fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), qui peuplent la montagne de Lure, en étant fédérés aux Voconces. Après la Conquête, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ce peuple est détaché des Voconces et forme une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[28].

Une voie traversait Cruis à l’époque romaine en direction de Mallefougasse, une portion de 10 m de large est visible à Notre-Dame-de-Lumière. C’est sur cette voie qui continue d’être utilisée au Moyen Âge qu’un péage est prélevé[29] et c’est à la présence de cette importante voie de passage que Cruis doit d’être implantée en plaine et non sur un site perché depuis le Moyen Âge[30].

À la limite de la commune de Montlaux, une pierre de grès, dite la « Pierre de Cruis », inscrite (horologio) et ornée d’animaux (aigle, lion, basilic et agneau porteur de croix) aux angles, a été découverte au milieu de tombes médiévales[31].

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[32].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La présence d'une abbaye entraîne la création d'un village dès les alentours de l'An Mil, décrit comme fortifié dès 1060. Les maisons s'organisent autour des bâtiments du couvent. La communauté villageoise n'avait pas de seigneur laïc : l'abbaye était seigneur ecclésiastique du lieu et gérait la communauté[33]. La congrégation des chanoines réguliers de Cruis est fondée au XIe siècle, l’abbaye Saint-Martin en étant le centre[34]. Prospère, elle compte à son apogée 14 églises sous sa dépendance dans le diocèse de Sisteron[35]. Mais la crise de la fin du Moyen Âge (Grande Peste et guerre de Cent Ans) provoquent son effondrement, effectif en 1456[36]. Le long conflit qu’elle eut avec les évêques de Sisteron à propos du privilège d’exemption, est clos par le rattachement de l’abbaye à la mense de l’évêque de Sisteron (en 1456[35]). L’évêque y installe sa deuxième résidence[36].

Administrativement, la communauté de Cruis relevait de la viguerie de Forcalquier[37] et l’abbaye Saint-Victor de Marseille possède des biens à Cruis[38]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[39].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 17 habitants de Cruis sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[40].

Comme de nombreuses communes du département, Cruis se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[41]. La même instruction est donnée aux filles, bien que la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants[42].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Cruis. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[43].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de quinze membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[44]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Félix Moroso a été réélu conseiller municipal avec le troisième total de 385 voix, soit 76,54 % des suffrages exprimés. La participation a été de 87,63 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[45].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Robert Gondran[46]    
         
1977 (?) mars 1983 Marceau Beaujour[47]    
mars 1983 1986 (?) René Louise   démissionnaire avec une partie du conseil
1986 (?) mars 1989 Gérard Peyron   1er adjoint, maire par intérim puis élu
         
mars 1989 En cours
(au 21 octobre 2014)
Félix Moroso[48],[49] DVG Retraité
Ancien conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Cruis fait partie de la Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Cruis en 2010[50]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 7,80 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 22,88 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 58,71 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 0,00 % 30,54 % 0,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[51]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016 en augmentation de 2,72 % par rapport à 2011, Cruis comptait 643 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Cruis). Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
11 feux356470446463494576620615610
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
621556586571556546506436464443
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
399412433313323296258266242212
1968 1975 1982 1990 1999 2007 - - - -
248236275408551590----
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[34], EHESS[52], Insee à partir de 1968[53],[54],[55])

L’histoire démographique de Cruis, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1831 à 1876. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de baisse de la population de longue durée, et assez rapide. En 1921, la commune enregistre déjà la perte de plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1851[56]. Le mouvement de dépopulation se prolonge jusqu'aux années 1960, puis s'inverse jusqu'à nos jours, où la commune est revenue à son niveau du milieu du XIXe siècle.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cruis a une école primaire publique regroupant école maternelle et école primaire, les élèves viennent des communes de Cruis, Montlaux et Mallefougasse, ces deux dernières n'ayant plus d'école[57],[58].

Les élèves sont affectés au collège Henri-Laugier à Forcalquier[59]. Ensuite, ils sont dirigés vers les lycées de Manosque[60], soit le lycée polyvalent Les Iscles[61] soit le lycée Félix-Esclangon[62].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un médecin[63]. La pharmacie de proximité se trouve à Saint-Étienne-les-Orgues (4,7 km)[64]. L'hôpital local des Mées est le plus proche à (11,6 km)[65]. À Forcalquier toutes les professions de santé sont représentées.

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du secteur paroissial Montagne de Lure[66].

Économie[modifier | modifier le code]

Située sur le versant sud de la montagne de Lure, Cruis tirait l'essentiel de son économie de l'agriculture ; céréales, lavande et exploitation forestière. Mais depuis quelques années, l'essor du tourisme dans la région a permis à la commune de se diversifier.

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 243 personnes, dont 43 chômeurs[67] (34 fin 2011[68]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (68 %)[69] et travaillent majoritairement hors de la commune (64,5 %)[69]. L’essentiel des emplois de la commune se trouvent dans le secteur tertiaire[70].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 20 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus), et ne fournissait aucun emploi salarié[70].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 14 en 2010. Il était de 13 en 2000[71], de 25 en 1988[72]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers les grandes cultures (la moitié des exploitations) et l’élevage ovin[71]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 486 ha à 599 ha[72], hausse se poursuivant au début du XXIe siècle, pour arriver à 733 ha en 2010[71].

Les agriculteurs de la commune de Cruis ont droit à quatre labels appellation d'origine contrôlée (AOC) (huile essentielle de lavande de Haute-Provence, banon, huile d'olive de Provence et huile d'olive de Haute-Provence) et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (miel de Provence, agneau de Sisteron)[73].

L’olivier n’était pas présent dans la commune au début du XIXe siècle. Actuellement, l’oliveraie compte plusieurs milliers de pieds[74].

Parmi les labels IGP couvrant la commune, les six concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisés, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[43].

Productions agricoles de Cruis[réf. nécessaire].

L'agneau de Sisteron est un agneau de quatre mois, élevé sous la mère et originaire des Alpes provençales et de la Drôme provençale. Quatre exploitations agricoles de Cruis sont spécialisées dans l’élevage ovin[71] et peuvent donc bénéficier de cette IGP.

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 14 établissements, employant 12 salariés[70].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 24 établissements (avec 9 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 5 établissements du secteur administratif (comptant le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 14 personnes[70].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[75], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[76]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[83] : au nombre de 160, elles représentent un tiers des logements. Onze résidences secondaires possèdent plus d’un logement[84],[79].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

Tous les ans, depuis 1991, est organisée à Cruis la Fête départementale de la musique. Proposée par le conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, cette manifestation regroupe sur deux jours divers concerts et spectacles le dernier week-end de juin.

Le festival Cruis en Jazz a lieu généralement début août et existe depuis 2000[85].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale Notre-Dame-et-Saint-Martin est l’ancienne église d’une abbaye de moines augustins. Elle conserve quelques arcades du cloître, datant de la fin du XIIIe siècle. La nef est restée romane (peut-être du XIVe siècle), le bœuf de saint Luc est réutilisé dans la façade[86]. Le chœur est du XVe siècle. Les chapiteaux de la façade sont à un tournant dans l’évolution des formes décoratives, au début du XVIe siècle, les crochets de la période précédente devenant des feuillages[87]. L’église et les arcades du cloître (construit au XIVe siècle[33]) sont inscrites à l’inventaire des monuments historiques[88]. Dans son mobilier, plusieurs pièces sont classées :

  • le très grand autel avec son immense retable du XVIIe siècle, en bois couvert de dorures, avec un antependium (devant d’autel) en cuir de Cordoue peint et repoussé, du XVIIe siècle (classé au titre objet[89],[90]) est signalé comme un ensemble « de toute beauté »[91]. Il fait 6,2 m de large sur 7 m de haut : outre la partie centrale et les deux parties latérales, il comporte aussi deux ailerons et est recouvert de 4000 feuilles d'or[92] ;
  • le tableau du Baptême du Christ, est une œuvre de Monticelli[93] qui a peint aussi une toile représentant l'intérieur de l'église avec le retable[92] ;
  • la crèche remonte au milieu du XIXe siècle[94] : les treize santons de 60 cm de haut sont classés[95] ;
  • une fontaine de sacristie, en faïence de Mane, du XVIIIe siècle[96].
  • une sculpture : un bœuf ailé du XIIe siècle [97]
  • un chapiteau du XIIe siècle [98]
  • un bas-relief : les obsèques d'un moine du XIVe siècle [99]

Parmi les autres œuvres:

  • une Descente de Croix, attribuée à Nicolas Mignard par L. Aubanel, restaurée par Martin Cadenet en 1845 et par Jean Bouchet peintre restaurateur des Musées de France et des Monuments Historiques[92] ;
  • un tableau représentant Marie-Madeleine : l’original est exposé dans la chapelle de gauche, et la copie est sur le retable. L’original est peint sur les deux faces. Ce tableau est découvert à l'occasion du remplacement des vitraux du chœur. Le dos du tableau représente un évêque regardant un soleil au pied d'un autel[92]. L’œuvre au dos, appelée L’Évêque au soleil noir, date comme la Marie-Madeleine de la fin du XVIIIe siècle. Le personnage représenté sur le tableau est identifié comme étant saint Denys l'Aréopagite par Régis Bertrand de l’université de Provence. C'est en tout cas l'unique toile représentant cette scène, qui figure sur deux vitraux, l'un à Bourges l'autre à Chartres et des fresques à Aurons dans les Alpes-Maritimes[92] ;
  • une huile sur toile : Retour de la Saint Famille de Jérusalem par L. Albanel (1861)[92].

À l’est du village, se trouve la chapelle Croix-de-Lumière, construite en 1682[37].

Il reste des vestiges du moulin à roue à eau des moines chalaisiens[100]. Il se trouve un pigeonnier dont la particularité est un pignon incurvé[101].

La pierre de Cruis a été mise au jour à la limite de la commune de Montlaux, sur une éminence où se trouvent également quelques tombes médiévales. C’est un bloc de grès qui mesure 90 cm sur 90, elle est ornée d’un demi-cercle au centre, et de quatre figures animales dans les angles (un aigle et un lion à visage humain en haut, un basilic et un agneau (disparu) en bas). D’après l’inscription (Horologio) et le trou central qui a pu accueillir un style, la Pierre est souvent interprétée comme un cadran solaire. Si cela se révélait exact, ce serait un des très rares cadrans solaires médiévaux (ceux des cathédrales de Strasbourg et de Chartres datant du XVIe siècle)[102]. Cette utilisation n’est pas certaine : l’ornement semi-circulaire, plutôt que de servir à indiquer l’heure, a pu simplement servir de symbole du temps qui passe[31]. Elle peut dater du XIe ou du XIIe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cruis

Blasonnement :
« D’azur à un saint vêtu pontificalement, la mitre en tête, tenant de sa main senestre une crosse, et levant la main dextre, comme pour donner la bénédiction, le tout d’or. »[103].

Sources[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Roger Brunet, « Canton de Saint-Étienne-les-Orgues », Le Trésor des régions, consultée le 12 juin 2013.
  2. « Nom des habitants des communes françaises, Cruis », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 9 juin 2011).
  3. Villages et cités de caractère sur le site de l'Agence de Développement Touristique des Alpes de Haute-Provence.
  4. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale).
  5. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  6. La Nappe de Digne et les structures connexes,par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  7. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  8. Réseau départemental des lignes de transport des A.H.P
  9. Carte de la communauté de communes sur le site du pays de Forcalquier-Montagne de Lure, consultée le 22 octobre 2008.
  10. Carte IGN série verte no 60.
  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  12. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 17 juillet 2012.
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  16. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 232
  17. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne). § 2314, p. 134.
  18. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, coll. « Sud Ouest Université », , 128 p. (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 41.
  19. Dauzat, Rostaing, op. cit.
  20. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, éditions Errance, 2003 (ISBN 2-87772-237-6), p. 130
  21. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 326.
  22. Xavier Delamarre, op. cit.
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  24. Xavier Delamarre, op. cit., p. 130.
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  37. a et b Daniel Thiery, « Cruis », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 21 décembre 2010, consulté le 17 juillet 2012.
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  100. Raymond Collier, op. cit., p. 431.
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  102. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Aix-en-Provence, Édisud, (ISBN 2-7449-0309-4), p. 103.
  103. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994.

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